Éolien

Voici des articles de presse concernant l’éolien dans notre territoire  de Sézanne, dans la Marne en particulier,  ou plus loin aux quatre coins de la France, qui luttent ou informent contre les éoliennes sur terre ou les éoliennes en mer : De nouveaux articles sont ajoutés régulièrement au fil des nouvelles. N’hésitez pas à nous suggérer des articles de presse à relater (via le formulaire de contact sur le site).

S’y ajoutent à présent des articles récents sur la méthanisation, problème supplémentaire qui vient de se poser dans notre commune.

  • Grève du vent aussi le 5 décembre 2019 ! 09/12/2019

    La France arrêtée le 5 décembre ? Les éoliennes aussi !!!

    Comme l’a remarqué la FED, fédération de l’environnement durable, il n’y avait pas assez de vent pour faire tourner les aérogénérateurs et il a fallu avoir recours à l’énergie hydraulique, aux centrales à gaz et … à l’importation. Il est loin le temps où la France exportait systématiquement son excédent de production .

    Le 5 décembre à 12 heures, les 8000 éoliennes terrestres nationales ont fourni avec 691 MW (mégawatt), moins de 1% de la production instantanée d’électricité de la France. (*)

    Pour éviter un blackout, ce sont les barrages au maximum de leurs capacités avec 14 689 MW et les centrales à gaz avec 8 913 MW qui ont dû faire face.

    Pour ne pas disjoncter, le réseau électrique français a été contraint d’importer 4 236 MW d’électricité disponibles à cet instant sur le réseau européen.

    Ces chiffres montrent le danger pour la sécurité de notre réseau électrique, des éoliennes incapables de produire de l’électricité à des moments cruciaux, par exemple en hiver quand il fait froid ! Leur production intermittente dépend uniquement du vent et non pas de leur hauteur ou de leur nombre. Elles ne pourront jamais faire face avec certitude aux moments où l’électricité devient vitale.

    A l’instar de la Commission d’enquête parlementaire qui vient de préconiser un moratoire éolien, la FED demande au gouvernement de stopper dans les plus brefs délais, le programme éolien terrestre actuel considéré par les experts comme une erreur stratégique de la France, bon élève de l’Europe, qui produit une électricité déjà majoritairement décarbonée.

    (*) Production d’électricité par filière
    https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

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  • Opposition aux usines de méthanisation de grande taille. Bretagne. 4 12 2019 09/12/2019

    A Plouha, en Bretagne, deux scientifiques ont fait salle comble, mercredi 4 décembre 2019, sur le sujet de la Méthanisation.

    Oui, pour une méthanisation à la ferme, de petite taille mais non pour de grosses installations qui demandent un approvisionnement important car cela risque d’appauvrir ou de supprimer la terre pour d’autres cultures que celles exclusivement destinées à nourrir le méthaniseur…

    L’association Stop méthane dénonce le projet de construction d’une station de méthanisation à Plouha (Côtes-d’Armor). Mercredi, une conférence-débat présentait le processus de la méthanisation.

    La salle de l’Hermine était comble, mercredi soir, pour la conférence-débat sur la méthanisation organisée par le collectif Stop à la méthanisation de Plouha.

    Pierre Aurousseau, professeur d’université, ingénieur agronome à l’Inra et Daniel Chateigner, professeur à la faculté de Caen, président du collectif scientifique national de méthanisation raisonnée, ont abordé les dangers de ce processus.

    « Vous êtes nombreux à vous intéresser aux informations cachées, a indiqué Bernard Germain, le président du collectif Stop méthane .

    Nous ne sommes pas contre la méthanisation concernant un petit agriculteur pour sa propre consommation. Alors que ce projet de plusieurs millions d’euros a pour vocation de faire de l’argent avec des contrats sur vingt ans pour injecter le méthane dans le réseau gaz de ville. »

    Le président de l’association a rappelé les circonstances de la contestation nottament « Le permis de construire signé en catimini ».

