Adenos

Presse : éolien-environnement

Voici des articles de presse concernant l’éolien dans notre territoire  de Sézanne, dans la Marne en particulier,  ou plus loin aux quatre coins de la France, qui luttent ou informent contre les éoliennes sur terre ou les éoliennes en mer : De nouveaux articles sont ajoutés régulièrement au fil des nouvelles. N’hésitez pas à nous suggérer des articles de presse à relater (via le formulaire de contact sur le site).

S’y ajoutent à présent des articles récents sur la méthanisation, problème supplémentaire qui vient de se poser dans notre commune.

  • Message transmis de la FED 17/10/2021

    Très beau témoignage de riverains « Pour les éoliennes » au départ puis désespérés maintenant qu’ils les ont de plus en plus nombreuses autour de leur village…

    ÉOLIENNES EN PAYS MELLOIS

    Un film  superbe de 2 minutes 19 secondes
      à voir  absolument et relayer au maximum

    https://www.youtube.com/watch?v=8lhHK8FY7yQ

    Faire « ignorer l’annonce »
    Réalisé par l’association Stop éolien en Pays Mellois afin de démontrer s’il le fallait la saturation par les centrales éoliennes dans les Deux -Sèvres

    Nous sommes des habitants du pays mellois en Deux Sèvres (79) pour qui l´industrialisation à partir des parcs éoliens sur les belles terres très chères du mellois est devenue inacceptable.
    Nous luttons pour la protection du patrimoine paysager et du patrimoine historique et architectural de notre région.
    La pollution visuelle et sonore continuelle que génèrent déjà les dizaines et dizaines d´éoliennes chez nous est hors de toute proportion.
    Nous vous invitions à regarder comment cela se produit en réalité, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à partir des images vraies prises dans notre pays mellois par caméra drone comme par caméra photographique
    .


    Stop éolien en Pays Mellois
    Présidente : Françoise Bourreau
    stopeolienmellois@gmail.com
    07 88 49 44 85
    Cette vidéo a été réalisée par www.le-gerriscope.com.

    ____________________________
    Commentaire d’Hervé Texier Vice Président de la  Fédération Environnement Durable et Président de Belle Normandie Environnement 
    C’est la terre de mon enfance.  Quand j’étais au lycée à Melle, j’ai fait du vélo dans tous ces coins que je connais bien.

    On respirait la campagne, le bocage. De larges horizons s’ouvraient à nous quand on s’arrêtait entre deux sprints ou en haut d’une pente particulièrement dure.

    J’ai mal au coeur quand j’y retourne pour visiter ma famille
    Quand j’essaie de me recueillir sur la tombe de mes parents à Paisay le Tort, si je tourne la tête à 360 °, je ne vois que des éoliennes.

    Batho a suivi Royal. Ce sont deux personnes totalement étrangères à notre pays mellois. Royal a été parachuté par Mitterand et Batho par Royal.
    Je ne dis pas merci à Batho ni à ceux qui la suivent.

    Commentaire de Jean-Louis Butré
     J’ai créé il y a 17 ans  Vent du Bocage  à Rouillé  Vienne,  terre aussi de mon enfance, situé à moins de 30 km de Melle.

    Tout l’ancien bocage de cette région magnifique a été rasé et  ce ne sont plus aujourd’hui que des étendues « remembrées » de céréales ou les éoliennes  géantes poussent comme des forêts champignons vénéneux
    .
     60% de la  biodiversité de cette région a   disparu depuis   50 ans. (citation de l’ancienne Directrice de la Dreal de Poitiers) 

    Aujourd’hui avec 11 association nous nous battons contre 84 nouvelles machines et 10 promoteurs. qui   règnent en maître sur les communes qu’ils investissent  méthodiquement.

    Ségolène Royal ancienne présidente de la région Poitou Charente et Delphine Batho députée des Deux-Sèvres les ont aidés à massacrer cette région au nom d’un capitalisme vert fondé sur une écologie cynique pourrie et mortifère dont Barbara Pompili est aujourd’hui la grande dirigeante et le symbole absolu

    J’ai la triste conviction que toutes  ces « personnalités » ne sont que des robots sans âme qui n’ont jamais aimé  la France.

     _____________________________________________

    Cordialement
    Jean-Louis Butré
    Président
    Fédération Environnement Durable
    http://environnementdurable.net
    contact@environnementdurable.net
    tel 06 80 99 38 08

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  • Enquêtes publiques dans le Sud-Marne 10 2021 10/10/2021

    AU SECOURS !

    Au moment où les associations ont dû cesser leurs activités pour cause de pandémie, les promoteurs ont eu le temps de finaliser leurs multiples projets.

    C’est avec stupeur que nous découvrons en ce début de trimestre, après l’arrêt des vacances d’été où les informations sont difficiles à transmettre, que le site de la Préfecture de la Marne annonce l’ouverture de multiples enquêtes publiques. C’est à peine croyable !

    Résultats de Recherche pour « enquetes publiques eolien 2021 » sur la préfecture de la Marne ce 10 octobre 2021 renvoie 51 resultat(s). Certains datent un peu mais voici les derniers qui nous concernent bien.

    Cette sélection confirme notre inquiétude.

    Que chacun se renseigne pour vérifier cette liste et les renseignements qu’elle contient puis se mobilise .

    Remarquez les DEUX parcs autour de BANNES, près de Fère-Champenoise. Comme le remarque la MRAE qui étudie ces dossiers avant nous, chacun des deux parcs dont les enquêtes publiques sont pourtant concommitantes ne mentionnent pas le parc voisin dans leur étude d’impact ! Début des deux enquêtes publiques cette semaine.

    Ces deux parcs feront la jonction entre les parcs du Nord-Est (Germignon, …) de la grande Plaine le long de la N4, et ceux du Nord-Ouest Sézannais.

    J’ai aperçu l’avis sur un parc qui demande, lui, une prorogation de son autorisation d’exploitation car il a pris du retard, l’autorisation lui est donnée jusqu’à 2028 !!!!! Et nous, nous avons deux mois et pas un jour de plus quand on veut réagir !!!! Où est l’impartialité des décisions prises ?

    Certains sont même collaboratifs, c’est à dire payés en partie par des Marnais, c’est le comble de se faire de l’argent sur le dos des riverains excédés. On reviendra sur ce sujet dans un prochain article….

    Voici la liste lisible sur la Préfecture, à consulter par tous………

    Parc éolien Les Deux Noues

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 08/10/2021 11:32 – > Arrêté d’ouverture de l’enquête publique – format : PDF – 0,31 Mb Dossier … AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE relative à la demande d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter un parc éolien dit « Les Deux Noues » sur le territoire des communes de Faux-Fresnay (51 …

    Parc éolien de Fère-Champenoise

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 07/10/2021 18:26 – > Arrêté d’ouverture de l’enquête publique – format : PDF – 0,30 Mb Dossier … AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE relative à la demande d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter un parc éolien dit « Parc éolien de Fère-Champenoise » sur le territoire de la commune de sur le territoire de la commune de Fère-Champenoise (4 éoliennes et 1 poste de livraison) présentée par la société « GREEN ENERGY 3000 GmbH » …

    Parc éolien de Bannes

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 07/10/2021 14:45 – > Arrêté d’ouverture de l’enquête publique – format : PDF – 0,31 Mb Dossier … AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE relative à la demande d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter un parc éolien dit «  Parc éolien de Bannes  » sur le territoire de la commune de Bannes …

    Parc éolien la Côte Ronde et Parc éolien les Trente journées

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 06/10/2021 17:08 – > Arrête d’ouverture d’enquête publique – format : PDF – 0,35 Mb Dossier Côte Ronde … AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE UNIQUE relative aux demandes d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter les parcs éoliens « Parc éolien la Côte Ronde » et « Parc éolien les Trente Journées

    Parc Eolien Extension Sud Marne

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 06/10/2021 15:35 – > Arrêté d’ouverture de l’enquête publique – format : PDF – 0,33 Mb … AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE relative à la demande d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter un parc éolien dit « Extension Sud Marne » sur le territoire des communes d …

    Parc éolien Les Granges

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 24/08/2021 10:36 – AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE relative à la demande d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter un parc éolien dit « Parc éolien Les Granges » sur le territoire de la commune de Saint … Enquête publique du lundi 28 juin 2021 à 09 heures, au mercredi 28 juillet 2021 inclus à 17 heures … Enquête publique du lundi 28 juin 2021 à 09 heures, au mercredi 28 juillet 2021 inclus à 17 heures … Parc éolien Les Granges … Parc éolien Les Granges

    PARC EOLIEN QUATRE VALLEES VII – PRINGY

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 09/08/2021 16:18 – Arrêté d’ouverture de l’enquête publique n° 2019-EP-148-IC du 24 octobre 2019 > APn°2019-EP-148-IC – format : PDF … présentée par la SARL Société d’Exploitation du Parc Eolien de Pringy ——– En application des dispositions du code de l’environnement, une enquête publique est ouverte du jeudi 28 novembre 2019 à … Exploitation d’un parc éolien sur la commune de PRINGY. 7 éoliennes + 3 postes de livraison … PARC EOLIEN QUATRE VALLEES VII – PRINGY … PARC EOLIEN QUATRE VALLEES VII – PRINGY

    PARCS EOLIENS « LES VENTS DE LA MOIVRE I, II, III, IV et V »

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 08/07/2021 10:34 – > 2021-APC-016-IC – format : PDF – 0,52 Mb > 2021-APC-017-IC – format : PDF … 5 autorisation délivrées à la société QUADRAN en vue d’exploiter 18 éoliennes + 6 postes de livraison sur les communes de La Chaussée-sur-Marne (siège de l’enquête publique), Saint … PARCS EOLIENS « LES VENTS DE LA MOIVRE I, II, III, IV et V »

    PARC EOLIEN DU CHEMIN DE CHALONS

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 06/07/2021 09:29 – formulées durant l’enquête publique (soit du lundi 20 janvier 2020, à partir de 12h00, au vendredi 21 février 2020 inclus, jusqu’à 17h30 … En application des dispositions du code de l’environnement, une enquête publique est ouverte du lundi 20 janvier 2020, à partir de 12h00, au vendredi 21 février 2020 inclus, jusqu’à 17h30, aux jours … Demande d’autorisation unique d’exploiter un parc éolien dit « Parc éolien du Chemin de Châlons » (11 éoliennes et 3 postes de livraison) sur les communes de Songy (51240), Saint … PARC EOLIEN DU CHEMIN DE CHALONS

    PE LE SOUFFLE D’ESPOIR

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 22/06/2021 11:30 – COMPLET 1-CHECK LIST 2-DAE 3-ETUDE IMPACT ANNEXE 1 4-ETUDE IMPACT ANNEXE 1B 5-ETUDE IMPACT ANNEXE 2 6-ETUDE IMPACT ANNEXE 3 7-ETUDE IMPACT ANNEXE 4 8-ETUDE IMPACT NOUVEAU CONTEXTE EOLIEN … la société à responsabilité limitée Le Souffle d’Espoir (projet « Parc éolien Le souffle d’espoir ») ——– En application des dispositions du code de l’environnement, une enquête publique est … Demande d’autorisation environnementale de construire et d’exploiter un parc éolien dit « parc éolien Le Souffle D’Espoir

    Bas du formulaire

    PARC EOLIEN DE CHAINTRIX-BIERGES

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 27/04/2021 14:21 – 2 – format : PDF – 16,25 Mb Arrêté d’ouverture d’enquête publique : > AP n° 2019-EP-165 … Demande d’autorisation environnementale d’exploiter un parc éolien dit « Parc éolien de Chaintrix-Bierges » (8 éoliennes + 3 postes de livraison), sur le territoire des communes de Chaintrix … PARC EOLIEN DE CHAINTRIX-BIERGES

    Parc éolien de la Brie des Etangs

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 22/04/2021 16:13 – société d’exploitation du parc éolien (SEPE) de la Brie des Etangs ——– En application des dispositions du code de l’environnement, une enquête publique est ouverte du mardi 29 septembre 2020 à 9 … Parc éolien de la Brie des Etangs … Parc éolien de la Brie des Etangs

    Parc éolien de Pierre Morains

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 21/04/2021 14:43 – Clamanges présentée par la SAS Parc Eolien de Pierre-Morains ——– En application des dispositions du code de l’environnement, une enquête publique est ouverte du lundi 17 août à compter de 9 h 00 au … Parc éolien de Pierre Morains … Parc éolien de Pierre Morains

    Parc éolien des Mothées

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 02/04/2021 10:33 – > AP N°2021-A-54-IC – format : PDF – 0,56 Mb Dossier soumis à enquête publique … société par actions simplifiée (SAS) parc éolien des Mothées ——– En application des dispositions du code de l’environnement, une enquête publique est ouverte du mardi 20octobre 2020, à 9 heures … Enquête publique … Parc éolien des Mothées … Parc éolien des Mothées

    PARC EOLIEN DE CHENIERS ET VILLERS-LE-CHATEAU

    Installations classées Pour l’Environnement (ICPE) Eolien – 26/03/2021 09:33 – Arrêté préfectoral d’ouverture d’enquête publique > AP-2020-EP-140 – format : PDF – 0,18 Mb … AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE relative à la demande d’autorisation environnementale d’exploiter 8 aérogénérateurs et 1 poste de livraison sur le territoire des communes de Cheniers et Villers … Parc éolien sur le territoire de Cheniers et Villers-le-Château (8 éoliennes + 1 poste de livraison) … PARC EOLIEN DE CHENIERS ET VILLERS-LE-CHATEAU … PARC EOLIEN DE CHENIERS ET VILLERS-LE-CHATEAU

    Sans oublier notre deuxième souci qui se profile en plus de l’éolien. La méthanisation !

    DIGEO_Congy

    Dossiers ICPE- Autorisation- Domaine ‘Méthanisation’ – 17/06/2021 16:06 – ***********************Arrêté d’ouverture enquête publique*********************** > ap_2019_ep_139_ic_16102019 – format : PDF – 0,24 Mb … RAPPORT ET CONCLUSIONS DE LA COMMISSION D’ENQUETE PUBLIQUE du 13 mars 2020 > Lettre_adressée_prefet – format : PDF

    Unité de méthanisation – SAS CAGAZ à Marvaux-Vieux

    Dossiers ICPE – Enregistrement – 26/08/2021 16:37 – ’apparente, dans sa forme, à une « enquête publique allégée » se déroulant sans commissaire-enquêteur. Le préfet des Ardennes est l’autorité compétente pour prendre la décision d’enregistrement, celle-ci pouvant être … En application des dispositions du code de l’environnement, une consultation du public est prescrite par arrêté préfectoral n° DDETSPP/2021-188 du 24 août 2021 sur la demande présentée par la SAS … En application des dispositions du code de l’environnement, une consultation du public est prescrite par arrêté préfectoral n° DDETSPP/2021-188 du 24 août 2021 sur la demande présentée par la SAS

    Et pour info, le site des Essarts les Sézanne a commencé à être terrassé avec balai de 6 engins de chantier, plusieurs bâtiments provisoires de travaux…

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  • Écrivez à votre député d’urgence 05/10/2021

    Jeudi 7 octobre, un nouvel amendement sera présenté par les députés Julien AUBERT, Vincent DESCOEUR, Marc LE FUR. Ils présentent à nouveau le projet de loi sur le développement de l’éolien refusé en 2020.

    Il vise à restreindre le déploiement des éoliennes en France, donc aussi dans la Marne et particulièrement dans le Sud Ouest Marnais. 


    Nous vous invitons donc tous à écrire à notre député, Monsieur Girardin, pour le sensibiliser au vote de cette loi ou tout autre député de votre connaissance.

    eric.girardin@assemblee-nationale.fr

    Plus le député recevra de messages, plus il sera sensibilisé à ce projet car il doit déjà penser aux élections 2022.      
    Sollicitez vos familles, amis, voisins etc…….pour se joindre à nous et écrire .
    Nous comptons sur vous pour nous aider à faire bouger les choses. 

    Merci d’avance

    Merci pour nous tous.

    Ci-joint le texte de leur proposition de loi ! Peut-on rêver un instant qu’il soit adopté ? Au moins il est écrit et défendu dans l’hémicycle par MM. Julien AUBERT, Vincent DESCOEUR, Marc LE FUR,
    Mme Véronique LOUWAGIE, MM. Emmanuel MAQUET, Didier QUENTIN, et Mesdames et Messieurs Emmanuelle ANTHOINE, Thibault BAZIN, Valérie BAZIN-MALGRAS, Valérie BEAUVAIS, Jean-Yves BONY, Jean-Claude BOUCHET, Valérie BOYER,   Xavier   BRETON,   Bernard   BROCHAND,   Dino   CINIERI, Éric CIOTTI, Pierre CORDIER, Josiane CORNELOUP, Olivier DASSAULT, Marie-Christine DALLOZ, Marianne DUBOIS, Daniel FASQUELLE, Nicolas FORISSIER,  Claude de GANAY, Annie  GENEVARD, Philippe  GOSSELIN, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Sébastien HUYGHE, Valérie LACROUTE, Guillaume LARRIVÉ, Geneviève LEVY, David LORION, Olivier MARLEIX, Jérôme NURY, Jean-François PARIGI, Bérengère POLETTI, Alain RAMADIER, Frédéric  REISS, Jean-Luc REITZER, Raphaël SCHELLENBERGER,  Jean-Marie  SERMIER,  Guy  TEISSIER, Jean-Charles TAUGOURDEAU,  Jean-Louis  THIÉRIOT,  Laurence TRASTOUR-ISNART, Isabelle VALENTIN, Arnaud VIALA, Stéphane VIRY, députés.

    PROPOSITION DE LOI
     
    Article 1er       
    Le chapitre V du titre Ier du livre V du code de l’environnement est    ainsi modifié :

    1° À l’avant-dernière phrase du dernier alinéa de l’article L. 515-44,     après les mots :
    « 500 mètres » sont insérés les mots : « et de 1500 mètres lorsque l’installation dispose d’une hauteur égale ou supérieure à 180 mètres, pales comprises. » ;

    2° L’article L. 515-45 est complété par une phrase ainsi rédigée :
     « Ces  règles   d’implantation   doivent   prémunir   les   installations   militaires et les équipements de surveillance météorologique et de  navigation aérienne contre toute interférence qui pourrait être causée par les installations de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent. »
     
    Article 2
    L’article L. 181-3 du code de l’environnement est complété par un III      ainsi rédigé :
      « III. – L’autorisation environnementale ne peut être accordée pour les   projets d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent, lorsque au moins une des communes consultées en application des articles R. 181-38 et R. 181-54-4 du présent code émet un avis défavorable ».
     
    Article 3
    Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, un rapport sur les moyens de renforcer le volet sanitaire des études d’impact prévues au II de l’article L. 122-1 du code de l’environnement pour les parcs éoliens.

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  • Parc éolien Côte du Belvat (Marne) au Parlement européen 02/10/2021

    Observez bien les informations suivantes données par https://www.thewindpower.net/windfarm_fr_26955_cote-du-belvat.php. Voilà comment contourner la loi sur les subventions à l’éolien. Créer deux parcs au lieu d’un au même endroit et vous pourrez bénéficier des aides de l’Etat pour les parcs de petite taille !!! C’est le cas ici dans la Marne à Maisons en Champagne dans la vallée de la Coole.

    « De nombreux promoteurs fragmentent des parcs éoliens en unités inferieures à 6 mats pour profiter des tarifs garantis nettement plus avantageux.« 

    Si vous êtes dans ce cas, faites-vous connaitre au plus vite…

    La FED et Vent de Colère, deux associations anti-éoliennes, viennent de déposer une plainte au Parlement Européen pour contrer ce cas.

    Détails du Parc éolien de la Côte de Belvat : 19,9 MW 8 mâts 2018

    Partie #1: ——-/——- Partie #2:

    • Commune : Coole, Maisons-en-Champagne ——-/——- idem
    • 5 turbines : Vestas V110/2000 (puissance de 2 000 kW, diamètre de 110 m)——-/——- 3 turbines : Vestas V117/3300 ( de 3 300 kW, diamètre de 117 m)
    • Puissance nominale totale : 10 000 kW ——-/——- Puissance nominale totale : 9 900 kW
    • Développeur : An Avel Braz ——-/——- idem
    • Opérateur : An Avel Braz ——-/——- idem
    • Latitude : 48° 44′ 26.3″ ——-/——- Latitude : 48° 44′ 26.3″
    • Longitude : 4° 27′ 39″ ——-/——- Longitude : 4° 27′ 39″
    • Mise à jour de cette fiche : 20 août 2021
    figaro

    «L’industrie éolienne détourne des aides au détriment des ménages français»
    plainte au parlement européen déposée par la Fédération Environnement Durable et
    Vent de colère 
    Tribune  du Figaro par JL Butré 
    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/l-industrie-eolienne-detourne-des-aides-au-detriment-des-menages-francais-20210930

    Cette plainte met en lumière des pratiques contraires aux règles d’un marché basé sur la concurrence et utilisées par de nombreux promoteurs éoliens.

    Exemples d’installations éoliennes, citées dans la plainte,  contournant le principe des appels d’offres par fragmentation des projets :

    Cote de Belvat (Marne) etaussi :

    Val d’Origny (Aisne) 31,5 MW 9 mâts 2019

    Le Nitis 1 et Le Nitis 2 (Ardennes) 23,5 MW 10 mâts 2017

    La Côte du Moulin (Ardennes) 17 MW 7 mâts 2018

    Une plainte a été déposée par La Fédération Environnement Durable et Vent de Colère au parlement européen le 16 septembre 2021, relative aux installations éoliennes contournant le principe des appels d’offres par fragmentation des projets. En d’autres mots, il s’agit de «surcompensations» dans les aides à l’éolien en France.Cette plainte met en lumière des pratiques contraires aux règles d’un marché basé sur la concurrence et utilisées par de nombreux promoteurs éoliens. Ces méthodes frauduleuses consistent à présenter un projet éolien en plusieurs parties[1] de manière que l’investissement porté soit considéré, de manière artificielle, comme étant constitué de différents projets, de taille plus réduite. Cela permet, in fine, de pouvoir profiter de tarifs garantis et des aides à la production électrique d’origine éolienne applicables depuis le 1er janvier 2017.

    Une première estimation a mis en lumière que plusieurs centaines de parcs éoliens sur les 1400 actuellement en fonction sur le territoire français, pourraient se trouver dans ce cas. Ces estimations correspondraient à des avantages financiers dépassant 3 milliards d’euros sur 15 ans. Ces pratiques de l’industrie éolienne qui est pourtant déjà largement subventionnée depuis plus de 20 ans contribuent à une hausse continue des tarifs de l’électricité des ménages.

    Ceci est une nouvelle piste à creuser pour s’opposer à ces producteurs qui sont prêts à détourner la loi pour s’enrichir encore davantage et contribuer par là-même à la hausse du prix de l’énergie.

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  • Méthaniseur des Essarts lès Sézanne 29/09/2021

    Photo du site, septembre 2021

    Il est prêt à être terrassé ?

    Les CIVE s’entassent en attendant la construction…

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  • Le Grand-Est subventionne les méthaniseurs ??? 29/09/2021

    Le magasine Reporterre laisse entendre que le grand-Est se lance tête baissée dans la méthanisation.

    Voir le lien : reporterre.net

    « Méthanisation : le Grand Est fonce tête baissée« 

    Le Grand Est subventionne massivement les usines de méthanisation pour en faire la pièce maîtresse de sa politique énergétique à l’horizon 2050. Voulue par la FNSEA et les entreprises gazières, cette stratégie est décriée par les écologistes au vu du modèle agricole intensif et des risques de pollution de l’air et de l’eau.

    Le Grand Est se vante d’être la région française qui compte le plus d’installations de méthanisation, « soit 214 centrales en fonctionnement au 31 décembre 2020 », d’après Carole Combe, du service transition énergétique de la Région. Le principe de ces centrales : obtenir du méthane avec les excréments du bétail, pour produire de l’électricité ou de la chaleur. Selon Daniel Chateigner, membre du Collectif scientifique national de méthanisation raisonnée (CSNM), ce bond « est avant tout lié aux incitations de la Région », maillon important de la politique énergétique.

    « Elle distribue de l’argent public à ces usines, dit-il. En moyenne, une centrale reçoit 600 000 euros de subventions par emploi créé. La situation est similaire dans d’autres zones agricoles, comme la Bretagne et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les élus assurent que c’est un procédé énergétique durable. Mais dans les faits, la méthanisation cause de graves risques de pollution. Aussi, les centrales nécessitent des apports en végétaux et donc l’utilisation de plus en plus massive de terres agricoles dédiées. »

    Dans son budget primitif de 2019, la Région, à majorité Les Républicains (LR), annonçait vouloir soutenir cette filière. Mme Combe indique à Reporterre que la Région a financé des études de faisabilité de projets de méthanisation à hauteur de 585 822 euros en 2020 et 2021. Aussi, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans le cadre du programme climaxion, elle a lancé un appel à projets d’unités de méthanisation en janvier 2020 : vingt-cinq projets ont été retenus et financés à hauteur de 9,6 millions d’euros, selon Carole Combe.

    Dans son Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet), adopté fin 2019, le Grand Est projette de produire de manière dite «renouvelable» l’équivalent de 41 % de l’énergie consommée en 2030 et 100 % en 2050. Pour cela, en trente ans, elle compte multiplier par soixante-seize la génération de biogaz par les procédés de méthanisation, qui deviendra alors «la première production énergétique».

    « La méthanisation est avant tout une nouvelle filière économique »

    Carole Combe indique que selon le scénario de l’exécutif régional, il devrait en 2030 y avoir 264 nouvelles unités en Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, selon le scénario retenu par l’exécutif. 180 méthaniseurs seraient implantés par GRT Gaz, une filiale d’Engie, selon Rue89 Strasbourg.

    Autre élément incitatif pour se lancer dans la méthanisation : le prix de rachat du gaz. « Le biogaz coûte environ 60 euros le mégawatt-heure [MWh], contre 13,5 euros pour le gaz naturel. Cela représente un gros budget public qui va directement dans la poche des entreprises », observe Claude Cellier, représentant de la Confédération paysanne au Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) du Grand Est, une assemblée consultative chargée d’émettre des avis orientant les décisions.

    « Ce ne sont pas des motivations écologiques qui priment, mais financières. »

    Jean-François Fleck, coordinateur d’un groupe de réflexion sur la méthanisation pour France Nature Environnement (FNE) Grand Est, analyse : « Dans la majorité des cas, les centrales qui apparaissent aujourd’hui sont en réalité de très grande taille. Créées par de grands groupements d’agriculteurs ou des entreprises gazières, elles répondent à une logique industrielle. »

    « La politique énergétique est un enjeu colossal pour l’écologie, insiste Bruno Ulrich, représentant des associations environnementales au Ceser. Dans ce grand virage vers la méthanisation, ce ne sont pas des motivations écologiques qui priment, mais financières. Pourtant, l’urgence de trouver de bonnes solutions énergétiques est bien là, et le cap qu’on s’apprête à prendre pour les prochaines décennies n’est pas le bon, au contraire. »

    Les élus décisionnaires du Grand Est ont aussi des liens avec la FNSEA ou l’agro-industrie. En mars 2021, le Canard Enchaîné révélait que l’époux de Pascale Gaillot, vice-présidente de la Région déléguée à l’agriculture et la viticulture, n’était autre que Joachim Gaillot, l’un des actionnaires de Méthabaz, une grande usine de méthanisation dans la Marne qui suscite des oppositions. Aucun de ces élus n’a répondu à Reporterre. Ce beau monde est sans doute sensible au discours de France Gaz Renouvelables, une association de lobbying pour la méthanisation, notamment fondée par la FNSEA, l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF), les chambres d’agriculture, ainsi que les entreprises gazières GRTgaz et GRDF. «Il y a beaucoup d’argent en jeu, et une convergence de points de vue entre l’exécutif de droite actuellement aux manettes et ces industriels», estime Jean-François Fleck, coordinateur du groupe de réflexion pour FNE Grand Est.

    Accaparement des terres, pollution de l’air et de l’eau

    Dans une contribution au Schéma régional biomasse de la Région, FNE et la Confédération paysanne calculent à partir des prévisions de la Région sur la mobilisation des terres agricoles que les méthaniseurs seront alimentés à 71 % par des cultures (maïs, avoine, seigle, orge), des résidus de culture et de l’herbe en 2050 : « À moyenne et à grande échelle, […] la [méthanisation poursuit] la promotion du modèle agricole intensif », lit-on dans le document.

     « La stratégie énergétique du Grand Est est insensée, dit Jean-François Fleck. La surface de culture dédiée à la méthanisation augmenterait mécaniquement. Pour atteindre les objectifs, il faudrait à peu près un méthaniseur tous les cinq kilomètres en zone agricole. »

    Sans compter les conséquences de ces installations, qui produisent un digestat très azoté, qui est épandu sur les cultures. « Cela induit une pollution de l’air, alors contaminé par du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre, ou du dioxyde d’azote, dangereux pour les poumons, le sang, et peut causer des pluies acides, détaille Claude Cellier, représentant de la Confédération paysanne au Ceser. Avec la multiplication de ces usines, les effets sur l’environnement seraient probablement très importants, et en totale opposition avec le discours pseudo-écologiste qui est tenu aujourd’hui. »

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  • Le méthane, un gaz très nocif pour le climat, en bonne partie lié aux activités humaines 29/09/2021

    Le méthane est un gaz très nocif pour le climat. Il est pour bonne partie lié à des activités humaines (agriculture, énergie, déchets) sur lesquelles il est possible d’agir. Le méthane (CH4) est un gaz très courant, qui existe à l’état naturel sur Terre puisque c’est le principal composant du gaz naturel, largement utilisé comme source d’énergie. Son effet de réchauffement est 28 fois plus important que le CO2 sur 100 ans.

    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/le-methane-un-gaz-tres-nocif-pour-le-climat-en-bonne-partie-lie-aux-activites-humaines-210919?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=/newsletter/le-fil-info-energies-20-septembre-2021

    Même si sa durée de vie dans l’atmosphère est relativement courte (une dizaine d’années, contre des décennies voire des centaines d’années pour le CO2), le méthane participe aussi à la production d’ozone, un polluant dangereux pour l’homme, qui affecte également les écosystèmes.

    Les émissions mondiales de méthane ont augmenté de 9% entre 2006 et 2017, selon une étude menée par plus de 100 chercheurs internationaux sous l’égide du Global Carbon Project et publiée en 2020.

    D’où proviennent les émissions ?

    40% d’origine naturelle dans les zones humides ou le permafrost. Le reste provient des activités humaines, 30% pour l’agriculture et tout particulièrement l’élevage.

    Côté énergies fossiles, l’exploitation du pétrole et du gaz représente 22% des émissions anthropiques et l’extraction du charbon 11%. La gestion des déchets solides et liquides compte pour 18% des émissions et les feux de biomasse et de biofuel 8%, le reste des émissions étant lié aux transports et à l’industrie.

    Est-il possible d’agir ?

    Si les Etats-Unis et l’Union européenne travaillent ensemble sur un projet d’accord portant sur une promesse de réduction des émissions d’origine anthropique de méthane d’au moins 30% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2020, pourquoi nous imposer des méthaniseurs alors ???

    « Réduire la pollution au méthane représente la stratégie la plus rapide et efficace dont nous disposons pour réduire le rythme du réchauffement. Les bénéfices seront presque immédiats », a réagi Fred Krupp, président de l’ONG Environmental Defense Fund (EDF).

    Dans un rapport publié cette année, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) estimait qu’il était possible de réduire les émissions de méthane de 45% – soit 180 millions de tonnes par an – d’ici 2030. Cela permettrait d’éviter 0,3°C de réchauffement climatique d’ici les années 2040. La politique énergétique française serait-elle à contre-courant ???

    Que faire pour les limiter ?

    Dans le domaine du pétrole et du gaz, l’Agence Internationale de l’Energie suggère ainsi de remplacer les équipements (par exemple des valves) qui laissent aujourd’hui s’échapper le gaz sur les installations d’extraction et de transport d’hydrocarbures, d’installer des équipement de récupération ou de détection des fuites, par exemple.

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  • Une torchère, pourquoi faire ? 29/09/2021

    Pourquoi « torche »-t-on du gaz ?

    Surtout le méthane gaz 28 fois plus dangereux que le fameux problème du CO2 ?

    https://www.connaissancedesenergies.org/pourquoi-torche-t-du-gaz-150408?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=/newsletter/le-fil-info-energies-20-septembre-2021

    Torchage de gaz

    Le Global Gas Flaring Reduction Partnership (GGFR) initié par la Banque mondiale vise à accompagner les États et les compagnies pétrolières dans leurs efforts de réduction du torchage. (©CCO-Alex Demas, USGS)

    Lorsque l’on extrait du pétrole, celui-ci remonte souvent à la surface accompagné d’eau et de gaz (dit « gaz associé »). Après avoir été séparé du pétrole, le gaz peut être « torché », c’est-à-dire brûlé sur place, opération qui se manifeste par une flamme sortant d’une torchère.

    Le torchage du gaz (« flaring » en anglais) se pratique principalement faute d’infrastructures de traitement et de transport (gazoduc ou unité de liquéfaction) qui permettraient sa commercialisation. Ces infrastructures sont différentes de celles utilisées pour le pétrole et leur rentabilité n’est pas assurée si les volumes de gaz associé sont faibles ou si les zones d’exploitation sont très reculées(1).

    Le gaz est parfois aussi rejeté dans l’atmosphère sans être brûlé (« venting » en anglais). C’est la pire des solutions car on remet directement dans l’atmosphère du méthane, gaz à effet de serre au potentiel de réchauffement très supérieur à celui du CO2 produit par le torchage (aux côtés d’hydrocarbures volatils).

    À défaut de pouvoir commercialiser le gaz associé, il existe deux autres principales alternatives au torchage :

    Au total, près de 145 milliards de m3 de gaz seraient torchés chaque année dans le monde(3), soit davantage que les consommations annuelles de gaz de l’Allemagne et de la France cumulées(4). La Russie, l’Irak et l’Iran comptaient, à eux trois, pour près de 39% des volumes mondiaux de gaz torché en 2018(5).

    Cette pratique constitue une problématique environnementale sensible : elle engendrerait au niveau mondial l’émission de près de 350 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions annuelles d’environ 75 millions de voitures(6). En 2015, la Banque mondiale a lancé avec plusieurs gouvernements et groupes pétroliers une initiative « Zero Routing Flaring by 2030 » qui vise à mettre fin d’ici à 2030 aux opérations régulières de torchage de gaz sur les champs pétroliers(7).


    En 2018, la Russie a torché près de 21,3 milliards de m3 de gaz selon les dernières estimations réalisées sur la base d’images satellitaires de la NOAA. (©Connaissance des Énergies, d’après Banque mondiale) dernière modification le 16 juillet 2020 Sources / Notes

    1. Autrement dit, si le prix du gaz est trop faible pour rentabiliser un investissement aussi lourd.
    2. Selon les caractéristiques du gaz.
    3. Donnée de 2018 selon la Banque mondiale.
    4. En 2018, l’Allemagne a consommé 88,7 milliards de m3 de gaz et la France 43,4 milliards de m3 de gaz selon les données du BP Statistical Review of World Energy.
    5. Données sur le torchage de gaz par pays entre 2014 et 2018, Banque mondiale.
    6. Sur la base des données de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA).
    7. L’Initiative Zero Routing Flaring by 2030 associe également des institutions de développement. En juillet 2020, 32 pays dont la Russie, l’Irak ou encore les États-Unis s’étaient déjà engagés à suivre les objectifs de cette initiative (ainsi que 38 compagnies pétrolières et 15 institutions de développement).

    Global Gas Flaring Reduction Partnership, Banque mondiale.

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  • Les propos de Madame la ministre B Pompili 29/09/2021

    La ministre de l’Ecologie s’est exprimée sur Public-Sénat le 18 jun 2021

    https://www.publicsenat.fr/article/politique/barbara-pompili-le-droit-de-veto-sur-les-eoliennes-est-un-cadeau-empoisonne-pour

    Barbara Pompili : « Le droit de veto sur les éoliennes est un cadeau empoisonné pour les maires »

    Barbara Pompili : « Le droit de véto sur les éoliennes est un cadeau empoisonné pour les maires »

    Invitée de la matinale de Public Sénat, la ministre de la Transition écologique s’est largement exprimée sur la loi climat actuellement examinée au Sénat. Barbara Pompili a notamment fustigé la volonté des sénateurs d’offrir un droit de veto aux maires opposés à l’installation d’éoliennes dans leur commune. La ministre a également demandé que les députés et les sénateurs se mettent d’accord au plus vite sur une version commune du projet de loi constitutionnelle visant à inscrire la protection du climat dans la Constitution.

    Le 18 juin 2021, Antoine ComtePar Antoine Comte @AntoineCOMTE

    « On prend le débat par le mauvais bout, car nous savons tous très bien que nous avons besoin de développer les énergies renouvelables. Nous avons des scénarios devant nous pour l’évolution de notre mix électrique qui sont actuellement expertisés et même le scénario où il y a le plus de nucléaire, c’est un scénario où il faut développer fortement les énergies renouvelables comme l’éolien. Ensuite, nous avons besoin de concertation, et je reconnais que cela a pu être mal fait. Mais maintenant, la méthode que je propose, c’est de faire une cartographie des zones où on peut faire de l’éolien », a lancé Barbara Pompili en réaction à la décision des sénateurs hier soir dans l’hémicycle de donner un droit de véto aux maires pour s’opposer à l’implantation d’éoliennes dans leur commune, et également la possibilité d’organiser un référendum local pour consulter la population.

    « Ils veulent qu’on retourne à la bougie ? »

    « Cette histoire de veto, cela veut dire qu’on va mettre la pression sur les maires qui pourront être pris en otage par certaines associations, alors qu’ils ont aussi le droit de faire partie de ceux qui sont concertés. C’est un cadeau empoisonné qu’on fait aux maires. Dans l’absurde, si toutes les communes de France font un veto, on ferait quoi ? On retournerait à la bougie ? Parce que les vétos seraient faits aussi sur d’autres énergies renouvelables, c’est certain », a pesté la ministre de la Transition écologique.

    Avant d’ajouter : « On a d’autres manières de faire de la concertation. Il est notamment possible d’associer les citoyens à la concertation, y compris de façon financière, en leur proposant d’investir dans chaque projet de développement de l’éolien ».

    « Un débat bas de gamme sur les éoliennes »

    La Madame écologie du gouvernement en a également profité, à deux jours du premier tour des élections régionales, pour tacler le président des Hauts de France Xavier Bertrand qui s’oppose à l’arrivée de nouvelles éoliennes dans sa région. « Je suis désolée de voir que dans les Hauts de France, le débat est très bas de gamme. C’est haro sur les éoliennes et Xavier Bertrand en fait son cheval de bataille contrairement à Laurent Pietraszewski (le candidat LREM dans la région) que je n’attendais pas sur ces sujets, mais qui a eu le courage de défendre le développement de l’éolien.

    « Les députés et les sénateurs doivent se parler, bon sang ! »

    Barbara Pompili a également réagi au projet de loi constitutionnelle pour inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution. « Nous avons une volonté de mettre très haut dans notre Constitution la protection de l’environnement avec ce projet de loi constitutionnelle qui est en cours de passage avec les deux assemblées. On ne peut pas se permettre sur un sujet aussi important de montrer qu’on n’est pas capables de se mettre d’accord. D’après ce que j’ai compris des débats, le Sénat tient à la référence à la Charte de l’environnement et les députés tiennent au mot « garantir ». Je dis maintenant aux parlementaires de se parler bon sang ! C’est un sujet trop important ».

    « Le reste, pour moi, c’est de la mousse »

    Concernant la plainte déposée à son encontre et celle de trois autres ministres par le réalisateur Cyril Dion et l’eurodéputé socialiste Pierre Larrouturou pour « inaction climatique » du gouvernement, la ministre de la Transition écologique n’a pas hésité à condamner cette initiative. « Je ne sais pas comment réagir face à une opération de communication. Ils portent plainte contre quoi ? Contre les 30 milliards pour la transition écologiste dans le plan de relance, contre la fermeture des centrales à charbon, la loi climat, les ZFE ? Je ne sais pas contre quoi ils portent plainte, par contre moi, je ne les entends pas beaucoup lorsqu’il faut développer l’éolien, ou pour défendre les zones antipollution dans les villes ».

    « Je suis une militante écologiste depuis 20 ans, et je sais pourquoi je me bats, je sais pourquoi je suis là, et le reste, pour moi, c’est de la mousse », a-t-elle ajouté en reconnaissant « avoir besoin de personnes, d’ONG et d’associations qui nous titillent et nous poussent à aller plus loin, car c’est très utile pour le débat démocratique. Qu’ils continuent quelque part à nous challenger pour qu’on aille encore plus loin, aucun problème. Pour le reste, je suis au travail ».

    Publié le : 18/06/2021

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  • Eolien. Macron-Pompili, la fracture? 29/09/2021

    Depuis plusieurs mois, le Président Macron et sa ministre jouent au gentil et à la méchante ? Le Président répète constamment ses critiques contre l’éolien qui défigure la France. Pourtant sa ministre Barbara Pompili demande aux Préfets de trouver des zones pour les futurs parcs éoliens ou qui s’est opposée au Sénat plutôt pro-éolien.

    De qui se moque-t-on ?

    Finalement qui a voté la dernière PPE ???

            
    Communiqué de la FED de septembre 2021 :
    Le 15 septembre, le président de la République Emmanuel Macron accompagné de Stéphane Bern, en visite à Illiers-Combray dans le cadre des journées du patrimoine a déclaré  devant les élus locaux et Mme la  préfète d’Eure-et-Loir « qu’aucune éolienne ne devait se construire si le Conseil municipal s’y opposait (¹)
     
    Cette  Instruction sans ambiguïté est contraire à de celles  de Mme la Ministre Barbara Pompili ministre de l’environnement et de l’énergie qui a refusé de donner  un droit de véto aux maires, loi  votée  par le Sénat. (²)

    La FED rappelle qu’une requête en conseil d’état a été déposée avec 4 autres Fédérations  Nationales (³)   contre les directives de Barbara Pompili  qui a adressé le 28 mai 2021 une  lettre  de  recadrage  donnant    des ordres aux Préfets pour qu’ils recouvrent la France d ‘éoliennes. (4)            

    Les instructions présidentielles aux Préfets  étant prépondérantes sur celles d’un ministre, la Fédération Environnement Durable  demande à Mme Barbara Pompili d’appliquer les ordres d’Emmanuel Macron pour ne pas amplifier  la « fracture éolienne »  qui apparait tous les jours entre l’Elysée et le Ministère de l’environnement.    
     
    Contact presse
               
    Fédération Environnement Durable
    Jean-Louis Butré         
    contact@environnementdurable.net
    06 80 99 38 08

    Annexes

    1)  https://www.leparisien.fr/eure-et-loir-28/en-eure-et-loir-des-habitants-excedes-par-le-trop-plein-deoliennes-24-09-2021-56U5DEUDPVBSPMSB4CGYSQTVKI.php

    2)https://www.publicsenat.fr/article/politique/barbara-pompili-le-droit-de-veto-sur-les-eoliennes-est-un-cadeau-empoisonne-pour

    3) Vent de Colère,  Sites et monuments, Vieilles Maisons Françaises, Patrimoine Environnement

    4) Éolien. Pompili recadre les préfets, sa décision est attaquée en justice 
    Communique de presse du 07/06/2021 à 11h
    Le 28 mai 2021 par une lettre de recadrage Mme Barbara Pompili, ministre de l’environnement et de l’énergie,  a donné  des ordres aux Préfets pour qu’ils recouvrent la France d ‘éoliennes.    

    Cette  pression sur le corps préfectoral n’est pas  acceptable. Les Préfets  sont les représentants de l’état, les mieux placés sur  le terrain pour constater partout le refus  des éoliennes par les habitants et par une majorité de maires ruraux qui se coalisent contre ces usines électriques.         

    Les services préfectoraux n’ont pas pour fonction d’être mis au service des industriels de l’éolien,  des  sociétés privées qui mettent les communes  sous tutelle.     
    Mme la Ministre  fait depuis  une  promotion commerciale effrénée  des éoliennes sur tous les médias   en justifiant  sa décision par une succession d’inexactitudes économiques et de non-sens  scientifiques. Sa totale  insensibilité pour le patrimoine paysager et historique de la France,  montre une méconnaissance de la détermination  des citoyens.  

    Estimant que cette lettre  de recadrage est illégale,  la Fédération Environnement Durable, Vent de colère Fédération nationale, Sites et Monuments, Patrimoine Environnement et les Vieilles Maisons Françaises ont déposé une requête   devant le Conseil d’ Etat pour la  faire annuler.

    Dans l’attente de la décision de la justice ces organisations  demandent aux  Préfets de France de suspendre toutes les signatures des permis de construire des éoliennes

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  • L’écologie est trop sérieuse pour ne la laisser qu’aux seuls « écologistes » 17/09/2021

    Contrepoints fait une bonne analyse du Plan Europe pour le Climat le 1er août dernier.

    Plan Europe pour le Climat : la  France masochiste ! 

    climate change source https://unsplash.com/photos/zBG29d6Z98I

    L’écologie est trop sérieuse pour ne la laisser qu’aux seuls « écologistes ». Cette réflexion doit obligatoirement se faire au niveau mondial car un effort qui ne serait assumé que localement est voué à un échec certain.

    Par Claude Goudron.

    Un des rares domaines où la France bat l’Allemagne « à plate couture » c’est bien dans l’émission de CO2.

    Au niveau mondial nous émettons 2,4 fois moins de CO2 (0,9%) que l’Allemagne (2,2%) et surtout 9 fois moins pour la production d’électricité (23 millions de tonnes) contre 208 pour nos voisins allemands.

    Une règle complétement absurde

    Lors de la COP 21, nos hommes politiques ont accepté un programme totalement absurde, en effet chaque pays s’engage à réduire d’ici 2030 de 40% ses émissions de CO2 (revu à 55% dernièrement) quel que soit son niveau actuel.

    Pour être totalement objectif, nous devons tenir compte de l’émission actuel de CO2 par habitant, soit en 2017 (données OCDE) un Français émettait 4,56  tonnes de CO2 (issues des combustions fossiles) contre 8,70 pour un Allemand, soit presque le double !

    Nous devrions donc baisser nos émissions à 2,74 tonnes et si nous ne l’atteignons pas nous seront sanctionné alors que nos voisins devront réduire à 5,22 tonnes et seront félicités malgré le fait que ce sera encore supérieur aux émissions françaises actuelles !

    Ça a donc été très mal négocié et nous aurions dû donner une limite par habitant ce qui aurait permis de faire pression sur les plus gros pollueurs tout en permettant aux pays en voie de développement de ne pas être pénalisés.

    Fessenheim

    Non content d’avoir accepté d’être pénalisé par cette règle, notre « masochisme » va jusqu’à nous « tirer une balle dans le pied » avec la fermeture de Fessenheim.

    En effet le nucléaire étant jusqu’à présent, et de loin, la source d’énergie la moins émettrice de CO2, nos « énarques «  ont décidé d’en réduire les capacités de 71% à 50% en 2030 alors que de nombreux pays au contraire cherchent à en augmenter la part.

