Presse

Voici quelques articles de presse concernant l’éolien dans notre région  de Sézanne, dans la Marne en particulier,  ou plus loin aux quatre coins de la France, qui luttent ou informent contre éoliennes sur terre ou éoliennes en mer :

  • Sondage Figaro sur les éoliennes 08 2018 14 août 2018

    Notre avis se fait entendre. Continuons à nous battre et à gagner du temps.

    Sondage du Figaro publié le 6 août 2018 :

    Énergie : les éoliennes sont-elles une bonne solution écologique ?

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  • Le Point – Éoliennes, fin programmée du Tourisme 13 août 2018

    Le journal Le Point vient de publier un article très instructif du Docteur Chevallier sur l’arrivée massive des éoliennes au mépris de la santé des riverains et du tourisme en France, notre « pétrole » à nous.

    Article du docteur Chevallier – Le Point

    Le « pétrole » de la France, ce sont ses paysages, ses monuments, son climat tempéré, sa gastronomie, ses innovations… qui attirent près de 90 millions de personnes chaque année, générant un chiffre d’affaires d’environ 50 milliards d’euros. Quelques affairistes internationaux et nationaux, à partir de la construction d’éoliennes terrestres, voudraient détruire nos paysages en prenant comme alibi des principes faussement écolos, leurs motivations étant, bien entendu, avant tout financières.

    Nul doute que les éoliennes terrestres, de ces parcs, pouvant atteindre plus de 200 mètres de haut avec les pales (soit l’équivalent d’un immeuble de plus de 8 étages), feront fuir les touristes. En plus, à terme, ces zones sacrifiées pourront servir de déchetterie pour de multiples composants, dont nucléaires. Comme l’écrivait le 27 juin 2018, dans Le Figaro, le haut fonctionnaire Patrice Cahart : « Les nouveaux projets éoliens [terrestres, NDLR] n’ont d’autres finalités que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs.  » Et d’ajouter : « Écartons-les avant qu’ils n’aggravent encore les finances publiques et ne détruisent les paysages français. »

    Lire aussi. Coignard – Éoliennes : le vent de la corruption

    Comment procèdent certains promoteurs ? Par la corruption de nombreux élus, par la création sournoise de multiples conflits d’intérêts avec les fonctionnaires en charge du respect du Code l’environnement ou tout simplement de ceux qui sont à des postes stratégiques. Sont, par exemple, obtenues dans bien des cas de multiples dérogations à une réglementation, déjà bien trop frileuse, oubliant l’essentiel : l’impact sur l’homme. Sont embauchés les enfants, de proches parents, en toute impunité…

    Par ailleurs, ces promoteurs font miroiter des revenus complémentaires aux agriculteurs sans leur dire ce qu’il adviendra des éoliennes sur leurs terrains à l’avenir ni quel poids ils auront face aux avocats internationaux des multinationales gérantes en cas de litige… Quel mirage ! On croyait qu’avec les subprimes les communes avaient compris qu’il ne fallait pas tomber dans certains pièges… eh bien non !

    Lire aussi – Énergies renouvelables : la charge sévère de la Cour des comptes

    Une transition énergétique au détriment des paysages

    Les impacts sur la santé sont mal appréhendés. Une fois de plus, nos agriculteurs, qui ont la tâche si sacrée de nourrir les hommes, semblent méprisés et abandonnés à leur propre sort. Si le gouvernement veut vraiment les aider, qu’il supprime, pour eux, la fiscalité du gaz oil, qu’il taxe par exemple la malbouffe de certains industriels internationaux à leurs profits, à commencer par les fabricants de sodas qui rendent les gens si malades par des excès de consommation. Les solutions, il en existe de multiples, mais l’urgence actuellement est de donner un cadre législatif robuste aux préfets de régions pour empêcher la création d’éoliennes terrestres indésirables. Les tribunaux, par des lois adaptées, ne devraient plus pouvoir défaire les décisions préfectorales, celles également de nombreux élus clairvoyants, qui vont dans le sens de la protection des populations.

