Qui sommes-nous ?

Depuis 2015, quand un projet a été annoncé aux Essarts lès Sézanne nous avons adhéré à l’association locale sur notre village et y avons été très actifs.

En 2017, nous avons créé ce site Internet afin de joindre les habitants de proximité ou d’autres partout où ils sont pour partager l’information sur la question éolienne.

Textes officiels d’abord car la loi change à grande vitesse :

  • Loi Lecornu en 2018 qui supprime une juridiction pour les riverains, le tribunal administratif servant directement d’appel, entre autres.
  • Loi ASAP le 8 décembre 2020 ou « cristallisation des moyens », car elle demande aux riverains de donner très rapidement tous leurs arguments alors que les promoteurs ont travaillé sur leur projet depuis plusieurs années

Revue de presse ensuite car il est important de suivre l’actualité du sujet.

En 2015, la presse ne parlait pas du sujet et ADENOS était la première association du Sud-Marnais réunie dans ce but de lutter contre un projet éolien aux Essarts les Sézanne et Moeurs-Verdey dans la Marne, près de Sézanne.

En 2021 une dizaine d’associations l’ont suivie au plan local car chaque village a vu un projet sur sa commune : Morsains, Champguyon, Charleville, Oyes, Champaubert, Neuvy-Courgivaux, La Forestière, Nesle La Reposte, Chatillon sur Morin,…Des informations plus complètes seront bientôt disponibles dans l’onglet « associations partenaires ».

Il s’agit, en effet, aux Essarts lès Sézanne de mettre le long et au bout de notre village des Essarts les Sézanne deux groupes de 7 éoliennes dont la quatorzième se trouve au Sud sur la commune de Mœurs-Verdey. Ce parc éolien de 14 éoliennes est en pleine visibilité des habitations des deux villages et tout particulièrement les Essarts les Sézanne, sans aucune barrière visuelle possible pour la population. Le Château des Granges à La Noue, à 3 km des Essarts les Sézanne à l’Est est aussi impacté.

Les 14 aérogénérateurs prévus sont de 120 m de haut dans le projet initial de 2015.

Petit historique du début d’un projet d’association contre un parc éolien:

D’abord, une pétition commence à circuler aux Essarts les Sézanne, à la Noue, au Gault-Soigny et autres villages environnants. Elle recueille rapidement plus de 300 signatures. Plusieurs habitants viennent appuyer le bureau de l’association ADENOS dans des groupes de travail très actifs : il faut aviser les populations qui souvent découvrent les projets quand il est trop tard, il faut nous-même se renseigner sur les thèmes autour de l’éolien :

Syndrome éolien, risques sanitaires pour les hommes mais aussi les animaux (vaches, chevaux, oiseaux migrateurs, …), risques causés par les infrasons (on ne les entend pas et pourtant certains riverains en souffrent, ressemblant beaucoup aux conséquences des ondes magnétiques),  aspect technique de ces machines, pollution des sols, intermittence de ce type d’électricité, coût de l’électricité produite, baisse des biens immobiliers, le rôle du lobby éolien qui loue les terrains aux agriculteurs, via des baux emphytéotiques aux clauses incroyables. Il y a toujours beaucoup à dire sur ce sujet. Nous en apprenons encore chaque jour.

Mais, rapidement il est devenu clair qu’il fallait défendre également les villages voisins du Nord-Ouest de Sézanne, comme La Noue, Charleville, … Nos Statuts nous le permettaient, et le nom était prémonitoire : ASSOCIATION DE DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT DU NORD-OUEST SÉZANNAIS.

La région de Champagne-Ardenne a hélas le triste privilège d’être la première région pour l’éolien en France, à cette époque, tout particulièrement le département de la Marne, et la saturation des paysages par ses multiples parcs éoliens qui sortent chaque jour de terre autour de Sézanne nous a conduit à vouloir arrêter le massacre de nos campagnes. Stop à l’éolien qui envahit tous les villages autour de nous, sans discernement et surtout sans tenir compte des avis des habitants. A quand une réelle concertation au lieu de ces accords donnés par de nombreux conseils municipaux malgré l’avis de leur population à des promoteurs éoliens toujours à l’affut d’un morceau de notre territoire où ils pourraient s’implanter ?

Aucune concertation possible avec les promoteurs, leur seul but est de s’implanter sur le territoire d’une commune qui n’en a pas encore. Un point, c’est tout.