    Fessenheim, peut-être la plus ancienne, a été fermée alors qu’en termes de sureté nucléaire elle était plutôt meilleure que beaucoup d’autres, il s’agit là d’une décision purement politique afin de faire plaisir à « nos verts » qui, néanmoins par évidence, deviennent de plus en plus « pro nucléaire »…Cherchez l’erreur !

    Éoliennes

    En France nous souhaitons doubler le nombre d’éoliennes alors que nos voisins allemands, pionnier en la matière, commencent à faire machine arrière.

    En effet cette énergie fortement subventionnée commence à être un fardeau pour l’Etat qui veut renégocier les tarifs d’achat garantis.

    Comme toute énergie « intermittente » l’éolien a besoin, au risque de détruire l’ensemble du réseau, de doubler ces capacités par une énergie pérenne, en l’occurrence le charbon pour nos voisins allemands. Quelle solution la France va-t-elle adoptée puisque nous nous désengageons du nucléaire ?

    De plus l’éolien ne fonctionne en moyenne que 20% du temps qui se dégrade encore dans le temps et son bilan carbone n’est pas aussi évident (voir article Kevan Saab dans Contrepoint). Il pose aussi un sérieux problème de recyclage des pales.

    Un article paru dans Contrepoint du 6/08/2018 nous apprend qu’il faut 30 millions de tonnes de béton pour le projet français de construction de 20 000 nouvelles éoliennes, soit 1500 tonne par unité, sans compter l’acier nécessaire pour l’armer.

    Pour remplacer Fessenheim il faudra en construire 7000 (libération du 06/07/2018) donc 10 millions de tonnes de béton…Pas très écolo !

    Éoliennes versus nucléaire

    Un comparatif prix de revient réel éolienne/nucléaire a été réalisé par un ancien inspecteur général des finances dont on peut supposer qu’il sait compter.

    Il s’appelle Patrice  Cahart et vient de sortir un livre dont le titre « La peste Eolienne » nous renseigne immédiatement sur le résultat.

    Le prix du Méga watt heure (Mwh) de nos centrales nucléaires actuelles, déjà largement amorties,  est de 33 €  et représente 71% de notre production.

    Concernant l’éolienne terrestre le Mwh revient à 55€ mais, en plus, elle rencontre une opposition de plus en plus virulente des avoisinants et on ne peut que les comprendre.

    Nos gouvernants veulent donc privilégier les éoliennes en mer et alors le prix du Mwh explose et peut atteindre 155 € pour celles implantées à 30 km du rivage, donc non visibles.

    Si vraiment c’est le CO2 notre ennemi prioritaire il est important, avant de se lancer dans des solutions « idéologiques », d’en évaluer le coût « tout compris » car la note mondiale, jusqu’à zéro émission,  est estimée entre 92 000 et 173 000 Mds$.

    Pour la France M. Cahart a chiffré le coût des investissements jusqu’en 2035 (date retenue pour une baisse de 55% de nos émissions) les  deux scénarios les plus pertinents :

    L’éolien, la solution en mer va s’imposer et dans l’investissement il faudra compter, outre l’éolienne par elle-même, le coût d’une « force de secours «  indispensable pour l’intermittent en l’occurrence des centrales à gaz moitié moins polluant qu’une centrale à charbon mais donc pas neutre en CO2.

    Egalement à intégrer, le réseau en mer (souvent 30 Km) mais aussi terrestre car, contrairement à celui existant des centrales nucléaires, il faudra bien les relier aux réseaux.

    L’investissement total a donc été chiffré à 145 Mds€ pour 2035.

    Le nucléaire, il a l’avantage d’exister et, comme l’ont retenu les Américains, on peut prolonger leur durée de vie de 30 ans en y rajoutant un « grand carénage » afin d’optimiser leur  sécurisation.

    A noter également que le nucléaire, a puissance équivalente, nécessite 400 fois moins de place que l’éolien !

    L’investissement alors ne serait alors que de 13 Mds€.

    En privilégiant cette solution ça nous laisse le temps de finaliser ITER, les mini réacteurs et surtout les réacteurs à neutrons rapides (projet déjà bien avancé) qui utilisent comme carburant les déchets des réacteurs actuels donc en résolvant en grande partie le problème des déchets nucléaires actuels.

    En attendant la France doit exiger de l’Europe que le nucléaire soit bien considéré comme une énergie propre et par la même ouverte aux subventions européennes. Elle doit s’imposer face à une Allemagne qui a pris la mauvaise décision en abandonnant le nucléaire et qui voudrait ne pas être seule à en subir les conséquences.

    Voitures

    Haro sur le diesel en attendant la fin des moteurs dits thermiques.

    Là encore il y a des décisions irrationnelles, il y a encore peu de temps les primes pour « maitrise «  des rejets CO2 allaient principalement à l’achat d’une  voiture neuve diesel, ceci d’autant plus que lors de ralentissements ou bouchons ainsi que de démarrage à froid  le moteur diesel est largement moins émetteur de CO2 que  l’essence !

    Idéologie quand tu nous tiens, ce devrait donc être le moteur essence qui disparaitrait le premier  des centres villes.

    Nous choisissons donc le « tout électrique pour les voitures neuves vendues après 2035 sans savoir si les composants batterie seront suffisant pour ce nouveau marché, si les bornes de recharge ne satureront pas le trafic  et surtout si  l’électricité produite sera décarbonnée !

    Décroissance

    Un nombre de plus en plus important « d’écologistes irréalistes » prônent la décroissance pour aboutir un « zéro CO2 », là encore c’est irresponsable et c’est la porte ouverte à une déferlante de revendications mondiales car nous leurs offrirons le choix entre « mourir » de chaud en 2100  ou de faim en 2050 !

    Si nous ne sommes pas capables de mettre en place des réformes pour une écologie « intelligente », cette décroissance arrivera de toute façon  toute seule par la destruction de pans entiers de notre économie.

    GIEC

    Après nous avoir prédit » l’apocalypse » pour le début des années 2000 le GIEC nous prépare un nouveau rapport pour 2022.

    Des fuites ont révélé des conclusions plus qu’alarmistes puisque d’après leurs « experts » de toute façon il serait trop tard, la machine s’est « emballée » et aucune mesure ne pourra stopper la progression du réchauffement climatique.

    C’est une hypothèse plausible mais alors pourquoi dépenser ces sommes considérable pour une « mission impossible » ne serait-il pas plus judicieux de les utiliser pour se protéger justement de ce réchauffement, des pays y sont parvenus dans des régions où la température actuelle dépasse largement les prédictions les plus alarmistes, c’est le cas principalement de Dubai où malgré des températures dépassant largement les 40° ils ont réussi à en faire un « petit paradis » attirant de très nombreux touristes.

    En conclusion

    L’écologie étant devenue une nouvelle « religion » et, comme toutes les autres, elle a des débuts chaotiques faits d’irrationalité et de « certitudes » mortifères.

    La solution n’est surtout pas de ne rien faire, mais elle nécessite une réflexion de personnes rationnelles qui saurons nous éviter un remède plus nocif que le mal.

    L’écologie est trop sérieuse pour ne la laisser qu’aux seuls « écologistes »

    Cette réflexion doit obligatoirement se faire au niveau mondial car un effort qui ne serait assumer que localement est voué à un échec certain.

    https://www.contrepoints.org/2021/08/01/402532-plan-europe-pour-le-climat-la-france-masochiste

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  • La méthanisation : « Un système de Shadoks », selon Olivier Allain. 08 2021 17/09/2021

    France 3 Bretagne évoque la méthanisation, un an après l’accident de méthanisation à Chateaulin. Un élu breton donne son avis, lui qui était pour au départ. Mais en août 2020, 400 000 litres de digestat se déversent dans l’Aulne, 51 communes finistériennes, 180 000 habitants, sont privés d’eau potable pendant plusieurs jours. Pourquoi ce changement chez ce défenseur de la méthanisation en 2017 ? Le prix de rachat élevé de l’électricité et l’aide à la construction, le maïs vendu plus cher à un méthaniseur, risque de pollution environnementale, …

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/la-methanisation-un-systeme-de-shadoks-selon-olivier-allain-2226937.html

    Un an après l’accident du méthaniseur de Châteaulin, le Breton Olivier Allain nous livre sa vision sur cette énergie. Eleveur, il a coconstruit le programme agricole du candidat Macron en 2017. Elu, il a été en charge de l’agriculture à la Région et a exercé des responsabilités à la FDSEA. Publié le 28/08/2021 à 11h26 • Mis à jour le 31/08/2021 à 16h21

    Olivier Allain, lors de la campagne des législatives en 2017. Il était alors le candidat LREM de la 3è circonscription des Côtes-d'Armor, remportée par Marc Le Fur (LR).
    Olivier Allain, lors de la campagne des législatives en 2017. Il était alors le candidat LREM de la 3è circonscription des Côtes-d’Armor, remportée par Marc Le Fur (LR). • © David Ademas-Ouest-France-MAXPPP

    Côtes-d’ArmorSaint-BrieucFinistèreQuimper

    Produire de l’énergie à partir de nos déchets et entre autres nos déchets agricoles, l’idée était séduisante. En tout cas, sur le papier. Les méthaniseurs ont donc fleuri en Bretagne, région d’agriculture intensive.
    Ces équipements transforment les déchets (environ 75% sont des effluents d’élevage) en énergie verte sous forme de biogaz. Les résidus restants, le digestat, servent quant à eux de fertilisant sur les cultures.
    Autre avantage, cette production d’énergie représentait une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs.

    153 unités de méthanisation en Bretagne, dont 121 sur des exploitations agricoles

    C’est ainsi qu’en janvier 2021, l’ADEME (agence gouvernementale pour la transition écologique) dénombrait 153 unités de méthanisation en Bretagne, dont 121 installées sur des exploitations agricoles. Les 32 autres étant des centrales dirigées par des groupements d’agriculteurs, des collectivités locales ou des entreprises.
    Parmi elles, Engie. Et c’est justement l’accident de sa centrale biogaz de Kastellin à Châteaulin dans le Finistère, il y a un an, qui a jeté un pavé dans le mare.

    Le 17 août 2020, 400 000 litres de digestat se déversent dans l’Aulne, 51 communes finistériennes, 180 000 habitants, sont privés d’eau potable pendant plusieurs jours. Et bien sûr les conséquences sont considérables sur la faune et la flore. 

    Méthaniseurs, Dr Jekyll ou Mister Hyde ?

    Dès lors, les questions fusent. Les méthaniseurs tiennent-ils plutôt de Dr Jekyll ou de Mister Hyde ? Nous avons posé la question à Olivier Allain.

    Eleveur allaitant dans les Côtes-d’Armor, à la tête d’un cheptel de 130 bêtes, l’homme est un incontournable quand il s’agit d’agriculture en Bretagne. Adhérent de Territoires de progrès, l’une des branches de LREM, il a murmuré à l’oreille du candidat Macron son programme agricole lors de la campagne présidentielle de 2017.
    Membre de la FDSEA, il a été président de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor avant d’embrasser une carrière politique. Proche de Loïg Chesnais-Girard, il a exercé les fonctions de vice-président de la région Bretagne en charge de l’agriculture avant de rejoindre la liste du candidat LREM, Thierry Burlot, aux dernières élections régionales.

    Longtemps, il a cru en cette énergie verte. Il l’a défendue bec et ongles avant de changer d’opinion pour devenir l’un de ces plus virulents détracteurs. Olivier Allain nous en explique les raisons.

    • Pourquoi un tel revirement ?

    Olivier Allain :  » D’abord pour des questions de coûts. Le prix de l’électricité produite grâce à des méthaniseurs atteint 22 centimes le kilowatt-heure (kWh) quand celle produite par de l’éolien terrestre est autour de 8 centimes. De plus les prix sont garantis durant 15 ans, donc pour une unité de 300 kWh (unité moyenne), ça représente 5 à 6 millions d’euros de subvention.
    C’est un coût phénoménal pour la CSPE (contribution au service public de l’électricité pour aider les énergies vertes) que chaque foyer paie, quelque soient ses revenus, via sa facture d’électricité. Il faut ça pour que la méthanisation soit rentable car ça revient très cher.
    En plus de cette subvention à la production, il y a des aides à la construction. Une unité de méthanisation coûte entre 1 et 3 millions d’euros. Et là, l’Etat revient à la rescousse via l’ADEME à hauteur de 400 000 à 500 000 € (15 à 20%) ».

    • Mais s’il y a un vrai service rendu en termes de gestion de déchets, cette contribution se justifie?

    Olivier Allain :  » Oui, s’il y avait un vrai service rendu, mais là aussi la question se pose. La méthanisation ce n’est pas simple à faire, c’est instable. On reproduit la panse d’une vache, donc il faut ajouter du maïs en plus du lisier et des autres déchets pour stabiliser l’installation. 
    Or quand on produit du maïs, il y a des aides de la PAC. Il faut de l’engrais azoté, utiliser une ensileuse, transporter le maïs et jamais on ne mesure le bilan carbone complet.
    On arrive dans certaines unités à des systèmes de Shadoks. Certains vont chercher du maïs à des centaines de kilomètres. Il faut que ça marche, vu l’investissement engagé. »

    • Il y a donc un impact sur le cours du maïs ?

    Olivier Allain : « Je n’irai pas jusque-là. Mais c’est vrai qu’un agriculteur est prêt à payer n’importe quel prix pour alimenter son méthaniseur car c’est très rentable. Je vous donne un exemple : je vends le maïs que je produis environ 1200 €/ha à la coopérative. Si je le fais passer dans un rumen de vache laitière, je vais le valoriser à 2000-2500 €/ha. Si je le mets dans une unité de méthanisation, il est valorisé aux alentours des 4000 €. Le vendeur de maïs va donc vendre au plus offrant. »

    • Quelle conclusion en tirez-vous ?

    Olivier Allain : « Je ne reproche pas aux agriculteurs de se lancer dans la méthanisation. En revanche, je reproche aux politiques de mettre des conditions économiques (NDLR : le prix élevé de rachat du kWh produit par la méthanisation) sans en mesurer l’impact financier, écologique… Il faut prendre le problème de manière systémique sinon on fait n’importe quoi. Je connais des éleveurs qui ont arrêté l’élevage pour ne se consacrer qu’à la méthanisation. Quand c’est bien fait, c’est très rentable. Mais à coup d’argent public ! »

    L’avenir de la filière

    Utiliser des terres agricoles pour produire de l’énergie pose évidemment la question de l’utilisation de la terre nourricière. A cela s’ajoutent les problèmes de pollution environnementale, comme celle de Châteaulin. Pourtant la promesse de transformer les déchets en énergie paraît alléchante. Les décideurs politiques vont donc devoir trancher cette question. Deux solutions s’offrent à eux : interdire cette technologie, ou revoir sa réglementation.

    Une mission d’information sur « la méthanisation dans le mix énergétique : enjeux et impacts » se déroule actuellement au sénat. Son rapporteur, le député écologiste d’Ille-et-Vilaine, Daniel Salmon, remettra ses conclusions le 5 octobre prochain.  

    L’Europe aussi travaille sur la question. Ses décisions sont attendues en fin d’année 2021.
    Aujourd’hui, la région Bretagne ne finance plus d’unité de méthanisation. Mais d’autres collectivités locales peuvent continuer à le faire.

    Attendons l’avis du Sénat qui doit rendre son verdict prochainement…

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  • Marc Dugain fustige les éoliennes ET les méthaniseurs dès novembre 2019 09/09/2021

    C’est un précurseur pour le deuxième sujet...Chronique dans les échos

    Marc Dugain « Pollutions écologiques »

    Marc Dugain Pollutions écologiques
    (Illustration Kim Roselier pour Les Echos Week-endWeek-end)

    Par Marc DugainPublié le 8 nov. 2019 à 01:12

    Les paysages se rétrécissent. Pour avoir un peu l’oeil cinématographique, j’aime bien ajuster mon cadre quand je suis dans la nature. La difficulté c’est de trouver un cadre sans nuisance, un cadre qui donne le sentiment que ce qui est devant vous était déjà là des centaines d’années plus tôt, et pourrait l’être encore dans des siècles. Mais il se passe depuis quelque temps un étrange phénomène qui est que les prétendues ambitions écologiques de notre société accélèrent la destruction de la nature et des paysages. L’exemple le plus flagrant, c’est bien sûr l’éolienne, une horreur gigantesque qui prolifère comme la peste sur nos territoires.

    Lors de mon dernier voyage en Irlande, terre de mes ancêtres, j’ai vu des lacs magnifiques encerclés de ces métastases d’un cancer qui se généralise en Europe où cette pseudo-énergie renouvelable dévaste les campagnes, soutenue par des écolos. Cette laideur monstrueuse n’est pas le seul inconvénient de ces moulins à vent, s’y ajoute pour ceux qui vivent à proximité un bruit permanent, sourd et obsédant. J’imagine bien que d’ici la fin du siècle les individus privés de campagne se faufileront au milieu de champs d’éolienne pour jouer à cache-cache. Sauf que, d’ici là, leur efficacité économique aura été infirmée au profit d’autre chose, quoi, on n’en sait encore rien, et il ne viendra à personne l’idée coûteuse de démonter ces engins qui prennent le vent comme certains de nos politiques, d’une façon hasardeuse si on en croit le nombre d’éoliennes arrêtées ou qui ne fonctionnent pas.

    Mais il peut vous arriver pire que d’habiter sous une éolienne, car la distance laissée entre deux éoliennes autorise la construction d’un méthaniseur permettant de traiter les déchets agricoles organiques afin de produire du biogaz et de l’engrais, ce qui, paraît-il, permet aux agriculteurs de produire de façon durable, sachant que les gaz à effet de serre rejetés par la méthanisation sont transformés pour produire de l’énergie. Donc si vous habitez à la campagne près d’un méthaniseur, il va falloir vous taper le ballet incessant des tracteurs et de leurs remorques qui viennent vider leurs déchets dans le méthaniseur, d’où un bruit et une pollution qu’il vous faudra accepter de bonne grâce au nom de l’intérêt général, et on est d’accord, il est normal d’obéir à un général.

    Si en plus quand vous avez fait construire votre petite maison, vous avez été la victime d’une arnaque aux panneaux solaires posés par des entreprises sans scrupule, vous avez de bonnes raisons de l’avoir mauvaise. Mais sachez qu’une des premières causes de sinistres pour les assurances aujourd’hui provient des maisons qui brûlent à cause d’installations défectueuses. Plus de maison, donc plus de panneaux solaires, plus d’éoliennes alentour et plus de ballet de tracteurs autour du méthaniseur, enfin la belle vie, vous avez toutes les raisons de fuir pour retrouver Paris, ville qui comparée à la campagne a des nuisances bien anecdotiques. Et, d’ailleurs, rien ne vous empêche d’y militer pour l’écologie.

    Marc Dugain

    https://www.lesechos.fr/weekend/business-story/marc-dugain-pollutions-ecologiques-1215396

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  • Marc Dugain contre les éoliennes 08 2021 09/09/2021

    Encore un texte qui précise bien les choses « Détruire les paysages en prétendant sauver l’environnement, c’est un peu comme si le vaccin contre le Covid avait pour objectif de répandre le virus. »C’est une escrologie !

    Voici la chronique de Marc Dugain : « moulins à vent » dans les Echos

    Détruire les paysages en prétendant sauver l’environnement, c’est un peu comme si le vaccin contre le Covid avait pour objectif de répandre le virus.

    Par Marc Dugain Publié le 27 août 2021 à 6:04

    Je me faisais une joie de ma première escapade en France depuis le début de la crise sanitaire, et de retrouver la sublime diversité des paysages français. J’ai dû malheureusement déchanter, confronté à la détérioration progressive de ces paysages par une politique énergétique visant à transformer des collines ancestrales en champs d’éoliennes, résultat d’une escrologie subtile qui vise à faire croire que cette énergie renouvelable va nous sauver du réchauffement climatique. On a connu le scandale de la taxe carbone, largement étouffé, mais qui a coûté plusieurs milliards au contribuable.          Les éoliennes en sont un autre. Détruire les paysages en prétendant sauver l’environnement, c’est un peu comme si le vaccin contre le Covid avait pour objectif de répandre le virus.

    Modèle financier douteux

    L’idée de ces moulins grotesques vient d’Allemagne qui en est le principal promoteur chez nous. Les Allemands ont voulu arrêter le nucléaire et le remplacer par l’éolien. Résultat, leurs centrales thermiques tournent à fond pour compenser leur déficit énergétique et leur taux d’émission de CO2 est deux fois et demie le nôtre. Et les Allemands commencent à regretter ces immenses pâles qui tournent en permanence au-dessus de leurs têtes. Une éolienne, c’est une masse de métal, un socle énorme en béton et des huiles nocives pour une exploitation de dix-huit ans qui va laisser de drôles de carcasses sur le territoire dont personne ne voudra vu les coûts de démontage. Et tout cela basé sur un modèle financier douteux qui repose sur l’incompétence de certaines communes, la perspective de gains à court terme de particuliers ou agriculteurs qui touchent 8.000 euros par an par éolienne posée sur leurs prés, le tout appuyé par des fonctionnaires zélés comme dans l’Yonne ou dans le projet immonde de la baie de Saint-Brieuc.

    Esprit de résistance

    Là où je me trouve, dans le Jura, l’esprit de résistance a prévalu. Les moulins à vent devaient être implantés sur une crête. Pour y accéder, il fallait détruire une forêt, habitat privilégié du coq de bruyère, afin de rejoindre une esplanade qui se trouve en fait avoir été un haut lieu du martyr de la résistance jurassienne. Les descendants de ces résistants se sont mobilisés pour faire corps contre cette défiguration et à ce jour ils tiennent toujours la position. Faire payer à des paysages qui sont notre patrimoine commun un faire-semblant écologique allié à notre retard à produire et à consommer vert, c’est une incapacité notoire de la puissance publique dans sa mission essentielle à se projeter dans l’avenir hors d’un prisme idéologique ou simplement de fausses croyances dont les éoliennes sont une des plus flagrantes manifestations. On ne connaît pas un président de la République qui ait fini un mandat en aimant les Français même si certains le faisaient croire. Mais on ne peut pas s’exonérer d’aimer la France, sauf à considérer comme Trump que le mieux pour éviter les incendies c’est de raser les forêts ou pire encore de rester complètement passif en se disant qu’après tout « autant en emporte le vent ».                                                             

     Marc Dugain

    https://www.lesechos.fr/weekend/business-story/la-chronique-de-marc-dugain-moulins-a-vent-1341308

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  • LCI : JP Pernaut invite JL Butré le 10 09 2021 à 13h30 09/09/2021

    Le combat contre les éoliennes a un nouveau champion : après son magazine papier (voir article précédent), JP Pernaut s’exprime sur LCI pour défendre nos paysages contre l’envahissement par les éoliennes et y invite Jean-Louis Butré, président de la FED, fédération de l’environnement durable.

    Invitation de la FED à l’émission de Jean-Pierre PERNAUD sur LCI 
    « Bonjour 
    J’ai le plaisir de vous informer que je viens d’être invité par JP Pernaud sur le plateau de LCI demain vendredi à partir de 13h30 

    Jean-Pierre & vous, et votre argent
    Sujet les éoliennes » 
     
    Cordialement
    Jean-Louis Butré
    Président
    Fédération Environnement Durable
    http://environnementdurable.net
    contact@environnementdurable.net

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  • Le coût des renouvelables ? 05/09/2021

    Une étude interessante de l’ADEME reprise par Climaxion Grand-EST mais tout est-il pris en compte ?

    • En cas d’intermittence, il faut prévoir une solution alternative dont les coûts sont-ils comptés en plus ?
    • Les prix garantis sont-ils remis en question ?

    Des chiffres à considérer donc avec circonspection.

    Climaxion Grand-Est s’explique sur son choix des énergies renouvelables :

    « Energies renouvelables : la baisse des coûts se confirme » (prix au début 2020)

    Coût des Energies Renouvables

    L’ADEME vient de publier une mise à jour de son étude 2017 sur les « Coût des énergies renouvelables en France ». Le constat est clair : la baisse des coûts des énergies renouvelables se confirme. Les EnR représentent aujourd’hui une opportunité économique, énergétique et écologique pour les territoires.

    Lors des Assises Européennes de la Transition Energétique, qui se sont tenues à Bordeaux fin janvier 2020, l’ADEME a présenté des chiffres que beaucoup pressentaient. Les filières comme le photovoltaïque, l’éolien terrestre ou le bois énergie deviennent très compétitives par rapport aux technologies classiques. Certaines installations présentent même des coûts inférieurs et donc de réelles opportunités financières pour les professionnels.

    L’ADEME a présenté en détail les résultats de cette étude.

    La production d’électricité verte est compétitive

    Les centrales au sol photovoltaïques et l’éolien terrestre sont aujourd’hui des moyens de production d’électricité verte particulièrement compétitifs. Pour les installations mises en service entre 2018 et 2020, les coûts de production pour l’éolien terrestre seront compris entre 50 et 71 €/MWh et 45 et 81 €/MWh pour les centrales au sol photovoltaïques, alors que les coûts de production d’une nouvelle centrale à gaz à cycle combiné sont compris entre 50 et 66 €/MWh. Ainsi, sur la période 2015-2020, les coûts de production de ces deux technologies devraient baisser respectivement de 18 et 40%. 

    Le bois-énergie représente également une solution intéressante, notamment pour les particuliers. Cette énergie renouvelable offre des coût de revient moins élevés : entre 62 et 129 €/MWh contre une fourchette de 129 à 161 €/MWh pour le fioul et de 99 à 115 €/MWh pour le gaz. L’ADEME souligne toutefois que pour favoriser l’introduction des EnR chez le particulier, le maintien des aides publiques est essentiel.

    Avenir prometteur pour la production de chaleur renouvelable

    En outre, l’étude de l’ADEME aborde la question de la production de chaleur renouvelable dans le collectif, dans le secteur tertiaire et dans l’industrie. Ici aussi, le potentiel est important et l’avenir s’y annonce prometteur pour les énergies renouvelables.

    Dans le collectif, hors subvention, les solutions EnR ayant le plus fort potentiel de développement (biomasse, solaire thermique ou géothermie de surface) sont plus coûteuses que les solutions gaz : la biomasse (51-96 €/MWh), le solaire thermique sur toiture (64-165 €/MWh) et la géothermie de surface (88–140 €/MWh) ont un coût supérieur à ceux d’une chaudière gaz (51-85 €/MWh). La géothermie profonde (15 -55 €/MWh) et la récupération de chaleur sur UIOM (15-29€/MWh) ont, elles, des coûts de production très compétitifs, mais leur potentiel de développement est plus limité et elles nécessitent le développement d’un réseau de chaleur pour être exploitées; leurs coûts de production ne sont donc pas directement comparables à ceux d’une chaudière gaz en pied d’immeuble.

    Dans le secteur industriel, les coûts pour récupérer la chaleur fatale (5-36 €/MWh) ou produire de la chaleur à partir de biomasse (26-76 €/MWh) sont aujourd’hui compétitifs par rapport au coût de production d’une chaudière gaz (42-58 €/MWh, ou 51-63 €/MWh avec une évolution de la CCE, pour une puissance supérieure à 500kW).

    Cette mise à jour de l’étude 2017 de l’ADEME sur le coût des énergies renouvelables confirme la maturité et la compétitivité des EnR aujourd’hui.

    Peut-on être aussi affirmatif que ces organismes prêts à tout pour justifier leur choix stratégique ???

    Voir le lien : Climaxion s’explique

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  • La Foire de Chalons : Semaine de la bioéconomie du Grand Est 05/09/2021

    A la Foire de Chalons, on parle de BIOECONOMIE, un nouveau mot de plus pour se donner bonne conscience sur le BIO ?

    Après l’écologie de l’éolien, super bonne énergie comme on le sait tous, qu’est-ce qui se cache derrière ce nouveau concept ?

    https://www.climaxion.fr/agenda/semaine-bioeconomie-du-grand-est

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  • JP Pernaut s’engage contre les éoliennes 05/09/2021

    Après le médiatique Stéphane Bern, JP Pernaut dans son journal « Au Coeur des Régions  » de septembre 2021 s’engage franchement contre les promoteurs éoliens.

    Cet article fait la Une du numéro de septembre

    Quelques extraits où le journaliste ne mâche pas ses mots : « elles coûtent des fortunes et ne servent pas à grand chose, les enquêtes publiques sont bafouées les préfectures ont ordre d’accélérer le processus.c’est une catastrophe pour nos paysages et l’exemple type de la fausse bonne idée pour le climat… »

    A lire donc et faire lire sans modération cet article bien documenté…

    Mais il s’exprime aussi encore sur RMC le 2 septembre

    rmc

    Jean-Pierre Pernaut en guerre contre les éoliennes – 02/09

    Les projets de mise en place d’éoliennes se multiplient dans l’Hexagone. Dans les Hauts-de-France, les habitants en ont déjà ras-le-bol. Jean-Pierre Pernaut, invité des GG ce jeudi, affirme qu’il n’en veut pas. En effet, les éoliennes ne seraient pas si efficaces que ça et polluent même beaucoup plus.

    https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/jean-pierre-pernaut-en-guerre-contre-les-eoliennes-0209-1364843.html

    Plus les personnalités nous rejoindront, plus nous serons audibles car sur le terrain, les promoteurs ont beau jeu avec l’appui des préfectures comme on le voit visiblement dans la Marne autant pour l’éolien que pour imposer les méthaniseurs, nouveau danger de nos campagnes. Un tous les 5 km, qui y échappera ? Ce sera le deuxième scandale et sans doute la goutte d’eau qui fera exploser les campagnes.

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  • Nouvelles normes pour la méthanisation 15/08/2021

    Les Essarts lès Sézanne pourront-ils attendre janvier 2023 pour voir leur méthaniseur respecter ces nouvelles normes ? Sans action en justice immédiate, ce n’est pas possible. Croisons les doigts que certains habitants réussissent à gagner du temps.

    Pour prévenir les pollutions, « il faudra des capacités de rétention sous les stockages de digestats liquides », envisage Barbara Pompili.(©Terre-net Média)

    Les installations de méthanisation nouvelles devront bientôt être situées à au moins 200 mètres des habitations environnantes, et plus seulement à 50 m, a indiqué mercredi la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, qui a annoncé plusieurs mesures visant à réduire d’éventuels risques et nuisances liés à ces sites.

    « De nouveaux arrêtés sont en cours d’élaboration, qui permettront aussi de favoriser l’acceptabilité de certains projets », a-t-elle dit, relevant que souvent la réaction des riverains « peut faire craindre » aux agriculteurs de se lancer. « Il faut regarder en face la question des nuisances » liées aux unités de méthanisation.

    Barbara Pompili était entendue au Sénat avec son homologue de l’agriculture Julien Denormandie, par la mission d’information sur la méthanisation. La France compte plus de 220 méthaniseurs, agricoles pour les deux tiers, permettant de produire du biogaz à partir de déchets organiques et autres effluents d’élevages, une activité en plein essor depuis 10 ans.

    Sur le même sujet : Énergie − Méthanisation : stop ou encore ?

    « La distance réglementaire entre les installations de méthanisation et les tiers passera de 50 à 200 m à partir du 1er janvier 2023 », a dit Barbara Pompili. « Sauf pour les plus petites, où on montera à 100 m ». Sur la prévention des fuites de gaz, il y aura « des contrôles à fréquence suffisante de l’intégrité de tous les contenants, notamment un contrôle semestriel des pièces d’étanchéité ».

    Le secteur, inquiet des impacts du nouveau cadre

    Pour prévenir les pollutions, « il faudra des capacités de rétention sous les stockages de digestats liquides (substances restant après la transformation des déchets en gaz, NDLR) ou de toute autre matière susceptibles de polluer les eaux et les sols », a-t-elle ajouté.

    La publication de ces arrêtés est attendue courant mai. Contre les nuisances olfactives, tout pétitionnaire d’une nouvelle installation devra produire « un état initial des perceptions », a-t-elle ajouté. « Cela servira de référence en cas de plainte ».

    Les deux ministres ont redit le soutien de l’État à cette énergie renouvelable, complément de revenus pour les agriculteurs. « Le gouvernement souhaite produire davantage de biogaz », a dit Mme Pompili. « Mais ce ce n’est viable que si nous parvenons à baisser les coûts de production. Aujourd’hui l’État achète (ce gaz) entre 5 et 10 fois plus cher que le gaz naturel ».

    Le gouvernement a annoncé fin 2020 une réforme des garanties d’origine et un changement du cadre de soutien, désormais basé, pour les nouvelles installations et selon la taille des sites, sur un tarif d’achat révisé ou des appels d’offres.

    Le secteur, inquiet des impacts de ce nouveau cadre, a proposé au gouvernement un mécanisme « extra-budgétaire », qui imposerait aux fournisseurs d’énergie une obligation de production ou d’achat de biométhane, avec allocation de « certificats verts ». « On (y) réfléchit », a dit Mme Pompili.

    https://www.web-agri.fr/methanisation/article/178878/des-mesures-pour-reduire-nuisances-et-risques

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  • Parc du Mont Bézard 15/08/2021

    Huit nouvelles éoliennes au parc du Mont Bézard près de Gourgançon, en septembre. Après les douze premières, et d’autres en décembre. L’envahissement continue… Projet de ENGIE Green

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  • Parc éolien des Essarts lès Sézanne 10/08/2021

    4 août 2021

    Le Conseil d’État a rejeté le pourvoi en cassation de la société SEPE Lilas qui contestait le refus du Préfet de la Marne en juin 2016 de lui accorder une autorisation de construire 14 éoliennes sur les Essarts lès Sézanne et Mœurs-Verdey. Après un passage au Tribunal administratif de Chalons en septembre 2018 puis en Cour d’Appel de Nancy en septembre 2020, la décision est confirmée une nouvelle fois pour insuffisance de leur dossier.

    Attendons encore la décision d’INTERVENT dont SEPE Lilas n’est qu’une filiale …

    Selon L’UNION du 4 08 2021

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  • Paroles de Maires 29/06/2021

    Des maires et autres élus commencent à se faire entendre contre l’éolien. Ils se sont réunis pour s’exprimer sur le sujet de l’éolien qui perturbe leur quotidien.

    Les Paroles de maires sont une sélection des commentaires envoyés par les maires parmi près de 600 élus en fonction soutenant Vent des maires. Pour des raisons de confidentialité, les textes parvenus ont été anonymisés :

    https://ventdesmaires.fr/category/parole-maire/

    Vent des maires est un collectif d’élus opposés à l’implantation abusive et autoritaire d’éoliennes.
    Une lettre ouverte au Président de la République est accessible en cliquant ici.

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  • Les éoliennes font parler d’elles 29/06/2021

    Ce 28 juin 2021, Fabien Bouglé a été reçu dans la Matinale de Sud Radio dans la matinale animée par Cecicle de Ménibus et Patrick Roger

      Voici le lien vers l’émission :    https://www.youtube.com/watch?v=AeSUzqjIZdE

    N’hésitez pas à faire « ignorer l’annonce pour avoir la vidéo de l’émission plus rapidement.

    Bonne lecture

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  • Eoliennes, du rêve aux réalités 23/06/2021

    Un documentaire très complet à regarder avec intérêt :

    UN DOCUMENTAIRE A VOIR  ABSOLUMENT :

    « Eoliennes, du rêve aux réalités »

    Cliquer sur le lien suivant . (Faites « ignorer l’annonce » pour avoir accès plus rapide à la vidéo)

    regarder le documentaire

    Une réponse   à la désinformation du Ministère
    de l’environnement, de l’ADEME et des industriels
    de l’éolien qui détruisent le patrimoine rural, plombent l’économie et dégradent  l’environnement 
    au détriment  de l’intérêt général

    14 experts et spécialistes de l’énergie dont d’anciens dirigeants d’EDF s’expriment.

    Cordialement

    Jean-Louis Butré
    Président
    Fédération Environnement Durable
    http://environnementdurable.net 

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  • L’éolien est-il un milieu maffieux ? 03/06/2021

    C’est ce qu’affirme le Président de la Fédération Nationale des Chasseurs sur RMC

    chassepassion.net

    Willy Schraen : « l’éolien est presque un milieu mafieux » – Chasse Passion

    Décidément, Willy Schraen est souvent présent sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, peut-être sera t-il chroniqueur un jour, qui sait !

    Trêve d’humour. Le franc parlé du Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, qui ne mâche jamais ses mots, fait souvent réagir, et ce matin, il n’a pas dérogé à la règle.

    En effet, Willy Schraen dans une extrait publié sur Internet (voir ci-dessous) n’a pas hésité à jeter un pavé dans la marre du milieu éolien en le jugeant de « quasiment mafieux ».

    Pour étayer ces propos, Willy Schraen assure avoir voulu être acheté dans le cadre d’un projet éolien du Nord de la France : « Vous vous retrouvez dans un bistrot avec un mec qui vous propose une enveloppe ».

    rmclogo
    maffieux

    « C’est un milieu de mafieux! »: quand un élu local raconte comment on a voulu l’acheter pour autoriser l’implantation d’éoliennes

      02/06/2021 à 11h52

    DOCUMENT RMC – Conseiller municipal, Willy Schraen assure qu’un industriel du milieu de l’éolien lui a déjà proposé de l’argent pour qu’il milite en faveur de l’implantation d’éoliennes.

    Le gouvernement veut laisser son empreinte dans la transition énergétique. La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a annoncé son souhait de multiplier par 2,5 le nombre d’éoliennes sur le territoire français vendredi dernier. Le gouvernement donne six mois aux préfets de région pour cartographier les « zones favorables » à l’installation de parcs éoliens. 

    Une décision qui a fait bondir les anti-éoliennes, Stéphane Bern en tête. Dans une tribune publiée dans le Figaro, l‘animateur chargé de mission de défense du patrimoine a taxé de « supercherie » les parc éoliens: « Il est grand temps de dénoncer cette supercherie. L’énergie éolienne n’est en rien écologique et renouvelable. Elle pollue gravement la nature et détruit le patrimoine naturel et bâti de la France », assure-t-il.

    https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/c-est-un-milieu-de-mafieux-quand-un-elu-local-raconte-comment-on-a-voulu-l-acheter-pour-autoriser-l-implantation-d-eoliennes-1349799.html

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  • Stéphane Bern contre les éoliennes, qui sont « une négation de l’écologie ». 31/05/2021

    Une prise de parole remarquable dans le Figaro.

    Objet : Tribune de Stéphane Bern dans le Figaro : «Madame Pompili, les éoliennes sont une négation de l’écologie!»  

      Chers amis, A deux jours de la sortie du documentaire explosif réalisé par Charles Thimon de l’association documentaire et vérité, Stéphane Bern se mobilise et interpelle la Ministre de l’Ecologie dans une Tribune au Figaro intitulée : « Madame Pompili, les éoliennes sont un négation de l’écologie! » 

    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/stephane-bern-madame-pompili-les-eoliennes-sont-une-negation-de-l-ecologie-20210530  

    Même si l’article n’est pas visible achetez Le Figaro demain matin(31 05 2021) et diffusez le début massivement sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook et à tous vos contacts.
    Fabien Bouglé

    Stéphane Bern: «Madame Pompili, les éoliennes sont une négation de l’écologie!»

    « TRIBUNE – Alors que le gouvernement a annoncé une accélération de l’implantation des éoliennes, le journaliste, animateur de radio et de télévision et écrivain dénonce «ce diktat éolien qui brasse du vent et ancre dans nos sols un véritable mensonge». Par Stéphane Bern.

    Depuis trop longtemps on oppose les défenseurs du patrimoine à ceux qui ont à cœur de protéger l’environnement et la nature. Ils devraient pourtant se retrouver autour d’un combat commun, contre la véritable calamité écologique que constitue l’implantation abusive et anarchique des éoliennes terrestres ou en mer.

    Il est grand temps de dénoncer cette supercherie. L’énergie éolienne n’est en rien écologique et renouvelable. Elle pollue gravement la nature et détruit le patrimoine naturel et bâti de la France, ces sites remarquables de beauté et ces joyaux architecturaux dont nous sommes collectivement dépositaires et que les éoliennes défigurent.

    Madame le Ministre Barbara Pompili, au-delà de la question esthétique, le développement de l’éolien est une négation de l’écologie … »

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  • DEUX Enquêtes « éolien » ce jour 31/05/2021

    Accepteriez-vous de voir un parc éolien près de chez vous ?

    C’est la question du Courrier de l’Ouest du 31 05 2021. A cette heure 84 % disent NON. Ajoutez votre voix…

    https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/la-question-du-jour-accepteriez-vous-l-implantation-d-un-parc-eolien-pres-de-chez-vous-4bb4d1c8-c08f-11eb-9389-fa96de72bfe6?idU=1

    31/05/2021

    SONDAGE RTL
    Les éoliennes gâchent-elles le paysage ?
     

    https://www.rtl.fr/actu/politique

    Le sondage se trouve a droite au milieu de la page

    La question du jour  résultat à 15h45 le 31/07/2021

    Oui 72%

    Non 24%


    Ne se prononce pas 4%

    Nombre de votes: 2696

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  • Une association contre un méthaniseur à AMIENS 20/05/2021

    Les opposants au projet de méthaniseur de Dreuil-lès-Amiens se structurent en association

    Créée le 2 mai, l’association pour le maintien de la qualité de vie Ouest-amiénois regroupe les opposants au projet d’unité de méthanisation. Qui se disent prêt à aller jusqu’au tribunal administratif. Mis en ligne le 19/05/2021 à 13:40

    Par Estelle Thiébault et Alexandre Boudard

    https://premium.courrier-picard.fr/id194032/article/2021-05-19/les-opposants-au-projet-de-methaniseur-de-dreuil-les-amiens-se-structurent-en

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  • Méthanisation, stop ou encore 12/05/2021

    La méthanisation remise en question même chez les agriculteurs.

    Le site web agri pour les agriculteurs et éleveurs avec son forum ouvert aux personnes du métier est dubitatif sur cette nouveauté proposée voire parfois imposée par les autorités (comme par la dernière PPE).

    Plusieurs articles sur le sujet dont les titres donnent le ton

    Il est intéressant de lire ensuite les commentaires où ils se répondent sur le problème posé.

    https://www.web-agri.fr/methanisation/article/178689/methanisation-stop-ou-encore-

    « Tandis qu’elle se développe fortement depuis quelques années, la filière méthanisation pourrait bien revoir sa vitesse de croisière, notamment concernant l’injection de biogaz. Un travail est actuellement en cours pour recadrer les exigences qui l’accompagnent.

    Depuis quelques années, la méthanisation a le vent en poupe chez les agriculteurs ! « La quantité de gaz renouvelable injecté dans les réseaux a augmenté de 73 % en 2019 », note GRDF qui dénombrait 1 023 unités de méthanisation à fin 2020, dont 214 en injection. »

    Vers une saturation des réseaux de gaz naturels ?

    Pour autant, nos confrères du média Contexte ne sont pas aussi optimistes : dans leur dernier dossier consacré à l’avenir de la méthanisation agricole en France, ils parlent de chantiers de recadrage en cours du côté de l’État. Et ces derniers pourraient bien freiner l’expansion de la filière.

    Dans le panorama du gaz renouvelable, publié en décembre 2020, il est notamment question d’une « possible saturation des réseaux de gaz naturels », avec 1 164 nouveaux projets inscrits dans le registre, soit une production de 26,5 TWh/an contre 2,2 TWh  (térawatt-heure) produits en 2020.

    Une filière soutenue… jusque quand ?

    Cet engouement soudain fait suite à l’annonce de baisse des tarifs à l’injection en fin d’année 2020. L’État annonçait en effet une réforme avec un soutien basé, selon la taille des sites, sur un équilibre entre tarif d’achat révisé et appels d’offres.

    De nouvelles exigences vont également encadrer les futurs projets, comme :

    – la mesure des émissions de gaz à effet de serre avec un objectif de réduction important ;

    – le contrôle des intrants, dans le but de limiter la concurrence avec les cultures alimentaires.

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  • Enregistrement Méthaniseur BIOMARNE Les Essarts lès Sézanne 12/05/2021

    Depuis le 20 avril 2021, le Préfet a confirmé l’enregistrement malgré la consultation publique unanimement contre (4 Pour et 180 Contre, environ), pour ce qui est des habitants mais même pour les communes d’épandage (11 sur 18 qui y trouvent à redire).

    Même pas de réserves sur les routes et l’environnement avec un captage proche chez nous mais aussi ailleurs comme à Nesle la Reposte.

    A quoi servent ces consultations publiques si on ne les prend pas en compte.

    N’est-ce qu’un simulacre de démocratie ?

    Arrêté préfectoral d’enregistrement :

    https://www.marne.gouv.fr/content/download/31287/196441/file/AP_2021_E_058_IC.pdf

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  • Claude et Lydia Bourguignon combattent la méthanisation 2018 06/05/2021

    Suite des articles précédents sur « À quand un moratoire sur la méthanisation agricole industrielle ? », la lutte contre la nouvelle agriculture et particulièrement la méthanisation ne date pas d’aujourd’hui et c’est depuis 2018 que deux ingénieurs agronomes font entendre leur voix. Invités du Grand Figeac, Claude et Lydia Bourguignon battent en brèche la méthanisation en fin de conférence lors de la soirée du 7 septembre 2018…

    https://actu.fr/occitanie/figeac_46102/invites-grand-figeac-claude-lydia-bourguignon-battent-breche-methanisation_18660024.html

    « Prendre soin de la terre et nourrir les hommes », tel était l’intitulé de la conférence donnée à l’invitation du Grand Figeac, par Claude et Lydia Bourguignon.

    Par Jean-Claude Bonnemère

    « Prendre soin de la terre et nourrir les hommes », tel était l’intitulé de la conférence donnée à l’invitation du Grand Figeac (*), par Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, fondateurs du Laboratoire d’analyse de sol.

    Dans ses mots de bienvenue, Vincent Labarthe, président du Grand Figeac, a salué les deux conférenciers, dont les propos arrivent à point nommé sur ce territoire où l’agriculture conserve une place prépondérante, aux côtés de l’aéronautique, l’autre pan du moteur de l’économie locale.

    Vincent Labarthe met l’accent sur le Plan Climat Air Énergie Territorial du Grand-Figeac et tous les efforts engagés par la collectivité dans le cadre du projet de territoire à énergie positive, d’ici 2050. Une thématique d’autant plus importante que l’instance communautaire s’est doté depuis plus de deux ans d’une commission « Agriculture » qui s’attache à s’occuper de son devenir.

    Plus de 50 % des emplois agricoles ont été perdus en vingt ans !

    Plaidoyer pour le respect de la nature

    « Nos anciens étaient plus respectueux que nous de la vocation du sol, car c’est lui qui conditionne quel type de production est le plus adéquat, alors que l’on laisse croire que l’on peut tout faire ! » déclarent les deux conférenciers en débutant leur intervention.

    Depuis près de 30 ans, Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, anciens de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) sillonnent la planète, souvent appelés à la rescousse pour revitaliser des terres appauvries pour toutes sortes de raisons : pollutions, modes de cultures…

    Une méconnaissance dommageable des sols

    Ils enfoncent le clou : « La méconnaissance des sols et de leur fonctionnement fait qu’on se laisse embarquer dans toutes sortes d’interventions dont certaines s’avèrent particulièrement néfastes à moyen ou long terme ».