    L’élaboration de la nouvelle stratégie énergétique de la France, en cours de discussion, doit être respectueuse de l’environnement (aujourd’hui, on enterre les lignes à haute tension, mais on laisse pousser ces monstres d’acier), des agriculteurs, des acteurs du tourisme et des citoyens. Le peu d’électricité produit par l’éolien est acheté – pour l’instant – au prix fort puis pratiquement bradé sur les marchés extérieurs, le différentiel étant à la charge tout simplement du contribuable, donc de vous. À défaut de décisions courageuses, faudra-t-il compter sur les zadistes, qui ont montré leur efficacité en bloquant le projet inadapté de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour protéger nos paysages et les populations de ces monstres ? Oui, bien sûr, la transition énergétique se doit d’être menée, mais correctement pensée, sans oublier que les paysages de France font partie du « bien commun ».

    Laurent Chevallier est médecin nutritionniste, et dirige l’Unité nutrition, médecine environnementale à la Clinique du Parc (Castelnau-Le-Lez).

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  • Le Figaro 08 2018 : Actualités sur les éoliennes 13 août 2018

    Après avoir réalisé un sondage auprès de ses lecteurs fin juillet 2018, qui montre qu’une majorité de Français commencent à refuser l’arrivée massive de parcs éoliens dans les campagnes françaises, le Figaro prend conscience des problèmes posés par les éoliennes en France et ses articles sur le sujet se multiplient.

    « Éditorial : «Vents contraires»

    Don Quichotte est de retour. Un vent de colère souffle contre les éoliennes. De l’illustrateur Philippe Dumas au président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, des voix de plus en diverses s’élèvent contre ces pylônes de plus de cent mètres de haut qui défigurent le territoire terrestre et, demain, maritime. Pêcheurs bretons, paysans normands, défenseurs du patrimoine, de l’environnement ou simplement des finances publiques, la coalition anti-éolien gonfle comme un spi.

    Les reproches s’accumulent: atteinte à l’intégrité des paysages et au cadre des monuments historiques, pollution sonore ou lumineuse, danger pour les oiseaux migrateurs ou la faune marine. Sans oublier l’accusation majeure: le tarif exorbitant du rachat garanti de l’électricité produite par cette forêt de mâts dont il faut souligner que les pales ne tournent que 23 % du temps en moyenne.

    Quel gâchis. Quel triste chemin parcouru entre l’idée initiale, séduisante, d’utiliser la force du vent pour produire une … »

    Résumé des derniers articles du Figaro

     

     

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  • Qui paiera les 30 millions de tonnes de béton à démanteler ? 16 juillet 2018

    Un calcul rapide d’abord : 1500 tonnes de béton pour 20 000 éoliennes prévus par Nicolas Hulot à l’horizon 2025, cela fait 30 millions de tonnes de béton !

    Le démantèlement d’une éolienne prévoit d’araser son socle en béton de 1m en cas de machine posée sur un champ agricole. Sauf qu’il est désormais bien connu que les racines des céréales descendent beaucoup plus profondément dans la terre et que les vers de terre, utiles pour aérer les sols, ne peuvent traverser le reste du béton resté en place.

    Mais on en sait plus encore sur le coût d’un tel démantèlement dans l’article publié par Économie Matin en juillet 2018 :

    50 000€ prévus par la loi, alors qu’il en faudrait plutôt 350000 €. Payés par qui, en cas de cessation d’activité d’un parc éolien ?

    C’est le propriétaire du champ qui sera le premier tenu pour responsable !

    S’il est incapable de payer, malgré les revenus mirifiques promis précédemment par les promoteurs, qui fondront vite devant de telles charges, ce sera aux communes de régler la note…

    Et si les communes doivent payer, ce sera …les habitants qui devront s’en charger.

    Economie Matin – article du 10 07 2018

    « À l’horizon 2025, 30 millions de tonnes de béton armé vont être coulés dans le sol de la France pour implanter 20.000 éoliennes programmées par Nicolas Hulot. Comment accepter un tel double langage d’un ministre de l’Environnement qui a déclaré solennellement vouloir protéger la biodiversité de la France et lutter contre l’artificialisation des sols à grands effets d’annonces médiatiques et de shows écologiques ?

    20.000 éoliennes terrestre sont programmées par la transition énergétique

    Huit milles éoliennes couvrent déjà la France. Pour implanter les vingt mille éoliennes terrestres prévues à l’horizon 2025 par la Transition Énergétique, Nicolas Hulot a autorisé sans l’avouer que 30 millions de tonnes de béton qui ne seront jamais enlevées, soient déversées dans le sol français, par 1,2 million de « camions-toupies ».

    Mis à la file, ces camions couvriraient le tiers du tour de la terre.