    Les deux scientifiques ont apporté leur expertise. Les fiches de travail réalisées ont permis de s’informer sur le processus de méthanisation anaérobie, les réactions chimiques, les éléments en cause, le méthane, l’azote, le souffre, le carbone et leur réaction chimique avec l’air et l’eau.

    Les risques potentiels ont été évoqués pour arriver au digestat, son absorption par le sol et les conséquences sur le milieu.

    La problématique que dénonce l’association proviendrait aussi des intrants pour alimenter le méthaniseur : « Avec le recours des cultures intermédiaires à vocation énergétique, pour le fonctionnement maximal de la station, des terres achetées pour la culture de mais, au détriment de cultures pour l’alimentation humaine. »

    Des risques potentiels sont annoncés : « Les gaz toxiques, irritants, dangereux. »

    Jean Onno, méthaniseur depuis 10 ans et producteur de porcs a présenté son expérience professionnelle :

    « La problématique agricole, c’est la rentabilité. C’est un complément d’activité, admet-il. Les installations sont hermétiques et soumises à des contrôles tous les deux mois. La sécurité est assurée, Il y a des détecteurs de gaz avec alarme. On remédie aux problèmes signalés. »

    « Il faut se battre pour les petites structures.»

    Daniel Chateigner, participant en visioconférence, a présenté son analyse. « Il faut se battre pour les petites structures. Avec les grosses structures, il y a un risque de manque de matière, et donc, de devoir utiliser beaucoup de terre agricole pour les cultures nécessaires à cette activité. Il faut limiter la densité des installations ».

    Le sujet a suscité de nombreuses questions. Les réponses négatives apportées par les scientifiques ont abondé dans les revendications du collectif.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouha-22580/plouha-salle-comble-pour-le-debat-sur-la-methanisation-6642233

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  • Méthaniseurs, alerte pollution.Des témoignages. FranceInfo. 4 12 2019 05/12/2019

    Un article de France Info, ce 4 décembre, qui alerte sur des témoignages de riverains qui décrivent la pollution aux abords d’un gros méthaniseur. Attention au vocabulaire de certains intervenants !

    Quelle garantie a-t-on sur les problèmes d’odeurs, de bruit, de nombre de camions ? Pourra-t-on en savoir plus ? Les promesses faites dans les études d’impact sont-elles fiables ?

    A Congy pour 48000t/an, soit 1/3 de plus que ce qui est prévu aux Essarts lès Sézanne, il est déjà prévu dans la demande d’autorisation plus de 4500 camions par an…

    Joue-t-on une fois encore les apprentis sorciers ? A-t-on déjà fait des études sérieuses sur les conséquences réelles sur le sol après épandage. Une étude est commandée par l’ADEME ? A suivre donc…

    Bonne lecture

    francetvinfo.fr , Mis à jour le 04/12/2019 | 14:42 – publié le 04/12/2019 | 07:08

    #AlertePollution : les méthaniseurs, qui fabriquent du biogaz avec des déchets, sont-ils vraiment écologiques ?

    L’unité de méthanisation d’Etreville (Eure), le 27 novembre 2019. (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

    Soutenue politiquement et financièrement par l’Etat, la méthanisation se développe dans les campagnes françaises. Mais des riverains ont contacté France Info pour dénoncer les nuisances dues à cette activité.

    On hésite entre fumier et marécage. Sur la petite route qui longe le méthaniseur d’Etreville (Eure), installé au bord de l’autoroute A13, le vent charrie des effluves difficiles à définir. Plus expert, Philippe Cordier, un apiculteur voisin, tente un diagnostic : « Aujourd’hui, c’est plutôt égout. Ça ne sent pas trop la merde ! » Claude Gence, président de l’Association pour une méthanisation raisonnée en Roumois, ironise : « J’appelle ça le bol d’odeur Agri-Energie. C’est un vrai label, mais Hermès ne veut pas le racheter pour ses parfums. » A leurs côtés, Gérard Le Villain, un éleveur bovin, est plus concis : « C’est désagréable et fort. » Ce mauvais fumet n’est que la partie la plus flagrante des nuisances et pollutions provoquées par cette installation qui produit du gaz à partir de déchets agricoles et industriels. « Je suis pour la méthanisation quand c’est bien fait, mais là… » confie Gérard Le Villain. Excédé, il a décidé, comme Philippe Cordier, de contacter FranceInfo via notre opération #AlertePollution.