    Ainsi le Lot n’a pas échappé aux conséquences des pratiques des dernières décennies et ses sols agricoles se sont beaucoup appauvris, notamment en raison de labours inadaptés et du recours aux pesticides.

    Tout au contraire, l’agriculture durable s’inspire du milieu sauvage et forestier, avec la production d’humus qui se réalise en surface. Les deux intervenants ont longuement expliqué le fonctionnement des sols avec toute la vie, insoupçonnée pour le néophyte, qui se joue sous nos pieds. Les vers de terre sont très sensibles aux pesticides et à partir de l’utilisation de ces derniers, a débuté la dégradation des sols avec par endroits de lourdes conséquences, sur les nappes phréatiques, en plusieurs régions de France…

    Le volume de la perte annuelle des terres agricoles est devenu inquiétant, alors que le bétonnage de terres arables continue de plus belle, y compris dans le Lot.

    Réparer les dégâts occasionnés

    « Nous avons également beaucoup perdu en biodiversité ! » affirment-ils. Le nombre des variétés de légumes, par exemple, n’a cessé de se réduire ces dernières années, en même temps que la qualité des productions agricoles non bio s’est fortement dépréciée.

    L’augmentation des rendements a généré une baisse sensible de la qualité des productions. Nos sols manquent de matière organique, que seule une agriculture durable peut garantir. Au programme des préconisations présentées par Claude et Lydia Bourguignon : la réparation des sols détruits, la plantation de haies, le recours aux semis directs, l’agroforesterie, le bois raméal fragmenté, la permaculture…

    « L’élevage industriel représente une catastrophe pour la planète ! » lâchent-ils au détour d’une démonstration des effets mesurés, en condamnant sévèrement l’agriculture intensive.

    À peine eurent-ils terminé leur exposé sous un tonnerre d’applaudissements, que les questions fusèrent de toutes parts, dont celle très attendue concernant la méthanisation dans le Lot.

    Une autre forme de catastrophe…
    « Le procédé de méthanisation retenu dans le Lot représente une autre forme de catastrophe pour les sols, dont on va se rendre compte dans les prochaines années » indiquent Claude et Lydia Bourguignon. On ramène trop d’azote dans les sols et en même temps on augmente la perte de matière organique. « On ne se projette pas suffisamment sur les conséquences de nos actes, dans le futur ! » assènent-ils. Les précisions sont sans appel : « Avec l’utilisation du digestat, on détruit la faune et les microbes des sous-sols ». Autre inquiétude exprimée par Claude et Lydia Bourguignon : « Quant aux déchets d’abattoir incorporés dans le processus de méthanisation, ils ne sont pas portés à une température suffisamment élevée pour pouvoir dire qu’ils sont sans danger, qu’ils sont exempts de pathogènes, pour les eaux souterraines et au final pour notre santé ! »
    Conclusion des deux intervenants : « La méthanisation, telle qu’elle est pratiquée dans le Lot n’est pas une bonne idée ! »

    (*) Celle-ci s’est tenue le vendredi 7 septembre dernier, en présence de 230 personnes, au Cinéma Atmosphère à Capdenac-Gare.

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  • À quand un moratoire sur la méthanisation agricole industrielle ? (3) 06/05/2021

    Suite à l’article précédent et le témoignage de Daniel Chateigner dans le Journal Minimal sur les accidents de méthanisation de plus en plus fréquents, voici l’analyse faite sur le sujet de la méthanisation par le journaliste CHRISTOPHE GATINEAU

    CES USINES SONT DES OGRES

    À l’approche des élections, tous les partis politiques repeignent en vert leur façade. Le minimum ne serait-il pas qu’ils réclament un moratoire sur la méthanisation agricole, à l’instar de la Confédération paysanne, ou au moins l’arrêt des usines de méthanisation géantes, comme la Coordination rurale ? Mais non, ce n’est pas leur priorité !

    La méthanisation agricole, c’est cette technologie de « recyclage » de déchets verts qui amène insidieusement les agriculteurs à cultiver des plantes pour donner à manger aux méthaniseurs et non plus aux citoyens, et qui va conduire à la « perte de souveraineté alimentaire de la France », dont parle Daniel Chateigner. Ce professeur de physique à l’université de Caen (Calvados) ainsi qu’une cinquantaine de scientifiques essayent en vain de stopper ce train qui nous conduit collectivement aux enfers. N’est-ce pas pourtant au nom de la sacro-sainte « souveraineté alimentaire » que les néonicotinoïdes ont été réautorisés et que le glyphosate court toujours ?

    CERCLE VICIEUX

    La méthanisation agricole est non seulement un détournement à grande échelle des ressources alimentaires de la biodiversité pour produire du gaz, mais c’est aussi une technologie qui cause beaucoup de dégâts. En utilisant le digestat (résidu de la méthanisation) comme engrais, « on détruit la faune et les microbes des sous-sols » alertaient en 2018 les célèbres microbiologistes Claude et Lydia Bourguignon. « La méconnaissance des sols et de leur fonctionnement, ajoutaient-ils, fait qu’on se laisse embarquer dans toutes sortes d’interventions dont certaines s’avèrent particulièrement néfastes à moyen ou long terme. »

    Que c’est difficile de passer derrière la pensée dominante. D’ailleurs, tous les ministres de l’Écologie, et en premier Nicolas Hulot quand il était numéro 3 du gouvernement, ont encouragé la méthanisation agricole comme une solution positive pour la planète.

    À qui profite le déni ? En l’espèce, à l’ambition politique et aux actionnaires des multinationales. Le mois dernier, ils se sont illustrés en virant le PDG de Danone ! Motif : il mettait trop de nature et de social dans son management. Éjecté sans ménagement parce que ces avares réclament 15 % de bénéfice sur chaque yaourt vendu. Quoi qu’il en coûte, et qu’importe si à l’autre bout de la chaîne, l’éleveur se balance au bout d’une corde. Même supplice pour la méthanisation, censée constituer un complément de revenu pour les agriculteurs, mais qui finalement les entraîne dans un cercle vicieux : cultiver plus pour produire plus de gaz…

    ET SI ON REVENAIT À LA RAISON ?

    Le développement irraisonnable de la méthanisation pourrait être vu comme un écocide au regard des nombreux accidents et des projets pharaoniques ; un écocide étant, selon le Larousse, une « grave atteinte portée à l’environnement, entraînant des dommages majeurs à un ou plusieurs écosystèmes, et pouvant aboutir à leur destruction. » D’autant plus quand l’atteinte est portée en totale connaissance de cause.

    Même si nous avons mis la charrue avant les bœufs, qui nous empêche de stopper l’attelage pour le remettre dans le bon sens ? Aussi, mesdames messieurs les politiques, pourquoi ne pas décider d’un moratoire pour expertiser de fond en comble la méthanisation agricole et voir s’il s’agit d’une solution durable pour nos sols nourriciers et l’agriculture française ou d’une technologie mortifère ?

    https://lejournalminimal.fr/a-quand-un-moratoire-sur-la-methanisation-agricole-industrielle/


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  • À quand un moratoire sur la méthanisation agricole industrielle ? (2) 06/05/2021

    Suite de l’article précédent et le témoignage de Daniel Chateigner sur les accidents de méthanisation : « La méthanisation, c’est 163 accidents sur 113 sites en France, des incidents, des pollutions, des morts. Je peux fournir la carte d’accidentologie. Le tout pour un gain énergétique ridicule, et un appauvrissement des sols qui conduira à une perte progressive de souveraineté alimentaire » expliquait à nos confrères du Télégramme le physicien Daniel Chateigner, membre du CSNM, Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée, après l’incendie de l’usine de méthanisation de Saint-Gilles-du-Mené (Côtes d’Armor). Depuis, ce sont en tout 271 incidents qui ont répertoriés sur 170 sites, dont plus de 80 % sont des atteintes aux milieux naturels, à l’exemple des centaines de mètres cubes de boues (digestat) retrouvées dans un lac landais le 17 mars dernier. »

    Exemple d’accident, violent incendie en Bretagne : Incendie au méthaniseur de St Gilles du Mené, Bretagne 07 2019

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-mene-22330/saint-gilles-du-mene-geotexia-en-proie-des-flammes-6446990

    Un incendie s’est déclaré mardi 16 juillet dans l’entreprise de méthanisation Géotexia située à Saint-Gilles-Du-Mené, commune du Mené (Côtes-d’Armor). La suspension de l’activité de l’usine met cinq salariés au chômage technique.

    L’usine de méthanisation Géotexia était en feu mardi 16 juillet.

    L’alerte a été donnée par deux salariés présents sur le site. Ils étaient sortis à l’arrivée des secours.

    45 sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place. Ils ont circonscrit l’incendie en très peu de temps. Environ 10 000 litres d’acide sulfurique étaient stockés dans le bâtiment. Le risque d’explosion a été écarté. Un conseiller technique en risques chimiques était sur place.

    « Nous n’avons heureusement aucun blessé à déplorer. La partie administrative de l’entreprise est préservée, toutefois le bâtiment de production biogaz a été la proie des flammes », indiquait le major Thierry Rouault, commandant de la communauté de brigades de gendarmerie de Merdrignac.

    Un risque de pollution

    À midi, les sapeurs-pompiers étaient toujours présents. Le capitaine du SDIS de Saint-Brieuc est revenu sur la mission des sapeurs : « Il fallait stopper rapidement l’incendie. Il nous fallait éviter la propagation du feu. Nous avons pris en charge l’alimentation en eau et nous sommes allés voir les habitations alentour. Nous assurons la protection de nos pompiers. Il y a un risque de pollution. Toutes nos eaux d’extinction sont chargées d’acide, elles sont donc contenues sur place pour éviter de polluer. » Il ajoute qu’il s’agit à présent « de trouver une solution pour évacuer ces eaux ».

    Pour y parvenir, Face au risque d’effondrement du bâtiment métallique, une surveillance va être maintenue tout au long de la journée.

    Un bâtiment entièrement détruit

    Le bâtiment de stockage 2 000 m² où s’est déclaré l’incendie a été entièrement détruit. La gendarmerie et les agents d’Enedis ont sécurisé le site.

    Les pompiers de 5 casernes ont été mobilisés sur cette intervention. Un poste de commandement avait été mis en place. Le capitaine du SDIS de Saint-Brieuc, assisté du lieutenant du SDIS de Loudéac a dirigé les opérations.

    Image spectaculaire de l’incendie à voir absolument sur le site du journal : « L’incendie s’est déclaré peu après 6 h ce 16 juillet 2019 ».

    L’activité de l’entreprise est suspendue. Le sinistre a provoqué le chômage technique de cinq salariés. L’origine de l’incendie, est encore inconnue. Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Selon nos informations, la piste accidentelle pourrait être privilégiée.

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  • À quand un moratoire sur la méthanisation agricole industrielle ? (1) 05/05/2021

    Carte de la méthanisation et des associations touchées par ce problème.

    Collectifs et Associations de riverains luttant contre des projets déraisonnables de méthanisation en service et en projet en France : Hélas, on y a maintenant notre place et on peut nous y trouver ! 

    CHRISTOPHE GATINEAU s’exprime ainsi dans   lejournalminimal.fr

    La méthanisation, c’est 163 accidents sur 113 sites en France, des incidents, des pollutions, des morts. Je peux fournir la carte d’accidentologie. Le tout pour un gain énergétique ridicule, et un appauvrissement des sols qui conduira à une perte progressive de souveraineté alimentaire » expliquait à nos confrères du Télégramme le physicien Daniel Chateigner, membre du CSNM, Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée, après l’incendie de l’usine de méthanisation de Saint-Gilles-du-Mené (Côtes d’Armor). Comme on peut le lire dans l’article de OUEST France en juillet 2019

    Depuis, ce sont en tout 271 incidents qui ont répertoriés sur 170 sites, dont plus de 80 % sont des atteintes aux milieux naturels, à l’exemple des centaines de mètres cubes de boues (digestat) retrouvées dans un lac landais le 17 mars dernier.

    https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?hl=fr&ll=48.831359951709835%2C4.0551058433867215&z=8&fbclid=IwAR1IxhQKu_RHL65LJ-cbWlAz8dz4yaL_3ouH_9f0CvKSjmgQkk5uHCbpo1k&mid=1PtVRLb8cqaijStrw55KCcVqf_38QoZLS

    On voit que ce problème est général mais de nombreux projets dans le grand-Est n’y sont pas encore répertoriés :

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  • Pétition contre un parc voisin 22/04/2021

    Nous comptons sur votre aide immédiate pour soutenir la pétition contre le parc éolien de Janvilliers, Fromentières Vauchamps et Baye, situé tout près du village du Thoult-Trosnay, dans la Marne.

    Une fois de plus, un nouveau parc est en projet, contre l’avis des riverains.

    Cela continue l’envahissement éolien du Nord-Ouest Sézannais.

    Il faut les aider sans tarder en signant la pétition suivante.

    Merci d’avance.

    https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/exprimer-refus-habitants-vis-vis-eoliennes/75619

    Voilà ce qu’ils disent de ce projet :

    « Aidez-nous en exprimant votre indignation contre les projets d’éoliennes qui vous sont imposés au pied de vos habitations, dévalorisant considérablement leurs valeurs, souillant votre paysage et votre qualité de vie, nuisant à l’environnement, aux différents oiseaux migrateurs qui survolent nos têtes, aux chauves-souris espèces protégées très utiles à notre écosystème et surtout qui occasionnent de nombreux troubles sur la santé par les infrasons qu’elles émettent !

    Des projets scandaleux anti-écologiques lobbyistes qui ne respectent pas les recommandations de l’Académie de Médecine sur la distance minimum d’installations vis-à-vis des habitations.

    Merci de votre précieux soutien qui permettra de stopper cette catastrophe environnementale et financière !« 

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  • Péril financier : impossible de payer le démantèlement du parc de Lunas ! 20/04/2021

    Le promoteur VALECO invoque le terme de « péril financier » pour suspendre le démantèlement de son parc. La FED réagit. C’est la preuve qu’on attendait tous qu’un démantèlement reviendra à d’autres qu’au promoteur en difficulté de paiement. La commune qui espérait des retombées, le propriétaire terrien des installations qui croyait faire une bonne affaire ?

    Affaire à suivre de près…

    Communiqué de presse de la FED du 11 avril 2021

    Les sept éoliennes de Lunas (Hérault) doivent  être démontées. La justice a tranché le
    15 février 2021: le propriétaire ERL ( groupe Valeco) a quatre mois pour remettre le site en état.

    La société   a obtenu du président de la Cour d’Appel une audience en urgence sous prétexte de « péril financier », l’audience a déjà eu lieu le  6 avril, le rendu du délibéré aura lieu le 3 juin »

    Cet aveu de « péril financier » c’est-à-dire de faillite potentielle constitue le premier cas emblématique prouvant  que le démantèlement complet  d’un parc éolien  est impossible pour une société qui ne  dispose  pas des fonds suffisants pour l’assurer.

    Ce sera le cas   de  la   majorité des sociétés éoliennes qui  créent volontairement des structures  sans capital destinées à aspirer  tous les bénéfices durant l’exploitation  du parc dont elles seront incapables en fin de vie d’ assumer   financièrement la démolition et le recyclage des matériaux . La plupart  pourront même ensuite disparaitre en se mettant en faillite et en abandonnant  les problèmes économiques et écologiques aux propriétaires de terrain et aux municipalités

     C’est la raison  qui a conduit  la FED à déposer une requête devant le conseil d’état  contre l’arrêté du 20 juin 2020 et une plainte contre le Ministre  de l’environnement devant le tribunal de Paris  concernant le démantèlement, l’enlèvement complet du socle de béton  et le recyclage des matériaux pales comprises de l’ensemble des 1400 parcs éoliens présents et  de ceux qui sont programmés sur le territoire .
     
    Le cout de démantèlement d’un éolienne est estimé à un minimum de 211.000 euros HT par mégawatt (*)  soit pratiquement quatre fois plus que  ce qui est prévu par l’arrêté de 2020 qui l’a  fixé à 60.000 euros

    Contact presse          

    Jean-Louis Butré       

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  • Ordre de destruction du premier parc éolien à Lunas 20/04/2021

    C’est une première en France ! Mais attention, il faut pouvoir payer le démantèlement.

    Le tribunal de grande instance de Montpellier a ordonné la destruction de sept éoliennes de 93 mètres dans l’Hérault. Elles feraient peser une menace sur la biodiversité.

    C’est une décision inédite qui vient d’être rendue dans le sud de la France. La société d’exploitation Énergie renouvelable du Languedoc (ERL), propriétaire de l’énergéticien Valeco va devoir détruire sept éoliennes situées sur la commune de Lunas, dans le nord de l’Hérault, détaille Le Figaro. Au cœur de cette affaire, un défaut d’études d’impact sur la faune avicole locale. L’entreprise, qui a quatre mois pour remettre le site en état, a déjà annoncé son intention de faire appel de la décision de justice.

    Ces éoliennes ont été implantées dans une zone riche sur le plan de la biodiversité, à proximité des Causses et Cévennes, un site qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On y trouve plusieurs espèces d’oiseaux protégées, dont des vautours et aigles royaux. Au début de l’année 2020, les cadavres d’un aigle juvénile et d’un vautour moine ont été retrouvés, déchiquetés par des pales. La préfecture de l’Hérault avait alors choisi de brider le fonctionnement des éoliennes.

    https://www.capital.fr/economie-politique/dans-lherault-un-parc-eolien-doit-etre-detruit-a-cause-dun-aigle-1395379

    « Une vraie victoire »

    Dès 2004, le combat judiciaire avait été amorcé entre les associations de défense de la nature et l’entreprise. Pour Me Nicolas Gallon, avocat du collectif « Pour la protection des paysages et de la biodiversité dans l’Hérault », cité par France Bleu, c’est « une vraie victoire ». Elle « ponctue un combat qui a été long puisque de nombreuses procédures ont été engagées dès le départ, il y a plus de 10 ans ». Le collectif évoquait notamment la menace sur un couple d’aigle royal et des espèces protégées comme les chauves-souris.

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  • Baisse de taxe foncière pour parc éolien 20/04/2021

    Après trois ans de bataille judiciaire, des habitants de Tigné (Maine-et-Loire) ont obtenu gain de cause.

    C’est une information qui pourrait donner des idées à d’autres contribuables. Comme le rapporte, le 19 avril, Le Courrier de l’Ouest, des habitants de Tigné (Maine-et-Loire) ont réussi à obtenir la baisse de leur taxe foncière, en raison de la proximité de leur habitation avec le parc éolien de la commune nouvelle de Lys-Haut-Layon. Une première en France.

    Depuis 2017 et l’installation de quatre éoliennes près de chez eux, ces habitants demandaient la baisse de leur impôt foncier. Après avoir reçu un refus catégorique de l’administration, le tribunal administratif de Nantes leur a finalement donné raison, en leur octroyant une révision du coefficient de situation générale à -0,05. Comme le rappelle le quotidien régional, la valeur locative d’un bien est calculée en fonction de deux coefficients (la situation générale et la situation particulière) fixés à 0 pour les cas dits ordinaires.

    https://www.capital.fr/economie-politique/ils-obtiennent-une-baisse-de-leur-taxe-fonciere-grace-a-la-proximite-deoliennes-1400739

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  • Le Méthaniseur de Bourgogne- Fresne inquiète les riverains 10/04/2021

    Vidéo à méditer

    Dévaluation des maison. Les odeurs pour un site proche d’un village… Tout ira bien assure Méthabaz, dans la Marne. Les riverains en doutent. Projet agricole à taille industrielle.

    France3 a enquêté
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  • Méthaniseur BIOMARNE Les Essarts lès Sézanne. 09/04/2021

    Prolongation de l’enregistrement de deux mois, soit jusqu’à début juin.

    Espérons que la DREAL réussira à trouver toutes les failles du dossier d’enregistrement déposé par la SAS BIOMARNE.

    Vous le trouverez sur le site de la Préfecture :

    https://www.marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-Classees-Pour-l-Environnement-ICPE/Dossiers-ICPE-Enregistrement/BIOMARNE

    Vous voulez nous joindre, mettez-nous un mail ou utiliser l’onglet CONTACT

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  • Le parc éolien d’Aumelas condamné en justice pour destruction de rapaces protégés 30/03/2021

    Quelques décisions de justice montrent que parfois le vent tourne aussi CONTRE le lobby éolien ! Est-ce enfin un juste retour des choses. Pourra-t-on espérer être écouté et entendu ? La preuve à Aumelas dans l’Hérault où un parc éolien pose problème quant à une espèce d’oiseaux protégés ? Il faudra voir la fin de l’histoire… Rien n’est fini, pour le moment.

    La cour d’appel de Versailles a condamné EDF pour destruction d’espèces protégées, comme le faucon crécerellette qui niche principalement dans l’Hérault. Une victoire sans précédent pour France Nature Environnement qui avait déposé un recours en justice contre le parc éolien d’Aumelas.

    Pour sa part, EDF renouvelables France a pris acte de ce jugement et réfléchit à une éventuelle suite judiciaire à donner à cette affaire.

    « Nous allons peut-être nous pourvoir en cour de cassation. » affirme David Augeix, le directeur régional Sud. « Quant à arrêter les éoliennes du parc d’Aumelas, ce n’est pas d’actualité pour le moment.  » 

    De son côté, mi-février, le préfet de l’Hérault Jacques Witkowski aurait imposé un délai d’un mois à EDF pour réagir avant une possible mise en demeure.

    Il serait pourtant urgent de stopper les pales des éoliennes, car selon Olivier Gourbineau de FNE LR : « les rapaces menacés seront bientôt de retour pour chasser sur le causse. Si on n’arrête pas les éoliennes, de nouvelles destructions illégales -dont EDF sera responsable- sont à prévoir. »

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/lodeve/le-parc-eolien-d-aumelas-condamne-en-justice-pour-destruction-de-rapaces-proteges-1993306.html

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  • Une cigogne victime des éoliennes, Sud Ardennes ? 29/03/2021

    Une fois encore, les parcs éoliens semblent responsables de la mort d’oiseaux. Les pro-éoliens veulent minimiser le phénomène. Cette fois, la cigogne a été trouvée au pied des aérogénérateurs et prise en photo par un riverain.

    Quel est le véritable impact de l’éolien sur les oiseaux ? Prenez des photos dès que vous êtes témoins de ce genre d’évènements et envoyez-la. Plus on aura de preuves, plus on pourra en faire état…

    Par Sylvain Falize, l’Ardennais du 26 03 2021 :

    Après la découverte du cadavre d’une cigogne, la semaine dernière, au pied d’une éolienne de Saint-Germainmont, les anti-éoliens accusent. Et les défenseurs de l’environnement expliquent.

    Une aile cassée. Aucune autre marque apparente. Nul ne contestera la cause de la mort de cette cigogne blanche, photographiée le 15 mars dernier dans un champ de Saint-Germainmont. Les responsables se trouvent à l’arrière-plan. Un contexte suffisamment épineux pour que le photographe, domicilié à Herpy-l’Arlésienne, préfère rester anonyme.

    D’autres pourtant préfèrent nier la raison éolienne comme la LPO.

    https://abonne.lardennais.fr/id243697/article/2021-03-26/sud-ardennes-ces-ailes-brisees-par-leolien

    Il est temps que les preuves s’accumulent sur ces accidents avec oiseaux ou chauves-souris.

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  • Stéphane Bern sur les barricades … contre les éoliennes ! 29/03/2021

    Stéphane Bern a répondu à un interview de RT France, chaine internationale de télévision en continu, ce 26 mars 2021. Il s’exprimait sur la défense du Patrimoine au jour le jour, et ses relations avec le chef de l’état.

    A la tête d’une mission de sauvegarde du patrimoine depuis 2017, Stéphane Bern se livre sans filtre pour RT France :

    Extraits concernant l’eolien

     ….Les déchets des éoliennes, on ne sait pas quoi en faire. Et on bétonnise les sols. Ce sont des tonnes de béton dans le sol dont on ne saura que faire dans les siècles qui viennent   RT France : Vous vous êtes également récemment opposé à l’installation d’éoliennes. Pour vous, sont-elles une menace contre le patrimoine, le terroir, nos campagnes, notre environnement ?

    S. B. : Au début quand on ne savait pas, on pensait tous que les énergies renouvelables, c’était formidable. Mais quand elles sont plus polluantes que les énergies fossiles, il faut peut-être se poser des questions. Les Allemands renoncent actuellement aux éoliennes. D’ailleurs, il y a eu dernièrement un reportage sur Arte dévoilant la vérité sur les éoliennes, avec ces pales qui pourrissent. C’est comme quand on s’est lancé dans le nucléaire, on n’imaginait pas ce qu’on ferait 40 ans plus tard avec ses déchets. C’est la même chose. Les déchets des éoliennes, on ne sait pas quoi en faire. Et on bétonnise les sols. Ce sont des tonnes de béton dans le sol dont on ne saura que faire dans les siècles qui viennent. Les éoliennes, ce sont aussi les oiseaux qui se jettent sur les pales, c’est le bruit qui gêne les vaches, c’est cette pollution visuelle et sonore pour les hommes… Et ça détruit les paysages comme ces 12 éoliennes devant la montagne Sainte-Victoire peinte par Cézanne… Cela n’a pas de sens. Et surtout, on ne pourra jamais s’en défaire.

    RT France : Comment expliquez-vous que la France accepte cela ?

    S. B. : Il y a des lobbies européens très puissants, notamment avec de l’argent venant du Danemark. Ils n’ont cessé d’en mettre dans tout le pays et ils ont détruit leur pays. Rendez-vous compte que l’Europe nous impose de mettre plus d’éoliennes. Ce sont des lobbies terribles qui sont à l’œuvre avec beaucoup d’argent. Certains partis écologistes sont aussi financés par le lobby éolien. J’entends les maires des communes qui me disent qu’ils subissent des chantages. Tout cela se passe avec évidemment avec des dessous-de-table. Le maire qui refuse, on lui dit qu’il n’aura pas les subventions mais qu’il subira la pollution visuelle puisque les éoliennes seront installées dans la commune d’en face. Il y a des pressions qui sont faites en permanence sur les maires et sur les paysans car c’est un revenu plus important que ce qu’ils gagnent de leur travail. Mais je crois que les Français commencent à être vent debout. Il y a de plus en plus de protestations qui arrivent sur le bureau de la ministre [de la Transition écologique] Barbara Pompili et du président de la République. Lui-même en a parlé en disant que cela commençait à bien faire… Ça devient une dictature de l’éolienne  

    RT France : N’en demeure pas moins que c’est aussi l’Etat qui pousse à installer davantage d’éoliennes sur le territoire...

    S. B. : C’est ça qui est fou. La France est même revenue sur les recours, en minimisant les recours possibles contre l’éolien. Ça devient une dictature de l’éolienne. Pour l’anecdote, j’ai protesté auprès de la banque BNP en leur disant que je ne que je ne comprenais pas leur discours, celui de dire soutenir le patrimoine tout en soutenant l’éolien, en mettant des pages de publicités «nous investissons pour votre avenir» avec une photo d’éoliennes. J’ai dit que je ne pouvais pas accepter cela. J’ai discuté avec le PDG qui m’a expliqué : «Vous comprenez pour nous, c’est 16 milliards d’actifs, donc c’est très important.» L’éolien est tellement soutenu par les pouvoirs publics que les Français eux-mêmes préfèrent investir dans l’éolien. C’est en effet tellement garanti par l’Etat, que c’est un investissement sans risque.

    RT France : Justement, n’en discutez-vous pas avec Emmanuel Macron pour montrer votre mécontentement ?

    S. B. : Je lui ai dit ce que j’en pensais. A chaque fois que je fais un voyage avec Emmanuel Macron, je lui montre les éoliennes et comment l’Etat détruit notre beau pays. Je pense que les lobbies européens sont plus puissants que le pouvoir du président  

    RT France : Evidemment vous n’allez pas parler à sa place, mais sentez-vous qu’il est réceptif à ce que vous lui dites ?

    S. B. : Mais oui, et c’est cela que je ne comprends pas. Je sens un homme qui, quand même, aime son pays, son patrimoine et estime qu’il y a trop d’éoliennes. Mais après, rien ne se fait. Je pense que les lobbies européens sont plus puissants que le pouvoir du président. Je ne vois pas d’autres explications. A moins que ce soit un double langage mais ce serait décevant.

    Conclusion amusée de Stéphane Bern :

    S. B. : Oui.Du coup, on me voit sur les barricades. Alors moi qu’on imagine au mieux avec le pouvoir, je suis sur les barricades.

    https://francais.rt.com/entretiens/85113-stephane-bern-moi-quon-imagine-pouvoir-suis-barricades-entretien

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  • Autres témoignages dans l’Aisne (2) 11/03/2021

    Et pourquoi pas un jour dans la Marne. Pour cela deux réflexes à avoir :

    • N’oubliez pas de faire une déclaration auprès de votre médecin traitant si vous ressentez ce type d’effets décrits plus bas depuis l’arrivée d’un parc éolien près de chez vous.
    • N’hésitez pas à nous avertir par la fiche « contact » ou par mail et nous rassemblerons, à notre tour, les témoignages dans la Marne. Ce ne sont pas les aérogénérateurs qui manquent. Le tout est d’oser vous exprimer, et ensemble, il sera possible de se faire entendre.

    Madame Valérie Bernardeau vient de réaliser un travail remarquable dans l’AISNE. C’est tout près du SUD-OUEST Marnais et l’envahissement éolien est aussi visible que chez nous. Elle a eu l’idée puis le courage de parcourir les villages autour d’elle et de recenser les témoignages des riverains : Un grand merci pour ce travail de terrain qui est nécessaire pour être reconnus un jour enfin comme « victimes ».

    Liste des Plaintes  recueillis dans l’Aisne auprès de riverains en présence d’éoliennes, recensement en cours effectué par JL Rempoult et V Bernardeau

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  • Témoignages de la FED à l’ANSES (1) 11/03/2021

    Ce 22 février 2021, la FED (Fédération de l’Environnement Durable) à laquelle nous sommes affiliés, a délégué Madame Sioux Berger à l’ANSES ( Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, créée en 2010).

    Madame Sioux Berger est journaliste et auteur du »Kit de survie anti-pollution » chez Eyrolles, Hachette, éditions du Rocher et a mené des travaux d’enquête aux côtés d’Henri Pézerat en 2008, lanceur d’alerte pour l’amiante, et d’André Cicollela, lanceur d’alerte sur la question du Bisphénol. Elle a recueilli, ici, des témoignages auprès des agriculteurs en souffrance au pied des éoliennes et les communique à cet organisme qui se plaignait jadis de n’avoir aucun retour sur les plaintes des riverains !

    Voici un extrait de ces témoignages, chacun confirmant nos remarques sur les conséquences sur la santé humaine ou animale de ces machines de plus en plus puissantes.

    Ces témoignages sont édifiants. Mais il y encore d’autres témoignages dans le Cantal, l’Allier, le Nord, le Morbihan, en Normandie, dans les deux Sèvres ou la Somme.

    Vous pouvez trouver la suite en cliquant sur le lien :

    http://epaw.org/documentspdf/Imputabilite-eoliennes-sante-fed.pdf

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  • Envahissement éolien du SUD-OUEST Marnais 10/03/2021

    Il est temps de revenir aussi à notre autre sujet de préoccupation qui est celui d’ADENOS : le projet éolien de SEPE Lilas de construire 13 éoliennes sur notre commune des Essarts lès Sézanne et une sur Moeurs-Verdey, dans le SUD Ouest Marnais.

    Or, pendant que nous répondions à la consultation publique d’un projet de méthanisation de grande taille sur notre commune, la situation de l’éolien n’a cessé d’évoluer autour de nous :

    • Un parc éolien entre Neuvy-Courgivaux et Champguyon, s’ajoutant aux deux déjà prévus.
    • A Charleville, projet OSTWIND vers le Clos le Roi, s’ajoutant aux 2 déjà construits.
    • A Fromentières, près du Thoult-Trosnay, s’ajoutant à ceux de Vauchamps ou Champaubert.
    • A Chatillon sur Morin, un nouveau projet fortement contesté par les habitants, s’ajoutant à ceux de Escardes-Bouchy St Genest et Essarts le Vicomte.
    • A Pleurs, deuxième parc d’ABOWIND.
    • … (ceux qu’on ignore encore mais qui se préparent dans l’omerta habituelle). Avertissez-nous au plus vite si vous entendez la moindre rumeur.

    STOP : Il faut que nos élus nous soutiennent car un moratoire sur l’éolien est indispensable, comme nous l’avions déjà signalé en août 2020.

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  • Réponse Permis de Construire SAS BIOMARNE 10/03/2021

    Comme on le redoutait, la réponse du Préfet de la Marne le 18 février 2021 a accordé de Permis de Construire à la SAS BIOMARNE aux Essarts lès Sézanne.

    Par contre, les travaux ne peuvent commencer avant l’autorisation du second dossier, simultané mais indépendant, appelé avis d’Enregistrement et contenant la consultation publique à laquelle plus de 150 riverains et 8 communes ont exprimé leur désaccord, avec réserves même de la communauté de communes la CCSSOM.

    Nous attendons donc ce deuxième avis qui montrera si le Préfet prend la responsabilité de dire OUI en OPPOSITION TOTALE avec les habitants et surtout des élus, au moment où on proclame en haut lieu qu’il faut redonner du poids à ces élus de terrain.

    Affaire à suivre donc…

    Rejoignez-nous en adhérant à notre association ou joignez-nous par mail ou onglet CONTACT

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  • Fin consultation publique de la SAS BIOMARNE , le point au 20 février 2021 21/02/2021

    La consultation des riverains se terminait le 27 janvier dernier mais les communes pouvaient envoyer leur document jusqu’au 11 février.

    Notre commune des ESSARTS LES SÉZANNE, comme on le savait avait voté POUR dès le 11 janvier, sans même attendre l’avis des habitants. Un soir, après le couvre-feu et sans nous autoriser à y assister. Nous n’en connaitrons donc jamais les modalités exactes. Le compte-rendu officiel fait état d’un vote secret, 4 personnes étant sorties car interdites de vote. 1 absent qui ne pouvait pas voter non plus. En effet, toute personne ayant intérêt dans un projet, ce qui est ici le cas pour tous les agriculteurs de notre village siégeant au conseil municipal, n’est pas autorisée à assister et à voter pour le projet SAS BIOMARNE.

    Résultat du vote :

    Sur les 6 personnes restantes : 5 POUR et 1 CONTRE

    Cela signifie que ce projet aura été voté par seulement 5 personnes sur les 11 conseillers, pour accepter un tel projet impactant tous les habitants de notre village et des communes avoisinantes. Et ce malgré une réaction très forte sur le site de la préfecture qu’il était possible de consulter dès le 14 décembre 2020.

    Pour les autres communes, le son de cloche est bien différent : seul le village homonyme des Essarts le Vicomte a voté POUR à ce jour.

    • LA NOUE
    • LACHY
    • CHARLEVILLE
    • MOEURS-VERDEY
    • ESCARDES
    • BOUCHY ST GENEST ont voté contre

    La commune du GAULT-SOIGNY a, elle, voté POUR mais avec des réserves sur le problème posé par les routes…

    La Communauté de Communes CCSSOM a également critiqué le projet sur l’usage ultérieur des routes communautaires. Comment établir un autre plan de circulation au vu de la position du projet ? Cela semble impossible à réaliser en état.

    Nous attendons maintenant le retour des services de la Préfecture sur les remarques très élaborées fournies sur le site de cette consultation, autant par les riverains du site ou des lieux d’épandage que par les communes recevant les épandages et les différents avis de leurs conseils municipaux.

    Puis surtout la décision finale du Préfet.

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  • Fin consultation publique ce 27 janvier : MERCI 30/01/2021

    C’est un grand merci qu’il faut vous adresser aujourd’hui devant les 139 commentaires postés sur le site de la Préfecture par mail ou poste, enregistrés à ce jour.

    Bravo pour leur qualité !

    Bravo à tous ceux qui ont accepté de passer du temps à étudier les 250 pages de dossier.

    14 communes ont été citées, toutes concernées par le projet et pas seulement les Essarts lès Sézanne

    Dans cette nouvelle procédure de consultation publique, ouverte aux habitants, il n’y a plus aucune écoute par une personne assermentée pour en faire une synthèse. Le commissaire enquêteur faisait une première étude approfondie du dossier et des remarques sur ce qu’on avait pu lui dire. Il fournissait tout cela à la DDT ou la DREAL.

    Maintenant c’est le promoteur qui en est chargé en grande partie. Mieux vaut donc les seconder dans cette analyse !

    Les avis ont tous été anonymisés afin de respecter le secret de nos coordonnées sur Internet, à notre demande.

    On attend encore les avis des communes d’épandage, mais bien sûr, la commune des Essarts lès Sézanne a déjà voté POUR. Mais 5 conseillers étaient empêchés de voter et sur les 6 restants, il y a eu 1 vote CONTRE. Bravo à lui.

    La CCSSOM, ( notre communauté de communes) pour sa part, a critiqué la partie « routes » du projet, refusant que la CCSSOM soit chargée des dépenses du projet sur ce sujet. Cela va poser un problème grave à la SAS BIOMARNE. La rentabilité du projet s’en trouve totalement modifiée !

    Nous attendons maintenant l’envoi des derniers documents par les mairies avant le 11 février.

    Puis la réponse des services de la Préfecture puis pour finir du Préfet.

    On croise les doigts…

    Association ADENOS

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  • Vote méthaniseur Essarts lès Sézanne 18/01/2021

    Le conseil municipal s’est réuni le lundi 11 janvier 2021, à 18h30

    Six membres d’ADENOS, qui demandaient à y assister, ont été refoulés à l’entrée car « on fait ce qu’on veut », a affirmé Madame le Maire et sa première adjointe, pour justifier ce choix de le faire en pleine pandémie et pendant le couvre-feu.

    Résultat du vote : 5 POUR-1 CONTRE

    Sur 11 membres, c’est peu, penserez-vous. Mais 5 étaient sortis car pas le droit de voter puisqu’ils étaient intéressés au projet et 1 absent, qui ne pouvait voter lui non plus pour la même raison.

    Merci au courageux ou à la courageuse qui, seul(e), a bien voulu écouter la population.

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  • Armelle Lévy parle d’électricité sur RTL ce 9 janvier 2021 10/01/2021

    Très bonne analyse d’Armelle Lévy sur RTL, ce samedi 9 janvier 2021.

    rtl.fr

    Cette journaliste étudie successivement tous les points qui peuvent nous intéresser en tant que citoyens et en tant qu’usagers.

    • Changer d’abonnement, très facile mais se méfier des petites lignes du nouveau contrat
    • Offres moins chères, c’est possible mais … 
    • Energie verte, c’est très rare puisque, sauf exception, le fournisseur est toujours ENEDIS. En effet, nous avons tous la même électricité en allumant la lumière, sauf que certains ont acheté des CO, certificats d’origine, pour la verdir. C’est-à-dire qu’ils paient pour pouvoir ensuite se dire « verts ». Mais l’électricité qu’ils vous distribuent est issue du mix énergétique commun à tous !
    • Quel tarif choisir ? Tarifs fixes ou indexés (fortement déconseillés). Mais attention à la dernière remarque : « Cependant, malgré la fin du monopole, les tarifs règlementés ne cessent de croitre et ont pris plus de 50 % en 10 ans ». 

    Nous ne ferons pas d’autres remarques aujourd’hui sauf pour rappeler notre dernier article qui exprime le problème de l’éolien en hiver : en temps d’anticyclone comme aujourd’hui avec un froid sec, les éoliennes sont le plus souvent à l’arrêt.  Donc le tout éolien c’est pas pour demain !!!

    Électricité : peut-on faire des économies en changeant de fournisseur ?

    Invitée : Armelle Lévy, chef de rubrique consommation au service économique et social à RTL.

    Depuis 14 ans, EDF n’est plus seul sur le marché français. Mais si aujourd’hui, seulement 10 millions de foyers sur le territoire ont changé de fournisseur, réalisent-ils pour autant des économies ? Comment dépenser le moins d’argent possible selon son fournisseur ? Éléments de réponse dans « Nous Voilà Bien ! »…

    L’ouverture à la concurrence sur le marché de l’électricité en France date de 2007 pour les particuliers. Sans pour autant avoir eu un impact signifiant. « 7 Français sur 10 sont encore au tarif réglementé d’EDF« , explique Armelle Levy, journaliste RTL. Une concurrence qui ne s’est pas imposée, et qui ne propose des réductions que de 5 à 10 % sur la facture annuelle. « Aujourd’hui, un foyer paye en moyenne 150 euros de moins sur l’année en dehors des tarifs réglementés d’EDF » continue la journaliste.
    Des offres donc moins chères, certes, mais qui ne font pas une différence folle. Mais pour ceux qui ne négligeraient pas cette réduction, il vous suffit de donner à votre nouvel opérateur l’identifiant de compteur et de faire un relevé de ce dernier. Pas d’inquiétude, vous ne serez pas privé de courant durant une certaine période, et vous pouvez à tout moment revenir en arrière. « Le gros inconvénient reste néanmoins le démarchage abusif de certains fournisseurs » alerte Armelle Levy.

    Comment dénicher l’offre la moins chère ?

    Pour trouver quelle offre est la moins chère, et laquelle vous correspond le mieux, place aux comparateurs ! Mais attention, « prenez des comparateurs indépendants et neutres, car certains ont des partenariats et ne sont pas du tout objectifs » conseille Armelle Levy. Pour cela, rendez-vous sur www.comparateur-offres.energie-info.fr, ou sur le site d’UFC-Que Choisir. Le premier ne compare que les prix des offres, tandis que le second vous propose également son expertise sur la qualité du service. 

    Attention cependant à toujours bien regarder le prix de l’offre, le prix de l’abonnement, ainsi que le prix du kilowattheure, afin d’éviter les abus. De même, préférez toujours les tarifs fixes aux tarifs indexés (qui montent ou diminuent selon le prix du tarif règlementé). Cependant, malgré la fin du monopole, les tarifs règlementés ne cessent de croitre et ont pris plus de 50 % en 10 ans

    Enfin, dernier conseil, plutôt rassurant : dans le secteur de l’énergie, il n’existe jamais de période d’engagement définie. Le consommateur reste libre, à tout moment, de changer de fournisseur.

    Merci Armelle Lévy pour ce résumé concis mais précis.

    Consulter le replay de cette émission hebdomadaire du samedi matin, toujours intéressante, quel que soit le sujet, sur le lien suivant :

    https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/electricite-peut-on-faire-des-economies-en-changeant-de-fournisseur-7800951285

    Peut-on faire des économies d’électricité en changeant de fournisseur ? Crédit Image : Jeff Pachoud – AFP | Crédit Média : RTL | Durée : 31:54 | Date : 09/01/2021

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  • Manque d’électricité ce vendredi 8 1 2021, arrêtez vos machines ! 09/01/2021

    Europe1, ce vendredi, entre 6h et 9h, a appelé les Français à économiser l’électricité. C’était à la demande du fournisseur historique d’énergie, via RTE !

    En effet, tous les Français reçoivent leur énergie d’ENEDIS, sauf exception, même si votre contrat n’est plus celui du fournisseur de départ.

    Or ce vendredi les 9000 éoliennes étaient à l’arrêt ne fournissant que 1% du total de la consommation électrique des français. Les éoliennes ont fourni 946 MW pour une puissance installée de 14 000 MW !

    La preuve en image : Eolien 1% ce vendredi ! Solaire 4% ! Et le chauffage au gaz va bientôt disparaitre car interdit (donc inutile de nous construire des méthaniseurs pour créer du gaz !!!). Et on ferme les centrales nucléaires. Que restera-t-il pour se chauffer en hiver ?

    https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere

    Voici l’analyse suivante faite par JL Butré président de la FED :

    Paris le 08/01/2021

    Neuf mille éoliennes en panne. Le gestionnaire du réseau électrique demande aux ménages  de se rationner   Le  gestionnaire du réseau électrique (RTE) vient d’annoncer qu’il prévoit une forte hausse de la consommation d’électricité en raison de la vague de froid attendue vendredi 8 janvier et conseille, pour « éviter tout risque de coupure », de réduire sa consommation.  

    La France manque de courant. Cette situation inimaginable il y a quelques années   est le fruit  d’une politique d’abandon de notre industrie de l’électricité dont le fondement nouveau est de remplacer  des moyens de production fiables et pilotables par des sources intermittentes comme l’éolien.           

    En  période froide anticyclonique c’est-à-dire sans vent les éoliennes ne produisent  pas  d’électricité. Hier matin, pour une puissance installée voisine de 14.000 MW les éoliennes ont fourni 946 MW  soit 1% du total de la consommation électrique des français (1). Cette réalité balaye tous les mensonges perpétrés depuis des années  par l’agence de maitrise de l’énergie (ADEME) et les promoteurs qui se targuent du nombre de  milliers de foyers qu’une nouvelle éolienne va alimenter   en affirmant  qu’il y aura toujours du vent quelque part du au « foisonnement » qui garantira la  production du parc éolien français.                

    Cette situation électrique critique  avait été annoncée  par les déclarations du 19 novembre 2020 de Madame Barbara Pompili (2), Ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle mettait en évidence la   fragilité extrême de la production française d’électricité qui allait  conduire inexorablement à  un programme de restrictions et  de rationnement. Elle   envisageait  cet hiver  des coupures de courant, l’arrêt de pans entiers de secteurs industriels  et  des  baisses de tension du réseau au moment où le redressement économique de la France devrait être basé au contraire sur une électricité abondante, fiable et bon marché.          
    Pour rassurer les français  Mme Pompili   avait affirmé qu’un black-out n’était  pas possible en se basant sur un  hiver normal.  Aujourd’hui la température est  de -1°C,  peut-elle  le garantir au cas où celle-ci descendrait à -10°C  en sachant qu’il faut environ 2000 MW supplémentaires par degré en moins ?       

    Depuis des années Jean-Louis Butré Président de la fédération Environnement Durable et expert du groupe Energies&Vérités alerte le gouvernement sur cette situation. Il avait  déclaré le 16 novembre dans un quotidien: « depuis des décennies la politique énergétique de notre pays a été un exemple de réussite qui nous a permis d’avoir l’une des électricités les moins chères d’Europe, nous procurant ainsi un avantage compétitif. Ce succès de nos ingénieurs et de nos responsables politiques n’est plus qu’un souvenir tant les efforts du lobby écologiste ont  détruit avec constance cet atout national »       

    Cette stratégie  irresponsable a été  actée par la signature de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie(PPE). Le gouvernement a non seulement sacrifié l’indépendance de la France, sa liberté d’action et  son statut de grande puissance mais en plus  comme le prouve l’annonce de RTE, a désormais mis en danger la sécurité du territoire.           

    Contact 
    Fédération Environnement Durable  
    Jean-Louis Butré
    contact@environnementdurable.net
    tel : 06 80 99 38 08 

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  • Inquiétante odeur de gaz (77) au méthaniseur, plus de peur que de mal ? 06/01/2021

    Après Méry sur Seine dans l’Aube (voir article précédent), voici Ussy-sur-Marne en Seine et Marne qui pose un problème.

    Les méthaniseurs sont-ils aussi sûrs qu’on le prétend ?

    actu.fr

    Dimanche 19 juillet 2020 au soir, les sapeurs-pompiers et gendarmes sont intervenus à hauteur de la station de méthanisation pour une inquiétante odeur de gaz.