    Le béton ne sera jamais enlevé. Qui va payer ce saccage écologique ?

    Au bout des 15 ans, durée de vie d’une éolienne, seul le démontage est prévu, et encore pour un montant insuffisant (le septième de la somme en réalité nécessaire). Là aussi, ce sont les propriétaires de terrains, les agriculteurs et les communes qui seront grugés (*) alors qu’elles qui avait cru faire une bonne affaire. Même si l’éolienne est démantelée, le béton, lui, ne sera jamais enlevé.

    En effet, en France il n’existe aucune obligation légale pour enlever ce béton du sol, ce qui est écologiquement absolument scandaleux, montrant encore une fois que l’éolien est une affaire d’argent et qu’il été totalement abandonné par les divers gouvernements depuis 2001 aux lobby des promoteurs du vent qui si fichent comme l’an quarante de la biodiversité et dont seul objet et de faire le plus vite possible le maximum de profits sans se soucier des problèmes futurs.

    C’est pour cette raison en outre que la Fédération Environnement Durable (FED) demande un moratoire éolien. Un ministre ne peut prôner la protection de l’écologie et passer son temps à la bafouer.

    (*) Le cout du démantèlement pour une éolienne est de 350.00 euros. Le promoteur est tenu de mettre de côté 50.000 euros. Si un agriculteur a gagné 150.000 euros sur 15 ans de loyer pour avoir accepté de louer son terrain, il risque en réalité de se retrouver grugé s’il doit payer le démantèlement. La perte pourrait s’élever pour lui à 150 000 euros. »

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  • Éolien dans les Hauts de France : carte impressionnante 3 juillet 2018

    La Région des Hauts de France vient de mettre en ligne un observatoire de l’éolien dans sa région. C’est impressionnant car cela fait prendre conscience du nombre de projets et de machines installés ou en projet. Il est impossible de rester insensible devant le nombre !

    Puisse chaque région utiliser le même outil et tout particulièrement la région Grand-Est qui a la même situation d’envahissement et tout particulièrement dans le département de la Marne.

    N’hésitez pas à faire connaitre cet outil à votre entourage en précisant que nous sommes devant les Hauts de France en nombre de machines. Triste privilège, hélas !

    Il est même possible d’ajouter des projets dont ils n’ont pas encore connaissance à la DREAL. C’est vraiment l’outil dont on a besoin.

    Allez sur la carte, déplacez-vous, vous pouvez voir le parc de l’Épine aux Bois, à 5 km de Montmirail !

    Observatoire de l’éolien dans les Hauts de France

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  • Marais de St Gond et les éoliennes 29 juin 2018

    Le président d’ADENOS a participé, jeudi 21juin dernier, à la rencontre du Journal l’UNION avec des opposants à l’envahissement des Marais de St Gond par des parcs éoliens.

    Nous sommes partenaires de cette action et soutenons le projet de la toute jeune association « PPE 51 » qui vient de se constituer pour continuer l’action d’ADENOS sur le Nord-Est Sézannais.

    Halte à ses projets multiples et sans concertation dans tout village qui veut bien se faire acheter par un promoteur, au mépris de ses habitants, qui en auront les nuisances pendant plusieurs décennies et à qui on ne demande même pas l’avis.

    L’Union Marais de ST Gond refusent l’éolien 2018 06 29

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  • Les éoliennes, une folie qui mutile la France – Le Figaro 28 juin 2018

    Certains journaux s’engagent, en donnant la parole comme, ici, à , ancien directeur de la législation fiscale au ministère des Finances. Il s’exprime le 27 juin 2018 dans Le Figaro.

    Il faut gagner du temps, se battre ensemble, et partout en France pour faire reculer l’éolien et ce lobby super-puissant qui se croit tout permis car protégé en haut-lieu.

    La justice lui donne parfois raison mais pas à tout coup ! Nous aussi nous avons nos appuis…

     

    Les éoliennes : une folie qui mutile la France

    Les grandes éoliennes se multiplient, et ce n’est qu’un début. Agissons avant qu’il ne soit trop tard, s’alarme l’inspecteur général des finances.

    L’actuelle politique de l’éolien aboutit à une mutilation de la France, sans raison valable.