    Ils ne sont pas les seuls. A mesure que cette technologie se développe, les mécontentements se multiplient. Dans le Lot, Jacky nous a écrit pour signaler le méthaniseur de Gramat. « C’est bien de mettre en place des énergies nouvelles pour lutter contre la pollution, mais en s’intéressant au projet, on a vu que tout n’était pas rose », remarque-t-il. A Ombrée d’Anjou (Maine-et-Loire), Anne décrit des odeurs « à gerber », qui « rentrent sous la porte et par la cheminée ». Dans le Cher, Thierry, voisin du site de Plaimpied-Givaudins, peste contre « le développement de cette filière, constituée de gros céréaliers déjà pollueurs aux phytosanitaires et qui fait ce qu’elle veut ». Dans le Cantal, Anthony nous envoie la photo d’une eau de source marron chocolat en aval d’une installation de Sainte-Eulalie.

    Quand je vois des choses comme ça qui passent pour de l’écologie, ça me rend dingue !Anthony à FranceInfo

    Sur le papier, la méthanisation coche toutes les cases de l’énergie renouvelable du futur. Comme l’explique l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe) dans une brochure (PDF), le procédé permet « de produire un biogaz issu de la fermentation des déchets, des effluents d’élevages, des résidus de culture ». Concrètement, il faut mélanger ces « intrants » dans une grande cuve hermétique et chauffée, appelée le digesteur. En l’absence d’oxygène et sous l’effet de la chaleur, des bactéries transforment ces déchets, pour obtenir du méthane, dont on peut faire le même usage que son équivalent fossile, et un résidu, le digestat. Riche en azote, ce dernier peut être épandu sur les champs comme un engrais. « C’est un super outil pour l’agriculture et l’énergie de demain. Cela permet de valoriser des choses dont on ne sait pas quoi faire », vante Grégory Vrignaud, dirigeant d’ACE méthanisation, une société de conseil du secteur. Au 1er janvier 2019, il y avait 710 unités de méthanisation en France, selon l’Ademe. Un développement soutenu politiquement et financièrement par l’Etat, qui y voit un moyen de réduire la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre. Les chiffres (non-exhaustifs) du Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée, que nous avons compilé sur cette carte, font état d’au moins un millier d’installations en service ou en projet.

    Dans la pratique, le bénéfice environnemental est contesté par les riverains et les associations. Il y a d’abord ce ballet de camions, estimé à 10 semi-remorques par l’Ademe pour une unité industrielle, parfois venus de loin. A Etreville, une voisine nous a raconté avoir aidé un chauffeur perdu qui arrivait de l’Aveyron, à des centaines de kilomètres du méthaniseur.

    Mais ce qui inquiète le plus les habitants du coin est beaucoup plus petit qu’un poids-lourd. A Gramat, Liliane Réveillac, membre du Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée (CNSM), nous a envoyé des études commandées par l’association à des laboratoires spécialisés. On peut y lire que la population de collemboles – des insectes qui sont « un indicateur de l’état biologique de l’écosystème sol » – chute après l’épandage et qu’on trouve dans le digestat des métaux lourds, comme le cadmium, et un perturbateur endoctrinien reprotoxique, le cyclotetrasiloxane D4.

    Pire pour cette médecin, la présence de bactéries dangereuses pour la santé humaine, comme des clostridium perfringens et des entérocoques, mises en évidence dans une note de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de janvier 2018 sur le digestat d’un autre méthaniseur du groupe Fonroche. Liliane Réveillac est d’autant plus inquiète que le sol du Lot, karstique et donc creusé de nombreuses cavités, favorise l’infiltration de ces substances dans les eaux souterraines. « Tout ce qui est mis sur le sol, on le boit », résume-t-elle. Cette note de l’Anses, qui a conduit au refus de l’homologation de ce digestat, pointe également « des effets nocifs sur les organismes du sol », avec une chute importante du taux de reproduction des vers de terre.