    Une odeur pensant à une fuite de gaz a été ressentie au niveau du village.

    Une odeur pensant à une fuite de gaz a été ressentie au niveau du village. (©LPB)

    Par Ann Marie Kornek le 23 Juil 2020

    Il semblerait que l’incident a fait plus peur que mal. Dimanche 19 juillet vers 21h40, les sapeurs-pompiers, GRDF et gendarmes se sont rendus à la station de méthanisation à Ussy-sur-Marne, après que plusieurs habitants ont fait part de leur inquiétude en raison d’une forte odeur de soufre et de gaz qui envahissait le village, provenant de la direction du méthaniseur.

    Consommation du charbon actif en raison de la météo

    D’après les premiers éléments de l’enquête, l’odeur provenait du charbon actif qui est normalement utilisé pour désodoriser les cuves.

    Il aurait été mal stocké et se serait mis à consommer avec la chaleur des derniers jours, dégageant une odeur similaire à celle d’une fuite de gaz.

    Pour lutter contre l’odeur, le charbon a été couvert avec de la terre, arrêtant ainsi la consommation et la propagation de l’odeur.

    Selon le maire de la commune, Pierre Hordé, cet incident, qui s’est déroulé en dehors du périmètre du méthaniseur, a priori, « n’avait pas un caractère dangereux ».

    Il rappelle toutefois, qu’« il ne faut pas le minimiser ».

    Par précaution, les services préfectoraux ont été tenus au courant.

    https://actu.fr/ile-de-france/ussy-sur-marne_77478/seine-et-marne-ussy-sur-marne-inquietante-odeur-de-gaz-au-methaniseur_35117756.html

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  • Le poids des mots, le choc des images…dans la méthanisation 07/12/2020

    1)               Construction d’une unité de méthanisation

    ou encore sur ce site-là ?????

    2) Transports des intrants (en tracteurs ou camions) à gauche puis épandage du digestat à droite

    Le tracteur spécialisé nommé pendulard épand le digestat qu’il faudra enfouir

    Quelques Commentaires aperçus sur le NET:

    • Utiliser des déchets pour le méthaniseur oui mais l’utilisation de terres agricoles dans l’objectif de « produire pour méthaniser »… ce qui est moins bien…
    • Après 2 années successives de sécheresses en élevage où la « valorisation » des pailles de certains céréaliers a fait exploser les prix et contraint à l’importation de paille d’Espagne, alors attention à ne pas tout donner aux multiples méthaniseurs qui s’installent.
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  • Décès du Président Valery Giscard D’Estaing 05/12/2020

    « Un président avant-gardiste » nous a dit le Président Macron jeudi soir dans son hommage à VGE, qu’il admire et qui lui sert de modèle.

    Puisse-t-il entendre ce témoignage qu’il a donné en 2008 sur les énergies renouvelables et s’en inspirer au plus vite dans les faits. Car il avait déjà bien compris ce qui se cachait en réalité derrière les Energies Renouvelables qu’on veut nous imposer à marche forcée. Eolien, Méthanisation, n’est-ce pas la même chose quand on lit ce qu’en écrivait cet ancien président en préface du livre de Jean-Louis Butré, président de la FED « L’imposture : Pourquoi l’éolien est un danger pour la France » publié en 2008.

    VALÉRY GISCARD D’ESTAING      Paris, le 25 juillet 2008

     Cher Monsieur le Président,

    Nous avons souvent parlé du scandale financier et environnemental des éoliennes et je vous ai encouragé à l’expliquer publiquement avec clarté. Avec honnêteté aussi car c’est, à mon avis, ce qui manque aujourd’hui dans toutes les démonstrations officielles de promotion des énergies renouvelables. Or, le développement inconsidéré – j’allais dire irresponsable – des éoliennes ne résiste pas à l’analyse de quelques vérités et de quelques chiffres simples. Avec vos talents de pédagogue vous saurez les décortiquer pour informer complètement l’opinion, mais aussi les élus locaux et les représentants de la puissance publique sur le terrain. II s’agit de dénoncer un gaspillage inacceptable des fonds publies, un discours officiel trompeur, un « business » souvent douteux : vous saurez le faire sans polémique mais avec la vigueur et la franchise que je vous connais Il s’agit aussi de préserver les paysages de France, nos campagnes et bientôt notre littoral menacé lui aussi : vous saurez le faire avec cœur, avec toute la passion que vous avez pour la beauté de notre pays ! Puisse la France, grâce à vous, grâce à ce livre, ouvrir les yeux sur la réalité des vraies énergies renouvelables et éviter ainsi de commettre une erreur stratégique…

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  • Dossier Méthaniseur Les Essarts lès Sézanne sur le site de la préfecture 01/12/2020

    Voilà, ça y est. Les dés sont lancés. Le dossier est enfin déposé et, comme de bien entendu, à la dernière minute. Les riverains ont exactement 15 jours pour l’étudier avant la consultation publique mais le promoteur qui a créé son entreprise en juin 2019 peut se permettre d’attendre le dernier moment pour le fignoler.

    Vous êtes très nombreux à avoir consulté le site de notre association ces derniers jours. Merci de nous soutenir. Ensemble, on peut réussir à faire entendre notre voix. Vous pouvez nous joindre avec l’onglet « contact » si vous le souhaitez.

    L’essentiel est de préparer un texte, même court ou peu documenté, pour expliquer votre position. Précisez bien que vous êtes concerné par le projet.

    • Vous pouvez le déposer en mairie des Essarts le lundi de 17h à 19h et vérifiez qu’il est mis dans le registre des commentaires. Vous pouvez en déposer une copie dans la boite aux lettres de notre association 19 grande rue aux Essarts, face à la mairie.
    • Vous pouvez écrire à la Préfecture : Direction Départementale des Territoires – SEEPR – Cellule Procédures Environnementales – 40, Boulevard Anatole France – CS 60554 – 51037 CHALONS-EN-CHAMPAGNE cedex
    • Vous pouvez mettre un mail à ddt-seepr-icpe@marne.gouv.fr

    En allant sur le site de la Préfecture, vous pouvez consulter la totalité des pièces fournies (388 pages). Le lien est ci-dessous.

    Les pièces intéressantes pour commencer l’étude sont celles-là :

    DOSSIER :

    > 002716 BIOMARNE Rapport DE_V3 – format : PDF C’est la description du projet, en page 8 la situation du terrain retenu.

    > 002716_BIOMARNE_51_DE_cerfa_v2-signé – format : PDF C’est un document administratif résumé –

    > PJ3 BIOMARNE Plan A2 – format : PDF C’est le plan de l’usine et l’ensemble de tous les bâtiments qui la composerons

    PLANS D ÉPANDAGE :

    > PJ2-A0_Carto_generale_epandage_BIOMARNE_V2 – format : PDF C’est la liste des parcelles d’épandage et leurs propriétaires (le détail est à lire dans les trois dernières pièces du dossier)

    Le lien est ici :

    https://www.marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-Classees-Pour-l-Environnement-ICPE/Dossiers-ICPE-Enregistrement/BIOMARNE

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  • Méthaniseur aux Essarts lès Sézanne : Réalité ? Suite… 29/11/2020

    Après avoir lu le panneau d’affichage sur le terrain du futur méthaniseur le 23 octobre, nous avons maintenant l’avis de consultation publique affiché sur la porte de la Mairie des Essarts lès Sézanne et de la Noue. (Peut-être aussi à Champguyon car ce sont les trois communes dans la limite de distance de 1km). Consultation qui doit avoir lieu du 14 décembre au 12 janvier. Alors qu’aujourd’hui dimanche 29 novembre, le dossier n’est plus accessible sur le site de la Préfecture depuis au moins une semaine !

    Voici déjà le plan fourni en page 8 du dossier d’enregistrement qui indique la position exacte, que j’avais eu le temps d’enregistrer :

    Vous pourrez lire le dossier sans doute un jour prochain comme c’est indiqué sur le site de la Préfecture de la Marne : « Cet avis au public ainsi que la demande de l’exploitant sont consultables sur le site internet « les services de l’État dans la Marne » » : http://www.marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-Classees-Pour-l-Environnement-ICPE/Dossiers-ICPE-Enregistrement/BIOMARNE

    Bonne lecture, préparez vos arguments. Il faut surtout trouver des arguments si possible locaux. Montrez par votre adresse que vous êtes dans le périmètre proche de ce projet. Ne pas hésitez à faire une liste complète de ce que vous pensez ou redoutez le plus.

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  • « Petits défauts » sur un méthaniseur dans l’Aube 28/11/2020

    C’est pas loin de chez nous, c’est à Méry sur Seine, espérons que ce ne sera jamais comme ça aux Essarts… Un méthaniseur qui fuit, ce n’est pas possible ! C’est d’ailleurs bien affirmé dans le dossier de BIOMARNE, entreprise sise à La Godine, Les Essarts lès Sézanne, dossier déposé en Préfecture le 23 octobre 2020. Voici leur réponse (entre guillemets) :

    Dossier d’enregistrement de SAS Biomarne, page 86 :

    Défi 5 : Protéger les captages d’eau
    « Le site de méthanisation n’est pas concerné par un périmètre de protection de captage AEP. Le périmètre de protection éloignée du captage le plus proche de l’unité de méthanisation (captage du Fond du Gué Barré aux Essarts Lès Sezannes) est situé à 380 m au Nord-Est du site. De plus, du point de vue de l’écoulement de la nappe, le projet se situe en aval hydraulique par rapport à ce captage AEP. »

    D8-142 Ralentir l’écoulement des eaux pluviales dans la conception des projets
    … le débit spécifique en l/s/ha issu de la zone aménagée doit être inférieur ou égal au débit spécifique du bassin versant intercepté par l’opération avant aménagement.
    « Le site gère ses eaux pluviales via un bassin d’infiltration.« 

    D8.144 : Privilégier la gestion et la rétention des eaux à la parcelle
    « Les eaux pluviales seront gérées et infiltrées sur la parcelle du projet. »

    Mais au fait, revenons au cas de Méry sur Seine : ne soyons pas pessimiste !

    En 2015, le journal Les échos se réjouissait :

    « Dans quelques jours, deux nouveaux sites de méthanisation injecteront leur gaz vert dans le réseau de GRDF. Le premier, à Méry-sur-Seine (Aube), alimentera à terme en gaz naturel 1.500 foyers de la région, pour leurs besoins de chauffage ou de cuisson. Le second se situe à Wannehain (Nord) »

    Aujourd’hui, 15 novembre 2020, l’Est Éclair titre :

    https://drive.google.com/file/d/1hz6AwBpFyCbeuIyyzNtVqGxMWhvg3_nA/view

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  • Encore un permis de construire refusé pour l’unité de méthanisation d’Albon | Pierre Jouvet 28/11/2020

    Ça existe bien, j’en ai trouvé un certain nombre…

    Le Préfet de la Drôme vient de refuser le permis de construire au projet de méthanisation situé à Albon et qui avait soulevé de vives inquiétudes.

    Je suis satisfait de cette décision que j’avais appuyée auprès du Préfet. Mais il ne s’agit en aucun cas d’une victoire des uns sur les autres.

    Si je ne suis pas opposé à la création d’unités de méthanisation – j’ai d’ailleurs soutenu l’installation d’une unité a Hauterives – je considérais que le terrain retenu n’était pas le bon.

    Néanmoins, il faut être cohérent : on ne peut pas être pour le développement durable, attaché à la lutte contre les changements climatiques et pour les énergies renouvelables et en même temps s’opposer au développement de la méthanisation sur nos territoires.

    Comme je m’y suis engagé auprès du Préfet et des maires des communes concernées, j’ai proposé ce matin aux trois porteurs du projet de nous rencontrer dès lundi pour essayer de trouver une solution. Ce projet ne peut pas être réalisé n’importe où, au détriment de la qualité de vie des riverains et de l’aménagement du territoire sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années.

    Je demande désormais à tous de retrouver la plus grande sérénité. Je veillerai que la suite du projet puisse se faire dans le consensus et la plus grande transparence. Nous le devons à tous.

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  • Une commune qui refuse une usine de méthanisation, ça existe ! 28/11/2020

    On peut rêver, cela s’est fait dans les Hauts de France…

    https://www.sacylegrand.fr/a709-motion-de-refus-votee-par-le-conseil-municipal.html

    Accueil > MOTION DE REFUS VOTÉE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL

    DÉLIBÉRATION DU CONSEIL MUNICIPAL
    CONTRE LE PROJET D’USINE DE MÉTHANISATION

    Objet : Motion de refus d’implantation d’une usine de méthanisation à SACY LE GRAND
    Un dossier de permis de construire a été déposé par la société SAS BIOGAZ 60 du Clermontois le 02 juin 2020, avec pièces complémentaires reçues le 23 juillet 2020, pour un projet de construction d’une unité de méthanisation agricole sur la parcelle cadastrée : section ZA n°271. Il est référencé sous le numéro PC 060 562 20 T0012.
    La commune de Sacy le Grand a formulé un recours administratif auprès de Monsieur le Préfet des Hauts de France le 10 juillet 2020, afin que soit réalisée une étude d’impact environnemental, après avoir rencontré divers acteurs locaux liés à son environnement.
    Madame Le Maire a saisi Madame La Ministre de la transition écologique, Barbara Pompili le 06 août 2020, pour appuyer sa demande et réaffirmer la volonté de la préservation du cadre naturel de Sacy le Grand et la protection des populations.
    Le permis de construire est en cours d’instruction auprès de la DDTO (Direction Départementale des Territoires de l’Oise). La décision concernant ce permis sera rendue le 23 novembre 2020.  
    La demande de la commune de l’étude d’impact environnemental n’a pas été retenue et seule une étude au cas par cas a été réalisée.
    La commune n’a nullement été associée à ce projet, n’a jamais eu d’éléments en amont répondant à ses interrogations et la population n’a pas été avisée.
    Le Conseil Municipal délibère et réaffirme :

    • Son opposition ferme à l’implantation d’une usine de méthanisation sur le territoire de la commune de Sacy le Grand ;
    • Son attachement à la préservation de son environnement et à la protection de sa population ;
    • Son souhait que l’Etat prenne en compte la légitimité de la demande de la commune de Sacy le Grand et de sa population;
    • Appelle à la prise de conscience des habitants, des associations de Sacy le Grand et environnementales pour s’associer à cette démarche ;
    • Sollicite le soutien de l’intercommunalité, la CCPOH dans sa décision et ses démarches.

    A Sacy le Grand, le 23 septembre 2020
    Le Maire,
    Muriel PERRAS JUPIN

    Publié le Samedi 26 Septembre 2020

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  • CSNM, ou la méthanisation raisonnée… 28/11/2020

    Un comité de scientifiques s’est formé pour étudier le procédé de méthanisation…

    Site intéressant, regard de scientifiques, à lire absolument !

    https://adeb71.org/wp-content/uploads/2019/05/20190405_M%C3%A9thanisation-non-raisonnable_CSNM-aux-Elus-et-responsables-1.pdf

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  • Pour ceux qui découvrent la méthanisation 28/11/2020

    Notre bible à tous, une première approche simple et complète que je viens remettre sur le site. Trois articles du magazine Reporterre qu’on tient à remercier ici. Bonne lecture à tous.

    Forgez-vous une idée avant de répondre à la consultation publique organisée aux Essarts lès Sézanne du 14/12 au 12/01 2021. Un article suivra ici …

    La méthanisation, des questions sur une usine à gaz. Notre enquête

    Parce qu’elle garantit leurs revenus, les éleveurs qui le peuvent se laissent tenter par la production de biogaz et installent des méthaniseurs. Mais cette pratique, notamment à partir d’une certaine taille, comporte des risques pour les sols autant que pour l’avenir du monde agricole. Reporterre a mené l’enquête, dont voici les trois volets.

    1. La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs

    • Lire l’article ici

    2. Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux

    • Lire l’article ici

    3. La méthanisation risque d’accélérer la concentration des fermes

    • Lire l’article ici

    Reporterre est un modèle rare dans le paysage médiatique. Le journal est composé d’une équipe de journalistes professionnels, qui produisent quotidiennement des articles sur les enjeux environnementaux et sociaux. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, le journal sera renforcé. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

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  • Refus du permis de construire du préfet de Maine-et-Loire pour une unité de méthanisation à Marans, Maine et Loire 28/11/2020

    Le préfet de Maine-et-Loire vient de refuser le permis de construire une unité de méthanisation à Marans, commune déléguée de Maine et Loire. Mars 2019.

    Bernard Gonzales a notamment motivé sa décision en référence à l’article R 111-2 du Code de l’urbanisme stipulant que le projet peut être refusé « sil est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité dautres installations ».

    https://angers.maville.com/actu/actudet_-segre-en-anjou-bleu.-le-prefet-refuse-un-projet-de-methaniseur-a-marans_fil-3666519_actu.Htm

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  • Un permis de construire de méthaniseur refusé : oui ça existe ! 28/11/2020

    lavoixdunord.fr

    FÉRIN : Le préfet refuse le projet d’unité de méthanisation

    Par Françoise Tourbe 29/11/2016


    https://www.lavoixdunord.fr/82177/article/2016-11-29/le-prefet-refuse-le-projet-d-unite-de-methanisation

    Les réseaux routiers et électriques sont inadaptés, a estimé le préfet, pour accueillir un tel équipement à cet endroit. Quand à GRT Gaz, la société qui gère le réseau de transport de gaz, elle aurait donné un avis défavorable.

    Le projet avait mobilisé contre lui la majeure partie des habitants du village, fédérés au sein de l’association Férin Quiétude. «  Nous sommes heureux, soulagés, émus de cette décision, réagissait hier soir Nathalie Fardoux, la présidente de Férin Quiétude. Nous nous sentions tout petits, avec notre…

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  • AVIS Consultation publique UNITÉ de MÉTHANISATION Les Essarts lès Sézanne 27/11/2020

    Affiche jaune à la porte de la mairie !

    marne.gouv.fr

    Voyons-la de plus près :

    Les services de l’État dans la Marne :

    AVIS DE CONSULTATION PUBLIQUE

    relative à la demande d’enregistrement concernant la création d’une unité de méthanisation sur le territoire de la commune de Les-Essarts-Lès-Sezanne présentée par la SAS BIOMARNE adresse du siège d’exploitation : 1 route de la Godine 51120 Les-Essarts-Lès-Sezanne

    En application des dispositions du code de l’environnement, une consultation publique est ouverte du lundi 14 décembre 2020 au mardi 12 janvier 2021 inclus par arrêté préfectoral n° 2020-CP-171 -IC en date du 10 novembre 2020 sur la demande d’Enregistrement concernant le projet cité ci-dessus à Les-Essarts-Lès-Sézanne, avec épandage sur les communes de Les-Essarts-Lès-Sezanne, Bergères-sous-Montmirail, Boissy-le-Repos, Bouchy-Saint-Genest, Broyes, Charleville, Escardes, Esternay, Lachy, La Villeneuve-lès-Charleville, Le Gault-Soigny, Les Essarts-le-Vicomte, Mécringes, Moeurs-Verdey, Morsains, Nesle-la-Reposte, La Noue et Champguyon, présentée par la SAS BIOMARNE dont le siège social se situe 1, route de la Godine à Les-Essarts-Les-Sézanne (51120).

    Pendant toute la durée de la consultation publique, toute personne intéressée pourra consulter le dossier relatif à cette requête et consigner ses observations

    • sur le registre déposé en mairie de Les-Essarts-Lès-Sezanne où chacun pourra en prendre connaissance, aux jours et heures habituels d’ouverture de la mairie, soit les lundis de 17h00 à 19h00
    • -ou adresser ses observations au préfet par lettre à l’adresse suivante : Direction Départementale des Territoires – SEEPR – Cellule Procédures Environnementales – 40, Boulevard Anatole France – CS 60554 – 51037 CHALONS-EN-CHAMPAGNE cedex
    • ou par voie électronique à : ddt-seepr-icpe@marne.gouv.fr .

    À l’issue de la procédure, la demande susvisée peut faire l’objet d’un arrêté préfectoral d’enregistrement, éventuellement assorti de prescriptions particulières complémentaires aux prescriptions générales applicables fixées par arrêté ministériel, ou d’un arrêté préfectoral de refus.

    Le Préfet de la Marne est l’autorité compétente pour prendre par arrêté les décisions relatives à la demande présentée par la SAS BIOMARNE.

    Cet avis au public ainsi que la demande de l’exploitant sont consultables sur le site internet « les services de l’État dans la Marne » : http://www.marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-Classees-Pour-l-Environnement-ICPE/Dossiers-ICPE-Enregistrement/BIOMARNE.

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  • Méthanisation écologique ? 23/11/2020

    Il y a de quoi s’inquiéter ? Vous restez seuls juges mais ce reportage est particulièrement saisissant. Il faut le lire…

    « C.N.V.M Collectif national vigilance Méthanisation »

    cnvm.fr. Article sur https://cnvm.fr/env .

    Les résidus de la méthanisation polluent la nappe phréatique.

    A l’issue de la procédure de méthanisation, il y a des restes liquides et solides dénommés à tort « digestat ». Ces restes sont épandus à la surface des champs.
    Il faut savoir que la méthanisation se fait dans un environnement sans oxygène, dans lequel des milliards de bactéries de différentes sortes s’activent. Certaines sont sérieusement pathogènes.
    A l’issue du processus de méthanisation, une phase d' »hygiènisation » du digestat (procédé qui consiste à chauffer le digestat à 70°C pendant une certaine période), a lieu. Lors de l’épandage du digestat, les bactéries anaérobies vont mourir à l’air, mais malgré l’hygiénisation, il reste un nombre considérable d’agents pathogènes, des effets des ions ammoniums du digestat liquide qui vont s’infiltrer jusqu’à la nappe pour former plus de nitrates, des pesticides et autres phytos qui sont dans les intrants et dont certains ne sont pas détruits par la méthanisation.
    L’épandage du digestat en dépose donc une grande quantité sur les sols. Le digestat étant en majorité liquide, ces agents pathogènes passent ainsi dans le sol et rejoignent … la nappe phréatique, contribuant à sa pollution déjà bien engagée par tous les produits phytosanitaires déversés dans les terres par l’agriculture.
    La pollution de la nappe phréatique est l’un des risques majeurs liés à l’activité de méthanisation.

    Mais il n’y a pas que cela …

    Les abeilles et les vers de terre sont les premières victimes immédiates, après épandage du digestat dans les champs. Constaté partout en France.

    Après épandage de digestat, les abeilles meurent très vite car sensibles aux gaz qui se dégagent

    Quant aux vers de terre, il remontent mourir à la surface

    Tout le monde connaît le rôle des abeilles, essentiel. Moins de gens connaissent le rôle des vers de terre. Ils ont également un rôle très important. Ils se déplacent dans le sol en creusant des galeries, ce qui contribue à aérer les sols et à leur permettre de rester en bonne santé. Cela sert aussi et c’est essentiel à la formation de l’humus.
    Leur diminution est spectaculaire, comme souligné par des scientifiques, de deux tonnes à l’hectare en 1950, il semble que l’on soit actuellement à environ 200 kg ! Dramatique …
    Sur ce point particulièrement important, consultez les vidéos de Claude BOURGUIGNON mises en ligne sur notre site. Elles expliquent la situation de nos sols et l’évolution actuelle sous l’effet de l’agriculture intensive.

    Et on ose nous dire que la méthanisation c’est … « écologique » !

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  • L’usine de méthanisation mise en demeure après les odeurs nauséabondes (Oise) 19/11/2020

    Même si l’entreprise est sans doute de taille plus grande que celle prévue aux Essarts les Sézanne, les odeurs posent des réels problèmes aux riverains…Comme le relate Le Parisien du 8 septembre 2020. LP/Alexis Bisson

    « La société Bionerval, installée à Passel, est sommée de « mettre fin aux désordres », après des plaintes transmises cet été aux autorités. L’exploitant dit avoir répondu à une obligation sanitaire au regard du risque résiduel de Covid en traitant de manière ponctuelle des boues à l’origine des désagréments relevés par les habitants ».

    https://www.leparisien.fr/oise-60/oise-l-usine-de-methanisation-mise-en-demeure-apres-les-odeurs-nauseabondes-08-09-2020-8380806.php

    « Comme une odeur de produits chimiques ou d’engrais et dès qu’il fait nuit, souffle un habitant. Ça donnait la nausée. » En fonction des vents, l’odeur « épouvantable », selon le maire (SE) Jean-Yves Bonnard, se faisait sentir du côté de Passel, Sempigny, Pont-l’évêque, ou même Noyon. « Même au Mont Saint-Siméon, j’étais obligé de fermer toutes les fenêtres », se souvient ainsi Karim.

    Selon les autorités, les odeurs fortes étaient perceptibles à l’extérieur du site et à l’intérieur.  Dans un arrêté préfectoral en date du mois d’août, la société a été mise en demeure de « mettre fin aux désordres » et de faire cesser la nuisance olfactive.

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  • Lot. 8 associations s’inquiètent de la méthanisation « à la lotoise » et ses risques pour l’avenir 18/11/2020

    actu.fr donne la parole à un groupe d’associations du Lot qui débattent sur l’opportunité d’un méthaniseur géant (encore plus que le nôtre) dans leurs 4 villages. Huit associations qui plaident pour la nécessité de préserver les ressources en eau potable et la qualité de l’environnement dans le Lot.

    https://actu.fr/societe/lot-8-associations-s-inquietent-de-la-methanisation-a-la-lotoise-et-ses-risques-pour-l-avenir_37417125.html

    Des extraits intéressants, sous leur responsabilité :

    « Réponses aux inexactitudes avancées par les 33 exploitants

    Quelles sont les études scientifiques qui leur permettent d’affirmer :

    – que le compostage est une méthode « moins bonne » que le digestat ? Dans le compost, peu de perte d’azote car transformé en nitrite alors que dans le digestat l’ azote est volatil et libéré lors de l’épandage, sous forme de gaz ammoniac toxique (NH3) et d’ions ammonium, très lessivables.

    – qu’il n’y a pas diminution du carbone du sol ? Dans le digesteur, le carbone des fumiers et lisiers devient du méthane (CH4) et ne sera donc plus dans le sol. Pour se multiplier, les micro-organismes du sol ont une « faim en carbone » qu’il vont puiser dans les réserves existantes du sol d’où un appauvrissement en humus (Pr Aurousseau, agronome). Cette hypothèse, confirmée par les microbiologistes, M. et Mme Bourguignon (internationalement reconnus), met en évidence une baisse significative des micro-organismes des sols, après épandage de digestat lotois.

    – qu’il n’y a pas de perte de fertilisant (N P K) ? Cela implique la persistance des antibiotiques, des nettoyants puissants, des métaux lourds (cuivre et le zinc de l’alimentation industrielle) et des germes pathogènes résistants pour l’homme et l’animal !

    – qu’il y a peu d’odeurs. Les agriculteurs déplacent les odeurs de leur ferme chez les riverains des méthaniseurs, puisque les plates formes de fumiers sont non couvertes et produisent du CH4. Plus de 150 pollutions olfactives ont été recensées en France. Cette pollution est occultée dans ces dossiers, faute d’études d’impact et des risques sanitaires.

    – qu’il y a 99 % de germes pathogènes éliminés ? c’est inexact. En effet, l’hygiénisation (T° à 70° pendant 1 heure) n’est pratiquée que sur 4 % des déchets. Les bactéries, virus et parasites se retrouveront dans le digestat puis dans l’eau (comme régulièrement à Cahors du fait de parasites des fumiers et lisiers). De plus, les spores de clostridies (botulisme, gangrène, tétanos,) et d’autres germes, résistent à l’hygiénisation comme l’affirme l’ANSES (voir encadré). Les stockages déportés anaérobies (poches PVC) avec des températures supérieures à 40° et NON brassés, favorisent la prolifération des germes. Ce n’est pas le cas dans les stockages lagunaires non couverts où l’azote se volatilisera. De plus, les pluies entraineront une dilution du digestat, altérant sa composition fertilisante. Les agriculteurs pourront -ils maitriser ces deux phénomènes ? »

    D’autres questions en suspens ! Lire la totalité de l’article …

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  •  » Les éoliennes sont un scandale environnemental stupéfiant » 18/11/2020

    Figaro vox publie un article édifiant sur les problèmes soulevés par l’éolien en France ce 16 novembre 2020.

    Les éoliennes sont un gouffre financier et un désastre écologique, analyse Jean-Louis Butré.
    Selon lui, beaucoup de défenseurs de l’environnement et autres écologistes sont étonnamment silencieux lorsqu’il s’agit de hausser la voix contre le déversement de tonnes de bétons dans nos campagnes.

    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/les-eoliennes-sont-un-scandale-environnemental-stupefiant-20201116

    « Quelle agression que ces engins métalliques qui peuvent atteindre désormais 200m de hauteur et surgir à 500m d’une habitation! L’expérience montre que toutes les habitations perdent alors dans un rayon de quelques kms entre 30 et 40 % de leur valeur quand elles trouvent un acheteur, comme l’ont vérifié les notaires dans ces zones. En effet, qui acceptera d’acheter une maison à l’ombre de ces engins dont on mesure actuellement les multiples nuisances. »

    Les arguments et l’analyse vaut la lecture…

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  • Vive la mondialisation : virus sur courgettes 17/11/2020

    Notre campagne serait-elle aussi menacée ? Après les attaques sur les betteraves cet été, voici un nouveau virus qui attaquerait les tomates. Rustica nous alerte… Bonne lecture

    https://www.rustica.fr/maladies-et-parasites/nouveau-virus-attaque-courgettes,16051.html

    Le Tomato leaf curl New Delhi Virus retrouvé sur des courgettes

    Après la découverte du Tomatovirus en février 2020 c’est désormais au tour des courgettes de faire les frais d’un nouveau virus. Celui-ci a été observé pour la première fois en France en octobre 2020.

    panier de courgettes

    Qu’est ce que le Tomato leaf curl New Delhi virus : ToLCNDV ?

    Apparu il y a seulement quelques jours en France, ce nouveau virus venu d’Inde avait pourtant déjà été référencé dans plusieurs pays d’Europe dont certains sont frontaliers à la France comme l’Italie ou l’Espagne.
    Ce virus est véhiculé par la mouche de l’aleurode demesia tabaci, qui en ponctionnant la sève des plants se retrouve porteuse du virus à vie et le transmet ensuite de plant en plant.

    Quels légumes sont menacés ?

    L’anses nous précise que malgré son nom, le virus touche principalement les cultures de courgettes en France. Mais il pourrait se répandre également aux cultures de pommes de terre, de tomates, de courgettes, d’aubergines, de melons, de concombres, de poivrons, et de courges.
    Ce virus cause des dommages importants sur les récoltes et les cultures touchées doivent être rapidement arrachées et isolées du reste des cultures pour éviter la propagation du virus.
    L’aspect des feuilles est chlorotique, elles se tordent et s’enroulent sur elles-même. Les courgettes quant à elles, présentent un flétrissement.

    Prévenir l’apparition du ToLCNDV sur les récoltes

    Comme pour tous les virus qui touchent les végétaux, il n’existe pas de traitement curatif. Il faudra alors prévenir son apparition et mettre en place des systèmes de protection pour endiguer la prolifération de l’insecte vecteur.
    Il faudra également isoler rapidement les plants malades pour enrayer la propagation du virus sur le reste des cultures.

    Texte : Leïla Reniaume

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  • Nuisances et dérives de la méthanisation 15/11/2020

    Nuisances et dérives de la filière méthanisation, frondes locales

    https://www.20minutes.fr/planete/2435307-20190128-methanisation-collectif-alerte-derives-filiere-francaise-plein-essor

    20minutes.fr

    Un collectif dénonce les «dérives» d’une méthanisation à marche forcée

    Une unité de méthanisation en Eure-et-Loire. La France compte 647 méthaniseurs aujourd’hui. — GOUPIL RODOLPHE/SIPA

    • Valoriser des déchets, produire une énergie renouvelable, diminuer l’utilisation d’engrais de synthèse, améliorer le revenu des agriculteurs… Voilà toutes les promesses de la méthanisation…
    • Mais alors que la filière prend son essor en France, des voix -de scientifiques, de riverains ou encore d’agriculteurs- s’élèvent pour pointer les dérives d’une méthanisation menée à allure forcée.
    • Au-delà des potentielles nuisances locales, celles des mauvaises odeurs notamment, l’autre écueil à éviter est l’accaparement des terres pour produire de l’énergie au détriment de l’alimentation.

    Petit un, on valorise des déchets organiques. Ceux que produisent une exploitation agricole (lisier, fumier, déchets de cultures), une station d’épuration, une usine agroalimentaire. Petit deux, on produit du biométhane, un gaz non-fossile, injectable directement dans le réseau ou brûlé pour produire de l’électricité et de la chaleur. Petit trois, on récupère en fin de processus des résidus de matières organiques, appelés digestat, qui servent d’engrais. Sur le papier, la méthanisation* est la promesse de faire d’une pierre trois coups. Quatre même en ajoutant la possibilité pour l’agriculteur d’accroître ses revenus en vendant du gaz et en réduisant ses achats d’engrais.

    Le nombre de méthaniseurs grimpe en flèche

    En mars 2013, en pleine crise agricole, Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture, fixait le cap de 1.000 méthaniseurs en France en 2020. Une première marche vers l’objectif plus lointain de porter à 10 % en 2030 la part du gaz issue de la méthanisation dans la consommation globale de gaz du pays et même 30 % en 2050.

    Au dernier comptage, en juin dernier, la France comptait 646 installations. Trop juste pour atteindre les 1.000 d’ici un an. Mais l’actuel gouvernement a repris le flambeau, annonçant une série de mesures pour développer la filière en mars dernier. Dans ce contexte, « le nombre de méthaniseurs grimpe en flèche ces dernières années, observe Olivier Dauger, agriculteur et président de l ’association France gaz renouvelables. Rien que dans les Hauts-de-France, ma région, il y a actuellement entre 150 et 180 dossiers en cours d’instruction. »

    Un essor que constatent aussi Daniel Chateigner, professeur de physique à l’université de Caen et Anne Danjou, présidente de « Bien vivre en Anjou ». Mais eux s’en inquiètent et ne manqueront pas de le dire ce lundi, au ministère de la Transition écologique en tant que représentants de collectifs appelant à une méthanisation raisonnée. « Nous ne sommes pas contre la méthanisation mais ses dérives », glissent-ils.

    « Mauvaises odeurs et pollution… »

    Anne Danjou pointe déjà le ballet des camions chargés de déchets organiques qui viennent alimenter les grosses unités de méthanisation. « Celles qui n’ont pas assez des déchets produits alentour pour fonctionner mais doivent aller les chercher parfois à des centaines de kilomètres de là », précise-t-elle. Une grosse installation de méthanisation (unité industrielle) nécessite le passage de dix camions par jour travaillé, évalue l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

    Autre grief : les odeurs pestilentielles que dégagent les unités de méthanisation mal maîtrisées. « Ma maison s’est retrouvée à 400 mètres d’une fosse de 1.000 m² où a longtemps été stocké le digestat liquide, à l’air libre, d’un gros méthaniseur de la région, illustre Anne Danjou. Cela sentait un mélange d’œuf pourri et d’urinoir chargé à ras bord. » Un désagrément décrit aussi par des riverains de méthaniseurs à Onet-l’Eglise en Aveyron, à Hagtemeau dans les Landes, à Feux dans le Cher…

    Ces mauvaises odeurs sont une gêne en soi. « Elles sont aussi le signe que des gaz s’échappent de ces installations, complète Daniel Chateigner. Le principe de la méthanisation est de transformer des déchets organiques en biogaz, composé essentiellement de méthane. Mais le processus génère d’autres gaz, comme le sulfure d’hydrogène (H2S). Il est non seulement toxique mais aussi très corrosif. A force, il peut percer les tubulures d’un méthaniseur et provoquer des fuites de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le C02. »

    Ne pas jouer sur les peurs ?

    Un autre débat concerne la qualité du digestat destiné à être épandu sur les terres agricoles pour favoriser la croissance des plantes cultivées, en remplacement des engrais minéraux. « Ce digestat est à 80 % liquide, reprend Daniel Chateigner. C’est de l’azote ammoniacal (NH4+) qui a l’inconvénient d’être très sensible au ruissellement. Dès qu’il pleut, il s’en va, avec le risque d’appauvrir les sols et de polluer les eaux. » L’épandage de digestat pose particulièrement question dans le Lot, où il est peu adapté aux sols karstiques, typiques de la région.

    Nicolas Bernet, directeur du Laboratoire de biotechnologie de l’environnement de l’ Inra (Institut national de la recherche agronomique) dit certaines craintes légitimes. Mais il invite à ne pas jouer sur les peurs. « Bien sûr, si on étend des quantités de digestat bien supérieures aux besoins des sols, la question du ruissellement se posera, commence-t-il. Mais elle se pose de la même façon pour tout engrais organique, en particulier ceux d’origine animale comme le lisier

    . Or, ces effluents d’élevage sont le plus souvent aujourd’hui répandus directement sur les terres cultivées après avoir été stockés dans la cour de la ferme. Des gaz à effet de serre s’en échappent et sans aucune valorisation cette fois-ci. »

    Nicolas Bernet comme Olivier Dauger ne nient pas non plus qu’un processus de méthanisation mal maîtrisé puisse rejeter du méthane. « Tout comme le compostage s’il est mal fait », indique le premier. « Et l’agriculteur n’a aucun intérêt à voir du méthane s’échapper dans l’atmosphère plutôt que d’être valorisé en énergie, avance le deuxième. Il perd de l’argent, ce qui est vite préjudiciable au regard du prix d’un méthaniseur. » La production de biogaz est par ailleurs encadrée par une réglementation stricte et le nombre d’accidents à ce jour recensé faible, indique de son côté l’Ademe**.

    « A tout prix éviter le modèle allemand »

    Pas de quoi rassurer Daniel Chateigner ou Anne Danjou, inquiets que l’essor actuel des méthaniseurs entraîne un développement non-maîtrisé de la filière. L’enjeu n’est pas seulement d’éviter les nuisances locales. Il est aussi de s’assurer qu’il y ait suffisamment de déchets organiques pour alimenter ces méthaniseurs.

    « Il faut à tout prix à éviter le modèle allemand, insiste Daniel Chateigner. Le pays a fortement développé la méthanisation au point d’avoir 10.000 unités aujourd’hui. Mais ils sont alimentés avec des cultures dédiées. Du maïs essentiellement. » L’effet pervers est le même que pour les biocarburants : l’accaparement des terres agricoles pour la production d’énergie plutôt que l’alimentation. Près de 7 % de la surface agricole allemande était dédiée à la méthanisation en 2014, indiquait Alternatives économiques en décembre 2017.

    En France, il y a consensus, assure Olivier Dauger. « Personne ne veut suivre le modèle allemand. Les objectifs visés en France avec la méthanisation – les 10 % de 2030 et 30 % de 2050- ont été fixés au regard du gisement potentiel de déchets organiques en France. » C’est l’Ademe qui a fait ce travail, « mais jamais l’agence ne donne le détail des calculs », déplore Daniel Chateigner, loin d’être convaincu par l’estimation.

    Déjà des signes d’accaparement des terres ?

    En décembre dernier, la Confédération paysanne, syndicat agricole qui milite pour une agriculture paysanne, manifestait dans la Sarthe devant ce qu’elle considère comme un premier signe d’un accaparement des terres pour la méthanisation. « Un silo de maïs à ciel ouvert, entassé là dans l’attente de l’arrivée prochaine d’un méthaniseur dans la région, détaille Laurent Leray, porte-parole du syndidcat. Cela représentait l’équivalent de deux années de récolte de maïs sur environ 80 hectares. C’est autant de maïs qui ne seront pas vendus aux éleveurs pour nourrir leurs animaux. Une insulte au monde paysan après les sécheresses de cet été. »

    *La méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène, à l’inverse du compostage, en vue de produire du biogaz, appelé méthane.

    ** En tant que mélange potentiellement explosif, le biogaz nécessite des précautions mais peu d’accidents relatifs à son stockage sont survenus en France, précise l’Ademe. De 1992 à 2017, 18 cas d’incendie et 15 cas d’explosion ont été recensés en France par le ministère en charge de l’environnement, avec peu de conséquences pour les populations riveraines et pour l’environnement.

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  • Canard Enchainé : « Fumier de méthanisation » 13/11/2020

    La méthanisation a l’honneur du Canard Enchainé de ce mercredi 4 novembre 2020, où le journal tient à alerter ses lecteurs des risques contenus dans le processus de la méthanisation qui nous est vendue comme une énergie verte et propre pour la planète…

     »  » Fumier de méthaniseur ! Produire électricité et chaleur avec du fumier, ce n’est pas gagné « …

    A lire absolument. En voici deux courts extraits :


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  • Méthaniseur aux Essarts lès Sézanne : Réalité ??? 05/11/2020
    Panneau enregistrement installation d'une unité de méthanisation pour injection de biométhane de capacité 99,8 t/jour
    Route du Chatelot à La Noue et derrière Petite Forêt

    Suite à notre annonce de la construction évoquée d’un méthaniseur dans notre commune, et la pétition signée par un très grand nombre des habitants, plus aucune information ni par les agriculteurs au cœur du projet ni par nos élus locaux, questionnés sur le sujet.

    Et pourtant, comme on le pressentait, le projet continuait dans le silence …

    Un dossier a été déposé en préfecture le 23 10 2020 et un panneau a été placé sur le lieu prévu, le long de la Petite Forêt, et sur la route allant du Châtelot à La Noue.

    L’urgence est enclenchée car les dossiers vont encore plus vite que pour étudier un projet éolien. Soyez adhérents d’ADENOS pour qu’on sache que vous êtes à nos côtés et qu’on vous indique périodiquement nos actions …

    Il est urgent de vous manifester auprès de nous (onglet commentaire ci-dessus) ou par mail ou par courrier auprès d’ADENOS. Seuls, nous ne pourrons rien…Tous ensemble, nous pourrons faire entendre notre voix de l’administration.

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  • Attention aux pubs vertes ! 17/10/2020

    Tous les coups ne sont pas permis dans ce thème et le JDP y veille

    Avis publié le 14 août 2020
    FRANCE ENERGIE EOLIENNE – 664/20Plainte fondée

    Le Jury de Déontologie Publicitaire,

    • Après examen des éléments constituant le dossier de plainte,
    • les personnes intéressées ayant été invitées à faire valoir leurs observations,
    • après avoir entendu la représentante de la société France Energie Eolienne lors d’une séance tenue sous la forme d’une visioconférence,
    • et après en avoir débattu,

    rend l’avis suivant :

    1. La plainte

    Le Jury de Déontologie Publicitaire a été saisi, le 13 mai 2020, d’une plainte émanant d’un particulier, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une publication diffusée sur le réseau social de l’association France Energie Eolienne (FFE), pour promouvoir l’énergie éolienne.

    La publication en cause montre plusieurs paysages sur lesquels sont installées des éoliennes. Ces images sont accompagnées des textes « L’énergie éolienne : pour alimenter l’Europe aujourd’hui … et demain », « nous apportons de l’électricité propre, sûre et renouvelable à tous ceux qui en ont besoin en ces temps difficiles ».

    2. Les arguments échangés

    Selon le plaignant, la FEE affirme que l’électricité est propre, alors qu’aucune électricité ne peut être « propre ». En effet, la fabrication d’éoliennes nécessite des matériaux composites pour la fabrication des pales, des métaux pour le mât et l’armature métallique du béton armé du socle. Or les industries cimentières sont un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre (points 7.1 et 7.2 notamment et article 5 du Code ICC), ce qui résulte notamment des évaluations du GIEC.

    D’autre part, le plaignant soutient que recyclage des éoliennes pose divers problèmes : les pales ne sont pas recyclables, ou extrêmement mal, conduisant à leur enfouissement en l’état ou à leur valorisation énergétique dans des centrales thermiques, en les faisant brûler….

    3. L’analyse du Jury

    Le Jury rappelle qu’aux termes des dispositions de la Recommandation « Développement durable » de l’ARPP :

    « 1.1. La publicité ne doit pas induire en erreur le public sur la réalité des actions de l’annonceur ni sur les propriétés de ses produits en matière de développement durable (…) »;

    «2.1. Le message publicitaire doit exprimer avec justesse l’action de l’annonceur ou les propriétés de ses produits, en adéquation avec les éléments justificatifs dont il dispose. / La réalité de ces actions ou propriétés peut s’apprécier au regard des différents piliers du développement durable, des différents types d’impacts possibles et des différentes étapes de la vie du produit. »

    « 2.2 Le message publicitaire doit être proportionné à l’ampleur des actions menées par l’annonceur en matière de développement durable ainsi qu’aux propriétés du produit dont il fait la promotion. »

    « 2.3 En particulier :

    a/ L’argument publicitaire ne doit pas porter sur plus de piliers du développement durable, plus d’étapes du cycle de vie ou plus d’impacts qu’il ne peut être justifié.

    b/ Le message publicitaire ne saurait suggérer indûment une absence totale d’impact négatif. »

    Le Jury en déduit qu’en employant une formule qui suggère une absence totale d’effets négatifs en termes de pollution (« propre ») et de sécurité en général (« sûre »), le film publicitaire, qui n’exprime pas avec justesse les conséquences de la production d’énergie éolienne, est de nature à induire en erreur le public sur la réalité écologique des actions de l’annonceur.

    En conséquence de ce qui précède, le Jury est d’avis que la publicité en cause méconnaît les points précités de la Recommandation « Développement durable » de l’ARPP.

    Avis adopté le 3 juillet 2020 par Mme Gargoullaud, Vice-Présidente, substituant la présidente empêchée, Mmes Drecq et Lenain, MM. Depincé, Lacan, Leers et Lucas-Boursier.

    https://www.jdp-pub.org/avis/france-energie-eolienne-internet-plainte-fondee/?fbclid=IwAR03HA5XtZWjQfrD4Qy52I0Vx2okXu5ugZdEsMs_sj6MmW6wonhUlNKR8C0

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  • Alerte Pollution dans digestat, odeurs,… 14/10/2020

    France Info lance un cri d’alarme sur les risques des méthaniseurs.

    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/alertepollution-les-methaniseurs-qui-fabriquent-du-biogaz-avec-des-dechets-sont-ils-vraiment-ecologiques_3722153.html

    On hésite entre fumier et marécage. Sur la petite route qui longe le méthaniseur d’Etreville (Eure), installé au bord de l’autoroute A13, le vent charrie des effluves difficiles à définir. Plus expert, Philippe Cordier, un apiculteur voisin, tente un diagnostic : « Aujourd’hui, c’est plutôt égout. Ça ne sent pas trop la merde ! » Claude Gence, président de l’Association pour une méthanisation raisonnée en Roumois, ironise : « J’appelle ça le bol d’odeur Agri-Energie. C’est un vrai label, mais Hermès ne veut pas le racheter pour ses parfums. » A leurs côtés, Gérard Le Villain, un éleveur bovin, est plus concis : « C’est désagréable et fort. » Ce mauvais fumet n’est que la partie la plus flagrante des nuisances et pollutions provoquées par cette installation qui produit du gaz à partir de déchets agricoles et industriels. « Je suis pour la méthanisation quand c’est bien fait, mais là… » confie Gérard Le Villain. Excédé, il a décidé, comme Philippe Cordier, de contacter franceinfo

    Ils ne sont pas les seuls. A mesure que cette technologie se développe, les mécontentements se multiplient. Dans le Lot, Jacky nous a écrit pour signaler le méthaniseur de Gramat. « C’est bien de mettre en place des énergies nouvelles pour lutter contre la pollution, mais en s’intéressant au projet, on a vu que tout n’était pas rose« , remarque-t-il. A Ombrée d’Anjou (Maine-et-Loire), Anne décrit des odeurs « à gerber », qui « rentrent sous la porte et par la cheminée ». Dans le Cher, Thierry, voisin du site de Plaimpied-Givaudins, peste contre « le développement de cette filière, constituée de gros céréaliers déjà pollueurs aux phytosanitaires et qui fait ce qu’elle veut« . Dans le Cantal, Anthony nous envoie la photo d’une eau de source marron chocolat en aval d’une installation de Sainte-Eulalie.