    Laissons de côté l’éolien en mer, qui donne lieu à une bataille entre gouvernement et promoteurs. Concentrons-nous sur l’éolien terrestre. De belles régions comme la Bourgogne et le Languedoc sont déjà gravement atteintes. Si la loi sur la transition énergétique, votée dans l’inconscience durant la législature précédente, est appliquée, près de la moitié des habitations de la France rurale se trouveront à moins de 3 kilomètres d’une grande éolienne. Au mont des Quatre Faux (Ardennes), le préfet a autorisé 63 engins de 200 mètres de haut, pale comprise – soit deux fois et demie la hauteur de la cathédrale de Reims, située non loin de là. La vingtaine d’éoliennes proposées dans le Haut-Armançon (Yonne) atteindraient 220 à 250 mètres et approcheraient donc de la hauteur de la tour Eiffel (300 mètres). Les promoteurs éoliens s’attaquent maintenant au Mont-Saint-Michel (projet de Bazouges-la-Pérouse, Ille-et-Vilaine). Nos paysages sont donc en train de subir leur plus importante mutation depuis les grands défrichements médiévaux. Nos campagnes vont cesser d’être des campagnes.

    Ces perspectives sont inacceptables pour un pays soucieux de son image, fier de son histoire, et qui prétend rester la première destination mondiale en nombre de touristes. Le grand public tarde à en prendre conscience, car la moitié des éoliennes déjà décidées ne sont pas encore visibles et, parmi celles qui fonctionnent, beaucoup, d’un modèle ancien, ne dépassent guère la centaine de mètres.
    Quand tout ce qui est décidé ou prévu sera sorti de terre, un sursaut se produira. Mais il sera trop tard.

    Les naïfs croient que les éoliennes contribuent à la défense du climat. Rien de plus faux. En 2015, les sources d’énergie polluantes (charbon, fioul, gaz) n’ont fourni que 6 % de notre production électrique. En 2019, ce sera encore moins. Au-delà, la réduction ne pourra se poursuivre, car il faut un fort appoint de gaz pour lisser l’extrême irrégularité du courant éolien : dans notre pays, une éolienne terrestre ne fonctionne en moyenne qu’à 23 % de sa puissance, car l’insuffisance de vent provoque son arrêt, et l’excès de vent aussi. La poursuite de l’expansion éolienne imposerait donc de rouvrir des centrales à gaz et même d’en créer de nouvelles (au risque d’accroître la dépendance envers le fournisseur russe). Au lieu d’être un remède, l’éolien deviendrait une source de pollution supplémentaire. C’est ce qu’on voit en Allemagne, où sont ouvertes de nouvelles mines de lignite, combustible particulièrement nocif. En raison de ce mariage forcé avec le gaz ou diverses sortes de charbon, l’éolien est une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable.

    La vingtaine d’éoliennes proposées dans le Haut-Armançon (Yonne) atteindraient 220 à 250 mètres. La tour Eiffel fait 300 mètres.

    De toute façon, nous avons déjà trop d’électricité. En année normale, notre pays exporte le dixième de sa production. Contrainte par l’État, EDF achète le courant éolien terrestre à un prix qui atteint aujourd’hui, en moyenne, 82 euros le mégawattheure et le revend moitié moins cher sur les marchés extérieurs ; la perte est financée par le consommateur et le contribuable. Un supplément d’éoliennes ne pourrait qu’aggraver ce gaspillage.

    Mais alors, où se trouve notre avenir énergétique ? Le solaire thermique (celui des chauffe-eau) est une bonne carte à jouer, car la chaleur, contrairement à l’électricité, se conserve sans recourir à des batteries d’un coût prohibitif. Celle des égouts devrait également pouvoir être captée de manière massive. À terme, nous bénéficierons sans doute de surgénérateurs, créant plus de combustible nucléaire qu’ils n’en consomment ; des chercheurs américains et russes y travaillent. Dommage que la France ait arrêté ses propres recherches.

    En tout cas, pour les deux ou trois décennies qui s’annoncent, la solution de loin la plus rationnelle et la moins coûteuse consiste à prolonger les centrales nucléaires en service. Les États-Unis le font de façon systématique. Pourquoi la France s’en priverait-elle ? L’un des avantages de cette formule est qu’elle évite de mettre en place de nouvelles lignes à haute ou moyenne tension.