    Au-delà des pollutions qu’elle peut générer, la méthanisation pose d’autres questions, plus philosophiques. Faut-il nourrir l’homme et les animaux ou le méthaniseur ? Que se passera-t-il s’il devient plus intéressant pour un agriculteur de vendre son maïs à une unité de méthanisation qu’à un élevage bovin ? Aujourd’hui, la législation interdit – en théorie – de mettre dans le digesteur plus de 15% de cultures principales dédiées, pour limiter cette concurrence. Mais à l’avenir ? Au CNSM, Daniel Chateigner, physicien à Caen, a sorti sa calculatrice, excédé par la volonté de GRDF d’installer 10 000 méthaniseurs en France à l’horizon 2030. « Avec la surface agricole utile de la France, cela fait un méthaniseur tous les 5 km, alors qu’aujourd’hui la moyenne d’approvisionnement en ‘intrant’ est de 30 km », expose-t-il. La concurrence, entre méthaniseurs puis avec d’autres besoins, lui paraît donc inévitable.

    Le physicien s’inquiète enfin d’un « épuisement des sols » provoqué par la méthanisation. Selon lui, le carbone extrait du sol n’est pas une ressource infinie parce qu’il ne se renouvelle pas aussi vite qu’on le récolte et qu’il manque aux micro-organismes du sol qui en ont besoin pour se développer. Un risque d’infertilité des sols qui ne lui paraît pas pertinent au regard du faible gain énergétique : GRDF vise 50 TWh de biométhane en 2028, soit à peine 11,3% de la consommation de gaz du pays en 2018.

    Nous allons perdre en souveraineté alimentaire pour gagner quelle souveraineté énergétique ? On va sacrifier les sols pour ramener un petit peu d’énergie.Daniel Chateigner à franceinfo

    Tous les opposants que nous avons interrogés ne rejettent pas en bloc la méthanisation. « Au CNSM, nous ne sommes pas contre la méthanisation. Elle doit faire partie du mixte énergétique, c’est évident », expose Daniel Chateigner, après avoir évoqué le modèle des « méthaniseurs à la ferme », plus petit, alimenté principalement ou exclusivement en déchets agricoles.

    A Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), Vanessa Baudrier-Paillat est responsable d’une telle installation. « Si aujourd’hui il y a des oppositions aux méthaniseurs, c’est parce qu’on a donné du grain à moudre, avec des projets faits n’importe comment, qui ne respectent pas la population », explique cette membre de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF). Le sien, lancé par son mari, exploitant bovin, rassemble 12 agriculteurs et obéit à des critères clairs : des intrants 100% agricoles, venus des 12 exploitations et d’un négoce de céréales, situés à moins de 10 km du méthaniseur. La chaleur produite par le moteur à co-génération qui transforme le gaz en électricité est utilisée pour chauffer les digesteurs, le séchoir à grains et les bâtiments publics de la commune. Le digestat n’est épandu que sur les terres des 12 agriculteurs associés.

    Notre outil de travail, ce sont les terres, il faudrait être con pour intensifier notre modèle et détruire la qualité de nos sols.Vanessa Baudrier-Paillatà franceinfo

    Valoriser les « modèles vertueux » au détriment de « ceux qui posent problème », c’est l’ambition d’un groupe de réflexion lancé par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) au printemps 2018 avec les principaux experts et acteurs du secteur. Au cœur de leurs travaux, le digestat. « Nous avons un doute sur le fait que ces digestats puissent avoir un effet positif ou négatif sur les sols », explique Lionel Ranjard, directeur de recherche et membre de ce groupe baptisé Metha-Rev. Il pointe le manque de références scientifiques sur la question et annonce qu’un projet d’étude « robuste » a été déposé courant novembre auprès de l’Ademe. Ses résultats sont attendus d’ici deux ans et devraient permettre d’éclairer le débat sur la légitimité de la méthanisation. « Nous sommes en train de changer le modèle agricole, rappelle ce spécialiste de l’agroécologie. Si on le change avec des pratiques peu vertueuses, on va remettre les agriculteurs dans le mur. »

    #AlertePollution

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  • Avis de la Ministre sur l’éolien. ATTRISTANT ? 28/11/2019

    Plutôt terrifiant !