    Quand je vois des choses comme ça qui passent pour de l’écologie, ça me rend dingue !

    Sur le papier, la méthanisation coche toutes les cases de l’énergie renouvelable du futur. Comme l’explique l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe), le procédé permet « de produire un biogaz issu de la fermentation des déchets, des effluents d’élevages, des résidus de culture ». … « C’est un super outil pour l’agriculture et l’énergie de demain. Cela permet de valoriser des choses dont on ne sait pas quoi faire », vante Grégory Vrignaud, dirigeant d’ACE méthanisation, une société de conseil du secteur. Au 1er janvier 2019, il y avait 710 unités de méthanisation en France, selon l’Ademe. Un développement soutenu par l’Etat, qui y voit un moyen de réduire la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre. Les chiffres (non-exhaustifs) du Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée, que nous avons compilé sur cette carte, font état d’au moins un millier d’installations en service ou en projet.

    Dans la pratique, le bénéfice environnemental est contesté par les riverains et les associations. Il y a d’abord ce ballet de camions, estimé par l’ADEME à 10 camions parfois venus de loin. A Etreville, une voisine nous a raconté avoir aidé un chauffeur perdu qui arrivait de l’Aveyron, à des centaines de kilomètres du méthaniseur. Mais ce qui inquiète le plus les habitants du coin est beaucoup plus petit qu’un poids-lourd. Dans un champs de la Haye-Aubrée, où du digestat a été épandu mi-octobre, Claude Gence pointe du doigt, depuis la route, une petite tache bleue. « Vous voyez, ça, c’est pas de la matière végétale », peste-t-il en désignant d’autres morceaux de plastique semés entre les herbes. Une maigre récolte comparée à la moisson réalisée en 2017, comme le montre cette photo prise par un de nos témoins :

    Début 2017, l'Association pour une méthanisation raisonnée en Roumois a photographié des déchets plastiques dans un champ après épandage. (DR)
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  • Anjou, méthaniseur et conséquences 14/10/2020

    Un collectif pour la méthanisation raisonnée nous donne de précieuses indications sur les conséquences possibles de ces installations nouvelles; réclamées par la PPE d’avril dernier. A méditer !

    https://www.20minutes.fr/planete/2435307-20190128-methanisation-collectif-alerte-derives-filiere-francaise-plein-essor

    • Valoriser des déchets, produire une énergie renouvelable, diminuer l’utilisation d’engrais de synthèse, améliorer le revenu des agriculteurs… Voilà toutes les promesses de la méthanisation…
    • Mais alors que la filière prend son essor en France, des voix -de scientifiques, de riverains ou encore d’agriculteurs- s’élèvent pour pointer les dérives d’une méthanisation menée à allure forcée.
    • Au-delà des potentielles nuisances locales, celles des mauvaises odeurs notamment, l’autre écueil à éviter est l’accaparement des terres pour produire de l’énergie au détriment de l’alimentation.

    Petit un, on valorise des déchets organiques. Ceux que produisent une exploitation agricole (lisier, fumier, déchets de cultures), une station d’épuration, une usine agroalimentaire. Petit deux, on produit du biométhane, un gaz non-fossile, injectable directement dans le réseau ou brûlé pour produire de l’électricité et de la chaleur. Petit trois, on récupère en fin de processus des résidus de matières organiques, appelés digestat, qui servent d’engrais. Sur le papier, la méthanisation* est la promesse de faire d’une pierre trois coups. Quatre même en ajoutant la possibilité pour l’agriculteur d’accroître ses revenus en vendant du gaz et en réduisant ses achats d’engrais.

    Le nombre de méthaniseurs grimpe en flèche

    En mars 2013, en pleine crise agricole, Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture, fixait le cap de 1.000 méthaniseurs en France en 2020. Une première marche vers l’objectif plus lointain de porter à 10 % en 2030 la part du gaz issue de la méthanisation dans la consommation globale de gaz du pays et même 30 % en 2050.

    Au dernier comptage, en juin dernier, la France comptait 646 installations. Trop juste pour atteindre les 1.000 d’ici un an. Mais l’actuel gouvernement a repris le flambeau, annonçant une série de mesures pour développer la filière en mars dernier. Dans ce contexte, « le nombre de méthaniseurs grimpe en flèche ces dernières années, observe Olivier Dauger, agriculteur et président de l ’association France gaz renouvelables. Rien que dans les Hauts-de-France, ma région, il y a actuellement entre 150 et 180 dossiers en cours d’instruction. »

    Un essor que constatent aussi Daniel Chateigner, professeur de physique à l’université de Caen et Anne Danjou, présidente de « Bien vivre en Anjou ». Mais eux s’en inquiètent et ne manqueront pas de le dire ce lundi, au ministère de la Transition écologique en tant que représentants de collectifs appelant à une méthanisation raisonnée. « Nous ne sommes pas contre la méthanisation mais ses dérives », glissent-ils.

    « Mauvaises odeurs et pollution… »

    Anne Danjou pointe déjà le ballet des camions chargés de déchets organiques qui viennent alimenter les grosses unités de méthanisation. « Celles qui n’ont pas assez des déchets produits alentour pour fonctionner mais doivent aller les chercher parfois à des centaines de kilomètres de là », précise-t-elle. Une grosse installation de méthanisation (unité industrielle) nécessite le passage de dix camions par jour travaillé, évalue l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Autre grief : les odeurs pestilentielles que dégagent les unités de méthanisation mal maîtrisées. « Ma maison s’est retrouvée à 400 mètres d’une fosse de 1.000 m² où a longtemps été stocké le digestat liquide, à l’air libre, d’un gros méthaniseur de la région, illustre Anne Danjou. Cela sentait un mélange d’œuf pourri et d’urinoir chargé à ras bord. » Un désagrément décrit aussi par des riverains de méthaniseurs à Onet-l’Eglise en Aveyron, à Hagtemeau dans les Landes, à Feux dans le Cher…

    Ces mauvaises odeurs sont une gêne en soi. « Elles sont aussi le signe que des gaz s’échappent de ces installations, complète Daniel Chateigner. Le principe de la méthanisation est de transformer des déchets organiques en biogaz, composé essentiellement de méthane. Mais le processus génère d’autres gaz, comme le sulfure d’hydrogène (H2S). Il est non seulement toxique mais aussi très corrosif. A force, il peut percer les tubulures d’un méthaniseur et provoquer des fuites de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le C02. »

    Ne pas jouer sur les peurs ?

    Un autre débat concerne la qualité du digestat destiné à être épandu sur les terres agricoles pour favoriser la croissance des plantes cultivées, en remplacement des engrais minéraux. « Ce digestat est à 80 % liquide, reprend Daniel Chateigner. C’est de l’azote ammoniacal (NH4+) qui a l’inconvénient d’être très sensible au ruissellement. Dès qu’il pleut, il s’en va, avec le risque d’appauvrir les sols et de polluer les eaux. » L’épandage de digestat pose particulièrement question dans le Lot, où il est peu adapté aux sols karstiques, typiques de la région.

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  • Des odeurs pour les voisins 14/10/2020

    On nous a dit que cela ne sentirait rien …

    https://www.francebleu.fr/infos/societe/l-usine-de-methanisation-degage-de-fortes-odeurs-a-escrennes-les-habitants-se-mobilisent-1563210176

    L’usine de méthanisation dégage de fortes odeurs à Escrennes, les habitants se mobilisent

    A Escrennes, près de Pithiviers, l’usine de méthanisation émet de fortes odeurs nauséabondes. Elle a été inaugurée en novembre 2018 en présence du ministre de la transition écologique, François de Rugy. Une usine « zéro odeur » est alors promise aux habitants. De quoi nourrir maintenant la colère d’habitants du village qui interpellent la mairie et l’usine.

    Près de l'usine de méthanisation, une banderole s'affiche devant la maison la plus proche du site.
    Près de l’usine de méthanisation, une banderole s’affiche devant la maison la plus proche du site. – DR

    Moins d’un an plus tard, c’est un constat d’échec qui est dressé par les habitants. Jean-Marie Desgrolard habite à 800 mètres de l’usine, et sent parfois de fortes odeurs chez lui. « Il peut arriver que je ne puisse pas sortir dans mon jardin, en fonction de la direction du vent, dénonce-t-il. A un moment donné, on n’en peut plus. Et tout cela est accompagné d’une certaine indifférence, _aucune solution n’est proposée pour pallier à cette situation_. » Il cible notamment des camions qui arrivent non-bâchés à l’usine, alors que les règlements l’imposent. 

    Cette usine a détruit ma vie, enchaine Vera, une habitante :

    Mais les soucis peuvent également être médicaux. Dans leur domicile, situés à une cinquantaine de mètres seulement de l’usine, Stevo et Vera Cestic souffrent. « J’ai les yeux qui pleurent, le nez qui coule, la gorge qui me fait mal et qui pique, souffle Vera. Cette usine a détruit ma vie. » Son mari détaille : « Je ne peux pas faire une grillade dans le jardin, on ne peut pas inviter des amis, et _ça attire un nombre de mouches incroyable_. » 

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  • L’imposture éolienne 11/10/2020

    Document très intéressant et complet sur le monde de l’éolien.

    Seule remarque, si je peux me permettre, c’est que les chiffres du début sont à remettre à jour mais tout le reste est encore très véridique.

    Cliquez sur chaque image pour faire avancer…

    Prévisualiser la pièce jointe L_IMPOSTURE_EOLIENNE33353-135.PPSL_IMPOSTURE_EOLIENNE33353-135.PPS1.6 MB

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  • La filière Eolienne française se dit « exemplaire » 06/10/2020

    Merci à connaissancedesenergies.org de nous révéler la satisfaction de France Énergie Éolienne (FEE ) en 2019 et au 1er semestre 2020, qui a publié ce 22 septembre son Observatoire annuel de l’éolien(1) et qui appelle les pouvoirs publics à « concrétiser » les annonces concernant ce secteur.

    La Marne est ravie de cette première place puisque, avec l’Aube et la Haute-M arne, elle possède la très grande majorité des éoliennes de la région Grand-Est.

    Parc éolien installé et objectifs de développement :

    Au 30 juin 2020, la puissance du parc éolien français en service s’élevait à 17,13 GW selon les dernières données de FEE. Près de la moitié de ces capacités sont situées dans seulement 2 régions : les Hauts-de-France et le Grand Est(2). La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publiée en avril 2020 fixe pour objectif que les capacités éoliennes installées en France (terrestres et offshore cumulées) augmentent de 55% d’ici à fin 2023 par rapport à fin juin 2020.

    Pour les installations terrestres, l’atteinte de « l’option haute » fixée pour fin 2028 revient en particulier à devoir raccorder au réseau 2 000 MW par an (contre 1 337 MW en 2019), souligne France Énergie Éolienne(3). En matière d’éolien offshore, la France « compte 7 projets lauréats de parcs en cours de développement et 4 projets pilotes flottants », rappelle FEE (les premiers chantiers ont démarré en 2019)(4).

    Pour ceux qui ne savaient pas encore qui tirait les manettes de la politique énergétique du Pays, observez bien la proposition de Wind deal, « le marché du vent » fait par la FFE dans son texte.

    Selon France Energie Eolienne, le « cap » de la PPE ne sera toutefois atteint « que si certains freins structurels sont levés », à commencer par « la libération d’espace de développement » : près de 47% du territoire national est aujourd’hui « interdit à l’éolien », déplore Nicolas Wolff, président de FEE(5). L’association propose ainsi un « wind deal » pour soutenir l’activité de la filière, en facilitant notamment « le renouvellement des parcs éoliens et en assouplissant les contraintes spatiales pour atteindre les objectifs de la PPE ».

    L’éolien face à la crise sanitaire

    Sans surprise, France Énergie Éolienne annonce que « la crise sanitaire et ses impacts économiques vont engendrer des retards dans la mise en service des nouveaux projets » éoliens. L’association souligne toutefois la « résilience » de la filière depuis le début de la crise sanitaire et en particulier durant la période de confinement (17 mars au 11 mai 2020) au cours de laquelle elle a « assuré une continuité de ses opérations » (tout en profitant de l’injection prioritaire sur le réseau de la production renouvelable(6)). Au mois de mai 2020, l’éolien a produit en France 15% d’électricité en plus qu’en mai 2019(7), précise FEE.

    Méfions-nous de ces annonces trompeuses comme la preuve ci-dessous qui se trouve sur le site de RTE :

    Mais attention, FFE oublie que par moment l’éolien en mai 2020 atteignait 1%

    https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere#

    Pour rappel, la production éolienne française avait atteint 34,1 TWh en 2019 (soit 6,3% du mix électrique en France métropolitaine), consolidant ainsi sa place de principale filière renouvelable après l’hydroélectricité.

     Si la phase d’exploitation des parcs éoliens a été « peu impactée » par la crise, il en va autrement pour les projets à l’étude et chantiers en cours(8), notamment en raison de « la suspension puis la reprise progressive du dialogue avec les élus et autres parties prenantes locales ». FEE rappelle que la réalisation d’un projet éolien (de l’analyse de préfaisabilité jusqu’à son exploitation) « prend en moyenne 6 à 8 ans ».

    Éolien de « grande hauteur » et hausse du nombre d’emplois

    Il est notamment indiqué que « la puissance unitaire des éoliennes installées en France en 2019 est parmi les plus faibles du continent européen alors que c’est la France qui a installé le plus grand nombre d’éoliennes en 2019 »

    Et quel est l’avis des futurs riverains ?

    (FEE mentionne toutefois l’arrivée progressive de l’éolien de « grande hauteur » en France, à l’image des parcs de Chamole dans le Jura et Massay dans le Cher).

    La filière éolienne française revendique plus de 20 200 emplois en France à fin 2019 (soit 2 000 de plus qu’à fin 2018). Un total qui pourrait s’élever d’ici 2028, éolien terrestre et en mer confondus, à « près de 50 000 emplois en France » selon Nicolas Wolff. La croissance de l’emploi est en particulier tirée par l’éolien en mer, l’année 2020 « marquant la structuration de la filière et le début de plusieurs chantiers (Saint-Nazaire et Fécamp) ».

    https://www.connaissancedesenergies.org/la-filiere-eolienne-francaise-se-dit-exemplaire-au-coeur-de-la-crise-200922

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  • L’UNION du 21 09 2020 : la saturation des éoliennes. 06/10/2020

    Notre appel à moratoire est sans doute ce qui a poussé le journal l’UNION à faire plusieurs articles sur l’éolien dans la Marne et particulièrement celui du 21 septembre où le sujet occupait les pages 1 (« Eoliennes jusqu’à saturation »), 2 (le ras-le-bol se généralise) et 3 avec l’engagement de Monsieur le Président du département de la Marne, Christian Bruyen qui disait pour la première fois : « Je souscris aux objectifs de la loi énergie-climat. Après, la Marne a fait sa part, chacun doit prendre la sienne, tonne Christian Bruyen. Dans les villes, on veut de l’électricité verte. Que leurs habitants viennent voir comment elle est produite à la campagne, réclame Christian Bruyen ».

    Cela prouve que la révolte qui gronde devient enfin audible mais, hélas, vous savez qu’aux 98 éoliennes déjà construites autour de Sézanne, vont s’ajouter 160 éoliennes en projet. Il est à noter que, ces derniers jours, les projets sont déposés d’urgence en Préfecture par les promoteurs ! Seraient-ils inquiets du vent qui tourne ?

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  • Méthanisation pas si verte ! 02/10/2020

    Bel article de Contrepoints qui s’interroge sur le principe de la méthanisation. La méthanisation est-elle si verte qu’on veut le dire ?

    La méthanisation : le vert polluant

    Beaucoup de projets verts souffrent, comme la méthanisation, d’une absence d’analyse en profondeur des ressources nécessaires et de leur véritable impact sur l’environnement.

    Par Michel Negynas.

    La presse s’est fait (un peu) l’écho d’une pollution bretonne, un méthaniseur ayant versé des saletés ammoniacales dans une petite rivière, privant 50 agglomérations et 180 000 personnes d’eau potable le lundi 17 août.

    La population n’a été alertée que deux jours plus tard ! Les autorités espéraient ne pas avoir à communiquer sur le sujet, car un méthaniseur, normalement, c’est « écologique », non ?

    Nous n’avons pas l’intention de jeter l’opprobre sur les exploitants, un incident, ça peut arriver. Ils seront jugés sur leurs réactions, pour éviter que cela ne se reproduise.

    Mais cet évènement permet de revenir sur la question des « énergies vertes », de « l’économie circulaire », de la « taxinomie des activités », et autres concepts détournés ou mal compris, ou mal définis, de l’écologisme politique.

    L’ambiguïté de la méthanisation

    Les déchets organiques dégagent du méthane en pourrissant. L’idée de favoriser ce processus pour obtenir de l’énergie est séduisante. Mais comme pour presque tous les dadas écologistes, il y a des effets pervers, et à y regarder de plus près, la méchante réalité a tendance à briser les rêves.

    Qu’est ce que la méthanisation ? 

    Lorsqu’on voit une installation en milieu agricole, cela parait rustique. En réalité, c’est un procédé complexe qui consiste à transformer des matières organiques sous l’action de bactéries, en absence d’oxygène.

    Pour cela, il faut chauffer à 40 degrés environ. On obtient au final du gaz méthane plus ou moins pur et un liquide appelé digestat, riche en azote. L’installation n’a rien de bucolique : il faut des pompes, des cuves, du chauffage, des capteurs, de l’informatique… et en général une station de production d’électricité en cogénération pour valoriser le gaz.

    C’est une véritable usine de biochimie.

    Certains pays ont amplement développé cette technique : la Suisse, l’Autriche et surtout l’Allemagne qui n’a pas moins de 9000 unités, agricoles pour la plupart. La production est subventionnée, en particulier  via l’énergie électrique produite à partir de biogaz. L’électricité produite est en effet 3 à 4 fois plus chère que le prix de marché.

    Mais depuis 2017, avec des subventions moins généreuses et les plaintes de la population, il n’y a pratiquement plus de nouvelles installations.

    La méthanisation est l’élément central des scenarii énergétiques comme Negawatt, soutenus par Greenpeace, le syndicat européen des énergies renouvelables, et plus ou moins ouvertement, par l’ex ADEME, maintenant Agence de la transition écologique.

    En effet, le bouclage entre production et consommation (au préalable « réduite » de moitié par la « sobriété heureuse ») se fait en brûlant tout ce qu’on peut de biomasse et en compensant l’intermittence des éoliennes et du solaire par du biogaz et par un stockage via de l’hydrogène, retransformé soit en électricité, soit en méthane par un improbable process de méthanation c’est-à-dire de fabrication de méthane à partir de l’hydrogène et du CO2 des centrales à biogaz. C’est-à-dire une usine chimique encore plus complexe que la méthanisation.

    Mais il y a quelques problèmes.

    • La multiplication de petites unités gérées par des agriculteurs qui ne sont pas des industriels, conduit à de nombreux incidents qui commencent à indisposer les riverains.
    • Les digestats, présentés comme des fertilisants remplaçant des produits minéraux apportant de l’azote, sont controversés parmi les agriculteurs. Ils n’apportent pas de carbone (évidemment, puisque celui-ci est dans le méthane) contrairement aux amendements organiques traditionnels et sont susceptibles de contenir des substances indésirables. En outre, on a déjà trop d’azote dans les zones d’élevage…
    • La rentabilité, même après subvention, n’est assurée que pour un rendement correct et une taille suffisante. Les agriculteurs allemands résolvent le problème en méthanisant du maïs : 49 % des entrants en poids, 76 % en contenu énergétique ! Les effluents agricoles représentent eux 44 % du volume, mais seulement 15 % du contenu énergétique ! Ainsi, pour fabriquer du gaz et de l’électricité, on laisse pourrir de la nourriture. Et on nous parle de gaspillage alimentaire !
    • Avec la méthanisation, en plus de leurs panneaux solaires, beaucoup d’agriculteurs allemands sont des producteurs d’énergie avant d’être des producteurs de nourriture. C’est une façon de détourner la PAC, et cela risque aussi de fausser les prix de marchés agricoles.

    On voit bien que loin des rêves écologiques, cette stratégie énergétique est adaptée à une culture intensive industrielle et parsème le territoire de mini usines chimiques.

    D’ailleurs, de nombreux organes écologistes sont opposés à la méthanisation.

    Le vert n’est peut-être pas là où on le croit

    Beaucoup de projets verts souffrent, comme la méthanisation, ou pire la méthanation, d’une absence d’analyse en profondeur des ressources nécessaires et de leur véritable impact sur l’environnement. Par exemple :

    • La voiture électrique, avec le problème de la fabrication et du recyclage des batteries…
    • Les éoliennes, grosses consommatrices de béton, de cuivre, de terres rares, de composites au carbone …
    • Les panneaux solaires, nécessitant une industrie lourde, des millions de tonnes de minerais…
    • L’agriculture bio, nécessitant plus de travail mécanique, donc plus d’énergie…
    • La consigne des bouteilles, qui mobilise du transport de contenants vides…

    C’est pourquoi la « taxinomie » de l’Union européenne, c’est-à-dire le classement et l’orientation des investissements par ordre de « vertitude », selon des critères politiques et émotionnels, est un projet extrêmement dangereux pour le développement des activités en Europe, et probablement même contre-productif vis-à-vis de la protection de l’environnement.

    Rien n’est vert a priori, tout peut être vert si l’impact sur l’environnement est étudié et minimisé.

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  • L’Union du 4 9 2020 parle de nous ! 05/09/2020
    Article du 4/9/2020, Thomas Crouzet

    Le vendredi 4 septembre, le journal a publié un article sur notre action auprès des élus, afin de réclamer en urgence un moratoire sur l’éolien dans la région autour de Sézanne.

    Marc Schnell, président d’ADENOS, accompagné d’adhérents actifs comme C Lecomte, Président de PPE51, de D Dorey, et aussi avec F Tétreau Président de Protégeons Champguyon, en téléconférence ont été interviewés jeudi à Sézanne, suite au bruit que provoquait notre envoi.

    Le sujet, annoncé en première page du journal, portait sur notre action commune d’interpeler le Préfet, les Sous-Préfets, les Présidents du département ou de la région, les Maires … a exigé un moratoire à l’implantation de parcs éoliens dans le Sud-Ouest Marnais.

    On attend que les personnalités du département se déclarent sur le sujet. Veulent-ils voir la Marne sinistrée, repoussant les diverses tentatives envers les touristes, risquant de mettre en péril la Charte UNESCO ?

    https://abonne.lunion.fr/id187490/article/2020-09-03/huit-associations-interpellent-les-elus-du-sud-ouest-marnais-sur-leolien

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  • Lettre aux maires de la Marne (FED) 04/09/2020

    Les Présidents des Associations de Défense de l’Environnement du Sud-Ouest-Marnais,

    à

    Messieurs les Présidents de la CCSSOM et de la CCBC,

    Mesdames, Messieurs les Maires,

    Mesdames, Messieurs les Conseillers municipaux

    Par la diffusion de la lettre de la FED (Fédération Environnement Durable), jointe à cet envoi, nous tenons à manifester notre adhésion et notre totale solidarité avec cette fédération qui regroupe plus de 1000 associations sur toute la France. Ces associations, comme les nôtres, militent pour la sauvegarde de l’environnement des campagnes, ce qui est particulièrement nécessaire et urgent dans le Sud-Ouest Marnais. 

    Nos associations, comme l’exprime la FED, dénoncent des éoliennes de plus en plus hautes et visuellement impactantes, avec un rendement toujours aussi marginal et aléatoire, et préjudiciables à la santé humaine et animale ainsi qu’à la biodiversité en générale. Toutes ces installations sont autorisées dans une stratégie totalement illusoire comme le résume si parfaitement le rapport de Julien AUBERT, Président de la commission d’enquête parlementaire en juillet 2019. Ce rapport a mis en évidence que le programme éolien français est en totale discordance avec les engagements initiaux car il conduit en fait à une électricité beaucoup plus carbonée au lieu de réduire la production française de CO2, gaz à effet de serre de référence.

    Merci de lire attentivement le document joint.

    Soyez assuré(e)s, Mesdames et Messieurs, de notre sincère considération.

    Association ADENOS, Les Essarts les Sézanne, Président M Schnell

    Association APENC51, Neuvy, Président S Dubois

    Association ASERC51, Charleville, Président G Dumontel

    Association ASPE, Nesle la Reposte, Présidente Elisabeth Van Mechelen

    Association PAYS D’EPERNAY ET SON PATRIMOINE, Président R Skonieczny

    Association PPE51, Sézanne, Président C Lecomte

    Association PROTEGEONS CHAMPGUYON, Champguyon, Président F Tétreau

    Association QUI SEME LE VENT, Le Thoult-Trosnay, Président F Charpentier

    Texte de la FED :

    LETTRE D’INFORMATION DE LA FED AUX MAIRES

    Par Jean-Louis Butré, président de la FED (21 juin 2020)

    Attention !

    Vous allez être prospecté par des promoteurs éoliens.

    Ce que vous devez savoir :


    Les promoteurs éoliens ne mentent pas, mais ils ne disent pas toute la vérité :

    Ils disent que l’éolien va rapporter de l’argent à votre commune.

    Ils ne disent pas que cet argent c’est de la fiscalité, que vous ne maitrisez ni sa répartition, ni le taux ni l’assiette de calcul, et que avec les années ces recettes sont appelées à être diluées, voir disparaitre[1]. La seule chose qui restera, ce sont les nuisances.

    Ils disent que c’est « écologique », que c’est la transition énergétique, et que cela va remplacer les centrales thermiques et nucléaires.

    Ils ne disent pas que par son intermittence et ses faibles performances l’éolien ne permet pas de supplanter les énergies pilotables et fiables (hydraulique, thermique et nucléaire)

    Ils disent que l’éolien va diminuer les émissions de Gaz à effet de serre

    Ils ne disent pas que l’éolien ne permet pas de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Ce fait est scientifiquement avéré et a été démontré par une commission parlementaire [2].

    Ils disent que 50.000€ sont provisionnés pour financer le démantèlement.         

    Ils ne disent pas qui financera les 350.000€ restants (cf le devis fourni par la préfecture de l’Aisne [3])

    Ils ne disent pas que rien n’est prévu pour le socle en béton ferraillé.

    Ils ne disent pas que les pales sont enfouies en décharges.

    Et plus encore…

    Ils disent que l’éolien c’est l’avenir.

    Ils ne disent pas que la proposition de loi 2571 demande un moratoire sur tous nouveaux projets.


    Ils disent que,
    selon leur sondage, les éoliennes sont acceptées par 75% des riverains.

    Ils ne disent pas que, selon les chiffres des préfectures, 70% des projets sont contestés devant les tribunaux.

    Ils ne disent pas que certaines communes utilisent la fiscalité éolienne pour financer des recours aux tribunaux CONTRE la prolifération de ces machines.


    Ils disent qu’il
    n’y a aucun risque sanitaire pour les riverains.
    Ils ne disent pas que
    des centaines de vaches sont mortes dans des dizaines d’élevages en France [4] et que la corrélation avec la présence de ces machines a été démontrée.

    Il y a ce que disent les promoteurs, et il y a ce que dit la science, les faits…

    Et les faits ce sont des centaines d’associations, mais aussi des communes, des maires, qui se débattent devant les autorités et devant les tribunaux pour se débarrasser de ces envahisseurs à qui ils ont imprudemment ouvert la porte [5].

    Prendrez-vous ces risques ?

    [1] http://oise.pcf.fr/45428

    [2] http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion_fin/l15b1990-a18_rapport-fond

    [3] http://www.aisne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-classees-pour-la-protection-de-l-environnement/Autorisation-environnementale/Tableau-ICPE-Annee-2018/Devis-demantelement-Eolienne-E10

    [4] http://www.web-agri.fr/conduite-elevage/sante-animale/article/un-champ-d-eoliennes-met-a-mal-notre-sante-et-celle-de-notre-troupeau-1184-147371.html

    [5] https://premium.courrier-picard.fr/id64368/article/2020-01-24/eoliennes-de-douilly-et-matigny-les-neuf-indesirables

    Éoliennes : une catastrophe économique qui ruine les consommateurs :

    Depuis quatre mois, l’éolien a coûté plus d’un milliard d’euros aux français.

    Le scandale des tarifs garantis aux promoteurs éoliens conduit EDF depuis 4 mois à brader sur le marché spot l’électricité éolienne invendable.
    Des milliers de citoyens de toutes nos régions adressent à Monsieur Emmanuel Macron, à Monsieur Edouard-Philippe, et à Madame Élisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire une pétition intitulée : L’éolien industriel accapare l’argent de la Santé ! Halte au scandale !


    Démantèlement : 2500 tonnes de béton et d’acier à jamais dans le sol à la charge de la collectivité

    Nuisances : Éoliennes : une catastrophe économique qui ruine les consommateurs ET qui rend malade certains riverains.

    Nous ajoutons à cette lettre de la FED le lien suivant vers le blog intéressant du collectif « Énergie Vérité » :

    Où va l’argent des éoliennes ?
    Les milliards volés de l’éolien : découvrez notre enquête  Un collectif d’experts et d’acteurs d’horizons économiques et politiques variés, désireux de participer au débat sur l’énergie en France et de démystifier certaines idées reçues https://www.energieverite.com/blog Il est temps de donner la parole à ceux qui connaissent techniquement et économiquement le sujet de l’énergie.
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  • Enquête publique Pierre-Morains 03/09/2020

    Roman SKONIECZNY, habitant de Val des Marais et adhérent de la première heure d’ADENOS vient de nous signaler l’ouverture d’une Enquête Publique à Pierre-Morains tout près de chez lui.

    C’est un projet de 9 éoliennes et 3 postes de livraison entre Pierre-Morains et Clamanges.

    Il est situé à 1,5 km du Mont Aimé et 4 km de la Côte des Blancs et 600 m des Marais de St Gond, zone Natura 2000.

    Ce projet fera fuir les touristes et risque de mettre en péril la Charte Unesco pour la Champagne.

    La MRAe, Mission régionale d’autorité environnementale Grand Est, elle-même, est contre le projet pour la deuxième fois (texte joint pour plus d’informations). « En conclusion, l’Ae confirme qu’au regard de son positionnement actuel, le projet n’est pas compatible avec son  environnement. Elle estime qu’il convient d’interrompre le développement de parcs éoliens dans ce secteur. Leur multiplication aurait un impact désastreux sur la préservation de la valeur universelle du bien UNESCO dont l’État est le garant« .

    Pour accéder au dossier : www.marne.gouv.fr

    Pour écrire au commissaire enquêteur MR Claude VIGNON, envoyer un mail à :

    ddt-seepr-icpe @ marne. gouv.fr

    Ou rendez-vous aux permanences en mairies :

    •  lundi 17 août 2020 à la mairie de Pierre-Morains, de 9h00 à 12h00
    • jeudi 27 août 2020 à la mairie de Clamanges, de 15h00 à 18h00
    • samedi 5 septembre 2020 à la mairie de Pierre-Morains, de 9h00 à 12h00

    ·        jeudi 17 septembre 2020 à la mairie de Pierre-Morains, de 15h00 à 18h00

    Merci de répondre à cette enquête publique par retour.

    Lister quelques arguments généraux sur l’éolien sans oublier la saturation du paysage local, l’atteinte à un bien UNESCO et à un haut lieu de mémoire des batailles napoléoniennes.

    Si vous êtes Présidents d’associations de Défense de l’Environnement, n’hésitez pas à transmettre ce mail à vos adhérents ou connaissances. Merci d’avance.

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  • Carte SO-Marnais : Saturation des parcs éoliens 03/09/2020
    07 2020- Protégeons Champguyon
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  • Sud-Ouest Marnais, 8 associations demandent un moratoire éolien 03/09/2020

    Voici le texte envoyé fin août aux élus du département de la Marne par 8 associations du Sézannais, excédées par la saturation des projets éoliens autour de leurs villages.

    Madame, Monsieur

    Veuillez trouver ci-joint une demande de moratoire éolien dans le Sud-Ouest Marnais, signée par huit associations de défense de l’environnement de la région du Sézannais.

    L’urgence se fait sentir notamment depuis les exactions perpétrées le 6 août dernier sur le mât de mesure de Vauchamps. Les riverains lassés de ne pas être entendus en viennent à des actes extrêmes et leur colère se durcit. Nous ne les justifions aucunement mais nous redoutons qu’elles se développent si le pouvoir des promoteurs continue à être soutenu par des communes qui préfèrent retenir l’intérêt financier promis, parfois à tort, que la volonté des habitants.

    Croyez, Madame, Monsieur, à nos considérations respectueuses

    Association ADENOS, Les Essarts lès Sézanne, Président M Schnell

    Association APENC51, Neuvy, Président S Dubois

    Association ASERC51, Charleville, Président G Dumontel

    Association ASPE, Nesle la Reposte, Présidente Elisabeth Van Mechelen

    Association PAYS D’EPERNAY ET SON PATRIMOINE, Président R Skonieczny

    Association PPE51, Sézanne, Président C Lecomte

    Association PROTEGEONS CHAMPGUYON, Champguyon, Président F Tétreau

    Association QUI SEME LE VENT, Le Thoult-Trosnay, Président F Charpentier

    Texte du Moratoire :

    Sézanne, le 17/8/2020

    8 ASSOCIATIONS DÉNONCENT L’INVASION DES PARCS ÉOLIENS AUTOUR DE SÉZANNE

    Nous, Présidents des associations de protection de l’environnement du Sud-Ouest Marnais venons vous demander solennellement de décider, de toute urgence, un moratoire sur l’envahissement de notre territoire par l’éolien, qui conduit à une saturation dans le secteur de Sézanne.

    Le Sézannais a déjà largement contribué au développement de cette énergie renouvelable. En effet, déjà 98 éoliennes sont en exploitation dans le Sud-Ouest Marnais (dans la CCSSOM et partie sud de la CCBC). Mais ce sont 160 machines supplémentaires, ou plus encore, et toujours plus imposantes, que nous avons pu identifier à ce jour dans les projets à venir.  Bientôt, ce total de 258 machines porterait la densité d’éoliennes de notre territoire à 10 fois la moyenne nationale, alors que le gisement éolien de notre secteur est reconnu comme plus que médiocre.

    Aujourd’hui, cette multiplication, avec un mitage qui rapproche les parcs des habitations et des paysages classés de ce territoire, est fortement contestée par les habitants concernés. Ils expriment leur hostilité à un tel envahissement, notamment par la signature de nombreuses pétitions.

    « 75 % des français seraient favorables aux éoliennes » continuent à répéter les lobbies ? MAIS ils se gardent bien (à dessein) de préciser que 75 % des français sont des urbains ! Et SURTOUT, ils négligent les sondages publics comme le dernier sondage (Le Figaro de juillet) qui révèle, lui, que près de 70 % des français refusent la poursuite du programme éolien !

    Comment le citoyen peut-il accepter que l’implantation de ces parcs, souvent élaborée avec l’aval du conseil municipal, place ces machines au plus loin du cœur de son village, avec pour conséquence d’importuner « volontairement » le village voisin. C’est du chacun pour soi, attitude déplorable.

    L’ensemble de nos adhérents, comme de nombreux autres habitants de nos villages se désolent du massacre des paysages, et des nuisances de ces machines (bruit, infrasons, effets lumineux, nocifs pour la santé d’après l’académie de médecine), dévalorisation de leur habitation, fuite ou mortalité de la faune, 1500 tonnes de béton dans le sol par éolienne … Leur mobilisation est compréhensible (des mâts hauts de 200 mètres à 500 mètres de chez eux …). Qui portera les responsabilités futures ? La collectivité ? Vous ?

    Nous, associations, sommes engagées sur le terrain pour éviter le massacre de notre territoire déjà bien atteint. Et c’est à vous, élus locaux et hommes politiques, qu’il revient de transcrire dans les faits les nombreuses contestations des habitants.

    Un constat officiel :

    Une telle saturation des paysages est d’autant moins acceptée que les paroles de notre Président et de la ministre E. BORNE ont publiquement témoigné d’une même réserve.

    « On ne peut imposer l’éolien d’en haut » nous dit le Président MACRON.

    Et Elisabeth BORNE de plaider « pour un développement harmonieux des éoliennes sur le territoire », en reconnaissant également « une saturation visuelle autour de certains bourgs qui est absolument insupportable » et exprimant encore sa « surprise d’en être arrivé là !!

    Mais la signature de la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie), en catimini et en plein confinement, n’a fait que nourrir une consternation et une opposition encore plus fortes et parfaitement justifiées. Et le nouveau rôle que la ministre a confié aux préfets, au dernier moment, n’a pas éclairé davantage la situation.

    Les raisons locales de cette opposition :

    Il devient très urgent, mesdames et messieurs les élus, d’écouter les opposants à l’éolien dans notre secteur face à cette surabondance intolérable de machines qui se rapprochent de plus en plus de nos villages, pour les raisons suivantes :

    • Les paysages vallonnés du Sud-Ouest Marnais font partie des vignobles Champenois qui ont été choisis par l’UNESCO comme sites remarquables et, à ce titre, engagés dans un effort de mise en valeur économique et de développement touristique. Nombre de projets éoliens voudraient malgré tout déroger à la charte UNESCO, dont certains sont même de flagrantes provocations. Charte qui a pour but de gérer et contenir les distances des machines par rapport aux vignobles. L’éolien qui n’a évidemment pas sa place dans ce secteur, pourrait alors faire perdre son label à la Champagne lors de la prochaine révision de la Charte ! Et si cette partie du Sud-Ouest Marnais devait renoncer, seule, à cette noble qualification, ce serait une véritable catastrophe
    • Le Sud-Ouest marnais recèle par ailleurs nombre de sites historiques (site néolithique d’importance nationale des Marais de St Gond, sites de Champaubert et de Mondement, …), châteaux et églises classées ou remarquables, zones Natura 2000 et tant d’autres attraits (Sézanne, élue « petite cité de caractère »). Autant de raisons qui militent vers le développement d’une importante activité touristique locale alors même que le Président ROTTNER entend lancer à ce sujet un vaste plan de développement sur la région Grand-Est.
    • La raison majeure de notre demande d’arrêt pur et simple de cet envahissement est que le Grand-Est assure déjà 25 % de la production électrique éolienne nationale. L’Aube et la Marne cumulaient, elles, 45% de la production éolienne du Grand-Est en 2016. Avec ses 258 éoliennes, le sud-ouest marnais aurait la palme de la concentration de ces machines ! Bien triste record !

    Les raisons plus générales de cette opposition :

    C’est le rappel des griefs faits à l’Energie éolienne de plus en plus largement. Cela a entrainé sa perte dans d’autres pays comme l’Allemagne. Vous les connaissez, bien sûr :

    • Les retombées financières sur les collectivités procurées par les éoliennes sont bien maigres en regard des dépenses engagées par les citoyens. C’est la contrepartie pour les bénéfices scandaleux que ces installations procurent aux promoteurs, le plus souvent étrangers. Ceci est le résultat des contrats d’achat obligatoire à prix très supérieur au marché, en priorité et en totalité de la production éolienne auxquels l’Etat a contraint EDF sur 15, 20 voire 25 années. Les promoteurs sont ainsi en sécurité, à l’abri dans cette période d’économie mondiale critique, ce qui est particulièrement choquant.
    • Que de dépenses déjà engagées dans cette course folle à l’énergie éolienne : 80 à 90 milliards engloutis à ce jour et 20 à 60 milliards à engager encore (cf. Lettre ouverte du Figaro du 25 juillet 2020). Depuis cet engagement pour cette Energie, le prix TTC de facturation du kWh d’électricité a déjà plus que doublé. De nouvelles taxes sont apparues successivement pendant cette période ;leur seul impact sur le consommateur a triplé ! Et les factures d’électricité augmentent toujours pour le citoyen à mesure de l’envahissement (6% en juin 2019 et 1,3% en juillet 2020). Sans oublier le démantèlement des machines, tous les 20 ans, provisionné pour 50.000 €, somme dérisoire quand on sait que son coût réel avoisine les 400 000 euros, à multiplier par le nombre de machines, 8.000 aujourd’hui, 22000 en 2028 !
    • L’État a abandonné la gestion de l’harmonisation de l’implantation des parcs éoliens, depuis presque 20 ans, laissant ainsi le champ libre aux industriels (choix des sites, démarches commerciales, absence de concertation). Les Maires et les Présidents de communautés de communes, constamment sous pression financière pour des investissements à mettre en place, sont en permanence harcelés par les commerciaux travaillant pour les promoteurs éoliens et finissent par succomber aux demandes de ces derniers. Ces méthodes, parfois, hélas, discutables voire douteuses ne sont sans doute pas étrangères avec le nombre très élevé de contentieux engagés par les futurs riverains, jamais consultés. Les cultivateurs de leur côté se laissent tromper par les promoteurs sur les bénéfices à escompter et seront, à long terme, les perdants.

    Il devient donc très urgent pour vous, autorités locales de tous niveaux, Préfet, Présidents de région et de département, Sénateurs, Députés, Présidents de communautés de communes, Maires de réagir vigoureusement et sans délai afin de mettre un terme à cette prolifération. Car vous êtes le premier rempart de protection des citoyens de toute atteinte qui conduit au saccage organisé de notre environnement, au mal-être des habitants et à toutes nuisances pour leur santé.

    POUR TOUTES CES RAISONS NOUS, ASSOCIATIONS DU SÉZANNAIS, VOUS DEMANDONS LA RÉDACTION URGENTE D’UN MORATOIRE AVEC L’OBJECTIF D’ARRÊTER IMMÉDIATEMENT L’INVASION DE NOTRE RÉGION.

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  • Pollution méthaniseur 26/08/2020

    C’est en Bretagne, près de Chateaulin qu’un méthaniseur vient de poser problème de pollution.

    https://actu.fr/bretagne/chateaulin_29026/pollution-de-l-aulne-eau-et-rivieres-va-deposer-plainte_35620049.html

    Débordement d’une cuve ?

    L’usine de méthanisation de Châteaulin est responsable de cette pollution survenue dans la nuit de lundi 17 à mardi 18 août. Le directeur a expliqué l’origine du débordement d’un cuve de reprise du digestat :

    Lire aussi : Pollution de l’Aulne : l’usine de méthanisation est responsable

    300 à 400 m3 dans l’Aulne

    Joint par téléphone, Clotaire Lefort, directeur de cette usine, a expliqué l’origine de la pollution :

    Elle est liée au débordement de la cuve de reprise. Les agriculteurs viennent récupérer le digestat (NDLR un sous produit de la méthanisation équivalent au lisier) dans cette petite cuve. Celle-ci est reliée aux grandes cuves de digestat par une pompe.

    Dans la nuit de lundi 17 au mardi 18 août, un problème technique est survenu, selon Clotaire Lefort.

    Les capteurs de la cuve de reprise affichaient 0. Du coup, la pompe s’est mise en marche. La cuve de reprise a débordée.

    Il estime que 300 à 400 m3 de digestat ont débordé, emprunté le réseau d’eaux pluviales, le fossé, le ruisseau et enfin l’Aulne.

    Le Préfet suspend l’activité du Méthaniseur

    Le préfet du Finistère va suspendre l’activité d’un méthaniseur à l’origine d’une pollution qui a privé d’eau potable 180 000 personnes la semaine dernière, a indiqué la préfecture lundi.(24 08 2020)

    L’arrêté préfectoral doit entrer en vigueur mardi, a précisé la même source à l’AFP, confirmant une information de la presse locale. « Il sera levé quand toutes les conditions seront remplies. C’est pour la protection de tout le monde », a déclaré le préfet Philippe Mahé, cité par le quotidien régional Le Télégramme.

    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/pollution-le-prefet-du-finistere-suspend-lactivite-dun-methaniseur-200824?utm_source=newsletter&utm_medium=fil-info-energies&utm_campaign=/newsletter/le-fil-info-energies-25-aout-2020

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  • Mât de Vauchamps vandalisé 20/08/2020

    Dans la nuit du 6 août 2020, un mât de mesure du vent a été vandalisé à Vauchamps, tout à côté de Montmirail dans la Marne.

    L’exaspération se fait sentir dans un territoire sinistré qui a le triste record de la densité éolienne de France de près de 10 fois la moyenne des éoliennes au km².

    Loin de soutenir de telles actions, on ne peut que comprendre des riverains désespérés des avancées des projets dans ce secteur. A notre « pourquoi nous ? », des élus n’ont pas hésité à répondre en public : – « quand il y en a , on peut en mettre encore » ou même – « parce qu’il n’y a pas assez d’opposition visible ».

    Le mat de mesure a été détruit par des inconnus.
    PPE51 Mât de Vauchamps vandalisé Marne 6 8 2020

    L’information a été révélée par le Pays Briard et actu.fr le 20 août puis par l’Union le 24 août. https://actu.fr/grand-est/vauchamps_51596/marne-vauchamps-un-mat-de-mesure-d-un-futur-parc-eolien-saccage_35618903.html

    « Il semblerait que certains habitants ne sont pas en accord avec le futur projet de parc éolien de 4 éoliennes qui devrait voir le jour à Vauchamps.

    Mesurer le vent avant la construction des éoliennes

    D’une hauteur de 110 mètres, il avait été monté en mai dernier pour collecter pendant au moins un an des données sur la vitesse et la turbulence des vents, permettant ensuite d’estimer la production énergétique du futur parc.

    Du côté de Valorem, la société qui construira le futur parc, on affirme que c’est « plutôt rare de voir un mât de mesure détruit ».Elle a porté plainte contre X, mais cet incident ne va pas pour autant freiner la mise en place du futur parc éolien : dès le mois prochain, un nouveau mât sera élevé ».

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  • Canicule et éoliennes à l’arrêt! 11/08/2020

    Le 7 août 2020, en pleine canicule le site RTE révèle la vérité répétée de l’éolien en face du grand chaud et du grand froid : les éoliennes sont à l’arrêt car les anticyclones sont accompagnés d’un manque de vent. C’est le cas alors que les demandes en climatisation ou chauffages sont les plus élevées.

    Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable 
            
    Paris le 7 août  2020 18h
     
    Canicule. Les éoliennes ne sont pas capables de faire tourner  10%
    des climatiseurs

    Le 7 août  2020 à 18h, alors que  la barre des 40°C a été localement dépassée sur une partie du pays, les 8000 éoliennes ont fourni 690 MW, soit 1% de la consommation nationale d’électricité qui s’est élevée à cet instant à 47 781 MW.