    La loi sur la transition énergétique prévoit au contraire de remplacer le tiers de la production nucléaire actuelle par celle d’éoliennes et accessoirement de capteurs photovoltaïques, d’ici à 2025. Échéance irréaliste, qu’il est question de repousser de cinq ou dix ans, mais l’objectif de réduction d’un tiers paraît maintenu. Si on veut vraiment l’atteindre, il faudra supporter, d’après mes calculs, un surcoût de 93 milliards d’euros par rapport aux dépenses de sécurité qu’implique la prolongation des centrales en cause, pour une production équivalente. Encore doit-on ajouter à ces milliards le coût financier et psychologique du réseau serré de nouvelles lignes à moyenne et haute tension qui desservirait ces engins nouveaux dispersés sur tout le territoire.

    Bref, les nouveaux projets éoliens n’ont d’autre raison d’être que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs et de faire plaisir aux écologistes qui sont bien mal informés. Écartons-les avant qu’ils n’aggravent encore l’état des finances publiques et ne détruisent l’identité des paysages français.

    Article du Figaro — 27 juin 2018 Par Patrice Cahart,

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  • Barrages privatisés : danger 25 juin 2018

    Nouvelle inquiétude sur le secteur de l’Énergie. Une décision gouvernementale de privatiser les barrages ? Quelles conséquences sur l’équilibre énergétique français ?

    Nous avons besoin de ces barrages   ! L’hydroélectricité est le régulateur du système électrique du pays, permettant une régulation rapide de la quantité d’électricité produite et injectée dans le réseau, ce qui est plus compliqué avec les autres modes de production d’énergie. Sous pavillon privé, la rentabilité l’emportera sur la bonne gestion, au détriment des enjeux environnementaux.

    Actuellement, l’hydraulique est la première source d’énergie renouvelable. C’est aussi une des seules qui peut stocker en masse de l’électricité.

    Histoire d’une forfaiture politique

    Le 7 février dernier, le gouvernement Philippe, après avoir fait savoir en automne 2017 à l’interfédérale des salariés du secteur hydroélectrique français qu’il ne trouvait rien à redire au principe, a donc acté la privatisation. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public, sauf effondrement global, sera mis à l’encan avant 2050. EDF, société détenue à 83,5 % par l’État, gère 85 % des 433 concessions du pays (une concession représente un ou plusieurs barrages raccordés à une même centrale électrique). Engie et des structures régionales comme la Compagnie nationale du Rhône ou la Société hydroélectrique du Midi se partagent les 15 % restants.

    Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, avec un acharnement spécial et suspect de la part de la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager depuis sa nomination en 2014. Macron et Philippe l’ont signée, sans l’ombre d’une hésitation. Il s’agit de mettre fin à l’abus de « position dominante » d’EDF, incompatible avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. On n’est plus à une incohérence près. Le secteur nucléaire, réputé stratégique mais en faillite, on n’y touche pas ; en revanche, le secteur hydroélectrique, très profitable mais réputé non stratégique par notre tandem, on peut le vendre à la découpe. Les charognards rôdent depuis longtemps et se sont fait connaître : E.ON (Allemagne), Enel (Italie), Vattenfall (Suède) et Alpiq (Suisse), entre autres.

    En juin 2015, la Commission européenne a estimé qu’elles contrevenaient à son credo de la concurrence « libre et non faussée » et a sommé Paris « d’accélérer l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques ».

    Le gouvernement Philippe avait une arme pour s’opposer à la Commission, ce décret n° 2014-479. Il n’en a pas usé et a même appuyé sur l’accélérateur. Le scandale n’est pas tant que la France soit le seul pays d’Europe auquel on ait demandé de privatiser ses barrages, mais qu’un gouvernement français ait accédé à cette demande le plus servilement du monde, comme si le secteur hydroélectrique n’était pas lui aussi stratégique, ne fût-ce que pour honorer les engagements de la COP21. En Allemagne, les concessions sont déléguées aux Länder et la Slovénie a constitutionnalisé un « grand service public de l’eau ». Hors UE, en Norvège, qui tire 99 % de son électricité des barrages, les licences hydroélectriques ne sont accordées qu’à des opérateurs publics.