Adhérents à la FED, Fédération de l’Environnement Durable, qui aide dans les  démarches à effectuer et informe de manière très élaborée sur les différents aspects de la lutte qui  attend les riverains. On y rencontre d’autres associations qui partagent notre situation. On échange des documents sur l’actualité technologique ou judiciaire.

C’est ainsi que nous alimentons beaucoup ce site ainsi que des documents trouvés dans la Presse ou sur des sites officiels, Préfecture, Assemblée Nationale ou autres que nous vous invitons à consulter régulièrement. Les derniers articles sont en première page mais vous trouvez les autres dans « tous les articles ».

En juillet 2019, nous apprenons officieusement qu’un projet d’usine de méthanisation sur ce même territoire a été formé par quelques agriculteurs d’ici et d’ailleurs. Un deuxième combat se met alors en place dans notre commune afin de préserver notre qualité de vie et éviter toute pollution sur nos villages.

C’est en étant vigilant sur les nouveaux projets qui sortent régulièrement par ici, que vous pouvez nous aider, en nous prévenant de ce que vous entendez, que nous nous efforçons de vérifier rapidement afin d’en aviser les intéressés. Il faut souvent agir dès l’annonce d’un projet pour le faire reculer, par exemple en votant NON en conseil municipal à l’étude de faisabilité plutôt que de se battre après contre le projet.

C’est alors que nous avons été l’objet d’une CONSULTATION PUBLIQUE UNITÉ MÉTHANISATION 14/12 au 27/01/2021. Plus de 350 messages de qualité ont été envoyés à la DDT, qui centralise toutes ces démarches, côté promoteur et côté public. Hélas, cela n’a pas suffit à faire réagir la DREAL en notre faveur. Tous nos arguments analysés par le promoteur ont été balayés : accès routiers insuffisants, sécurité sur des routes étroites dans des villages ou hameaux aux nombreux enfants sans même de trottoirs. Captage Grenelle à quelques centaines de mètres du site retenu et alimentant plus de 7 communes alentour. Un trafic de tracteurs et camions venant troubler notre campagne. Un site et un épandage risquant d’apporter des nuisances olfactives ou dénaturant la qualité des sols. Ce sont les principaux griefs parmi d’autres encore nombreux.

 

Donc ne pas oublier que les Enquêtes ou consultations publiques sont actuellement notre seul moyen de lutter légalement afin d’alerter le Préfet du refus des riverains. Il faut donc s’y faire entendre, le plus nombreux possible, dès qu’elles sont annoncées. Dans la limite de 6 km autour du parc éolien concerné ou dans toutes les communes, en plus de celle où le méthaniseur est installé, qui seront concernées par un épandage de digestat sur leurs terres pour le cas de la méthanisation. Mais il y a beaucoup à faire avant qu’elle ait été lancée. N’hésitez pas à nous contacter par mail pour qu’on puisse vous aider à vous faire entendre en indiquant vos coordonnées, mail, téléphone, et votre situation.

Mais attention, le Préfet est-il disposé à les lire ou doit-il seulement obéir aux injonctions gouvernementales : plus d’éolien et plus de méthaniseurs, quoiqu’il en coûte !!! Préparez-vous tout de suite à ce qui suit ensuite si le projet est quand même accordé. La sidération d’abord : Mais alors il ne nous a pas écoutés, malgré tous nos efforts et nos arguments ? Mais attention, la réaction à prendre arrive très vite. Seules deux solutions existent :

  • Vous laissez faire et vous attendez de subir les nuisances pour en informer le Préfet. Ce dernier ne peut plus grand chose à part demander aux promoteurs quelques ajustements ponctuels. Vous finirez bien par vous habituer au bruit ronronnant des pales d’éoliennes ou les mauvaise odeurs du méthaniseur.
  • Vous réfléchissez à une action en justice : que faire, comment, quand, combien ? Attention, la décision doit être prise en deux mois. C’est là que tout peut basculer entre les membres de votre association, car tous ne sont pas pour la même décision. Mieux vaudrait donc pour vous y réfléchir très en amont : le problème financier est à régler en priorité, par exemple. Plusieurs solutions existent en effet maintenant et ce n’est qu’une question d’organisation, à condition de s’y prendre à l’avance. Ici encore nous pouvons vous aider.