    Elles n’ont  pas fait tourner le dixième du parc des climatiseurs présents  dans  les logements français dont la puissance installée totale est  estimée à  8 745 MW.

    La sécurité du réseau électrique a   été comme d’habitude  assurée par les barrages et le nucléaire, des sources d’électricité fiables et non intermittentes.
            
    Ces  chiffres montrent  l’inutilité de ces  « ventilateurs industriels géants  » qui ne peuvent faire face, ni aux vagues de froid, ni aux vagues de
    chaleur, c’est-à-dire aux moments critiques en période anticyclonique où l’électricité d’un pays devient vitale.   
       
    L’obstination du Président de la République Emmanuel  Macron  à
    vouloir poursuivre l’implantation d’éoliennes en les brandissant comme « des étendarts de l’écologie » ne peut s’expliquer que  pour  des raisons électorales et non pas pour l’intérêt supérieur de la Nation

    Contact presse Jean-Louis Butré       
    contact@environnementdurable.net
    06 80 99 38 08          
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  • Arrêt momentané cause covid-19 30/06/2020

    Veuillez nous excuser de l’arrêt exceptionnel de l’ajout de documents pour cause de coronavirus. Le site sera réactualisé dès que possible.

    Merci de votre compréhension.

    L’association ADENOS, Marne

    La possibilité de nous écrire pour toute demande d’infos est toutefois toujours active.

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  • Lettre remise au Président Macron 03 2020 09/03/2020

    Une dizaine d’associations anti-éoliennes ont remis au Président Macron une lettre indiquant la situation d’urgence dans notre pays.

    Ce sont de grosses associations regroupant dans chaque région des dizaines d’associations locales , voire beaucoup plus.

    Objet : Nuisance pour les français et dévastation des paysages par l’éolien terrestre. La lettre suivante cosignée par un échantillonnage de citoyens représentatifs géographiquement de la  France rurale(*) qui luttent  contre l’éolien terrestre (  Fédérations  nationales,  Fédérations  régionales  ,  collectifs régionaux  ,  associations locales….)  a  été remise en main propre au Président de la république Emmanuel Macron.
    Une copie  de cette lettre été a donnée   à Mme Borne Ministre de la Transition Écologique et solidaire

    Il s’agit d’une étape supplémentaire pour indiquer au Président de la république que la  politique actuelle pro éolienne terrestre  menée par le secrétariat d’état du  Ministère de la Transition Énergétique  est  contraire aux orientations qu’il a décidées.

    Vous pouvez relayer cette lettre sans restriction à vos contacts et aux médias

    – (*) Des milliers de   signatures auraient pu être ajoutées au bas de cette lettre . Nous avons préféré aller au plus pressé et profiter de  l’opportunité d’informer immédiatement le Président de la république  qui est actuellement très sensibilisé sur le problème  de l’éolien terrestre.

    – Une action spécifique concernant l’éolien « maritime » est à l’étude

    Cordialement
    Jean-Louis Butré
    Président
    Fédération Environnement Durable

    Fait à Paris, le 25 février 2020
     
     
    Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République

    A l’attention de M. Rodrigue Furcy, Chef de cabinet adjoint et M. Alexis Kohler,
    Secrétaire général de l’Elysée
    Palais de l’Elysée, rue du Faubourg Saint-Honoré,             75008 Paris
    Copie à  Madame Elisabeth Borne  Ministre de la Transition écologique et solidaire
     
    Objet : Nuisance pour les français et dévastation des paysages par l’éolien terrestre.
     
     
    Monsieur le Président de la République, 
    Vous avez récemment émis des réserves sur l’éolien terrestre, que la population de notre pays accepte de plus en plus difficilement. Les mêmes réserves ont été reprises par votre ministre Madame Borne et reçues comme un message d’espoir par tous ceux qui, comme nous, subissent comme une souffrance l’implantation de ces « parcs éoliens, tant ils échappent aux traditions et aux règles élémentaires de la démocratie.

    Nous représentons actuellement des milliers d’associations qui se sont créées à travers la France rurale et des groupes et des personnalités de plus en plus nombreux qui se coalisent spontanément  car ils  n’ont pas le sentiment d’être écoutés.

    Le ressentiment est profond et nous nous faisons un devoir de vous en informer afin que comme nous l’espérons tous, des décisions urgentes de préservation soient prises par votre ministre.

    Oui, la colère monte. Les braves gens de la France profonde souvent en difficultés  pour vivre à qui l’on impose ces engins métalliques gigantesques ont un juste sentiment de révolte compte tenu des nuisances qu’on leur impose, sentiments qui décuplent quand ils découvrent les montages financiers conçus pour faciliter la création de ces éoliennes, qui aboutissent à des fortunes rapides, abondées par l’Etat, tandis que leur facture d’électricité à eux consommateurs explose et sera au moins doublée en 10 ans ! (+ 10,2% en 1 an).

    La colère monte tandis que l’arrivée de ces engins signifie injustice et fracture sociale dans les  villages, injustice car certains s’enrichissent alors que la majorité de la population voit le prix de son habitation s’effondrer et les activités disparaitre. Qui viendrait en effet s’installer à l’ombre de ces éoliennes dont les nuisances commencent à être bien cernées ?

    La perte de confiance dans l’arbitrage des pouvoirs publics monte chaque jour un peu plus tant il est clair que les promoteurs se sentent protégés, manipulent et enjambent les communes, méprisent les résistances des populations et sèment grâce à leurs importants moyens financiers cette succession d’inconvénients que nous venons d’évoquer ; tout ceci, encore une fois, échappe aux règles élémentaires de la démocratie.

    Les centaines de milliers de français désormais victimes de cette politique  irresponsable  d’implantation d’éoliennes sont toujours stupéfaits, quand on décortique pour eux les sommes colossales investies par l’état pour le développement de cette source intermittente d’énergie sans aucun effet dans la lutte contre le réchauffement climatique !

    Pour toutes ces raisons l’addition est lourde pour les français. Parmi elles, une seule justifierait notre appel à votre autorité et pour laquelle nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président, d’intervenir : c’est la dévastation de notre héritage sacré : les paysages, bien commun de tous.        
    Votre présidence ne doit pas être associée à cette dévastation, véritable injure à ce qui a fait une partie de la réputation de notre pays : sa beauté.

    Des milliers de vos concitoyens désormais vous demandent d’intervenir pour mettre un terme à cette folie de l’éolien terrestre, néfaste et inutile, comme l’ont fait plusieurs pays européens.
     
    Nous vous prions, Monsieur le Président de la République, d’agréer les assurances de notre respectueuse considération.
     
    Les signataires parmi les dizaines  qui auraient pu être ajoutées  représentent des fédérations ayant engagé des regroupements d’associations de bénévoles sans moyens et voulant être écoutés.

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  • Méthanisation : Manger ou s’éclairer ? 09/03/2020

    « Au début j’étais pour, maintenant je crains les conséquences pour la France » dit René Louail, conseiller régional de Bretagne après le projet du Mené qui a mal tourné, suite à une dimension exagérée…

    Bastamag, site d’information indépendant sur les enjeux sociaux et environnementaux, expose l’avis d’un conseiller régional de Bretagne…

    Produire de l’énergie plutôt que nourrir : comment le lobby du gaz « vert » transforme l’agriculture française.

    Subventions publiques, législation favorable, tarif de rachat garanti, l’État français est entré tête baissée dans la course à la méthanisation, encouragé par le lobbying très actif des entreprises gazières. Mais cette activité profite d’abord aux gros élevages et pourrait modifier demain le visage de l’agriculture. Produire de l’énergie ou de l’alimentation… Faudra-t-il bientôt choisir ?

    Il a d’abord cru à la méthanisation, avant de déchanter. René Louail, ancien conseiller régional écologiste en Bretagne, défend dès le début des années 2000 un projet du nom de Géotexia. Celui-ci est porté par une trentaine d’éleveurs soucieux de transformer le lisier en biogaz. « Un fiasco total alors que 17 millions d’euros ont été investis dans ce projet », déplore-t-il aujourd’hui.

    L’usine, surdimensionnée, condamnée en 2013 puis en 2015 à des amendes de 50 000 et 40 000 euros pour pollution, a été constamment en déficit structurel. L’unité, aujourd’hui en redressement judiciaire, pourrait être rachetée par un fonds de pension américain. Face à ce constat, René Louail plaide pour qu’un bilan économique, financier et environnemental de la méthanisation agricole soit réalisé et publié, redoutant une « fuite en avant coûteuse et irréversible pour d’autres projets ».

    Sa crainte se fonde sur le « plan biogaz » récemment adopté par la région Bretagne, qui vise à construire des centaines de méthaniseurs d’ici 2025 [1]. Invité régulièrement par des collectifs de riverains opposés à des projets, René Louail constate que « la méthanisation agricole en Bretagne est utilisée dans la majorité des cas comme une « pompe » à subventions pour soutenir l’agriculture industrielle en crise structurelle ».

    S’il y a bien « quelques réalisations vertueuses », il voit surtout défiler des dossiers pour des méthaniseurs adossés à des élevages industriels allant jusqu’à 40 000 cochons. « Ces exploitations incorporent dans leur méthaniseur du maïs subventionné par la Politique agricole commune, et bénéficient aussi du tarif de rachat d’énergie. Elles sont payées deux fois ! On garantit ainsi la pérennité d’élevages à bout de souffle. »

    L’État subventionne surtout les grands projets de méthaniseurs

    Selon René Louail, cette démesure des projets de méthanisation encourage les grandes exploitations à reprendre toutes les terres disponibles. « Personne ne peut les concurrencer. On assiste à la deuxième révolution silencieuse de l’agriculture, qui balaie complètement l’agriculture paysanne », alerte-t-il [2]. La France compte un peu plus de 800 unités en service, dont beaucoup de montages à la ferme. « Ces derniers sont en majorité de petites unités de méthanisation, en dessous de 10 000 tonnes de matières entrantes par an », observe Daniel Chateigner, membre du « collectif scientifique national méthanisation raisonnée » [3]. Ces « petites » unités fonctionnent en général avec les propres « déchets » de la ferme, avec parfois quelques intrants extérieurs, en partenariat avec l’industrie agroalimentaire par exemple. Mais « ça se complique avec les grosses unités, faussement appelées « agricoles collectives », où l’on injecte 40 000, voir 50 000 tonnes d’intrants par an. C’est pourtant celles-ci que le gouvernement veut développer. »

    Seuls les grands projets de méthaniseurs peuvent en effet bénéficier de l’offre de prêt mise en place par l’État, qui peut aller jusqu’à un demi-million d’euros ! [4]. « Cela exclut d’office les projets que notre association soutient, dont l’investissement se chiffre entre 3000 et 150 000 euros » observe l’Ardear Occitanie (association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural) qui s’emploie à développer de petites unités de méthanisation à l’échelle des fermes. « Quand on rencontre l’Ademe avec un petit projet de méthaniseur pour montrer que l’on peut faire des choses simples, avec un plus écologique et économique, les portes se ferment » déplore Joël, paysan en Ariège.

     « Passer à une échelle plus large suppose de développer des méthaniseurs de grande taille », confirme un document du ministère de la Transition écologique et solidaire (mars 2003). Une loi adoptée en 2015 fixe un objectif national de 10 % de gaz « renouvelables » dans les consommations de gaz naturel à l’horizon 2030 [5]. Selon les calculs de Daniel Chateigner, 10% de méthanisation de gaz impliquerait de consacrer la superficie de trois départements français – plus de 18 000 km2 – à des cultures servant uniquement à alimenter les méthaniseurs !

    Pas assez de surface agricole en France

    Une étude de l’Ademe, conduite en collaboration avec GrDF (Gaz Réseau Distribution France) et GRTGaz projette même de remplacer tout le gaz naturel importé par du biogaz d’ici 2050 [6]. « Il n’y a pas assez de surface agricole en France pour faire tout ça », réagit Daniel Chateigner. « Soit ces prévisions sont fondées sur des calculs erronés, soit on dissimule le projet de transformer très profondément l’agriculture française en la détournant de sa vocation alimentaire au profit d’une agriculture majoritairement énergétique. »

    Les importations d’aliments pour le bétail pourraient également être amenées à augmenter pour nourrir les méthaniseurs, redoute René Louail. Les méthaniseurs doivent en effet être alimentés tous les jours, même lorsque les animaux sont dans les prés – ce qui implique moins d’effluents. « À quoi ça sert de produire de l’énergie pour nourrir des méthaniseurs à coups de soja qui traversent le monde ? », interroge-t-il. « C’est insupportable qu’on n’ait pas de débat en France sur l’utilisation des terres agricoles. »

    Les entreprises gazières aux commandes

    GrDF, filiale à 100 % d’Engie, joue un rôle prééminent dans cet engouement pour le biogaz. Pour le comprendre, direction les Hauts-de-France, où la course à la construction de méthaniseurs bat son plein. La région Hauts de France annonce multiplier par quinze sa production de biogaz d’ici 2030 [7]. Elle compte aujourd’hui moins de 100 unités de méthanisation, mais annonce sous dix ans « plusieurs milliers d’installations agricoles et des millions de tonnes d’intrants ».

    L’installation de 1000 méthaniseurs en Hauts-de-France supposerait déjà d’en positionner un tous les cinq kilomètres ! Le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) adopté en janvier 2019 souligne que « les impacts environnementaux peuvent être nombreux et significatifs ». Une annexe précise que « cet objectif repose sur les « dires d’experts » de GrDF » et pourrait être revu à la baisse. (Extrait du schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) adopté en janvier 2019 par les Hauts-de-France).

    « C’est un aveu », estime André Murawski, conseiller régional apparenté au groupe des Indépendants. « En clair, ce sont les gaziers qui ont fait la politique de la Région des Hauts-de-France en matière de méthanisation. » Le site de la Haute autorité à la transparence de la vie publique confirme un lobbying très actif de GrDF en la matière. L’entreprise a consacré entre 500 000 et 700 000 euros, entre juillet 2017 et décembre 2018, pour défendre le développement des gaz verts, en particulier la méthanisation agricole.

    Parmi les types d’actions figurent l’organisation de « discussions informelles » ou la transmission de « suggestions afin d’influencer la rédaction d’une décision publique ». Derrière GrDF, c’est toute la filière gaz qui pousse dans le même sens :  Engie et sa filiale GRTgaz, les lobbies Coénove, association professionnelle du secteur, et France gaz renouvelables.

    Des seuils relevés par la législation, pour favoriser les projets industriels

    Cette influence s’est traduite dans un décret signé en juin 2018 par Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique et solidaire, juste avant son départ du gouvernement [8]. Ce décret a relevé de 30 à 100 tonnes de matières traitées par jour le seuil des installations classées. « Désormais, seules les unités au-dessus de 100 tonnes par jour de matières entrantes relèvent du régime d’autorisation en installation classée et doivent faire l’objet d’une enquête publique et administrative, souligne l’universitaire Daniel Chateigner. Avant, faire accepter un projet au-dessus de 30 tonnes d’intrants par jour était plus difficile ».

    100 tonnes par jour, soit plus de 36 000 tonnes par an. « Le gouvernement met le curseur très haut, alors même que les projets à la ferme sont plutôt entre 5000 et 10 000 tonnes annuelles », observe Daniel Chateigner. Ce relèvement de seuil favorise donc les grandes unités de méthanisation. Selon les calculs du chercheur, le prix moyen d’un méthaniseur en France est passé de 1 ou 2 millions d’euros, à 5 à 10 millions aujourd’hui.

    « Nicolas Hulot a été en permanence soumis à des pressions terribles. En relevant le seuil à 100 tonnes, tous les méthaniseurs passent comme une lettre à la poste », confirme René Louail. « Il est évident que ce relèvement de seuil des installations classées s’est fait à la demande d’industriels pour faire en sorte d’être le moins dérangé dans le développement d’importants méthaniseurs », appuie le sénateur écologiste Joël Labbé.

    « 760 000 euros de subventions publiques par emploi »

    Le soutien sans faille de l’État à la filière méthanisation se traduit non seulement dans la réglementation, mais aussi par des aides financières. Outre des aides de l’Ademe – qui représentent jusqu’à 20 % de l’investissement –, des subventions régionales ou départementales peuvent s’ajouter. Une SARL en Ille-et-Vilaine, par exemple, a investi 2,4 millions d’euros dans son unité de méthanisation. Elle a bénéficié de 470 000 euros de subventions publiques dont 300 000 euros de l’Ademe, 120 000 euros de la région Bretagne et 50 000 euros du département d’Ille-et-vilaine [9] ! « On est à environ 760 000 euros de subventions par emploi direct », estime Daniel Chateigner qui s’appuie sur la base de données de son collectif. « C’est du délire ! Nos impôts financent la construction de méthaniseurs qui vont devenir la propriété privée d’agriculteurs ou de grands groupes. »

    Interrogé sur ces chiffres, ni le ministère de l’Agriculture, ni le ministère de la Transition écologique et solidaire n’ont donné suite à nos demandes. L’Ademe nous a répondu qu’ils ne disposaient pas de données disponibles à ce jour, alors même qu’il s’agit de dizaines de millions d’euros de fonds publics.

    « Les citoyens et habitants d’une commune devraient avoir une transparence complète sur les tenants et aboutissants des projets, et ce n’est jamais le cas », observe Jean-Marc Thomas, paysan dans les Côtes d’Armor, département où le projet de méthaniseur situé sur la commune de Plouha fait l’objet de vives tensions entre agriculteurs et riverains. Raccorder une unité de méthanisation au réseau de gaz existant peut aussi être coûteux, car il faut parfois des kilomètres de raccordement. « Le coût est de 100 000 euros du kilomètre. Qui paie ? Quelles subventions publiques ? », interroge t-il. Aucune des autorités publiques sollicitées n’a donné suite à nos demandes d’éclaircissement.

    Un tarif de rachat garanti par l’État très élevé

    Un tarif d’achat de l’électricité ou du gaz produit, garanti au minimum sur quinze ans, a également été mis en place, dans un contexte où Engie et Total Direct Énergie figurent parmi les rares entreprises à fournir du gaz « vert » en France. « Un contrat est signé entre le porteur de projet et GrDF (ou l’une de ses filiales) avec un prix de rachat trois fois supérieur au prix du gaz pour le consommateur lambda », poursuit Jean-Marc Thomas. « Combien de temps l’État va-t-il pouvoir garantir ce prix de rachat ? »

    Ses inquiétudes sont fondées sur les chiffres communiqués par GrDF lors du Salon international de l’élevage. Le total des contrats signés et projets de contrats représenteraient une enveloppe budgétaire nationale de 18 milliards d’euros. Or Bercy aurait arbitré pour garantir un total de 8 milliards d’euros. Que se passera t-il pour les agriculteurs déjà engagés dans ces investissements si l’État les abandonne en cours de route ?

    Alors que le gouvernement se montre aujourd’hui incapable de garantir un prix de revient sur les aliments produits par les agriculteurs, il sécurise l’activité agricole sur une activité annexe, à savoir la production d’énergie. « S’il faut entrer dans des projets non agricoles pour continuer à vivre sur sa ferme, cela signifie que l’on renonce à rémunérer les productions alimentaires. C’est inquiétant », alertait un paysan dès 2013, lors d’un colloque sur la méthanisation agricole. Sept ans après, René Louail confirme cette inquiétude. « Je ne suis pas contre la méthanisation, mais pas pour celle qui fait des ravages. Il nous reste la pression de celles et ceux qui veulent une autre agriculture. »

    par Sophie Chapelle

    https://www.bastamag.net/methanisation-lobby-gaz-vert-biogaz-agriculture-energetique-alimentaire

    Notes

    [1] Avec 97 unités de méthanisation début 2019, le biogaz représente à ce jour 1,1% de la consommation bretonne de gaz. L’objectif de la région Bretagne en 2025 : « Atteindre un volume de biogaz injecté dans les réseaux équivalents à 10% de la consommation bretonne de gaz naturel de 2018, soit 1700 GWh » (contre 176,5 GWh en 2018), selon le pacte gazier breton, consulté par Basta !.

    [2] Référence au livre de Michel Debatisse, La révolution silencieuse – Le combat des paysans, publié en 1963, dans lequel l’auteur alerte sur les bouleversements induits par le progrès technique dans le milieu agricole.

    [3] Créé en novembre 2018 et composé de 22 scientifiques (en physique, microbiologie, biochimie, médecine,…).

    [4] L’Etat a mis en place une offre de Prêt Méthanisation sans garantie dans le cadre du Grand Plan d’Investissement, avec un objectif de soutien de 400 projets entre 2019 et 2024. L’aide varie entre 100 000 et 500 000 euros et doit être accompagnée obligatoirement d’un financement extérieur au moins égal aà trois fois celui du prêt méthanisation.

    [5] Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) promulguée en 2015.

    [6] Il faut bien distinguer GRTgaz, en charge des réseaux de transmission (gazoducs) et GRDF, en charge du réseau de distribution (raccordement des entreprises et particuliers). Toutes deux sont des filiales d’Engie assurant une mission de service public.

    [7] Celle-ci annonce 30% de gaz « vert » d’ici à 2030, et vise les 100% à l’horizon 2050. Ces données sont mentionnées dans le schéma régional 2020-2025.

    [8Décret n° 2018-458 du 06/06/18 « modifiant la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement ».

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  • Énergie ou alimentation ? Méthanisation en question… 09/03/2020

    Faudra-t-il un jour devoir choisir entre planter pour alimenter les méthaniseurs ou les hommes ?

    Les agriculteurs sont poussés, en ce moment par un nouveau « lobby vert » qui procède en tous points comme celui des promoteurs éoliens :

    • on choisit des personnes du monde rural assez intéressées par ce type de projets, possédant des terres et de l’argent pour investir de grosses sommes dans ce type de construction.
    • on agit sur les plus hauts dirigeants de l’état pour modifier les lois à leur intérêt, comme en 2018 où les lois Lecornu ont abaissé les seuils des tailles des usines de méthanisation qui facilitent l’implantation des constructions entre 60 tonnes jour à 99 tonnes jour, par exemple.
    • on convertit les élus et structures comme les chambres d’agriculture afin qu’elles octroient diverses subventions et aides d’état à ces agriculteurs, après leur avoir vanté les mérites de cette nouvelle énergie verte.
    • et enfin, comme pour l’éolien les riverains sont mis à l’écart de ces projets pendant leur élaboration et quand la consultation publique intervient, elle ne sert qu’à modifier quelques détails, l’autorisation étant à ce stade quasi automatique (voir l’exemple de Congy dans la Marne)

    Un article intéressant sur ce sujet vient de sortir. Il raconte l’expérience d’un ancien conseiller régional écologiste en Bretagne :

    René Louail, ancien conseiller régional écologiste en Bretagne, défend dès le début des années 2000 un projet du nom de Géotexia. Celui-ci est porté par une trentaine d’éleveurs soucieux de transformer le lisier en biogaz . « Un fiasco total alors que 17 millions d’euros ont été investis dans ce projet », déplore t-il aujourd’hui.

    L’usine, surdimensionnée, condamnée en 2013 puis en 2015 à des amendes de 50 000 et 40 000 euros pour pollution, a été constamment en déficit structurel. L’unité, aujourd’hui en redressement judiciaire, pourrait être rachetée par un fonds de pension américain. Face à ce constat, René Louail plaide pour qu’un bilan économique, financier et environnemental de la méthanisation agricole soit réalisé et publié, redoutant une « fuite en avant coûteuse et irréversible pour d’autres projets ».

    Suite de l’article dans le document suivant

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  • Avis officiels sur l’éolien (4) ?E Borne Ministre Transition écologique et solidaire, qui tourne avec le vent des éoliennes. 04/03/2020

    Et pour finir son travail, elle transforme les Préfets en VRP de l’éolien. Ils devront signaler les endroits favorables de leur département comme si nos promoteurs ne les trouvaient pas tout seuls !

    https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/elisabeth-borne-demande-aux-prefets-d-identifier-des-zones-ou-installer-de-nouvelles-eoliennes-6762948

    Élisabeth Borne demande aux préfets d’identifier des zones où installer de nouvelles éoliennes

    Le gouvernement va charger les préfets d’identifier avec les élus les secteurs adaptés à l’accueil de nouvelles éoliennes, « indispensables » à la transition énergétique de la France, a déclaré mardi la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne.

    Cela dépasse les Borne s !!!

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  • Avis officiels sur l’éolien (3) ?E Borne Ministre Transition écologique et solidaire, qui tourne avec le vent des éoliennes. 04/03/2020

    Mais les élections approchent donc il faut soutenir la ruralité ?

    La même Ministre E Borne qui prévoit sa nouvelle loi (voir article précédent 2) et le doublement de la puissance éolienne dans la PPE 2020, affirme pour ceux qui la croiront :

    Encerclement autour de certains bourgs

    C’est en répondant à la sénatrice UDI de Côte-d’Or, Anne-Catherine Loisier devant la commission des affaires économiques du Sénat, mardi 18 février 2020 que la ministre de la transition écologique et solidaire a dénoncé un développement « anarchique » de l’éolien terrestre.

    « C’est vraiment un énorme sujet, je l’ai dit aux acteurs de la filière », a expliqué la ministre, en citant plusieurs exemples : « Il y a des emplacements de parcs éoliens en covisibilité avec des monuments historiques. Je ne comprends même pas comment on a pu arriver à ces situations. On a des territoires dans lesquels on a une dispersion de petits parcs de taille et de forme variable qui donnent une saturation visuelle, voire une situation d’encerclement autour de certains bourgs qui est absolument insupportable. »

    De qui se moque-t-on ?

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  • Avis officiels sur l’éolien (2) ?E Borne Ministre Transition écologique et solidaire. Nouvelle loi en préparation: 04/03/2020

    Notre Ministre semble beaucoup plus incertaine que le président. Ses déclarations soufflent le chaud et le froid dans nos rangs.

    Tantôt, elle comprend les Français qui n’en veulent plus comme l’a fait le Président Macron en janvier à Pau ou en septembre avec Stéphane Bern, tantôt elle convoque le secteur éolien comme en décembre dernier et là tout change. Comment améliorer l’acceptabilité des Français , leur demande-t-elle ? C’était la démarche effectuée par Sébastien Lecornu en 2018 puis la publication des lois qui portent encore son nom et tout le monde se rappelle des conséquences pour nous : fin du tribunal administratif, cristallisation des moyens, etc…

    Cette fois la FEE Fédération de l’Énergie Éolienne et SER Syndicat des énergies renouvelables proposent de modifier les lumières des éoliennes ou de reparler du démantèlement total, par exemple. SUPER ???

    ET BIEN NON !

    Observez la nouvelle consultation publique du Ministère qui se termine le 10 mars, toujours en catimini…

    http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projets-d-arretes-portant-modification-de-la-a2138.html

    Les projets de textes visent à réviser la réglementation précitée, pour une meilleure maîtrise des risques et des nuisances des installations éoliennes terrestres. Les modifications portent principalement sur l’introduction de nouvelles exigences en matière de contrôle des installations, de traçabilité des opérations de maintenance et sur les conditions de démantèlement et les objectifs de recyclage des pales. Ces projets de textes permettent également d’introduire, dans les arrêtés ministériels, l’obligation pour les exploitants de parcs éoliens terrestres de déclarer leur projet dans une base de données cartographique nationale.

    • Enfin le décret n°2018-1054 du 29 novembre 2018 a modifié …l’article R. 181-32 du code de l’environnement renvoie vers un arrêté des ministres chargés des installations classées et de l’aviation civile pour définir les critères de distance et de hauteur à prendre en compte pour les aspects de circulation aérienne. Le quatrième arrêté soumis à la consultation du public répond à cette obligation.

    Arrête :

    Article 1er. Le démantèlement sera total sauf si par dérogation, la partie inférieure des fondations peut-être maintenue dans le sol sur la base d’une étude adressée au préfet démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable, sans que la profondeur excavée ne puisse être inférieure à 2 mètres.

    En voici la preuve, observez bien les modifications proposées dans le projet de texte fourni ici :

    Projet de texte : où sont passées les promesses de démantèlement total ???

    II. – Les déchets de démolition et de démantèlement sont valorisés, ou à défaut éliminés, dans les filières dûment autorisées à cet effet. En 2040, au minimum, 50 % de la masse des pales devront être recyclées.

    On nous avait pourtant répété que 95% des machines étaient recyclables, comme le répète nos promoteurs dès qu’on les rencontre…

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  • Avis officiels sur l’éolien(1) ? Le Président Macron 04/03/2020

    Les élections approchent, ça se sent dans les discours officiels…

    Le chef de l’état E Macron a fait une déclaration à Pau le 14 janvier dernier :

    Lors d’une table ronde sur le thème de « l’écologie dans nos territoires » le 14 janvier 2020, Emmanuel Macron a affirmé ne pas croire à un développement massif de l’éolien terrestre. Des propos qui font écho aux annonces présidentielles en décembre dernier de favoriser le déploiement de l’éolien offshore.

    E Macron à Pau : je ne crois pas au développement de l’éolien terrestre, a-t-il annoncé lors d’une table ronde à Pau le 14 janvier

    Emmanuel Macron semble avoir tranché.

    « La capacité à développer massivement de l’éolien est réduite. On pourra le faire où il y a consensus, mais le consensus autour de l’éolien est en train de nettement s’affaiblir dans notre pays« , a-t-il déclaré lors d’une table ronde sur « l’écologie dans nos territoires » le 14 janvier à Pau.  » Il y a l’éolien offshore, qu’on a développé et relancé très fortement « , a poursuivi le chef de l’Etat. Emmanuel Macron a également insisté sur les  » deux réserves formidables  » que constituent les énergies solaire et hydraulique, qualifiées de « modèle français« .

    Il avait déjà semblé sensible aux craintes de Stéphane Bern en septembre 2019 :

    « Au mois de mai, j’ai survolé la Beauce avec le président de la République. Je lui ai dit : regarde comme ce pays est couvert d’éoliennes » explique Stéphane Bern le 5 septembre dans Valeurs Actuelles

    Réponse du Président Macron : « Oui, je crois que les Français n’en veulent plus ».

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  • Avant-Après un parc éolien 14/01/2020

    Très beau fichier présenté à l’AG de la Fed de 2018, je crois, qui montre combien un parc éolien modifie le paysage !!!

    Le fichier est un peu long à charger mais vaut la peine d’être vu.

    Double vue d’un paysage avec et sans éoliennes. Faut-il comme pour les grandes publicités de Laon attendre qu’elles enlaidissent trop la vue du centre ville pour que la ville demande à les retirer ? Pour les éoliennes, il sera plus difficile et plus cher de les démonter…

    https://doc-0k-40-docs.googleusercontent.com/docs/securesc/08ro993fkppbbu7ggbik9tm7m304tarc/gcu1ijfifj19gl8db6gdpa8ve243meuk/1579003200000/12652927580111093973/13222420192324880313/1vsZpkX7rg33XVX4qhSWfls2l51pcjYvb?e=download&authuser=0&nonce=76n9ri0aefjea&user=13222420192324880313&hash=pv79rod1tudsi957b75pgtou7tb24npj

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  • Enquête publique sur le projet d’usine de méthanisation à Congy(51) 17/12/2019

    Attention, date butoir le 6 janvier, le lendemain des vacances de fin d’année

    Voir les articles précédents sur les problèmes de conséquences pour les riverains, pour le tourisme dans les marais de Saint-Gond, pour l’avifaune. Sans oublier un épandage sur 56 communes plus ou moins éloignées de Congy, avec transport de camions. Vive l’écologie là-dedans !

    Pour effectuer vos remarques auprès des commissaires enquêteurs concernant le dossier ICPE du méthaniseur de CONGY, vos courriers sont à adresser :

    • Directement aux commissaires lors des permanences : mercredi 11.12 de 10h à 13h mairie de VILLEVENARD, samedi 14.12 de 9h à 12h mairie de BAYE, mercredi 18.12 de 17h à 19h mairie de BERGERES LES VERTUS, lundi 6.01 de 16h à 19h  mairie de CONGY.

    AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE

    relative à la demande d’autorisation environnementale présentée par la société DIGEO, 16 boulevard du Val de Vesle, CS 110005, 51684 REIMS Cedex 2, en vue de créer et d’exploiter une unité de méthanisation sur le territoire de la commune de Congy, parcelle ZE 11 Les Patis.

    avec épandage sur les communes de Congy, Allemant, Le Baizil, Bannay, Bannes, Baye, Beaunay, Bergères-les-Vertus, Boissy-le-Repos, Broussy-le-Grand, Broussy-le-Petit, La Caure, Chaltrait, Champaubert, La Chapelle-sous-Orbais, Chatillon-sur-Morin, Coizard-Joches, Val des Marais, Connantray-Vaurefroy, Courjeonnet, Escardes, Les-Essarts-les-Sezanne, Les-Essarts-Le-Vicomte, Etoges, Etrechy, Euvy, Faux Fresnay, Fèrebrianges, Fère-Champenoise, Fromentières, Le Gault Soigny, Gaye, Gionges, Givry-en-Argonne, Givry-Les-Loisy, Gourgançon, Janvilliers, Loisy-en-Brie, Mardeuil, Mécringes, Mondement Montgivroux, Montmirail, Montmort Lucy, Morsains, Orbais L’Abbaye, Oyes, Pierre Morains, Soulières, Suizy-le-Franc, Talus-Saint-Prix, Le Thoult Trosnay, Vauchamps, Vauciennes, Vert Toulon, La Ville sous Orbais, Villevenard.

    Vous pouvez consulter le dossier complet en cliquant sur le site de la Préfecture de la Marne :

    http://www.marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-Classees-Pour-l-Environnement-ICPE/Dossiers-ICPE-Autorisation/Dossiers-ICPE-Autorisation-Domaine-Methanisation/DIGEO_Congy

    La description du projet se trouve en bas de ce document à la ligne : 001981_DIGEO_DAE_v3 – format : PDF – 10,53 Mb

    Attention même quand une commune a voté pour un projet d’usine de méthanisation, sans doute alléchée par les promesses d’emploi ou de bénéfices pour la commune, elle se pose des questions au moment d’autoriser l’épandage ! Comme on peut le voir sur le document suivant du journal Val Briard à Bailly en Brie et ses environs dernièrement : Maires favorables à la méthanisation mais contre l’épandage :

    https://actu.fr/ile-de-france/presles-en-brie_77377/seine-marne-val-briard-maires-favorables-la-methanisation-mais-contre-lepandage-sur-leurs-terres_19244514.html

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  • Congy, les habitants refusent le méthaniseur … 17/12/2019

    Après l’ouverture de l’usine de la Monte Blanche à Fère Champenoise, en2018, de nouveaux projets de méthanisation dans la région de la Marne sont annoncés. Mais lorsque le site s’approche des habitations, les riverains s’inquiètent des conséquences sur leur qualité de vie : odeurs, bruit, circulation de camions, etc… C’est le cas en ce moment où le projet de Congy est en enquête publique qui se termine le 6 janvier 2020.

    Une grosse usine, une fois encore auprès de villages qui n’en veulent pas. Profits pour certains, mais quid de ces riverains mais aussi de la planète ?

    Epandage très lointain jusqu’aux Essarts les Sézanne, Le Gault-Soigny, Montmirail, Etoges, …On disait qu’il fallait faire localement, ce n’est déjà plus le cas ici ! Le transport du digestat demandera des camions et le bienfait sur le CO2 est évident, n’est-ce pas !

    Et une fois de plus la région Grand-Est souhaite être la première pour cettte nouvelle énergie, déclare Franck Leroy…

    Dans le journal l’Hebdo du vendredi, de septembre 2017, le sujet est abordé :

    … Si l’unité de production de Fère-Champenoise est sur de bons rails, les réticences sont légion dans le département. A Villevenard, Congy et Mareuil-en-Brie, les habitants se mobilisent contre des projets similaires et ont déployé des banderoles anti-usine de méthanisation un peu partout dans ces trois communes. En parallèle, les conseils municipaux de Villevenard et Mareuil-en-Brie ont fait montre de leur désapprobation, à l’inverse du préfet de la Marne.

    Les opposants à ces constructions pointent du doigt la proximité de l’usine par rapport aux habitations, les risques de nuisances sonores et olfactives, accidentels, sanitaires et biologiques et pour la faune et la flore.

    Selon Franck Leroy, présent lors de la signature du projet de Fère-Champenoise en sa qualité de vice-président du conseil régional, cette méfiance est due à une méconnaissance du biométhane. « L’opinion, en général, a des craintes, voire de l’hostilité, vis-à-vis des transformations énergétiques car elle connaît mal les enjeux et les techniques. La réalité, c’est qu’il y a une nécessité absolue de contenir le réchauffement climatique en limitant l’utilisation des énergies fossiles. On sait le faire et ce projet de Fère-Champenoise est une aubaine pour démontrer aux élus et à la population que ça marche et que ça ne détériore pas la qualité de vie », estime le maire d’Epernay, qui assure que ce projet « aurait dû naître autour d’Epernay », mais que les réticences des habitants en ont décidé autrement. D’ici 2020, le Grand Est devrait être la première région en matière de production de biométhane, avec 1 milliard de kWh injectables dans les réseaux de gaz.

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  • Lot : Témoignages de riverains sur leur méthaniseur et sa puanteur, 02 2019 17/12/2019

    Cette fois, ce n’est pas un projet mais la réalité vécue par les habitants de Gramat dans le Lot. Ouvert en 2017, le méthaniseur provoque des nuisances olfactives malgré toutes les promesses faites par la société auparavant. Le Préfet demande une enquête…

    Dans le Journal La Dépêche du 06 02 2019, on peut lire :

    Depuis novembre 2017, les voisins d’une usine de méthanisation vivent dans la puanteur lorsqu’ils se trouvent sous le vent . Un apiculteur soupçonne même qu’un des produits fabriqués a tué ses abeilles.

    Le digesteur, semblable à une grosse cuve, est capable de traité jusqu’à 50 000 tonnes de déchets par an

    Depuis plus d’un an, les habitants de Gramat vivent un enfer quotidien. Une odeur  pestilentielle envahit jour et nuit une partie de cette commune de 3 500 habitants, située au cœur du parc naturel des Causses du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour. « Cela nous empêche de vivre normalement. L’atmosphère est tellement désagréable, qu’il m’est arrivé de quitter mon domicile certaines nuits. Je roule pendant des dizaines de bornes, jusqu’à ce que l’air soit pur », témoigne un habitant asthmatique installé à moins d’un kilomètre de l’entreprise Bioquercy.


    Cette société spécialisée dans la méthanisation a lancé son activité en novembre 2017. Bioquercy, c’est son nom, récupère des déchets agro-industriels, des restes d’abattoirs (viscères etc.), de fabrication de plats préparés, mais surtout du lisier de canards issus de la coopérative voisine La Quercinoise. Ensuite, elle les transforme en biogaz, un produit  exploité pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur.  

    Une fois ce processus de méthanisation terminé, les résidus sont recyclés en digestat, une sorte de lisier boueux que les agriculteurs utilisent pour des épandages dans leurs champs.

    « Cette énergie, nous la vendons à Enedis, qui la réinjecte dans les réseaux locaux », précise Fabien Haas, directeur d’activité chez Fonroche Biogaz, le premier constructeur de méthaniseurs qui détient 66 % des parts de Bioquercy avec la Quercynoise.


    Six personnes « reniflent » l’air chaque jour

    Claude Mabit, qui vit au hameau de Pech-Farrat, à Gramat, n’a rien contre la méthanisation tant qu’elle reste « locale ». Sauf que Bioquercy collabore avec plusieurs départements limitrophes. « Notre territoire doit composer avec une déchetterie géante. En fonction du vent, nous sentons flotter des odeurs d’ammoniaque mélangées à de la pourriture », constate-t-il.
    Un autre habitant du hameau voulait vendre sa maison, mais le potentiel acquéreur est reparti illico presto lorsqu’il a compris d’où venaient ces effluves. « Depuis, j’ai enlevé ma propriété de la vente, afin d’éviter que le futur acheteur ne m’attaque en justice pour vice caché », raconte ce propriétaire.

    Le 6 novembre 2018, Bioquercy a été mis en demeure suite à un arrêté préfectoral l’obligeant à « mettre en place les équipements nécessaires au traitement efficace des odeurs provoquées par ses activités ». Un mois plus tard cette décision a été abrogée, mais six membres du collectif des riverains sont désormais sollicités pour noter la qualité de l’air quotidiennement, avant d’envoyer leurs observations à Bioquercy. Malgré leurs remarques, la puanteur persiste. « Un parfum de fosse septique rode toujours dans un rayon de 1 km autour du digesteur, une grosse cuve capable de traiter jusqu’à 50 000 tonnes de déchets par an », confie Claude Mabit. « Nous faisons des efforts, près de 90 % de nos soucis sont corrigés », répond pour sa part Fabien Haas.


    L’épandage du digestat pointé du doigt par les spécialistes

    La transformation en méthane n’est pas la seule cause des relents. Les agriculteurs qui cèdent leur lisier à Bioquercy récupèrent le fameux digestat en contrepartie. Ce produit « fertilisant vert », qui contient quelques métaux lourds  « mais pas à des doses dangereuses », d’après Fabien Haas, est déversé sur leurs parcelles. « Mon voisin s’en est servi. Pendant deux semaines, nous avons cohabité avec de fétides émanations », confie un apiculteur qui travaille près d’Avignac. Trois jours après l’utilisation de ce digestat qui contient notamment du plomb, du cadmium et du mercure, toutes les abeilles d’une de ses ruches meurent subitement. Il retrouve près de deux kilos de cadavre d’insectes.

    Après avoir filmé la scène, ce Lotois tente de récupérer un échantillon du produit fertilisant auprès de son voisin, mais ce dernier refuse. « Je ne sais pas si l’épandage a un lien avec la mort de mes abeilles, mais le doute persiste », confie cet amoureux de la nature.            « Dans la même semaine, j’ai trouvé des vers de terre décomposés. Lorsque j’ai commencé à partager mes soupçons, plusieurs représentants de l’Etat et des gens en lien avec Bioquercy m’ont téléphoné pour me demander de ne pas lancer de rumeur », se souvient l’apiculteur. « La méthanisation existe depuis des années au Danemark et dans d’autres pays scandinaves. Si cela entraînait la mort des insectes, on le saurait. Nous avons assez de recul », estime Fabien Haas, détenteur d’un diplôme d’ingénieur en écologie.
    Au moins trois nouvelles unités de méthanisation dans la région

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  • Charente-Maritime : leurs chèvres décimées, ils soupçonnent les ondes d’Enedis 15/12/2019

    Encore des bêtes qui souffrent. De manière inexpliquée, diront les uns, à cause des éoliennes diront les autres ? Cette fois, ce sont des chèvres en Charente. La justice devra trancher…

    – Éleveurs à Ciré-d’Aunis (17), les Monsarat ont vu, pendant huit ans, leurs chèvres mourir ou s’affaiblir. Ils pointent du doigt les ondes électromagnétiques et vont porter plainte contre Enedis. Début 2020, les Monsarat déposeront plainte devant le tribunal de La Rochelle, avec leur avocat Me François Lafforgue et l’association qu’ils ont rejoint, Animaux sous tension, basée au Mans. Une plainte pour demander réparation à Enedis qu’ils jugent responsable de leur galère de huit longues années. Joël et Martine Monsarat élèvent, depuis vingt-deux ans, un troupeau de chèvres à Ciré-d’Aunis (17), le Gaec Moncabri. Tout commence à l’hiver 2011. « Des mammites sont apparues sur les jeunes chèvres, dont le lait était impropre à la consommation. Puis les ennuis se sont étendus…

    https://www.sudouest.fr/2019/12/12/ces-ondes-qui-rendent-les-eleveurs-chevres-6947519-10142.php

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  • La Forêt-de-Tessé : une pale de l’éolienne N°5 s’est brisée, une expertise est lancée 12. 2019 15/12/2019

    Un nouvel accident d’éolienne ce 9 12 2019 en Charente. Pas assez de vent, elles ne produisent pas, trop de vent, elles se cassent ? On ne sait pas encore la raison de l’accident. A suivre, donc…

    Par charentelibre.fr, publié le 14 décembre 2019.

    L’éolienne N°5 située immédiatement à l’est du village de Tessé a perdu une demi-pale. « Lundi 9 décembre, vers 18h, mon mari travaillait dehors lorsqu’il fut surpris par un grand bruit provenant de l’éolienne N°5 dont le rotor semblait s’être emballé, relate Dominique Ravaud, maire de la Forêt-de-Tessé. Puis ce fut un « bang », comme celui d’un avion passant « le mur du son ». L’éolienne s’est arrêtée, une pale était cassée. » L’alerte était donnée. « De manière préventive les onze autres éoliennes ont été arrêtées immédiatement, indique Guillaume Jumel directeur de la société Innergex en France, propriétaire du champ éolien. La zone a été sécurisée et gardée afin d’en interdire l’accès au public, un périmètre de sécurité est à respecter par le public. Une expertise sera effectuée afin de déterminer les causes de l’incident. Nous possédons 135 éoliennes en France, pour nous c’est la première pale cassée. Lorsque le contrôle de l’éolienne et des autres pales sera terminé, celle qui est cassée sera remplacée. » Mais vendredi à l’issue des premières analyses on a constaté qu’il n’y pas eu d’emballement du rotor. Le bruit émis étant probablement dû au déséquilibre de la pale dans ses dernières rotations. Le bang qui a suivi pourrait être associé au bris de la pale. L’éolienne N°5 fait partie d’un champ de douze éoliennes Vestas érigées sur les communes de Theil-Rabier, La Forêt-de-Tessé, Montjean, Villiers-le-Roux et Saint-Martin du Clocher. Mises en service fin 2016, elles appartiennent à la société Innergex et sont exploitées par BayWa r.e. France. Ces douze éoliennes sont des Vestas V110 de puissance unitaire 2MW. La puissance totale du parc éolien sera de 24MW. Le rotor fait 110m de diamètre. Chaque pale mesure 55 mètres, l’assemblage au moyeu se fait par groupe de trois, l’axe se situe à 95 mètres du sol. Au plus haut en rotation, la pale atteint au passage 150 mètres. Les mâts sont en acier…

    https://www.charentelibre.fr/2019/12/14/la-foret-de-tesse-une-pale-de-l-eolienne-n-5-s-est-brisee-une-expertise-est-lancee,3531693.php

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  • AboWind ou le dessous de la finance d’un parc éolien (12 2019) 11/12/2019

    Un expert comptable de la Nièvre a eu la bonne idée de fouiner dans les finances du parc éolien de Clamecy d’AboWind. Mais au fait, ce n’est plus AboWind, il l’a revendu … à une société qui … habite à la même adresse qu’Abowind ! Et quand il y a un problème de rentabilité de ce parc, devinez ce qui peut arriver ???

    Énergie – Cinq ans après sa mise en service, le parc éolien de Clamecy-Oisy affiche un fort déficit

    Un expert-comptable à la retraite, opposant aux projets éoliens, a décortiqué les comptes du parc éolien de Clamecy-Oisy. Et ils ne sont pas bons.

    Gérard Spriet est un ancien expert-comptable. Opposant à l’énergie éolienne, il s’est penché sur les comptes du parc éolien de Clamecy-Oisy, qui porte le nom de Ferme éolienne de Clamecy. Pour lui, le constat est clair : ces 6 machines (4 à Oisy et 2 à Clamecy ne sont pas rentables.