    Poule aux œufs d’or et indispensable force d’appoint 

    Il faut dire que pour la concurrence si chère à Margrethe Vestager, les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, dont la moitié revient aux collectivités locales, leur masse salariale faible (21 000 salariés) et leurs installations amorties depuis des lustres, sont une proie de choix. La bête, de surcroît, a été techniquement affaiblie dès avant que la Commission ne revînt à la charge, par un certain… Emmanuel Macron : une de ses premières grandes décisions et son premier grand acte de trahison comme ministre de l’économie aura été d’autoriser l’investissement de l’Américain General Electric dans Alstom. General Electric est à présent actionnaire à 50 % de la branche énergie d’Alstom, qui ravitaille en pièces essentielles les centrales nucléaires (turbines Arabelle de Belfort) et les barrages… Dans l’usine GE-hydro de Grenoble, un plan social de 345 postes (sur 800) assombrit l’avenir du site. Depuis plus d’un siècle, forte d’un savoir-faire unique et mondialement reconnu, cette usine fabriquait sur mesure les turbines des grands barrages français et en assurait la maintenance. En plus d’avoir fourni 25 % de la puissance hydraulique installée dans le monde (dont le barrage des Trois-Gorges en Chine, qui n’est sans doute pas son meilleur motif de gloire) et permis l’essor industriel des Alpes françaises, ses carnets de commandes sont pleins. Oui, pleins ! La décision de GE et le silence du gouvernement sur ce dossier, Nicolas Hulot inclus (les couleuvres, à force, lui sortent par la bouche), sont incompréhensibles, à moins d’y voir une volonté délibérée, d’abord subreptice, désormais frontale, de saborder un secteur vital, de la manufacture aux usages.

    Car le secteur hydroélectrique est vital, comme le rappelait Martine Orange en novembre 2015. Il représente 12,5 % de la production d’électricité française, près de 70 % des énergies renouvelables. C’est l’électricité la moins onéreuse : de 20 à 30 euros le MWh. Les centrales hydroélectriques fournissent 66 % de la capacité d’appoint rapide lors des pics de consommation (le reste est assuré par les centrales thermiques). Les barrages, par leurs réserves d’eau, compensent l’intermittence des autres énergies renouvelables et, inversement, en cas de surplus de production de ces dernières, reconstituent leurs stocks par pompage. Par ailleurs, certaines installations complexes, avec conduite forcée et vastes lacs de retenue, nécessitent des compétences particulières et un sens avisé de la coordination avec les collectivités locales bénéficiaires, et ne supportent pas l’amateurisme.

    Enfin, la bonne gestion du niveau des fleuves et rivières est essentielle pour le refroidissement des centrales nucléaires, implantées majoritairement sur des cours d’eau jalonnés de barrages. On ne peut « arrêter le nucléaire » comme on mouche une chandelle. On peut (on doit) geler la construction de nouvelles centrales, on peut (on doit) les faire démanteler par les nucléocrates, qui seraient malvenus de nous accuser de les envoyer à une mort certaine sans se récuser, mais on a l’obligation vis-à-vis des générations futures d’entretenir et de surveiller sur une échelle de temps inédite les sites de production et de stockage. Nous sommes condamnés à accompagner l’interminable agonie de l’industrie nucléaire et le secteur hydroélectrique est partie prenante de cette veillée cauchemardesque. Les deux secteurs sont donc liés stratégiquement et, en l’occurrence, puisqu’il y va de la sécurité collective et même globale, puisque les pollutions nucléaires ignorent les frontières, affaiblir le secteur des barrages est un crime contre l’avenir et contre les nations.

    Privatisation des barrages -blog Médiapart  de Bertrand Rouzies

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  • Le simulacre de démocratie : PPE et Consultation publique 18 juin 2018

    Programmation Pluriannuelle de l’Énergie : Consultation de 400 citoyens choisis au hasard ou parodie ?

    Mme Jouanneau a tiré au sort 400 participants pour un séminaire d’une journée sur la Programmation pluriannuelle de l’Énergie. Les conditions sont-elles réunies pour que cette expérience de démocratie participative marche ?

    Par Michel Quatrevalet.

    Le débat sur la PPE a été « enrichi » par une expérience de démocratie participative. Mme Jouanneau a tiré au sort 400 participants pour un séminaire d’une journée sur la Programmation pluriannuelle de l’Énergie.

    Nous ne savons pas grand-chose sur le déroulement des opérations, nous ne savons pas le nom des 10 animateurs, ni quels documents ont été fournis aux participants, alors que lors des débats écrits sur le site de la Commission du débat public, de nombreux intervenants ont déploré que ne figurent pas dans la bibliothèque du débat des points de vue essentiels, ou des études comme les conclusions de la mission Percebois‑Grandil de 2012, ou les avis de nos Académies des sciences et des technologies.