    Un administrateur de la FED a profité du déplacement du Président Macron le 22 novembre dans les Hauts de France pour demander une entrevue avec la ministre de la transition énergétique, Élisabeth Borne.

    Hélas, après à peine quinze minutes, la Ministre a quitté le rendez-vous après avoir bien expliqué que le gouvernement souhaitait continuer dans leur délire du remplacement du nucléaire par les Energies Renouvelables. Elle a cédé la place à une personne, dans son équipe depuis quelques jours seulement et totalement ignorante du sujet de l’éolien.

    Communiqué de presse de l’association ASEN de nos villages , dont le Pdt Christophe Grizard  est administrateur FED :

    Dans le cadre du déplacement d’Emmanuel MACRON à Nesle, et avec le soutien de Xavier BERTRAND, une délégation de 4 représentants des associations ASEN, VENT DEBOUT et VENTS LIBRES DE NOTRE VILLAGE s’opposant au développement anarchique de l’éolien dans la SOMME ont été reçues ce vendredi 22 novembre 2019 à la mairie de NESLE par Mme Élisabeth BORNE, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire et Mme Sophie BROCAS, sa conseillère nommée le 09/11/2019 (ex-préfète d’Eure et Loire).

    Notre objectif était de dénoncer la saturation de l’éolien dans les Hauts de France, connaitre sa justification et alerter sur la colère forte et croissante de la population.

    Mme la Ministre n’est restée qu’un petit quart d’heure avant de s’éclipser et nous laisser avec sa conseillère.

    Nous avons rappelé que l’éolien n’apporte aucune contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Nous n’avons pas été contredis.

    Mme la Ministre justifie le déploiement de l’éolien par la seule volonté de ramener de 75 à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique de la France.

    Nous lui avons rappelé qu’à ce jour, la puissance éolienne totale raccordée est de 15800 MW, soit l’équivalent du quart de la capacité nucléaire et aucune centrale nucléaire n’est fermée comme on nous l’a tant fait croire!

    Que l’exemple de la transition énergétique Allemande a démontré l’incapacité de l’éolien à se substituer à une autre source d’énergie.

    Pas de réponse de la Mme la Ministre sur ces points. Seul l’objectif des 50% de nucléaire nous a été répété.

    Mme la Ministre reconnait qu’il y a beaucoup d’éoliennes dans les Hauts de France  Elle veut encourager les promoteurs à coloniser les autres régions, elle cite par exemple l’AQUITAINE. Cet encouragement pourrait prendre la forme d’un bonus.

    Nous lui faisons remarquer que l’éolien coute déjà assez cher aux citoyens.

    Que si elle conçoit que les Hauts de France  sont saturés elle doit déclarer un moratoire. Elle le refuse.

    Qu’étendre le déploiement aux autres régions, c’est étendre le problème.

    La conseillère reconnaît qu’avec les permis déjà accordés, le nombre de machines va encore doubler dans notre région.

    Alors que nous dénonçons l’impuissance des citoyens à se défendre devant les promoteurs et l’iniquité des procédures, nous sommes stupéfaits de la méconnaissance de la conseillère du Ministre sur l’éolien. Peut-être est-ce dû à son arrivée récente (d’une dizaine de jours) au sein du Ministère!

    Elle ne connait pas l’existence des décrets LECORNU – DE RUGY de novembre et décembre 2018 s’appliquant aux régions HDF et BRETAGNE.

    Ces décrets concernent :

    ·        la suppression des enquêtes publiques avec leurs commissaires enquêteurs, remplaçées par des consultations électroniques,

    ·        la suppression des tribunaux administratifs pour les recours relatifs aux contentieux éoliens.