    Pour arriver à ces conclusions, il se base sur des données chiffrées publiques. Dans le détail, Gérard Spriet avance des sommes astronomiques : en septembre 2017, les pertes pour le parc éolien seraient de 2.341.691 €. Avec un endettement conséquent.

    L’argent des éoliennes fait tourner les collectivités, mais pas que les communes.

    Et c’est « sans surprise » qu’à la lecture des comptes de 2018, Gérard Spriet constate : « Ils ne sont pas bons. On note une nouvelle perte de 380.000 € et une augmentation des comptes courants de 250.000 €, et une trésorerie toujours déficitaire. »

    Exaspérés, les opposants ont demandé au tribunal de commerce de Toulouse la dissolution de la Ferme de Clamecy pour « non-régularisation et non-constatation de la perte de plus de la moité des capitaux ».

    Consulté sur ce sujet, un expert-comptable indépendant confirme l’analyse de Gérard Spriet : « Ce n’est pas bon du tout. Avec toutes ses pertes, la société ampute sur le capital, d’où un capital négatif. Les commissaires aux comptes devraient faire une réserve. »

    Test grandeur nature de la rentabilité des parcs éoliens

    Pour Gérard Spriet, « cette analyse financière du parc d’Oisy-Clamecy sert de test témoin, grandeur nature, de l’exploitation et de la rentabilité des parcs éoliens dans le département de la Nièvre et, par analogie, dans la Région Bourgogne-Franche-Comté. »

    Pour les opposants, la situation est claire : l’éolien ne peut pas être rentable dans la Nièvre. Un argument récurrent. Mais réfuté par d’autres. Comme Patrice Coton, de la SEM Nièvre énergie :  « Il faut aussi se souvenir que les études, pour le parc de Clamecy-Oisy, datent de 2005. Aujourd’hui, les études de vent sont beaucoup plus fines. » Pour lui, « du vent, il y en a dans la Nièvre ». Et la mauvaise expérience d’Oisy-Clamecy est un « échec relatif » qui ne doit pas jeter le doute sur tous les projets éoliens.

    Abo Wind n’est plus propriétaire, mais…

    Quand nous avons sollicité Abo Wind, afin de savoir comment ce spécialiste de l’éolien comptait redresser ses comptes, il nous a été répondu « qu’Abo Wind a cédé la propriété du parc éolien de Clamecy en 2013 et ne dispose plus, depuis, ni des comptes ni des prévisions pour cette entreprise ». La Ferme éolienne de Clamecy (nom officiel du parc, société par action simplifiée à associé unique) est officiellement l’exploitant.

    Cependant, sur les divers documents officiels aisément consultables, on peut constater qu’Abo Wind et la Ferme éolienne de Clamecy partagent la même adresse : 2 rue du Libre-Échange à Toulouse. Ce qui pousse à penser qu’Abo Wind serait toujours donc l’exploitant, après avoir mené les études pour l’implantation du parc. En revanche, il est plus difficile de savoir quel est le propriétaire, aujourd’hui, de ce parc.

    lejdc.fr : Article du Journal du Centre, Nièvre

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  • Michel Gay : La France pourrit par la tête ? 6 12 2019 11/12/2019

    Nouvel article de M Gay, dans Contrepoints cette semaine. Il mérite d’être lu.

    La France pourrit par la tête tandis que les forces vives de la nation (ouvriers, techniciens, ingénieurs, entrepreneurs…) constituent une ossature d’excellente qualité, rongée par les décisions aberrantes du gouvernement dans le domaine de la production d’électricité, source d’activité économique et de richesse pour notre pays.

    Détruire ce qui fonctionne

    La fermeture de la centrale de Fessenheim, rentable et en excellent état de fonctionnement, n’est que le solde d’un achat de suffrages verts réglé par les contribuables.

    L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a conclu au respect des exigences de sûreté et de sécurité pour la poursuite de son exploitation.

    En outre, si cette centrale mise en service en 1977 est la plus ancienne en activité en France, aucune raison de fond ne vient s’opposer à la prolongation de son exploitation jusqu’à 60 ans, comme aux États-Unis où la durée de vie de ces mêmes réacteurs a déjà été prolongée.

    Fessenheim rapporte 1,5 million d’euros par jour (en moyenne annuelle) en chiffre d’affaires (1800 MW x 7200 h/an x 42 euros/MWh/365 jours = 1,5 million d’euros)  et elle pourrait probablement encore être autorisée par l’ASN à fonctionner encore 20 ans.

    Environ 10 milliards d’euros d’exploitation seront perdus (1,5 million/jour  x 365 jours x 20 ans = 10 milliards d’euros), alors que dans le même temps nos hôpitaux publics manquent cruellement de moyens de fonctionnement et d’investissements.

    Par ailleurs, sa production sera remplacée par des importations massives de gaz (russe, algérien…) qui viendront alourdir encore le déficit de la balance du commerce extérieur.

    Sur ordre du gouvernement, le président d’EDF applique de mauvaises décisions contre nature pour son entreprise et à l’encontre de l’intérêt des Français selon les dernières prévisions de RTE, le gestionnaire du réseau d’électricité.

    Un achat de suffrages

    Le choix de fermer la centrale de Fessenheim est un choix politique et dogmatique puisqu’il résulte directement de l’accord électoral passé entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts, en novembre 2011, prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires à l’horizon 2025 (repoussée depuis à 2035…).

    Où est l’étude d’impacts préalable technique, socio-économique notamment sur l’emploi direct et indirect qui a conduit à cette décision ? Il n’y en a aucune !

    Ce  paiement en nature, cet « achat de suffrages » constitue un abus de bien social au détriment de tous les Français en l’absence de motifs de sécurité (l’ASN a donné sa bénédiction) et d’exploitation (centrale rentable).

    Enfin, cet achat des suffrages verts (il s’agit ici de milliards d’euros perdus pour les caisses de l’État et donc pour les Français) échappe à la comptabilité des dépenses de campagne électorale.

    Pourtant, certains candidats doivent répondre devant la justice d’utilisation litigieuse de fonds publics au cours de leur campagne pour des montants bien inférieurs.

    Ce gaspillage immonde d’argent public pour engranger des votes devrait à l’évidence être dénoncé par les médias.

    Le rapport Mariton en 2013

    Cette décision politique détestable aura malheureusement de graves conséquences énergétiques, environnementales, économiques, et financières, comme l’avait déjà indiqué le rapport d’information relatif à la transition énergétique présenté par le député Hervé Mariton au nom de la commission des Finances, le 16 octobre 2013 :

    La centrale de Fessenheim produit, sans effet de serre, 70 % de la consommation électrique d’Alsace. Sa fermeture se soldera par un recours accru aux énergies fossiles. Sur le court terme, le remplacement de l’électricité produite par la centrale nécessitera de faire appel […] aux centrales combinés à gaz pour prendre le relais.

    Ce rapport indique aussi que :

    • l’État devra verser une compensation financière de plusieurs milliards d’euros à l’opérateur et à ses partenaires suisses et allemands,
    • le nucléaire qui permet de garantir aux entreprises françaises une énergie à moindre coût, reste un des derniers éléments de notre compétitivité,
    • dans l’état actuel de l’endettement de notre pays, cette fermeture contribuera à reporter le fardeau de la dette sur les générations futures,
    • cette fermeture impactera 2200 emplois directs et indirects ainsi que toute l’économie locale du Haut-Rhin puisque la centrale de Fessenheim est un contributeur important des collectivités à hauteur de 50 millions d’euros chaque année.

    L’accès à l’énergie constitue un enjeu géopolitique majeur et constitue un élément essentiel du développement industriel et de l’aménagement du territoire.

    Il est primordial que la politique énergétique de la France contribue à la solution des tensions mondiales en économisant les ressources fossiles.

    Toutes les réflexions sur les enjeux énergétiques doivent avoir pour objectif de satisfaire les besoins vitaux des habitants de la France, au niveau individuel comme collectif.

    Depuis 2013, la machine s’est emballée

    Comment ouvrir les yeux des Français sur les justifications spécieuses de ce vaste marché de dupes (les dupes étant les contribuables et les consommateurs) sur lequel repose le développement scandaleux de l’éolien et du photovoltaïque ?

    Les élus qui aspirent au renouvellement de leur mandat continueront à repousser au-delà de leur mandature les solutions absurdes qu’ils annoncent.

    « En même temps », ils continueront à amuser la galerie avec des moulins à vent et des miroirs aux alouettes photovoltaïques.

    Il est tellement plus facile de vendre du vent et de préférer la démagogie flatteuse à la pédagogie laborieuse.

    Comment ensuite être surpris d’une défiance envers des élus qui contribuent délibérément à l’appauvrissement du pays ?

    Ce fiasco prévu de la politique énergétique des gouvernements successifs depuis plus de 10 ans n’est que la partie émergée de l’iceberg des gabegies et de l’irrationalité des politiques.

    Le débat public en France

    Le cas spécifique de la récente consultation populaire sur le futur Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) organisée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) illustre une fois de plus l’incapacité de nos élus à traiter ces questions en s’appuyant sur une analyse scientifique et technique.

    La représentation nationale est complaisante avec les militants autoproclamés soi-disant « représentatifs », avec des agités pourrisseurs de débats, en leur offrant une caisse de résonance au point de décourager les citoyens d’y participer.

    L’échec récurrent de ces « débats » révèle tout simplement son incapacité chronique à respecter les citoyens en leur soumettant, par exemple, des questions fermées et orientées, sans même parler du renoncement à les informer objectivement.

    La CNDP manipule les Français avec de pseudos débats publics chargés uniquement de donner une caution populaire à des conclusions globalement déjà orientées à l’avance.

    Nos « élites » considèrent que l’organisation de ces réunions de pure forme ou personne ne peut sereinement s’exprimer suffit à satisfaire les attentes des citoyens.

    Des associations ayant des liens artificiels avec le sujet des déchets nucléaires comme Négawat ou Wise, ainsi que des géographes, philosophes, juristes conseillers d’État, sont auditionnés par la CNDP avant même le débat.

    Mais aucun géologue, hydrologue, neutronicien, spécialiste de la migration des produits de fission et des radionucléides, médecin radiothérapeute, radioprotectionniste, ni académiciens n’a été invité.

    Dans la longue liste de « personnes entendues pour préparer le débat » sur le PNGMDR, aucune des Académies n’a été sollicitée.

    En revanche, sept associations notoirement antinucléaires l’ont été et un membre de l’une d’entre elles est cité cinq fois.

    La CNDP sait parfaitement ce qu’elle fait en ignorant les scientifiques compétents sur la question posée.

    Des spécialistes du stockage des déchets radioactifs sont pourtant simples à trouver dans notre pays. Mais quand on ne veut pas les entendre, il suffit de ne pas les convier à la préparation du débat.

    Ensuite, dans les 200 pages résumant le débat du PNGMR, ni l’Académie des technologies, ni l’Académie des sciences ne sont citées comme contributeurs. Et leurs contributions ne sont ni rapportées, ni commentées.

    Le débat parlementaire limité à un exercice pavlovien d’approbation ou d’opposition donne l’image d’une démocratie malade, ce qui est encore plus grave que les errements irresponsables sur les questions liées à l’énergie (nucléaire ou non).

    Dans son livre Pourquoi le nucléaire ?, Bertrand Barré écrivait page 136 :

    Le jeu n’est pas égal entre experts et militants. De l’expert – et c’est normal – on exige l’exactitude. Il n’a pas le droit de se tromper, encore moins de mentir, même par omission. Du militant, on exige la conviction. Il a le droit de se tromper (il n’est pas spécialiste), voire de mentir, aussi longtemps qu’il est convaincu de la justesse de son combat.

    Dans la même veine, la citation de Jacques Prévert

    « Qu’est-ce que cela peut faire que je lutte pour la mauvaise cause puisque je suis de bonne foi ? »

    pourrait-être transformée par la CNDP en « Qu’est-ce que ça peut faire que je sois de mauvaise foi puisque c’est pour la bonne cause. »

    Le message essentiel indiquant que le stockage géologique en profondeur des déchets n’est pas un pis-aller mais une excellente solution technologique (car les argilites confinent la radioactivité) n’a pas été pas « compris » par la CNDP, ni repris par l’AFP.

    Idéologie et communication

    Depuis plusieurs années, un gouvernement de fous nie et méprise la science remplacée par l’idéologie et la communication.

    La réalité est simplement ignorée au profit de slogans séduisants qui flattent une frange d’électeurs et enrichissent des opportunistes déguisés en vert, ce qui mènera inéluctablement à des catastrophes.

    L’Académicien et ancien Haut-commissaire à l’énergie atomique Yves Bréchet le confirme dans Le Point en octobre 2019 :

    La génération qui a construit le parc nucléaire français […] savait qu’il fallait reconstruire le pays et assurer sa souveraineté […] alors que nos élites actuelles n’ont plus qu’à construire leur carrière.

    Et il poursuit :

    Mais nos responsables préfèrent acheter la paix dans des diners mondains plutôt que de remplir leur devoir d’information.

     Le prix de cet aveuglement sera malheureusement élevé pour tous, même pour nos pseudos « élites » hors-sol dont beaucoup ne voient pas plus loin que le bout de leur mandat électoral.

    https://www.contrepoints.org/2019/12/06/359498-energie-la-france-pourrit-par-la-tete?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=32f3c16237-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-32f3c16237-113970649&mc_cid=32f3c16237&mc_eid=7562c94020

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  • Belgique une éolienne perd ses pales 08 12 2019 11/12/2019

    En Belgique ce dimanche de décembre 2019, une « éolienne verticale », comme disent nos amis belges du journal DH, sans doute isolée et individuelle et non élément d’un parc comme chez nous, a perdu ses pales. Étrange, s’il faut aussi se méfier de ces petites éoliennes. On apprend de plus qu’elles sont testées en France, on est content de le savoir…

    https://www.dhnet.be/regions/centre/une-eolienne-defectueuse-a-ecaussinnes-c-est-une-terrible-nouvelle-pour-notre-entreprise-5dee21f1d8ad58130dc7d50c

    Beaucoup d’interrogations après l’incident sur l’éolienne à Ecaussinnes: « Nous sommes anéantis »

    Le patron de Fairwind est le premier surpris par l’accident de ce dimanche.

    Ce dimanche après-midi, la N57 a été fermée à la circulation dans les deux sens à Ecaussinnes. La faute à un incident mécanique sur une éolienne verticale implantée sur le site de la station de la Société wallonne des Eaux (SWDE). Plusieurs éléments de la machine se sont décrochés. « La nationale a été fermée à cause du risque d’effondrement de l’éolienne », explique le porte-parole de la SWDE, Benoît Moulin.

    La société Fairwind, gestionnaire et conceptrice de l’éolienne verticale, est évidemment intervenue directement. « Une première grue est arrivée tôt ce lundi matin au niveau de l’éolienne qui pose problème », précise le bourgmestre Xavier Dupont. « Vu la hauteur, une nacelle spéciale acheminée depuis Anvers est arrivée ce midi. »

    Finalement, après une périlleuse intervention durant l’après-midi, le mât a été mis au sol et la N57 a pu être rouverte à la circulation peu après 16 heures. Des analyses pourront désormais être réalisées pour connaître la cause du problème. « Nous aurions pu réparer la machine et la relancer mais nous avons préféré prendre l’option de tout démonter afin d’analyser pièce par pièce dans notre atelier », confie Philippe Montironi, administrateur-délégué de Fairwind. « Nous voulons vraiment comprendre ce qui s’est passé. »

    L’entreprise basée à Seneffe a déjà commercialisé une quarantaine d’éoliennes verticales de ce genre en Belgique. « C’est la première fois que nous sommes confrontés à cela depuis le début de la commercialisation. Toutes nos machines sont testées dans le sud de la France avec des vents de tempête, sont certifiées IEC et correspondent à toutes les normes. La machine concernée a par exemple passé 2 500 heures en test avec une vitesse de rotation bien supérieure. Nous sommes donc vraiment très surpris. »

    L’incompréhension est effectivement grande, d’autant plus que l’éolienne n’a été installée qu’en mars 2018. « Et nous sommes venus faire l’entretien annuel il y a quelques mois et aucun problème n’avait été constaté », assure Philippe Montironi. « Nous sommes surpris, déçus et même anéantis parce que c’est un coup dur pour Fairwind. Il faut que l’on fasse la lumière là-dessus. »

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  • Grève du vent aussi le 5 décembre 2019 ! 09/12/2019

    La France arrêtée le 5 décembre ? Les éoliennes aussi !!!

    Comme l’a remarqué la FED, fédération de l’environnement durable, il n’y avait pas assez de vent pour faire tourner les aérogénérateurs et il a fallu avoir recours à l’énergie hydraulique, aux centrales à gaz et … à l’importation. Il est loin le temps où la France exportait systématiquement son excédent de production .

    Le 5 décembre à 12 heures, les 8000 éoliennes terrestres nationales ont fourni avec 691 MW (mégawatt), moins de 1% de la production instantanée d’électricité de la France. (*)

    Pour éviter un blackout, ce sont les barrages au maximum de leurs capacités avec 14 689 MW et les centrales à gaz avec 8 913 MW qui ont dû faire face.

    Pour ne pas disjoncter, le réseau électrique français a été contraint d’importer 4 236 MW d’électricité disponibles à cet instant sur le réseau européen.

    Ces chiffres montrent le danger pour la sécurité de notre réseau électrique, des éoliennes incapables de produire de l’électricité à des moments cruciaux, par exemple en hiver quand il fait froid ! Leur production intermittente dépend uniquement du vent et non pas de leur hauteur ou de leur nombre. Elles ne pourront jamais faire face avec certitude aux moments où l’électricité devient vitale.

    A l’instar de la Commission d’enquête parlementaire qui vient de préconiser un moratoire éolien, la FED demande au gouvernement de stopper dans les plus brefs délais, le programme éolien terrestre actuel considéré par les experts comme une erreur stratégique de la France, bon élève de l’Europe, qui produit une électricité déjà majoritairement décarbonée.

    (*) Production d’électricité par filière
    https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

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  • Opposition aux usines de méthanisation de grande taille. Bretagne. 4 12 2019 09/12/2019

    A Plouha, en Bretagne, deux scientifiques ont fait salle comble, mercredi 4 décembre 2019, sur le sujet de la Méthanisation.

    Oui, pour une méthanisation à la ferme, de petite taille mais non pour de grosses installations qui demandent un approvisionnement important car cela risque d’appauvrir ou de supprimer la terre pour d’autres cultures que celles exclusivement destinées à nourrir le méthaniseur…

    L’association Stop méthane dénonce le projet de construction d’une station de méthanisation à Plouha (Côtes-d’Armor). Mercredi, une conférence-débat présentait le processus de la méthanisation.

    La salle de l’Hermine était comble, mercredi soir, pour la conférence-débat sur la méthanisation organisée par le collectif Stop à la méthanisation de Plouha.

    Pierre Aurousseau, professeur d’université, ingénieur agronome à l’Inra et Daniel Chateigner, professeur à la faculté de Caen, président du collectif scientifique national de méthanisation raisonnée, ont abordé les dangers de ce processus.

    « Vous êtes nombreux à vous intéresser aux informations cachées, a indiqué Bernard Germain, le président du collectif Stop méthane .

    Nous ne sommes pas contre la méthanisation concernant un petit agriculteur pour sa propre consommation. Alors que ce projet de plusieurs millions d’euros a pour vocation de faire de l’argent avec des contrats sur vingt ans pour injecter le méthane dans le réseau gaz de ville. »

    Le président de l’association a rappelé les circonstances de la contestation notamment « Le permis de construire signé en catimini ».

    Les deux scientifiques ont apporté leur expertise. Les fiches de travail réalisées ont permis de s’informer sur le processus de méthanisation anaérobie, les réactions chimiques, les éléments en cause, le méthane, l’azote, le souffre, le carbone et leur réaction chimique avec l’air et l’eau.

    Les risques potentiels ont été évoqués pour arriver au digestat, son absorption par le sol et les conséquences sur le milieu.

    La problématique que dénonce l’association proviendrait aussi des intrants pour alimenter le méthaniseur : « Avec le recours des cultures intermédiaires à vocation énergétique, pour le fonctionnement maximal de la station, des terres achetées pour la culture de mais, au détriment de cultures pour l’alimentation humaine. »

    Des risques potentiels sont annoncés : « Les gaz toxiques, irritants, dangereux. »

    Jean Onno, méthaniseur depuis 10 ans et producteur de porcs a présenté son expérience professionnelle :

    « La problématique agricole, c’est la rentabilité. C’est un complément d’activité, admet-il. Les installations sont hermétiques et soumises à des contrôles tous les deux mois. La sécurité est assurée, Il y a des détecteurs de gaz avec alarme. On remédie aux problèmes signalés. »

    « Il faut se battre pour les petites structures.»

    Daniel Chateigner, participant en visioconférence, a présenté son analyse. « Il faut se battre pour les petites structures. Avec les grosses structures, il y a un risque de manque de matière, et donc, de devoir utiliser beaucoup de terre agricole pour les cultures nécessaires à cette activité. Il faut limiter la densité des installations ».

    Le sujet a suscité de nombreuses questions. Les réponses négatives apportées par les scientifiques ont abondé dans les revendications du collectif.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouha-22580/plouha-salle-comble-pour-le-debat-sur-la-methanisation-6642233

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  • Méthaniseurs, alerte pollution.Des témoignages. FranceInfo. 4 12 2019 05/12/2019

    Un article de France Info, ce 4 décembre, qui alerte sur des témoignages de riverains qui décrivent la pollution aux abords d’un gros méthaniseur. Attention au vocabulaire de certains intervenants !

    Quelle garantie a-t-on sur les problèmes d’odeurs, de bruit, de nombre de camions ? Pourra-t-on en savoir plus ? Les promesses faites dans les études d’impact sont-elles fiables ?

    A Congy pour 48000t/an, soit 1/3 de plus que ce qui est prévu aux Essarts lès Sézanne, il est déjà prévu dans la demande d’autorisation plus de 4500 camions par an…

    Joue-t-on une fois encore les apprentis sorciers ? A-t-on déjà fait des études sérieuses sur les conséquences réelles sur le sol après épandage. Une étude est commandée par l’ADEME ? A suivre donc…

    Bonne lecture

    francetvinfo.fr , Mis à jour le 04/12/2019 | 14:42 – publié le 04/12/2019 | 07:08

    #AlertePollution : les méthaniseurs, qui fabriquent du biogaz avec des déchets, sont-ils vraiment écologiques ?

    L’unité de méthanisation d’Etreville (Eure), le 27 novembre 2019. (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

    Soutenue politiquement et financièrement par l’Etat, la méthanisation se développe dans les campagnes françaises. Mais des riverains ont contacté France Info pour dénoncer les nuisances dues à cette activité.

    On hésite entre fumier et marécage. Sur la petite route qui longe le méthaniseur d’Etreville (Eure), installé au bord de l’autoroute A13, le vent charrie des effluves difficiles à définir. Plus expert, Philippe Cordier, un apiculteur voisin, tente un diagnostic : « Aujourd’hui, c’est plutôt égout. Ça ne sent pas trop la merde ! » Claude Gence, président de l’Association pour une méthanisation raisonnée en Roumois, ironise : « J’appelle ça le bol d’odeur Agri-Energie. C’est un vrai label, mais Hermès ne veut pas le racheter pour ses parfums. » A leurs côtés, Gérard Le Villain, un éleveur bovin, est plus concis : « C’est désagréable et fort. » Ce mauvais fumet n’est que la partie la plus flagrante des nuisances et pollutions provoquées par cette installation qui produit du gaz à partir de déchets agricoles et industriels. « Je suis pour la méthanisation quand c’est bien fait, mais là… » confie Gérard Le Villain. Excédé, il a décidé, comme Philippe Cordier, de contacter FranceInfo via notre opération #AlertePollution.

    Ils ne sont pas les seuls. A mesure que cette technologie se développe, les mécontentements se multiplient. Dans le Lot, Jacky nous a écrit pour signaler le méthaniseur de Gramat. « C’est bien de mettre en place des énergies nouvelles pour lutter contre la pollution, mais en s’intéressant au projet, on a vu que tout n’était pas rose », remarque-t-il. A Ombrée d’Anjou (Maine-et-Loire), Anne décrit des odeurs « à gerber », qui « rentrent sous la porte et par la cheminée ». Dans le Cher, Thierry, voisin du site de Plaimpied-Givaudins, peste contre « le développement de cette filière, constituée de gros céréaliers déjà pollueurs aux phytosanitaires et qui fait ce qu’elle veut ». Dans le Cantal, Anthony nous envoie la photo d’une eau de source marron chocolat en aval d’une installation de Sainte-Eulalie.

    Quand je vois des choses comme ça qui passent pour de l’écologie, ça me rend dingue !Anthony à FranceInfo

    Sur le papier, la méthanisation coche toutes les cases de l’énergie renouvelable du futur. Comme l’explique l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe) dans une brochure (PDF), le procédé permet « de produire un biogaz issu de la fermentation des déchets, des effluents d’élevages, des résidus de culture ». Concrètement, il faut mélanger ces « intrants » dans une grande cuve hermétique et chauffée, appelée le digesteur. En l’absence d’oxygène et sous l’effet de la chaleur, des bactéries transforment ces déchets, pour obtenir du méthane, dont on peut faire le même usage que son équivalent fossile, et un résidu, le digestat. Riche en azote, ce dernier peut être épandu sur les champs comme un engrais. « C’est un super outil pour l’agriculture et l’énergie de demain. Cela permet de valoriser des choses dont on ne sait pas quoi faire », vante Grégory Vrignaud, dirigeant d’ACE méthanisation, une société de conseil du secteur. Au 1er janvier 2019, il y avait 710 unités de méthanisation en France, selon l’Ademe. Un développement soutenu politiquement et financièrement par l’Etat, qui y voit un moyen de réduire la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre. Les chiffres (non-exhaustifs) du Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée, que nous avons compilé sur cette carte, font état d’au moins un millier d’installations en service ou en projet.

    Dans la pratique, le bénéfice environnemental est contesté par les riverains et les associations. Il y a d’abord ce ballet de camions, estimé à 10 semi-remorques par l’Ademe pour une unité industrielle, parfois venus de loin. A Etreville, une voisine nous a raconté avoir aidé un chauffeur perdu qui arrivait de l’Aveyron, à des centaines de kilomètres du méthaniseur.

    Mais ce qui inquiète le plus les habitants du coin est beaucoup plus petit qu’un poids-lourd. A Gramat, Liliane Réveillac, membre du Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée (CNSM), nous a envoyé des études commandées par l’association à des laboratoires spécialisés. On peut y lire que la population de collemboles – des insectes qui sont « un indicateur de l’état biologique de l’écosystème sol » – chute après l’épandage et qu’on trouve dans le digestat des métaux lourds, comme le cadmium, et un perturbateur endoctrinien reprotoxique, le cyclotetrasiloxane D4.

    Pire pour cette médecin, la présence de bactéries dangereuses pour la santé humaine, comme des clostridium perfringens et des entérocoques, mises en évidence dans une note de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de janvier 2018 sur le digestat d’un autre méthaniseur du groupe Fonroche. Liliane Réveillac est d’autant plus inquiète que le sol du Lot, karstique et donc creusé de nombreuses cavités, favorise l’infiltration de ces substances dans les eaux souterraines. « Tout ce qui est mis sur le sol, on le boit », résume-t-elle. Cette note de l’Anses, qui a conduit au refus de l’homologation de ce digestat, pointe également « des effets nocifs sur les organismes du sol », avec une chute importante du taux de reproduction des vers de terre.

    Au-delà des pollutions qu’elle peut générer, la méthanisation pose d’autres questions, plus philosophiques. Faut-il nourrir l’homme et les animaux ou le méthaniseur ? Que se passera-t-il s’il devient plus intéressant pour un agriculteur de vendre son maïs à une unité de méthanisation qu’à un élevage bovin ? Aujourd’hui, la législation interdit – en théorie – de mettre dans le digesteur plus de 15% de cultures principales dédiées, pour limiter cette concurrence. Mais à l’avenir ? Au CNSM, Daniel Chateigner, physicien à Caen, a sorti sa calculatrice, excédé par la volonté de GRDF d’installer 10 000 méthaniseurs en France à l’horizon 2030. « Avec la surface agricole utile de la France, cela fait un méthaniseur tous les 5 km, alors qu’aujourd’hui la moyenne d’approvisionnement en ‘intrant’ est de 30 km », expose-t-il. La concurrence, entre méthaniseurs puis avec d’autres besoins, lui paraît donc inévitable.

    Le physicien s’inquiète enfin d’un « épuisement des sols » provoqué par la méthanisation. Selon lui, le carbone extrait du sol n’est pas une ressource infinie parce qu’il ne se renouvelle pas aussi vite qu’on le récolte et qu’il manque aux micro-organismes du sol qui en ont besoin pour se développer. Un risque d’infertilité des sols qui ne lui paraît pas pertinent au regard du faible gain énergétique : GRDF vise 50 TWh de biométhane en 2028, soit à peine 11,3% de la consommation de gaz du pays en 2018.

    Nous allons perdre en souveraineté alimentaire pour gagner quelle souveraineté énergétique ? On va sacrifier les sols pour ramener un petit peu d’énergie.Daniel Chateigner à franceinfo

    Tous les opposants que nous avons interrogés ne rejettent pas en bloc la méthanisation. « Au CNSM, nous ne sommes pas contre la méthanisation. Elle doit faire partie du mixte énergétique, c’est évident », expose Daniel Chateigner, après avoir évoqué le modèle des « méthaniseurs à la ferme », plus petit, alimenté principalement ou exclusivement en déchets agricoles.

    A Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), Vanessa Baudrier-Paillat est responsable d’une telle installation. « Si aujourd’hui il y a des oppositions aux méthaniseurs, c’est parce qu’on a donné du grain à moudre, avec des projets faits n’importe comment, qui ne respectent pas la population », explique cette membre de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF). Le sien, lancé par son mari, exploitant bovin, rassemble 12 agriculteurs et obéit à des critères clairs : des intrants 100% agricoles, venus des 12 exploitations et d’un négoce de céréales, situés à moins de 10 km du méthaniseur. La chaleur produite par le moteur à co-génération qui transforme le gaz en électricité est utilisée pour chauffer les digesteurs, le séchoir à grains et les bâtiments publics de la commune. Le digestat n’est épandu que sur les terres des 12 agriculteurs associés.

    Notre outil de travail, ce sont les terres, il faudrait être con pour intensifier notre modèle et détruire la qualité de nos sols.Vanessa Baudrier-Paillatà franceinfo

    Valoriser les « modèles vertueux » au détriment de « ceux qui posent problème », c’est l’ambition d’un groupe de réflexion lancé par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) au printemps 2018 avec les principaux experts et acteurs du secteur. Au cœur de leurs travaux, le digestat. « Nous avons un doute sur le fait que ces digestats puissent avoir un effet positif ou négatif sur les sols », explique Lionel Ranjard, directeur de recherche et membre de ce groupe baptisé Metha-Rev. Il pointe le manque de références scientifiques sur la question et annonce qu’un projet d’étude « robuste » a été déposé courant novembre auprès de l’Ademe. Ses résultats sont attendus d’ici deux ans et devraient permettre d’éclairer le débat sur la légitimité de la méthanisation. « Nous sommes en train de changer le modèle agricole, rappelle ce spécialiste de l’agroécologie. Si on le change avec des pratiques peu vertueuses, on va remettre les agriculteurs dans le mur. »

    #AlertePollution

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  • Avis de la Ministre sur l’éolien. ATTRISTANT ? 28/11/2019

    Plutôt terrifiant !

    Un administrateur de la FED a profité du déplacement du Président Macron le 22 novembre dans les Hauts de France pour demander une entrevue avec la ministre de la transition énergétique, Élisabeth Borne.

    Hélas, après à peine quinze minutes, la Ministre a quitté le rendez-vous après avoir bien expliqué que le gouvernement souhaitait continuer dans leur délire du remplacement du nucléaire par les Energies Renouvelables. Elle a cédé la place à une personne, dans son équipe depuis quelques jours seulement et totalement ignorante du sujet de l’éolien.

    Communiqué de presse de l’association ASEN de nos villages , dont le Pdt Christophe Grizard  est administrateur FED :

    Dans le cadre du déplacement d’Emmanuel MACRON à Nesle, et avec le soutien de Xavier BERTRAND, une délégation de 4 représentants des associations ASEN, VENT DEBOUT et VENTS LIBRES DE NOTRE VILLAGE s’opposant au développement anarchique de l’éolien dans la SOMME ont été reçues ce vendredi 22 novembre 2019 à la mairie de NESLE par Mme Élisabeth BORNE, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire et Mme Sophie BROCAS, sa conseillère nommée le 09/11/2019 (ex-préfète d’Eure et Loire).

    Notre objectif était de dénoncer la saturation de l’éolien dans les Hauts de France, connaitre sa justification et alerter sur la colère forte et croissante de la population.

    Mme la Ministre n’est restée qu’un petit quart d’heure avant de s’éclipser et nous laisser avec sa conseillère.

    Nous avons rappelé que l’éolien n’apporte aucune contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Nous n’avons pas été contredis.

    Mme la Ministre justifie le déploiement de l’éolien par la seule volonté de ramener de 75 à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique de la France.

    Nous lui avons rappelé qu’à ce jour, la puissance éolienne totale raccordée est de 15800 MW, soit l’équivalent du quart de la capacité nucléaire et aucune centrale nucléaire n’est fermée comme on nous l’a tant fait croire!

    Que l’exemple de la transition énergétique Allemande a démontré l’incapacité de l’éolien à se substituer à une autre source d’énergie.

    Pas de réponse de la Mme la Ministre sur ces points. Seul l’objectif des 50% de nucléaire nous a été répété.

    Mme la Ministre reconnait qu’il y a beaucoup d’éoliennes dans les Hauts de France  Elle veut encourager les promoteurs à coloniser les autres régions, elle cite par exemple l’AQUITAINE. Cet encouragement pourrait prendre la forme d’un bonus.

    Nous lui faisons remarquer que l’éolien coute déjà assez cher aux citoyens.

    Que si elle conçoit que les Hauts de France  sont saturés elle doit déclarer un moratoire. Elle le refuse.

    Qu’étendre le déploiement aux autres régions, c’est étendre le problème.

    La conseillère reconnaît qu’avec les permis déjà accordés, le nombre de machines va encore doubler dans notre région.

    Alors que nous dénonçons l’impuissance des citoyens à se défendre devant les promoteurs et l’iniquité des procédures, nous sommes stupéfaits de la méconnaissance de la conseillère du Ministre sur l’éolien. Peut-être est-ce dû à son arrivée récente (d’une dizaine de jours) au sein du Ministère!

    Elle ne connait pas l’existence des décrets LECORNU – DE RUGY de novembre et décembre 2018 s’appliquant aux régions HDF et BRETAGNE.

    Ces décrets concernent :

    ·        la suppression des enquêtes publiques avec leurs commissaires enquêteurs, remplaçées par des consultations électroniques,

    ·        la suppression des tribunaux administratifs pour les recours relatifs aux contentieux éoliens.

    Ce dernier point oblige les citoyens à se faire représenter par un avocat directement à la cour administrative d’appel. Ce qui représente un coût souvent prohibitif pour nos petites associations de défense de l’environnement.[1]

    Pire, la conseillère nie cette législation. Elle en recherche l’existence sur son portable et essaie de nous donner tort. Embarrassée elle prend finalement connaissance devant nous du décret du 29 novembre 2018 qui nous donne raison.

    Attentive à la souffrance des animaux d’élevage, elle promet un rapport de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) fin 2020. D’ici là, il n’est pas question d’appliquer le principe de précaution en proclamant un moratoire.

    Nous lui faisons remarquer que les animaux ne peuvent pas tricher. Et que si les animaux sont en souffrance les plaintes de riverains sont à prendre au sérieux.

    Nous avons abordé les garanties financières insuffisantes pour assurer le démantellement (La loi du 26 août 2011 les fixe à 50 000 euros par éoliennes). Pas de réponse.

    L’absence de la prise en compte du démantellement des massifs en béton, du recyclage des pâles. Pas de réponse.[2]

    La France était l’un des pays les plus décarbonés au monde.

    Nous avons insisté sur le taux de charge des éoliennes qui n’est que de 24%. Par absence ou excès de vent, les machines sont à l’arrêt et les centrales thermiques du pays doivent prendre le relais. Ces dernières sont fort émettrices de gaz à effet de serre (CO2).

    (A titre d’exemple, après avoir misé sur l’éolien pour remplacer le nucléaire, l’Allemagne, est devenue le plus gros émetteur de CO2 d’origine électrique d’Europe).

    Le rejet des éoliennes par la population ne cesse de progresser car elles ne luttent pas contre le réchauffement climatique, et elles n’ont pas la faculté de fermer nos centrales nucléaires !

    Mme la conseillère nous parle de recherche sur le stockage de cette électricité éolienne. Nous lui répondons qu’on ne peut la stocker à ce jour, et que le rendement s’annonce calamiteux.

    Nous demandons à Mme la Ministre quel pourcentage des exploitants d’éoliennes des H de F respecte la loi sur le suivi environnemental de la mortalité des oiseaux[3]. Elle ne sait pas qu’en France, AUCUNE de ces sociétés ne respecte ce décret. Nous lui demandons de faire respecter la loi. Pas de réponse.

    Nous informons que les éoliennes qui sont tout près d’ici, à Hombleux, sont portées par une société dont les capitaux propres sont négatifs de 11 millions d’€. Ce cas est fréquent de sociétés qui n’ont plus d’existence morale. Encore une fois nous demandons que soit fait respecter la loi et que ces sociétés soient recapitalisées. Pas de réponse.

    Nous évoquons le prix exorbitant de l’éolien pour la France, de machines provenant de l’étranger, du peu de créations d’emplois sur notre territoire.

    Nous prenons conscience au cours de l’entretien d’une volonté étatique de développer l’éolien coûte que coûte, sans justification de moyens. Sans limites. Dans nos campagnes et sur nos côtes. Comme s’il s’agissait d’un dogme plutôt qu’une nécessité.

    La protection des populations, le principe de précaution, les lois environnementales, l’équité… tout le reste devient accessoire.

    Nous avons l’impression d’avoir été écouté mais pas entendu.

    Nous avons été surpris du manque de maîtrise du dossier éolien, par le manque de volonté de faire respecter la loi.

    Inquiets des conséquences écologiques, économiques, et sanitaires d’un réveil trop tardif.

    Nous n’avons obtenu aucune réponse. Nos inquiétudes en ressortent renforcées et étendues.

    Nous continuerons donc d’informer la population, les élus, et de protéger notre cadre de vie.

    Christophe GRIZARD

    Président de ASEN[4] de nos villages

    06.13.02.40.18

    [1] Ces décrets font l’objet de requêtes au conseil d’Etat par plusieurs associations de défense de l’environnement et du patrimoine.

    [2] Ces deux derniers points font l’objet d’une plainte au conseil d’Etat

    [3]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024507365&categorieLien=id#JORFARTI000024507392

    [4] Association de Sauvegarde des Espaces Naturels

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  • Rapport Aubert publié le 26 11 2019 28/11/2019

    Comme annoncé à l’AG de la FED, la Fédération de l’Environnement Durable qui réunit près de 1500 associations anti-éoliennes, le 18 novembre dernier, le rapport vient enfin d’être publié. Vous pouvez le consulter ici mais il demande du temps pour l’appréhender. Près de 100 pages. Nous essaierons d’en tirer des informations intéressantes. Dommage qu’il ne soit pas forcément suivi par le gouvernement comme le montre l’article suivant.

    http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1990-a18.asp

    Vous pouvez aussi voir la vidéo de l’intervention de J Aubert à l’Assemblée Nationale le matin même. Vous descendez le curseur pour vous mettre sur son intervention, suivie de la réponse de la Ministre et la sienne à nouveau.

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.8478856_5ddd82328c39e.questions-au-gouvernement—mardi-26-novembre-2019-26-novembre-2019

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  • Pétitions dans la Marne 26/11/2019
  • Batteries à plat ? 26/11/2019

    Une petite réflexion pas si folle que cela …

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  • Quelques vidéos sur le sujet éolien 22/11/2019

    VOICI QUELQUES LIENS VIDÉO   si vous avez un moment pour les regarder…

    L’arnaque de l’éolien : entretien avec Jean-Louis Doucy : Entretien complet de Jean-Louis Doucy, ex-directeur de communauté de communes, sur la question des éoliennes du point de vue de l’économie et de l’énergie.
    https://www.youtube.com/watch?v=JkSbyTATkz8

    Pièces à conviction : Eoliennes : le vent du scandale : Diffusé le mercredi 06-05-15 à 23h15 Magazine | 70′ | Tous publics Avec P. Loison, F. Lanoë et F. Bouglé
    https://www.youtube.com/watch?v=VZQJHu2N17E&t=1550s

    Le scandale des éoliennes : L’énergie éolienne : un immense scandale financier, un massacre des paysages de France et une grande escroquerie payée par la taxe éolienne prélevée en toute discrétion par EDF
    https://www.youtube.com/watch?v=DW-McbQZ-_8&t=488s

    L’impact des éoliennes sur le bétail : entretien avec Mr Joly : Mr Joly, ancien éleveur laitier, nous décrit les problèmes qu’il a connu suite à l’installation d’éoliennes près de son exploitation.
    https://www.youtube.com/watch?v=Ur3-nTlo4AE&t=380s

    Fabien Bouglé « J’en appelle au gouvernement : arrêtez les éoliennes ! » : Fabien Bouglé, lanceur d’alerte écologiste, auteur de « Éoliennes, la face noire de la transition écologique » aux Editions du Rocher est l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio !
    https://www.youtube.com/watch?v=8vOuGhcR43A

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  • ONF lance un appel à projets pour un parc éolien sur 88 ha de forêt ! 18/11/2019

    La fin des forêts protégées ? ONF demande des candidats pour construire un parc éolien en forêt dans l’Aude…

    https://www.ladepeche.fr/2019/10/21/lonf-en-quete-de-candidats-pour-un-parc-eolien-sur-88-ha,8494103.php

    L’Aude compte aujourd’hui 268 éoliennes déjà raccordées, auxquelles s’ajoutent les 58 autorisées….

    Pour les promoteurs, le champ des possibles s’élargit avec le récent appel à projets lancé par l’office national des forêts (ONF) : la consultation, lancée en ce mois d’octobre 2019, vise à attribuer plusieurs sites en forêt domaniale «en vue de l’étude et de l’obtention des autorisations administratives pour l’exploitation de parc éolien»

    Contraintes environnementales

    C’est dans la forêt domaniale de Soulanes de Nore que les candidats sont invités à se déclarer, sur deux zones de respectivement 60 et 28 hectares sur la commune de Villeneuve-Minervois. Bien modeste part des 4 811 ha que représente au total cette forêt qui permet de produire plus de 110 000 m3 de bois par an. C’est au plus tard début mars 2020 que l’ONF retiendra ou non un candidat : avec, première étape, un contrat de réservation, valable cinq ans. Il serait alors temps de se lancer pour le promoteur dans l’obtention des autorisations pour l’exploitation d’un parc, avant de signer une convention d’occupation.

    À la clé, pour l’ONF, qui insiste sur la nécessité d’une compatibilité avec «la gestion forestière durable», une redevance annuelle de 4 000 € pour la période de réservation. C’est ensuite une redevance fixe annuelle (1 000 € par mat, 15 000 € par mat de mesure, 1 500 € par poste de livraison, 600 € par km de piste d’accès, 1 € par mètre linéaire de câble de transport d’énergie) et variable (7 500 € par MWc installé) qui tomberait dans l’escarcelle de l’ONF. Une issue encore lointaine.

    Certes étudiée comme zone de développement de l’éolien, la zone en question reste à proximité de deux sites Natura 2000 (gorges de la Clamoux et Causses du Minervois). Des données environnementales qui ont bien souvent mis à mal des projets éoliens. En 2017, c’est un projet envisagé à Lapradelle-Puilaurens, dans la forêt domaniale des Fanges, elle aussi exploitée par l’ONF, que la préfecture avait retoqué, en évoquant le risque de porter atteinte «au caractère paysager, historique, aux motifs végétaux et à l’identité de la forêt»

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  • L’Electricité verte est opaque 18/11/2019

    Nouvel article de Contrepoints, 11 2019, par Michel Gay

    Une fois de plus le problème de l’opacité des informations financières sur le sujet de l’éolien est abordé ici par Michel Gay dans un très bel article… En voici quelques extraits choisis.

    L’État pousse des opérateurs au développement de l’électricité verte par des mécanismes financiers sophistiqués qui les rendent opaques pour le public… et la représentation nationale. Ils impliquent pourtant des montants importants sur le long terme (plusieurs dizaines de milliards d’euros) qui feront défaut pour d’autres besoins prégnants (santé, justice, sécurité…).

    Cette électricité verte fortement subventionnée par les contribuables et les consommateurs remplit-elle au moins son rôle affiché de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour lequel tant d’argent a été, et sera versé, selon la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) ?

    Vache sacrée : Le soutien au développement des énergies renouvelables (EnR) électriques (et accessoirement au biogaz) s’apparente à l’alimentation d’une vache sacrée. Mais l’opinion publique ignore les mécanismes de financements et, surtout, les montants astronomiques attribués.

    Il est sans doute sage, pour les parties prenantes, de les maintenir dans un brouillard de règlementations. Et cela d’autant plus que l’efficacité du dispositif en matière de réduction des émissions de GES (qui est sa finalité affichée) est faible, voire nulle.

    En effet, les productions électriques des EnR se substituent le plus souvent à celles de l’hydraulique et du nucléaire qui en émettent encore moins

    Des mécanismes alambiqués…

    … et variables dans le temps

    La Contribution Énergie Climat, dite « taxe carbone »

    La Francotaxie compliquée

    Les contribuables sont perdus mais ils paient ! … Bien que publiquement affichés, les divers mécanismes de financements de l’électricité dite verte sont noyés dans les arcanes des textes règlementaires. Ils sont suffisamment opaques (volontairement ?) pour que les Français continuent à payer beaucoup, longtemps, de plus en plus, et sans rien comprendre, pour « soutenir » malgré eux le lourd fardeau des EnR électriques éoliennes et photovoltaïques.

    Un autre article de 2018 est tout aussi intéressant à lire pour ceux qui le souhaitent… Bonne lecture

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  • Allier : Le Conseil départemental demande de limiter la distance éoliennes-habitations à 10 fois la hauteur 18/11/2019

    Après de nombreuses demandes d’élus partout en France ou au Sénat ou à l’Assemblée Nationale, c’est le conseil départemental de l’Allier qui fait une demande officielle auprès de la préfecture de limiter la distance de ces machines de plus en plus hautes. La distance de 500m avait été décidée scientifiquement pour éviter les risques de projection pour des machines qui alors mesuraient moins de 80m de haut. Maintenant les plus grandes sont de 240m ! Les législations bougent ailleurs en Europe. En Bavière c’est déjà cette distance. En Allemagne, c’est réclamé par les médecins…

    Préfecture de l’Allier, La Montagne

    La Montagne, 11 2019

    https://www.lamontagne.fr/moulins-03000/actualites/le-departement-de-l-allier-veut-limiter-la-taille-et-l-impact-des-eoliennes_13684995/


    Des éoliennes ? Pourquoi pas… mais de manière raisonnée. Tel est le message adressé au gouvernement par le Département concernant l’installation de futurs parcs éoliens.