    Les conclusions seront fournies le 29 juin, c’est-à-dire en fin de consultation, alors qu’il ne sera plus possible de les contester factuellement.

    Un simulacre

    Ces opérations de « panels de citoyens tirés au sort » pourraient être productives mais avec trois conditions impératives :

    • une préparation en profondeur des participants pour qu’ils accèdent à une connaissance suffisante du sujet (l’énergie est un sujet très technique)
    • une vérification minutieuse, par un organisme indépendant des parties (donc aussi de l’exécutif) que l’information fournie est factuelle, complète et objective.
    • un processus transparent de nomination des animateurs et d’élaboration de la synthèse des débats.

    En l’occurrence, rien de tout cela ne semble avoir été respecté. On peut même craindre le pire, à la lecture d’un compte-rendu de la maîtrise d’œuvre de la PPE honteusement orienté. Les commentaires publiés sur le site des débats ne se sont pas fait attendre. En voici quelques uns.

    Un compte rendu partial

    « On lit dans le communiqué : « Il est assez évident qu’une nette différence d’appréciation se fait jour à l’occasion de ce G400 entre les postures constatées parfois chez certains spécialistes du sujet et des citoyens très exigeants et soucieux qu’on accélère le pas en matière de transition pour tenir les engagements pris dans la loi. »

    Lorsque dans une classe, l’enseignant dit que 5+6=11, alors que la majorité des élèves pense que 5+6=56, doit-on considérer a priori, comme le fait ce communiqué, que ce que dit le « spécialiste du sujet » est une posture ? Les engagements pris dans la loi n’ont pas été tenus ( 50% de nucléaire en 2025, diminution du CO2) car les orientations prises et les objectifs étaient dès le départ incompatibles entre eux. Comment va-t-on parvenir à une PPE dont les objectifs auraient un minimum de chance d’être atteints si on prend délibérément le parti de ne pas considérer l’avis des spécialistes du sujet ? »

    Et encore :

    « Vous parlez de posture chez certains experts, ce qui est une accusation assez grave. Qui sont ces experts et quelles sont ces postures ?

    Si leur position n’est qu’une posture et non pas un avis argumenté basé sur des faits, alors comment peut-on considérer que ces personnes sont réellement expertes ? Et si elles ne sont pas réellement des experts, pourquoi les avez-vous présenté comme tel à ce panel ?

    Si ces personnes sont réellement des experts, et que leur avis est fondé mais ne correspondent pas à vos convictions personnelles, ne pensez-vous pas prêter le flanc à des accusations de partialité dans le débat que vous avez la charge d’organiser ?

    Et encore :

    La rédaction de ce compte rendu « Plein succès pour le G400 » peut prêter à équivoque. Le sens du mot posture qui, dans son sens figuré, non médical, a un sens assez négatif, le souligné « très exigeants » des citoyens faisant penser que les « certains spécialistes », eux, ne le sont pas et le fait que les résultats bruts ont été communiqués aux participants mais ne seront rendus publics qu’à l’occasion de la séance de clôture du CESE le 29 juin à Paris peuvent laisser mal augurer de l’impartialité du rendu du débat par la CNDP.

    Questions :
    1) Pourquoi attendre la clôture pour faire part des résultats ?
    2) Peut-on connaître, sinon le nom des 10 observateurs, du moins le nom des ONG et des entreprises dont sont originaires ces observateurs ? »

    Réponse habituelle de la Maîtrise d’œuvre : question en attente de traitement. On ne peut mieux dire…

    Le piège

    Paradoxalement, le formalisme et la bonne organisation des débats en ligne par la Commission du débat public prennent le gouvernement au piège.

    Les commentaires et points de vue forment un corpus de remarques, d’éléments factuels, d’études, et de remises en cause d’une richesse incroyable.

    • Soit le gouvernement en tient compte pour amender son projet : il devra alors expliquer pourquoi tous ses prédécesseurs ont fait fausse route. Mais la cause première de l’incohérence du programme réside dans la loi sur la transition écologique elle-même, qui est devenue une sorte de vache sacrée.
    • Soit il passe outre : mais internet est intraitable ; tout reste plus ou moins consultable et à n’en pas douter, certains sauvegarderont les éléments essentiels. Le gouvernement ne pourra pas effacer les alertes qu’il avait reçues, bien avant que ne s’imposent des révisions déchirantes, face à une réalité bête et méchante : les éoliennes ne produisent rien sans vent, le solaire ne produit que quelques heures par jour, et nous ne savons pas stocker l’électricité à hauteur des enjeux.