    Ce dernier point oblige les citoyens à se faire représenter par un avocat directement à la cour administrative d’appel. Ce qui représente un coût souvent prohibitif pour nos petites associations de défense de l’environnement.[1]

    Pire, la conseillère nie cette législation. Elle en recherche l’existence sur son portable et essaie de nous donner tort. Embarrassée elle prend finalement connaissance devant nous du décret du 29 novembre 2018 qui nous donne raison.

    Attentive à la souffrance des animaux d’élevage, elle promet un rapport de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) fin 2020. D’ici là, il n’est pas question d’appliquer le principe de précaution en proclamant un moratoire.

    Nous lui faisons remarquer que les animaux ne peuvent pas tricher. Et que si les animaux sont en souffrance les plaintes de riverains sont à prendre au sérieux.

    Nous avons abordé les garanties financières insuffisantes pour assurer le démantellement (La loi du 26 août 2011 les fixe à 50 000 euros par éoliennes). Pas de réponse.

    L’absence de la prise en compte du démantellement des massifs en béton, du recyclage des pâles. Pas de réponse.[2]

    La France était l’un des pays les plus décarbonés au monde.

    Nous avons insisté sur le taux de charge des éoliennes qui n’est que de 24%. Par absence ou excès de vent, les machines sont à l’arrêt et les centrales thermiques du pays doivent prendre le relais. Ces dernières sont fort émettrices de gaz à effet de serre (CO2).

    (A titre d’exemple, après avoir misé sur l’éolien pour remplacer le nucléaire, l’Allemagne, est devenue le plus gros émetteur de CO2 d’origine électrique d’Europe).

    Le rejet des éoliennes par la population ne cesse de progresser car elles ne luttent pas contre le réchauffement climatique, et elles n’ont pas la faculté de fermer nos centrales nucléaires !

    Mme la conseillère nous parle de recherche sur le stockage de cette électricité éolienne. Nous lui répondons qu’on ne peut la stocker à ce jour, et que le rendement s’annonce calamiteux.

    Nous demandons à Mme la Ministre quel pourcentage des exploitants d’éoliennes des H de F respecte la loi sur le suivi environnemental de la mortalité des oiseaux[3]. Elle ne sait pas qu’en France, AUCUNE de ces sociétés ne respecte ce décret. Nous lui demandons de faire respecter la loi. Pas de réponse.

    Nous informons que les éoliennes qui sont tout près d’ici, à Hombleux, sont portées par une société dont les capitaux propres sont négatifs de 11 millions d’€. Ce cas est fréquent de sociétés qui n’ont plus d’existence morale. Encore une fois nous demandons que soit fait respecter la loi et que ces sociétés soient recapitalisées. Pas de réponse.

    Nous évoquons le prix exorbitant de l’éolien pour la France, de machines provenant de l’étranger, du peu de créations d’emplois sur notre territoire.

    Nous prenons conscience au cours de l’entretien d’une volonté étatique de développer l’éolien coûte que coûte, sans justification de moyens. Sans limites. Dans nos campagnes et sur nos côtes. Comme s’il s’agissait d’un dogme plutôt qu’une nécessité.

    La protection des populations, le principe de précaution, les lois environnementales, l’équité… tout le reste devient accessoire.

    Nous avons l’impression d’avoir été écouté mais pas entendu.

    Nous avons été surpris du manque de maîtrise du dossier éolien, par le manque de volonté de faire respecter la loi.

    Inquiets des conséquences écologiques, économiques, et sanitaires d’un réveil trop tardif.

    Nous n’avons obtenu aucune réponse. Nos inquiétudes en ressortent renforcées et étendues.

    Nous continuerons donc d’informer la population, les élus, et de protéger notre cadre de vie.

    Christophe GRIZARD

    Président de ASEN[4] de nos villages

    06.13.02.40.18

    [1] Ces décrets font l’objet de requêtes au conseil d’Etat par plusieurs associations de défense de l’environnement et du patrimoine.