    Cruel dilemme…

    https://www.contrepoints.org/2018/06/14/318130-ppe-le-simulacre-de-la-democratie-participative-dans-le-domaine-energetique

    Le G400 mode d’emploi :

    https://ppe.debatpublic.fr/g400-energie

    Premier aperçu du sommet :

    https://ppe.debatpublic.fr/plein-succes-g400

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  • Sraddet, un nouvel organe de décision ? 29 mai 2018

    Des réunions ont déjà eu lieu… Que doit-on attendre de ce nouveau dispositif ? Remplacera-t-il les communes ou communautés de communes dans la gestion des territoires ? L’association France Nature Environnement était invitée ? Pourquoi elle et pas d’autres associations de citoyens comme la FED ? Une consultation publique encore bien opaque sur le Net. A suivre…

    Equilibre et attractivité des territoires : Le SRADDET : la vision stratégique et prospective du Grand Est dans les domaines de l’aménagement du territoire et du développement durable.

    Chef de file en matière d’aménagement du territoire, la Région Grand Est a lancé dès 2016 l’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDET).

    Chiffre clé

    2 700 acteurs mobilisés

    LE SRADDET c’est quoi ?

    C’est une stratégie à horizon 2050 pour l’aménagement et le développement durable du Grand Est. Cette stratégie est portée et élaborée par la Région Grand Est mais est co-construite avec tous ses partenaires (collectivités territoriales, Etat, acteurs de l’énergie, des transports, de l’environnement, associations…).

    L’acronyme SRADDET signifie : Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires. En effet, cette stratégie est transversale et concerne un ensemble de thématiques : aménagement du territoire, transports et mobilités, climat-air-énergie, biodiversité – eaux et prévention – gestion des déchets.

    Pourquoi faire un SRADDET ?

    C’est le législateur (l’Etat), à travers la loi NOTRé de 2015 qui a demandé à toutes les Régions de se doter d’un nouvel outil d’aménagement du territoire. En effet, ce nouvel outil a un but de rationalisation et de simplification administrative. Une dizaine de schémas seront refondus en un seul schéma. Le SRADDET est donc le schéma des schémas !

    Pour la Région, l’ambition est de faire du SRADDET un projet fédérateur et ambitieux pour l’avenir des territoires du Grand Est.

    Comment le SRADDET sera-t-il appliqué ?

    Le SRADDET est un document de planification, c’est-à-dire que c’est un texte qui veille au bon développement des territoires et des services dont les populations ont besoin. Ce document est prescriptif, cela signifie qu’ils devront chacun à leur échelle prendre en compte les objectifs du SRADDET et être compatibles avec ses règles.

    De son côté, le SRADDET doit respecter le principe de subsidiarité, c’est-à-dire qu’il ne doit pas empiéter sur les compétences des documents de planification à plus petites échelles et doit lui-même prendre en compte et respecter les stratégies supra-régionales ou nationales (c’est le principe de hiérarchie des normes).

    Comment ont été associés les différents acteurs du Grand Est ?

    Depuis le lancement du SRADDET, en février 2017, la Région a souhaité élaborer le SRADDET avec un maximum d’acteurs du territoire, afin de créer une stratégie partagée qui répond aux besoins des territoires. En effet, le SRADDET n’est pas uniquement la vision du Conseil Régional du Grand Est mais bien celle de tous les territoires qui le compose !

    Concrètement, 6 séminaires thématiques ont rassemblés plus de 1 500 participants. Ils ont été organisés, en 2017, dans toute la région et sur les sujets phares du SRADDET :

    • les transports et la mobilité
    • l’égalité des territoires
    • la biodiversité et l’eau
    • le climat, l’air et l’énergie
    • le transfrontalier
    • les enjeux transversaux

    En 2018, la Région s’est rendue sur les territoires pour présenter le projet de stratégie et recueillir les avis de ses partenaires, au cours de 13 rencontres territoriales. Plus de 1 200 participants étaient au rendez-vous !

    Consulter les comptes-rendu et supports de communication de la concertation

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