    [2] Ces deux derniers points font l’objet d’une plainte au conseil d’Etat

    [3]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024507365&categorieLien=id#JORFARTI000024507392

    [4] Association de Sauvegarde des Espaces Naturels

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  • Rapport Aubert publié le 26 11 2019 28/11/2019

    Comme annoncé à l’AG de la FED, la Fédération de l’Environnement Durable qui réunit près de 1500 associations anti-éoliennes, le 18 novembre dernier, le rapport vient enfin d’être publié. Vous pouvez le consulter ici mais il demande du temps pour l’appréhender. Près de 100 pages. Nous essaierons d’en tirer des informations intéressantes. Dommage qu’il ne soit pas forcément suivi par le gouvernement comme le montre l’article suivant.

    http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1990-a18.asp

    Vous pouvez aussi voir la vidéo de l’intervention de J Aubert à l’Assemblée Nationale le matin même. Vous descendez le curseur pour vous mettre sur son intervention, suivie de la réponse de la Ministre et la sienne à nouveau.

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.8478856_5ddd82328c39e.questions-au-gouvernement—mardi-26-novembre-2019-26-novembre-2019

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  • Pétitions dans la Marne 26/11/2019

    Merci d’aider nos deux villages voisins à Nesle la Reposte et au Thoult-Trosnay en signant leurs pétitions.

    https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-nesle-la-reposte-contre-un-nouveau-projet-%C3%A9olien-%C3%A0-nesle-la-reposte-51120?recruiter=1017425582&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

    https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/exprimer-refus-habitants-vis-vis-eoliennes/75619

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  • Batteries à plat ? 26/11/2019

    Une petite réflexion pas si folle que cela …

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  • Quelques vidéos sur le sujet éolien 22/11/2019

    VOICI QUELQUES LIENS VIDÉO   si vous avez un moment pour les regarder…

    L’arnaque de l’éolien : entretien avec Jean-Louis Doucy : Entretien complet de Jean-Louis Doucy, ex-directeur de communauté de communes, sur la question des éoliennes du point de vue de l’économie et de l’énergie.
    https://www.youtube.com/watch?v=JkSbyTATkz8

    Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale : Diffusé le mercredi 06-05-15 à 23h15 Magazine | 70′ | Tous publics Avec P. Loison, F. Lanoë et F. Bouglé
    https://www.youtube.com/watch?v=VZQJHu2N17E&t=1550s

    Le scandale des éoliennes : L’énergie éolienne : un immense scandale financier, un massacre des paysages de France et une grande escroquerie payée par la taxe éolienne prélevée en toute discrétion par EDF
    https://www.youtube.com/watch?v=DW-McbQZ-_8&t=488s

    L’impact des éoliennes sur le bétail : entretien avec Mr Joly : Mr Joly, ancien éleveur laitier, nous décrit les problèmes qu’il a connu suite à l’installation d’éoliennes près de son exploitation.
    https://www.youtube.com/watch?v=Ur3-nTlo4AE&t=380s

    Fabien Bouglé « J’en appelle au gouvernement : arrêtez les éoliennes ! » : Fabien Bouglé, lanceur d’alerte écologiste, auteur de « Éoliennes, la face noire de la transition écologique » aux Editions du Rocher est l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio !
    https://www.youtube.com/watch?v=8vOuGhcR43A

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  • ONF lance un appel à projets pour un parc éolien sur 88 ha de forêt ! 18/11/2019

    La fin des forêts protégées ? ONF demande des candidats pour construire un parc éolien en forêt dans l’Aude…

    https://www.ladepeche.fr/2019/10/21/lonf-en-quete-de-candidats-pour-un-parc-eolien-sur-88-ha,8494103.php

    L’Aude compte aujourd’hui 268 éoliennes déjà raccordées, auxquelles s’ajoutent les 58 autorisées….

    Pour les promoteurs, le champ des possibles s’élargit avec le récent appel à projets lancé par l’office national des forêts (ONF) : la consultation, lancée en ce mois d’octobre 2019, vise à attribuer plusieurs sites en forêt domaniale «en vue de l’étude et de l’obtention des autorisations administratives pour l’exploitation de parc éolien»

    Contraintes environnementales

    C’est dans la forêt domaniale de Soulanes de Nore que les candidats sont invités à se déclarer, sur deux zones de respectivement 60 et 28 hectares sur la commune de Villeneuve-Minervois. Bien modeste part des 4 811 ha que représente au total cette forêt qui permet de produire plus de 110 000 m3 de bois par an. C’est au plus tard début mars 2020 que l’ONF retiendra ou non un candidat : avec, première étape, un contrat de réservation, valable cinq ans. Il serait alors temps de se lancer pour le promoteur dans l’obtention des autorisations pour l’exploitation d’un parc, avant de signer une convention d’occupation.

    À la clé, pour l’ONF, qui insiste sur la nécessité d’une compatibilité avec «la gestion forestière durable», une redevance annuelle de 4 000 € pour la période de réservation. C’est ensuite une redevance fixe annuelle (1 000 € par mat, 15 000 € par mat de mesure, 1 500 € par poste de livraison, 600 € par km de piste d’accès, 1 € par mètre linéaire de câble de transport d’énergie) et variable (7 500 € par MWc installé) qui tomberait dans l’escarcelle de l’ONF. Une issue encore lointaine.

    Certes étudiée comme zone de développement de l’éolien, la zone en question reste à proximité de deux sites Natura 2000 (gorges de la Clamoux et Causses du Minervois). Des données environnementales qui ont bien souvent mis à mal des projets éoliens. En 2017, c’est un projet envisagé à Lapradelle-Puilaurens, dans la forêt domaniale des Fanges, elle aussi exploitée par l’ONF, que la préfecture avait retoqué, en évoquant le risque de porter atteinte «au caractère paysager, historique, aux motifs végétaux et à l’identité de la forêt»

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  • L’Electricité verte est opaque 18/11/2019

    Nouvel article de Contrepoints, 11 2019, par Michel Gay

    Une fois de plus le problème de l’opacité des informations financières sur le sujet de l’éolien est abordé ici par Michel Gay dans un très bel article… En voici quelques extraits choisis.

    L’État pousse des opérateurs au développement de l’électricité verte par des mécanismes financiers sophistiqués qui les rendent opaques pour le public… et la représentation nationale. Ils impliquent pourtant des montants importants sur le long terme (plusieurs dizaines de milliards d’euros) qui feront défaut pour d’autres besoins prégnants (santé, justice, sécurité…).

    Cette électricité verte fortement subventionnée par les contribuables et les consommateurs remplit-elle au moins son rôle affiché de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour lequel tant d’argent a été, et sera versé, selon la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) ?

    Vache sacrée : Le soutien au développement des énergies renouvelables (EnR) électriques (et accessoirement au biogaz) s’apparente à l’alimentation d’une vache sacrée. Mais l’opinion publique ignore les mécanismes de financements et, surtout, les montants astronomiques attribués.

    Il est sans doute sage, pour les parties prenantes, de les maintenir dans un brouillard de règlementations. Et cela d’autant plus que l’efficacité du dispositif en matière de réduction des émissions de GES (qui est sa finalité affichée) est faible, voire nulle.

    En effet, les productions électriques des EnR se substituent le plus souvent à celles de l’hydraulique et du nucléaire qui en émettent encore moins

    Des mécanismes alambiqués…

    … et variables dans le temps

    La Contribution Énergie Climat, dite « taxe carbone »

    La Francotaxie compliquée

    Les contribuables sont perdus mais ils paient ! … Bien que publiquement affichés, les divers mécanismes de financements de l’électricité dite verte sont noyés dans les arcanes des textes règlementaires. Ils sont suffisamment opaques (volontairement ?) pour que les Français continuent à payer beaucoup, longtemps, de plus en plus, et sans rien comprendre, pour « soutenir » malgré eux le lourd fardeau des EnR électriques éoliennes et photovoltaïques.

    Un autre article de 2018 est tout aussi intéressant à lire pour ceux qui le souhaitent… Bonne lecture

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