    Le Département de l’Allier avait déjà voté une délibération en juin 2018 « pour éviter le développement anarchique de parcs éoliens sur le territoire », explique son président Claude Riboulet.

    « C’est tout naturellement, et dans la logique du sénateur puydômois Jean-Marc Boyer (LR), défenseur d’une proposition de loi pour une transition énergétique éolienne respectueuse de l’environnement et de la santé, que nous avons fait approuver une nouvelle délibération lors de la dernière session du conseil départemental fin octobre ».

    Eoliennes : vive le vent, vraiment ?

    Et cette nouvelle délibération demande au gouvernement d’instituer une règle de distance des habitations aux éoliennes de dix fois la hauteur de la machine, pales comprises.

    « Bien évidemment nous ne sommes pas défavorables au développement durable. Ni contre les éoliennes. Seulement, tient-il à préciser, nous souhaitons que les projets soient en adéquation avec le territoire »

    Claude Riboulet (Président du département de l’Allier)…

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  • Rapport Commission de l’Assemblée Nationale ??? 04/11/2019

    On attend toujours le rapport de la commission d’enquête 2019, présidée par Julien Aubert du printemps dernier et dont les consultations se sont achevées en juillet dernier. Ce député, était président de la commission d’enquête sur l’impact des énergies renouvelables sur la transition énergétique. On espérait que ce rapport soit publié avant la discussion du budget 2020 qui se déroule ces jours-ci. Ce n’est visiblement pas le cas.

    A L’AG de la FED ce samedi 16 novembre, il a été annoncé pour le 26 novembre prochain.

    Il a entendu successivement les pro et les anti-éoliens. Quelques auditions ici :

    François Brottes  président RTE :

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7515479_5cac405595571.impact-des-energies-renouvelables–auditions-diverses-9-avril-2019

    M. Jean-Marc Jancovici, ingénieur, consultant en énergie

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7644063_5cdd567c7e7d6.impact-des-energies-renouvelables–auditions-diverses-16-mai-2019

    La FED avait été invitée avec, comme représentants, son président JL Butré et une administratrice Mme Kaars. Ils avaient été auditionnés le 17 janvier 2019 pendant 2 heures par la commission économique de l’Assemblée nationale. Pour la première fois, ils avaient pu s’exprimer de manière officielle. Mais leur ressenti était plutôt négatif car ils étaient seuls face à tous leurs contradicteurs.

    « Thème  : Eolien Mission d’information relative aux freins à la transition énergétique« 

    – Audition, en table ronde, ouverte à la presse, sur la filière de l’éolien terrestre : M. Stanislas Reizine, sous-directeur du système électrique et des énergies renouvelables, direction générale de l’Énergie et du climat, au ministère de la Transition écologique et solidaire ; M. Jean-Louis Butré, président de la Fédération pour l’environnement durable (FED) et Mme Bernadette Kaars, administrateur ; M. Olivier Perot, président de France énergie éolienne ; M. David Marchal, directeur adjoint Productions et énergies durables de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

     Vous pouvez voir la vidéo

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7151255_5c403b823cb83.freins-a-la-transition-energetique–tables-rondes-sur-les-filieres-de-l-eolien-terrestre-et-marin-17-janvier-2019
    Ps: Remarque personnelle de JL Butré : « Les 3 intervenants M.Stanislas Reizine, M.Olivier Perot, M. David Marchal  sont solidaires à 100%
    C’est à dire que le « lobby » des industriels de l’éolien , le Ministère de l’écologie et l’ADEME  sont totalement liés ».

    Un ancien rapport sur le sujet de la Transition énergétique date de 2018 et donne déjà des résultats inquiétants. Mais qui le consulte ?

    Rapport 2018 n°1990 sur l’approbation des comptes 2018 :

    http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1990-a18.asp

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  • Encore une pale qui s’effondre Roquetaillade Aude 02 2019 04/11/2019

    28 éoliennes à l’arrêt après un accident de pale sur une des éoliennes. Une étude est en cours.

    https://www.lindependant.fr/2019/02/18/roquetaillade-une-pale-chute-dune-eolienne-le-parc-de-28-machines-a-larret-et-mis-en-securite,8022629.php

    Une pale d’une des 28 éoliennes du parc basé sur les communes de Roquetaillade et Conilhac-de-la-Montagne a chuté au sol le 30 janvier. Un arrêté préfectoral a imposé l’arrêt de l’activité du parc. Une enquête et une expertise technique sont en cours.

    Développeur, constructeur et exploitant des 28 machines du parc éolien de Roquetaillade, Engie Green évoque un « incident exceptionnel ». Le 30 janvier, une pale d’un des aérogénérateurs a chuté au sol. Impressionnante défaiilance sur des engins d’une hauteur supérieure à 40 mètres, même si la société précise que l’incident, survenu à 13 h, « n’a fait aucun blessé ». Autres précisions livées par Engie Green, « la mise en place d’un périmètre de sécurité autour de l’éolienne n°5 », alors que « les 27 autres machines du parc ont toutes été mises à l’arrêt, dès le 4 février ».

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  • Éoliennes : vive le vent, vraiment ? La Montagne (02 11 2019) 04/11/2019

    Article de la Montagne du 2 novembre : Si 8.000 éoliennes terrestres fournissent actuellement à peine 6 % de l’électricité cette énergie est portée par un soutien massif de l’État, qui s’est fixé des objectifs de croissance élevés dans le cadre de la transition écologique. Mais sur le terrain, les résistances persistent. Plusieurs témoignages de riverain, de maire ou d’agriculteur qui en disent long sur la situation réelle ...

    « Ici, ça pourrait être le paradis… » Depuis la terrasse de sa maison de Laprugne, dans l’Allier, Claude Scheffer balaie le paysage d’un regard désolé. Devant lui, la ligne de crête toute proche. Là, à la jonction de la végétation et du ciel, se détachent les quatre mâts blancs qui tourmentent le retraité auvergnat… Dès que le vent d’ouest se lève, « c’est infernal. On entend le bruit d’un avion non stop. Impossible, par exemple, de dormir les fenêtres ouvertes ».

    …Sept ans après l’irruption des turbines, l’exploitant a donc été sommé de mettre en place un « plan de bridage acoustique » sur ses installations. Pour quel résultat ? « J’ai eu l’impression que c’était mieux pendant quelques semaines, mais ça n’a pas duré. Il faudrait que je les relance. A la longue, on s’épuise. On finit par lâcher. »

    Sa propriété a été évaluée entre 130 et 135.000 euros. Avec une nuance de taille, couchée noir sur blanc : « Il est bien évident que l’environnement, avec les éoliennes proches créant des nuisances sonores, risque de créer une renégociation de l’ordre de 15 à 20.000 euros en moins ».
    Claude Scheffer, habitant de Laprugne, dans l’Allier

    Sur une autre commune du même parc éolien,un maire regrette d’avoir dit oui sur des promesses de revenus promis et non reçus : « Regardez, c’est écrit là : 80.000 euros pour Laprugne, 44.000 pour Ferrières-sur-Sichon et 52.000 pour nous. Finalement, on touche à peine 5.000 euros chaque année. On est loin du compte, comme nos voisins. Pas sûr que j’aurais signé pour si peu… »
    Fernand Boffety, maire de Saint-Clément

    Des trous dans la raquette

    Le rapport de la Cour des Comptes 2018 déplore notamment « l’absence de stratégie industrielle française » en matière d’éolien – « 80 % du marché national est couvert par quatre groupes étrangers », ce qui génère des importations massives ; pointe des retombées sur l’emploi « réelles », certes, mais « bien en deçà des objectifs initiaux » ; et regrette que le développement du secteur ait été « exclusivement financé » jusqu’en 2017 via un dispositif de soutien particulièrement coûteux pour les finances publiques.

    « On marche sur la tête  », s’agace Ludovic Grangeon, infatigable détracteur d’un système qui a, dit-il, « permis l’enrichissement de quelques-uns au détriment du plus grand nombre ».

    « C’est un peu comme si vous disiez à un boulanger qu’il peut faire du pain dégueulasse en toute tranquillité : l’État s’engage à lui acheter toutes ses baguettes, jusqu’à la dernière, et en plus à un prix exorbitant ! »

    FEE affirme que l’éolien a permis de créer 18.000 emplois directs et indirects ? « Fumisterie », rétorque encore Ludovic Grangeon. « Ce chiffre est basé sur un questionnaire envoyé par la filière aux professionnels, qui gonflent les statistiques pour que les aides continuent à tomber. Comme rien n’est vérifié, on peut inclure par exemple dans les emplois créés le restaurateur qui a servi les repas aux ouvriers. Mais des postes vraiment pérennes, il y en a quelques centaines, pas plus. »
    Ludovic Grangeon

    « Nos villages s’appauvrissent, en population et en ressources », dit un agriculteur en retraite à Ally.

    Le sexagénaire est d’ailleurs concerné au premier chef : l’une des 21 turbines d’Ally – les cinq autres se dressent sur la commune de Mercoeur – a été érigée dans l’un des ses champs. Il en retire, comme tous les autres propriétaires de parcelles concernés, un loyer annuel de 2.500 euros. Bernard, un agriculteur à la retraite à ALLY

    https://www.lamontagne.fr/gf/CF_enquete-eoliennes/index.html

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  • Les Français ne veulent plus d’éoliennes terrestres 02/11/2019

    Nombreux sondages successifs qui démontrent que les Français sont de plus opposés aux attaques répétées à leur cadre de vie.

    Parcs éoliens, méthaniseurs, …

    Contrepoints du 25 10 2019 revient sur ce sujet après le dernier sondage du Point

    OPINION : le gouvernement doit maintenant réagir : écouter la colère de la population et stopper les  implantations d’éoliennes.

    Leur acceptabilité est une imposture

    Le gouvernement « veut y croire, les syndicats éoliens veulent nous le faire croire : Les français aiment les éoliennes, veulent toujours plus d’éoliennes… »

    Cette imposture éclate au grand jour à chaque sondage dans les médias. Dans le magazine Le Point par exemple : « Faut-il multiplier les installations d’éoliennes en France ? » Sur plus de 54 000 votants, près de 29 000, soit 53 % votent NON.

    La réponse est nette. Conscients d’être à la fois victimes physiquement et financièrement, les Français ne veulent plus d’éoliennes, le lobby industriel éolien nous trompe.

    Le gouvernement doit maintenant réagir : écouter la colère de la population et stopper les  implantations d’éoliennes. Il ne doit pas faire le jeu du lobby industriel actuellement réuni en colloque à partir du 16 octobre et qui inonde les médias à grand renfort de publicités payantes pour tenter d’arriver à ses fins en masquant la réalité.

    Ce sondage est confirmé par de nombreux autres : localement, régionalement et nationalement la majorité dit NON à l’envahissement du territoire par des éoliennes terrestres.

    Sondage local :

    Journal du Médoc : projet de 12 éoliennes à Lesparre-Médoc : 2000 votants, 68 % contre.

    Sondage régional :

    Le Maine libre : « Êtes-vous favorables pour l’implantation d’éoliennes dans la Sarthe ? » : 2265 votants, 78 % contre.

    Sondage national :
    Le Point : « Faut-il multiplier les installations d’éoliennes en France ? »: 54 363 votants,  53,2 %  contre.

    Ces trois exemples contredisent les déclarations des promoteurs éoliens qui affirment que 70 % des Français sont favorables aux éoliennes.

    Plus de 54 000 votants pour le sondage en cours du journal Le Point, indiquent que c’est une question prioritaire nationale qui préoccupe les Français. Et pourtant, de nombreuses personnes vivant en secteur urbain ne sont pas directement concernées mais :

    • se rendent compte que ces machines industrielles qui dépassent maintenant 200 mètres de haut détruisent l’environnement, ravagent les paysages et créent d’importantes nuisances pour les riverains.
    • réalisent que cette énergie électrique intermittente ne résout aucun des problèmes d’un futur mix énergétique et qu’elle entraîne des hausses de tarifs d’électricité insupportables.

    Une opposition nationale forte

    Ces résultats mettent en évidence une opposition nationale forte. Clamer pour discréditer ceux qui luttent contre ces machines qu’ils ne sont que quelques opposants Nimby est une contre-vérité.

    Malgré des campagnes continuelles de publi-reportages dans les médias, les promoteurs n’arrivent plus à duper les Français.

    1. Jean-Louis Butré est président de la Fédération Environnement Durable et auteur de Éolien, une catastrophe silencieuse, paru aux éditions de l’Artilleur en 2017.
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  • Pour « sauver la planète », l’industrie tue les campagnes 02/11/2019

    Le journal Reporterre publie ce 30 10 2019 un témoignage poignant sur le calvaire d’une riveraine confrontée aux nouvelles nuisances de la campagne. Entre éoliennes et méthaniseur, le bruit et la vue sont perturbés…

    Au nom de la transition énergétique, les campagnes s’industrialisent à grande vitesse. L’autrice de cette tribune raconte la métamorphose de la Haute-Marne, autrefois vivante et dorénavant colonisée par les éoliennes, les méthaniseurs, les plantations de biomasse…

    Blandine Vue est docteur ès lettres, diplômée en sciences du langage, lauréate de la Fondation Nicolas Hulot pour ses activités pédagogiques de terrain.

    Marie, une riveraine, est à bout, sur sa petite route de campagne :

    « Il est minuit, ma maison vrombit, mon cœur est écrasé, mon crâne résonne. Les fenêtres fermées, les boules Quies ne font qu’empirer les choses. Où aller ? Au fond des bois ? Les infrasons des éoliennes industrielles ne connaissent pas les frontières. Elles sont partout. Mon corps est à bout.

    Seules deux vallées ne sont pas encore attaquées à proximité de chez moi. Les mâts des éoliennes et les méthaniseurs poussent aussi vite que tombent les forêts ! Il n’y a plus de refuge. La campagne s’industrialise.

    Du sud au nord, en passant par l’ouest, plus de 70 éoliennes industrielles de 150 mètres. À l’Est, six, 183 m de haut, diamètre 150 m, bientôt 29. Partout, des centaines en projet ou prêtes à sortir de terre. Du haut de la colline, j’ai dit adieu aux couchers de soleil il y a neuf ans, et récemment aux levers. Adieu à la nuit pure.

    Sept jours sur sept, les tracteurs passent pour alimenter le méthaniseur voisin en fumier collecté dans un rayon de 60 km, les prés ont été retournés pour planter le maïs qui servira à nourrir le méthaniseur et les vaches prisonnières qui fournissent la manne. La paille aussi voyage. Sous la canicule, les vaches enfermées hurlent, tapent nuit et jour dans la ferraille qui les enferme, l’ensilage pue ».

    « C’est une violence inouïe ! » m’a dit ce citadin reconverti à l’agriculture bio. Pour moi, c’est un viol. Un viol de ce pays qui m’a vue grandir, que mes ancêtres paysans ont soigné, que j’ai parcouru jusque dans ses moindres recoins… Un viol de mon droit au silence, ce bien le plus précieux. Depuis bientôt dix ans, hormis quelques nuits glaciales sans vent, pas une heure sans bourdonnement de moteur ou d’éolienne, dans ma maison dont les murs tremblent de cette maladie galopante.

    On n’a pas le droit d’avouer que quelque chose cloche dans ce qui est présenté comme la seule issue 

    Ce monde, on nous l’impose sans démocratie, avec le plus profond déni de notre citoyenneté, des enquêtes publiques, qui sont des mascarades, les rares refus préfectoraux étant cassés par les tribunaux administratifs. Les enquêtes surviennent sans annonce claire, il faut surveiller les sites préfectoraux, qui ont changé de page sans l’annoncer clairement, supprimé les dates, lieux, natures d’activité ; certains se retrouvent avec des éoliennes derrière chez eux sans jamais en avoir entendu parler. Lors des plaintes, les promoteurs sont juge et partie, seules leurs conclusions sont retenues. La notion de conflit d’intérêts disparaît, les directives régionales sont piétinées, les lois faites sur mesure pour faciliter l’invasion…

    Nous sommes dépossédés de notre territoire, sans droit à la parole, sans droit de nous défendre, la proie de lobbies qui manipulent le pouvoir. On nous accuse de « retarder la transition énergétique » avec nos vaines rébellions ; retarder, c’est tout, on se défend, mais on se fait quand même dévorer ! La démocratie est bafouée.

    On assiste à un parfait écocide, discret, se cachant sous de pseudo « bonnes intentions » 

    « Les opposants retardent la transition énergétique. » Mais qui se penche sur nos vies brisées, nos investissements et nos projets tués ? Les vergers que nous ne plantons plus, la maison devenue invivable et invendable, nos promenades quotidiennes, les circuits de randonnée, le panorama d’une ville touristique… L’âme de nos campagnes, notre silence, notre sommeil, notre santé, notre capacité de concentration et celle des enfants des écoles, notre efficacité au travail, les étoiles, le noir de la nuit, nos forêts, nos prairies, la liberté des vaches, le relief, écrasé, ce qu’on n’a plus la force de faire. Tout est tué brutalement ou à petit feu.

    Et les ressources ! Que de pétrole pour nourrir avec l’ensilage et l’enrubanné de l’an dernier des vaches qui il y a peu broutaient dehors, là où on cultive le maïs qu’elles ingurgiteront l’an prochain ; pour ériger ces monstres blancs trois fois plus hauts que nos collines, qui, ici, ne fonctionnent qu’à 18 % de leur capacité, de façon intermittente et aléatoire ; pour couper, transporter, déchiqueter nos trop jeunes arbres, cultiver le maïs et le colza. Pour fuir ! Que de sols détruits ! Nous sommes assez près de notre terre pour constater au quotidien cette tromperie que les citadins ne voient pas !

    Si au moins tout cela servait à autre chose qu’engraisser sur nos deniers des lobbies et ceux qui leur ouvrent grand les portes. Nous sommes sacrifiés sur l’autel d’une idéologie capitaliste qui veut vendre les engins nécessaires à son accomplissement. Jamais nous n’avons vu autant de machines, entendu autant de moteurs dans nos campagnes, nos forêts, planer sur nos têtes… La « croissance verte » tue l’idée de décroissance, autant que nos territoires, pour justifier ses objectifs.

    https://reporterre.net/Pour-sauver-la-planete-l-industrie-tue-les-campagnes
    Article deReporterre du 30 10 2019
    https://reporterre.net/Pour-sauver-la-planete-l-industrie-tue-les-campagnes





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  • Les éoliennes sont-elles responsables de la mort de centaines de vaches ? 02/11/2019

    Une nouvelle enquête de Radio-France fait resurgir le mystère des morts inexpliquées de vaches dans certains élevages après l’installation de parcs éoliens (02 11 2019). De nouvelles pièces sont portées au dossier.

    La Dépêche publie, elle aussi, ce matin du 2 novembre 2019 un nouvel article sur le problème de plusieurs éleveurs ayant eu des problèmes sur leur élevage à proximité d’un parc éolien.

    « La santé des vaches s’est améliorée quand les éoliennes se sont arrêtées »

    Aujourd’hui pourtant, plusieurs agriculteurs entendent établir que lorsque l’électricité provenant d’un équipement électrique à proximité de leurs champs a été coupée – qu’il s’agisse d’une ligne électrique, d’une éolienne, de panneaux photovoltaïques ou d ’une antenne relais – la santé de leur troupeau s’est nettement améliorée. Dans certains cas, le lait est redevenu consommable. Ils ont pu le démontrer grâce aux données enregistrées sur leur robot de traite, que la cellule investigation de Radio France a pu examiner.

    Des actions ont déjà été faites en justice et le combat dure depuis plusieurs années.

    C’est le cas d’Alain Crouillebois, éleveur de vaches dans l’Orne, dont le troupeau était malade. Après avoir fait déplacer à ses frais une ligne souterraine de 20 000 volts placée à 20 mètres de ses bâtiments, sa production a augmenté.

    Même chose pour d’autres agriculteurs, en Loire-Atlantique. Didier et Muriel Potiron ont perdu plus de 300 vaches en sept ans depuis l’installation d’un parc éolien en 2012. En 2017, les éoliennes se sont arrêtées pendant quatre jours, du 1er au 4 mars. À ce moment-là, le comportement de leur troupeau a radicalement changé. Prudents, ils ont fait faire un constat d’huissier. « Dans nos deux exploitations la différence était spectaculaire, se souvient Céline Bouvet. Au robot de traite des Potiron, il y avait beaucoup plus de passage, les vaches passaient toute seules, à l’inverse d’aujourd’hui ! Et dans mon exploitation c’était pareil, j’ai repris 200 litres de lait en deux jours ! Soit 2,5 litres de lait en plus par vache, c’est énorme. » Les données de son robot de traite en attestent, elles ont fait l’objet d’une étude. L’avocat de Didier Potiron va porter plainte contre X.

    Un autre avocat, maître Lafforgue, va aussi porter plainte pour une douzaine d’autres éleveurs. En centre Bretagne, le même phénomène inquiète. En trois ans, Stéphane, un agriculteur installé à Allineuc, dans les Côtes d’Armor, a perdu près de 200 vaches. À Loudéac, dans ce même département, un autre agriculteur a perdu 120 bêtes.

    https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/enquete-radio-france-mort-inexpliquee-de-vaches-pres-de-reseaux-electriques-la-justice-saisie-1572547837

    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-02-novembre-2019

    https://www.ladepeche.fr/2019/11/02/les-eoliennes-sont-elles-responsables-de-la-mort-de-centaines-de-vaches,8518797.php

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  • Le sale business des éoliennes d’EDF au Mexique 01/11/2019

    Autre article de Reporterre sur la situation des Indiens du Mexique face à l’invasion des promoteurs de parcs éoliens. 24 10 2019

    Aujourd’hui que dix-sept parcs éoliens sont en fonction, avec 2.212 aérogénérateurs, la vie des communautés est d’ores et déjà profondément déstabilisée. Les conséquences vont bien au-delà du paysage, désormais réduit à un alignement sans fin de tubes et d’hélices géantes sur des dizaines de kilomètres. En réalité, l’irruption de l’industrie éoliennes dans l’isthme de Tehuantepec est en train de produire un ethnocide doublé d’un écocide. Unión Hidalgo, communauté zapotèque indienne de 15.000 habitants, est particulièrement frappée : au nord comme à l’est, des centaines d’aérogénérateurs ceinturent déjà son territoire, certains étant plantés à quelques centaines de mètres à peine des premières habitations. C’est là que EDF veut ajouter un nouveau parc de 96 aérogénérateurs, malgré l’opposition locale.

    Le mégaprojet éolien Gunaa Sicarú, qu’EDF veut installer via sa filiale Eólica de Oaxaca, couvrirait une superficie de 4.400 hectares et serait d’une puissance de 252 mégawatts. EDF a déjà signé un contrat de vente de l’électricité avec CFE (Compagnia Féderal de Electricidad), impliquant la construction d’une sous-station électrique, ensuite connectée à la station centrale de Ixtepec, plus au nord ; cela nécessitera l’installation de deux lignes à haute tension, nuisance supplémentaire pour les gens de la région.

    https://reporterre.net/Le-sale-business-des-eoliennes-d-EDF-au-Mexique
    Article de Alèssi Dell’Umbria pour Reporterre
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  • Des éoliennes record : 200m de hauteur 14/10/2019

    Attention à tous les photomontages des promoteurs qui escamotent leurs éoliennes derrière des haies de noisetiers maintenant qu’elles peuvent atteindre 200m de haut !

    https://www.usinenouvelle.com/article/l-image-du-jour-baywa-r-e-inaugure-les-plus-hautes-eoliennes-de-france.N893839

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  • Marché mondial éolien s’effondre (Economie Matin 10 2019) 14/10/2019

    Très bel article qui explique la chute des éoliennes au niveau mondial ! Au moment où la France souhaite les multiplier !!!

    Comme toujours, il est difficile d’apprendre de ceux qui nous précèdent … Comme pour les Maths modernes qu’on a introduit en France dans les années 1975 quand on venait de les abandonner aux USA. Pourquoi ne jamais regarder chez nos voisins les conclusions de leurs études en vraie grandeur ?

    « Éoliennes : le marché mondial s’effondre ! – Economie Matin » Louis Marin

    La puissance installée via des éoliennes en Europe en 2018 a chuté de
    33% par rapport à 2017.
    Voilà une nouvelle qui a de quoi réjouir les écologistes qui luttent contre l’invasion des éoliennes qui polluent l’environnement dans le monde et en France. La bulle spéculative générée par les centaines de milliards de subventions consacrées par les États à l’installation des aérogénérateurs est en train d’exploser littéralement à l’échelle internationale.
    On est dans les faits très très loin de l’autosatisfaction optimiste des communicants du syndicat France Énergie Éoliennes qui vient de dévoiler le 8 octobre les chiffres à leurs yeux satisfaisants de la filière éolienne française relayés massivement par les rédacteurs des publi-rédactionnels qui diffusent les éléments de langage des industriels du vent sur Internet.
    Si on étudie avec sérieux les chiffres des associations internationales de promoteurs éoliens, tous mentionnent une baisse systémique des installations des éoliennes à l’échelle mondiale et en particulier au niveau européen.
    Une chute des installations Depuis 2015, on assiste à un ralentissement mondial des nouvelles installations d’éoliennes, installations qui sont passées de 63,6 gigawatts en 2015 à 51,3 gigawatts en 2018[1], soit une
    baisse de presque 20 % en trois ans. En Europe, la puissance installée en 2018 a chuté de 33 % par rapport à 2017, passant de 17,1 gigawatts installés en 2017, à seulement 11,7 gigawatts en 2018[2]…

    Plus spectaculaire encore, le journal Die Welt nous dévoile en juillet 2019[3] qu’avec seulement trente-cinq éoliennes installées au premier semestre 2019 l’Allemagne connaît une baisse record de 82 % de la puissance installée par rapport au premier semestre 2018.
    C’est un véritable effondrement, le signal d’une décrue évidente, loin de l’image idyllique propagée par les promoteurs éoliens français.
    La principale raison de ce tsunami qui emporte l’éolien est la suppression des subventions de certains états aux promoteurs éoliens. La cour fédérale des comptes allemande fait état d’un échec retentissant de la transition écologique allemande. Malgré des centaines de milliards englouties (aux alentours de 500 milliards) la politique d’installation d’éoliennes n’a pas
    contribué à la baisse des émissions de gaz à effet de serre dans le
    pays qui se dit fer de lance de la transition écologique. C’est
    l’exemple à ne pas suivre !
    Vers la suppression des subventions Tout porte à croire que le congrès américain s’apprête à supprimer définitivement les subventions aux promoteurs éoliens, ce qui arrangerait d’ailleurs l’état fédéral qui est en lutte avec la chine pour l’approvisionnement en terres rares : matière première indispensable pour la construction des rotors éoliens. Les États-
    Unis peuvent voir dans l’arrêt de l’éolien un intérêt financier mais
    également un enjeu géopolitique avec la Chine. Lors de la cop 24, la Pologne a annoncé dans son plan pluriannuel de l’énergie la fin des installations d’éoliennes et un plan massif de désinstallation d’ici à 2040. De son côté le président russe a annoncé lors d’une conférence de presse en juillet 2019 les dangers que représentaient les éoliennes pour la flore et la faune.
    La fin annoncée de ce marché artificiellement alimenté par l’argent
    des contribuables conduit à des suppressions d’emplois et à des faillites retentissantes dans le secteur éolien en particulier en Allemagne, ce dont on ne parle que très peu en France. Le 3e fabricant allemand d’éoliennes, Senvion, vient d’être liquidé en septembre de cette année et vendu à la découpe. La division fabrication d’éoliennes de Siemens vient d’annoncer la suppression de 2.700 postes quand Vestas le producteur d’éoliennes danois a annoncé il y a une semaine la suppression de 600 emplois en
    Allemagne et au Danemark dans ses usines de fabrication d’éoliennes.
    Tout va très bien madame la marquise, chantent les lobbyistes du vent français.

    Mais aujourd’hui tous les signaux sont au rouge et le risque est grand que la filière éolienne française soit emportée par ce tsunami qui nous arrive de l’Est. La fin est proche pour l’éolien.
    Pour plus d’informations, lire : Éoliennes. la Face noire de la Transition écologique, par l’auteur de cette tribune, Fabien Bouglé, alias Louis Marin

    http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-marche-mondial-effondre

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  • Rapport ANSES 2015 Bruit et éoliennes 23/09/2019

    Dès l’année 2015, l’ANSES a incité à la prudence sur la santé des riverains quant au risque que fait courir le bruit des éoliennes. Ci dessous le rapport complet de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail .

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  • Allemagne et éolien : le trou d’air ! 08/09/2019

    Article intéressant de bfmtv : A lire de près.

    Car c’est pourquoi maintenant les promoteurs viennent envahir notre pays. Disons NON avant qu’il ne soit trop tard.

    « L’expansion de l’éolien terrestre a marque le pas depuis 2016, année où les subventions ont été réduites. Le secteur doit aussi affronter l’hostilité croissante des riverains. Cette crise pourrait remettre en cause le succès de la transition énergétique dans le pays ».

    https://www.bfmtv.com/economie/en-allemagne-l-eolien-traverse-un-trou-d-air-1762605.html

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  • Refus méthanisation en Anjou 04/09/2019

    Des réserves dans le Maine et Loire à l’annonce de l’arrivée d’une usine de méthanisation à Bel-Air de Combrée (La Croix, 04 2019). Nom prédestiné?

    • Dans le Maine-et-Loire, des riverains se mobilisent contre un méthaniseur, tandis que des scientifiques appellent plus largement à une méthanisation raisonnée par Florence Pagneux,

    « Nous dénonçons ses nuisances sonores et olfactives depuis 2014, lance Nelly Goetghebeur, présidente de l’association des riverains de la forêt d’Ombrée, dont la maison est située à environ 300 mètres. Même si cela va mieux depuis janvier(après un incendie), nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux problèmes. »

    De fait, la préfecture du Maine-et-Loire a plusieurs fois recommandé à l’exploitant de « lutter plus efficacement contre les nuisances olfactives » à l’issue d’inspection (en 2014, 2016 et 2018). En avril 2018, elle lui a aussi demandé de contrôler ses rejets atmosphériques et de clarifier l’origine de ses déchets.

    https://www.la-croix.com/France/Quand-methanisation-agricole-suscite-reserves-2019-04-18-1201016485

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  • Méthanisation agricole et chambres d’agriculture 04/09/2019

    La région Grand Est et la Chambre d’agriculture poussent les agriculteurs vers ce type de développement pour accroitre leurs revenus et créer du gaz vert. L’idée est, certes, vertueuse au départ mais tout dépend du lieu et des intrants.

    Choix aux Essarts lès Sézanne : biométhane pour réseaux de gaz naturel

    Qu’est-ce que la méthanisation ?

    La méthanisation est un procédé à la fois innovant mais bien connu pour la production de biogaz à partir de matière organique, sous l’action de différentes bactéries et en l’absence d’oxygène (digestion anaérobie).

    Il s’agit à la fois de traiter des déchets des industries agroalimentaires ou des collectivités (issues de céréales, tontes de pelouses, boues de stations d’épuration…) et de valoriser des produits ou sous-produits des exploitations agricoles (effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intermédiaires…) avec, in fine, un retour au sol pour la fertilisation des cultures ou prairies. A l’issue de ce procédé, on obtient :

    • du biogaz qui est composé en moyenne de 55% de méthane (CH4), de 40% de dioxyde de carbone (CO2) et de 5% d’autres gaz
    • du digestat qui contient la matière organique non dégradée (lignine…), les matières minérales (N, P, K…) et de l’eau

    Quels sont les intérêts de la méthanisation ?

    Les bénéfices de ce procédé font largement consensus :

    • production d’énergie renouvelable valorisable sous forme de biométhane (injection), électricité et chaleur (cogénération) et/ou biocarburant (bioGNV)
    • valorisation des effluents agricoles contribuant à la réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES) des élevages
    • évolution des pratiques et assolements permettant d’augmenter l’autonomie en azote (digestat) et la couverture des sols (cultures intermédiaires – CIVE)
    • projets territorialisés combinant traitement des déchets, boucle énergétique locale, création de valeur d’ajoutée et d’emplois

    Que font les Chambres d’agriculture ?

    Les Chambres d’agriculture soutiennent le développement de la méthanisation agricole et territoriale, sous forme de projets individuels ou collectifs portés par les agriculteurs. Ces projets peuvent être développés vers la cogénération, l’injection du biogaz dans les réseaux de gaz naturel ou encore pour la production de biométhane carburant.

    L’essentiel est de privilégier des projets « sur mesure » et rentables, montés et pilotés par des agriculteurs motivés, ancrés dans les territoires avec des partenariats stratégiques.

    Les Chambres d’agriculture ont renforcé leurs moyens dédiés au développement de la méthanisation agricole, avec notamment un réseau national de 50 experts. Aujourd’hui, dans la majorité des régions, les Chambres d’agriculture accompagnent des projets sur différentes étapes, de l’émergence jusqu’au suivi des unités existantes et à la capitalisation de références.

    Au travers de leurs compétences, de leur connaissance du terrain et de leurs partenariats (ADEME, collectivités, associations et professionnels), les Chambres d’agriculture sont des acteurs clef du développement de la méthanisation agricole en France. 

    https://chambres-agriculture.fr/exploitation-agricole/developper-des-projets/economie-et-production-denergies/la-methanisation-agricole/

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  • La méthanisation risque d’accélérer la concentration des fermes(Reporterre 02 2019) 02/08/2019

    Produire du gaz à partir de l’agriculture offre une nouvelle source de revenus pour les éleveurs, mais rebat aussi les cartes du monde agricole. Le développement des méthaniseurs bouscule le marché des déchets, intensifie la concurrence entre les cultures, pousse à la concentration des exploitations…

    « L’équivalent de trois départements seront consacrés à 100 % aux cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.) pour alimenter les méthaniseurs »

    Ils sont de plus en plus nombreux à choisir la méthanisation au détriment de l’élevage. Aux vues des faibles revenus des éleveurs, des problèmes de surendettement, de la surcharge de travail, le choix est bien compréhensible. Mais, si on sort de l’échelle individuelle pour se placer à l’échelle régionale et nationale, les conséquences actuelles et à venir du développement de la méthanisation font froid dans le dos.

    Le méthaniseur, aussi appelé digesteur, se nourrit de plusieurs tonnes de substrat par jour. Le substrat se compose généralement d’une bonne part de déjections animales, suivies de cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.), de déchets de l’agroalimentaire, de déchets verts (coupes de pelouse, de bords de route) et, parfois, de boues de station d’épuration. C’est le savant mélange de ces ingrédients qui permet de produire un maximum de méthane à réinjecter dans le réseau, mais aussi un digestat qui servira d’engrais.

    Il y a encore quelques années, l’agro-industrie payait pour se débarrasser de ses déchets. « Ça allait jusqu’à 90 euros la tonne, rappelle François Trubert, éleveur et producteur de gaz près de Rennes, maintenant, elle les vend jusqu’à 20 euros la tonne. »

    Pierre Aurousseau est un agronome à la retraite, membre du Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée (CSNM). « Avec le CSNM, nous avons fait le calcul à partir des projections de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Si les objectifs gouvernementaux sont atteints, l’équivalent de trois départements seront consacrés à 100 % aux cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.) pour alimenter les méthaniseurs. On marche sur la tête ! » Il évoque le risque de concurrence entre les cultures pour nourrir les animaux et celles pour nourrir le digesteur.

    Un exemple intéressant : L’installation de Montauban-de-Bretagne est alimentée par les effluents d’une quinzaine d’exploitations avoisinantes. Ce qui a mis la puce à l’oreille d’Eaux et rivières de Bretagne est que, une fois le projet monté, une demande d’autorisation pour la création d’un élevage de 144.000 poulets a été déposée et acceptée. L’alimentation du digesteur fait entièrement partie du modèle économique de l’exploitation. « Notre interprétation est que cet élevage a été créé pour alimenter le digesteur en premier lieu », explique Marie-Pascale Deleume, membre du groupe méthanisation de l’association. Un sentiment renforcé par l’absence de plan d’épandage pour l’exploitation et le méthaniseur. En effet, toute exploitation doit avoir un plan d’épandage : des terres pour épandre ses effluents à des périodes et selon des quantités définies par la réglementation. Mais rien dans le cas présent. Étonnée, l’association a interpellé les autorités, qui ont expliqué que le digestat produit par le méthaniseur serait épandu sur les terres d’agriculteurs voisins. « On voit donc, reprend Marie-Pascale Deleume, que ce méthaniseur n’est pas destiné à améliorer les systèmes des exploitations, mais à produire du gaz. Puis on s’arrange pour le digestat. »

    https://reporterre.net/La-methanisation-risque-d-accelerer-la-concentration-des-fermes

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  • Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux(Reporterre 01 2019) 02/08/2019

    Côté pile, la méthanisation permet de produire du gaz renouvelable et d’assurer aux éleveurs d’importants compléments de revenus. Côté face, elle présente une vraie menace de pollution des sols et d’émission de gaz à très grand effet de serre.

    La première chose qui saute aux yeux est le stockage des matières à injecter dans le méthaniseur, aussi appelé « digesteur ». À droite, une montagne de fumier, à gauche un tas de marc de pommes, ici des graisses issues de l’agroalimentaire. Étonnamment, ces tas de déchets ne dégagent pas d’odeur gênante. Vient ensuite le dôme, le couvercle de cette marmite géante qu’est le digesteur. Au nord de Rennes, l’éleveur François Trubert en a deux. « J’ai un digesteur et un post-digesteur. Cela permet d’avoir une fermentation plus longue et d’obtenir un digestat de meilleure qualité », explique ce dernier.

    « Consommé par le sol, le digestat s’infiltre vers les cours d’eau et les nappes phréatiques » 

    À la sortie du digesteur, il y a, d’un côté, le gaz et la chaleur et, de l’autre, le digestat. Celui-là sera épandu dans les champs comme engrais, ce qu’il est en théorie.

    « Le digesteur est un bain de bactéries, dit Marie-Pascale Deleume, membre du groupe méthanisation d’Eaux et rivières de Bretagne. Baignant à 40 °C, elles peuvent même devenir résistantes. » Cela inclut les bactéries, spores, parasites mais aussi les résidus médicamenteux administrés aux élevages…

    « Consommer de l’eau bourrée de pathogènes » 

    L’enjeu de la qualité des eaux de surface et souterraines est crucial en France. Car plus la qualité de l’eau est dégradée, plus il est onéreux de la rendre potable…

    Chauffer les effluents agricoles à 38 °C ne permet pas d’éliminer tous les pathogènes. Certaines bactéries pathogènes, celles capables de sporuler, peuvent ne pas être affectées par la méthanisation et donc se retrouver dans le digestat épandu. Au sol alors de s’adapter pour pouvoir les digérer. Mais rien n’est moins sûr, et il y a fort à parier que ces substances vont s’infiltrer vers les nappes phréatiques.

    Nous pourrions donc retrouver des bactéries dans l’eau que nous buvons. Notre corps s’en défendra plus ardemment, il pourrait aussi tomber malade, et aura besoin d’un soutien médicamenteux plus puissant. Les bactéries visées apprendront à résister. C’est ce cycle, que l’on appelle antibiorésistance…

    Émission de gaz à très grand effet de serre 

    « Si leur méthaniseur leur pète à la figure, ils seront mal ! » Daniel Chateigner, physicien, n’y va pas avec le dos de la cuillère. De fait, l’implantation d’un méthaniseur relève du régime des ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement). En cas d’accident, les conséquences pourraient être rudes. Mais la réglementation a été assouplie en juin 2018. Si le méthaniseur consomme moins de 100 tonnes de matières par jour, un enregistrement auprès de la préfecture suffit. Au-delà, le régime de l’autorisation implique une enquête publique d’un mois pour recueillir l’avis du public. Mais, dans la mesure où un gros méthaniseur de 610 kW consomme 30 tonnes par jour, peu de projets sont désormais concernés par l’enquête publique.

    Le physicien explique que la méthanisation est réputée vertueuse pour sa faible émission de gaz à effet de serre, « mais c’est faux ». « Déjà, lorsque les bâches qui couvrent les digesteurs se détériorent, vous avez une fuite de méthane. » L’Irstea nuance et explique que les risques de fuite se situent plutôt au niveau des soupapes de sécurité et des canalisations. L’enjeu est de taille car le méthane a un potentiel de réchauffement 28 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2).

    Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estime que le taux de fuite potentiel se situe entre 0 et 10 %, mais la faiblesse des données disponibles rend pour le moment l’évaluation délicate.

    Mais ce qui préoccupe le plus Daniel Chateigner, c’est le protoxyde d’azote. « Le digestat est très volatil, l’ammoniac se disperse très facilement dans l’air. A son contact, il s’oxyde et va développer du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2. »( Le N2O à forte dose, entraîne l’euphorie et des troubles de la perception visuelle et auditive. Il possède un effet sédatif, et provoque également vertiges, angoisse, troubles digestifs (nausées, vomissements). Enfin, il peut entraîner des troubles neurologiques (tremblements, coordination des mouvements). ) À cela s’ajoute, l’apparition de l’oxyde d’azote, un polluant pris en compte dans les mesures actuelles de la pollution de l’air. Mais aussi, le développement de particules fines.

    Pour éviter ces problèmes dus à la volatilité du digestat, certaines mesures sont déjà en vigueur. « Nous recommandons de couvrir les fosses de stockage de digestat, explique Hervé Gorius, conseiller technique la chambre d’agriculture de Bretagne, et d’utiliser des pendillards pour épandre le digestat sur les terres au ras du sol, et éviter ainsi une dispersion. » Des mesures que les chercheurs du CSNM jugent insuffisantes.

    https://reporterre.net/methanisation-un-digestat-bien-indigeste-pour-les-sols-et-les-eaux

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  • Seine-et-Marne. Val Briard : les maires favorables à la méthanisation, mais contre l’épandage sur leurs terres 02/08/2019

    Le Val Briard a voté une motion sur le projet d’usine de méthanisation à Bailly-Romainvilliers. Ils sont pour cette implantation, mais contre l’épandage prévu sur leurs terres.
    Si les maires sont unanimement favorables à cette implantation, ils sont cependant contre son plan d’épandage qui prévoit de déverser les produits des opérations sur les terres du Val Briard.

    13 communes sont concernées sur les 21 que compte le Val Briard. En 2019, une usine de méthanisation de déchets va s’installer à la frontière de Villeneuve-le-Comte et Bailly-Romainvilliers.

    https://actu.fr/ile-de-france/presles-en-brie_77377/seine-marne-val-briard-maires-favorables-la-methanisation-mais-contre-lepandage-sur-leurs-terres_19244514.html

    Publié le 26 Oct 18

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  • La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs (Reporterre-01 2019) 02/08/2019

    Éleveur depuis vingt ans, François Trubert fait partie de la première génération à avoir investi dans la méthanisation. C’était en 2011, je voulais augmenter mes revenus et gagner en qualité de vie, avoir des week-ends. » Sept ans plus tard, le pari est tenu.

    D’abord producteur de lait, de céréales et éleveur de poules, il génère désormais du gaz, en l’occurrence du méthane. Son système de méthanisation lui a coûté un million d’euros d’investissement. Sa ferme est située à 15 km au nord de Rennes. « Grâce à la méthanisation, j’ai embauché deux personnes, acheté un robot de traite et j’ai trois week-ends de libres par mois. Sans elle, la ferme n’existerait plus, raconte celui qui était menuisier avant d’être éleveur. Pourtant, selon Hervé Gorius, conseiller technique au sein de la chambre d’agriculture de Bretagne, « la méthanisation n’est pas une solution miracle. Elle s’adresse d’abord aux éleveurs dont l’exploitation est en assez bonne santé financière pour pouvoir investir ».

    « Je valorise les déchets de la ferme, ils deviennent une ressource » 

    La méthanisation consiste à utiliser les déjections animales mêlées à des cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.), des résidus céréaliers et à les mélanger dans un digesteur, aussi appelé « méthaniseur ». Cette grosse marmite chauffe la mixture à 38 °C pendant au moins 40 jours, voire, selon les installations, jusqu’à 200 jours. Du méthane se dégage de cette marmite… Ce qui sort du digesteur est appelé « digestat » : un concentré d’azote, de phosphore et de micro-organismes qui seront ensuite épandus sur les terres en guise d’engrais.

    Si ce système se développe si bien, c’est parce qu’il est soutenu par les pouvoirs publics. Avec d’un côté des subventions à l’investissement, généralement de l’ordre de 20 %, et de l’autre un prix de rachat intéressant. Pour un méthaniseur de moins de 250 kW, le gaz est racheté environ 18 centimes €/kWh, et 16,5 centimes €/kWh pour un digesteur d’une puissance supérieure à 250 kW. À cela s’ajoute la prime effluents : si les effluents d’élevage représentent 60 % des ingrédients injectés dans la marmite, c’est 4 centimes de plus du kilowattheure. De surcroît, les contrats sont établis sur vingt ans avec un prix plancher garanti.

    « Le Collectif scientifique national pour une méthanisation raisonnée » regroupe 17 chercheurs (agronomes, hydrologues, radiologues, physiciens…) ; il s’est intéressé à cette analyse. D’après ses calculs, si l’on veut atteindre les 60 TWh de production par la méthanisation en 2030, il faudrait dédier 100 % de la surface agricole de trois départements à la culture de céréales intermédiaires. En effet, il ne suffit pas d’injecter des déjections pour que le digesteur fonctionne. Il lui faut aussi des cultures intermédiaires, c’est-à-dire qui ne poussent pas jusqu’à leur maturité. Coupées en pleine fleur de l’âge et injectées dans le digesteur, leur forte teneur en sucre et en carbone en fait un ingrédient nécessaire à la méthanisation.

    Le digestat, engrais ou poison 

    Cette perspective se confirme avec l’analyse récente menée par l’Ademe sur les perspectives du mix énergétique sur la période 2020- 2060.

    Malgré de sacrés atouts dans sa poche, la méthanisation soulève donc des inquiétudes. En effet, les projets se multiplient partout en France et les oppositions fleurissent également, souvent par crainte d’une hausse du nombre de camions en circulation et des odeurs. Mais pas que. À l’image d’une poignée de maires de Seine-et-Marne, favorables à l’installation d’un méthaniseur mais pas à l’épandage du digestat.

    Car c’est bien le digestat qui concentre les interrogations. Que contient-il exactement ? Est-ce réellement un bon engrais ou plutôt un poison ? Des études montrent que le méthaniseur s’apparente à un nid de bactéries, qui s‘y développent à foison. Un cocktail ensuite épandu sur les champs. Des inquiétudes se posent sur les conséquences de cette mixture sur la vie des sols, la qualité de l’eau et donc, in fine, de l’eau que nous buvons.

    La méthanisation consiste à utiliser les déjections animales mêlées à des cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.), des résidus céréaliers et à les mélanger dans un digesteur, aussi appelé « méthaniseur ». Cette grosse marmite chauffe la mixture à 38 °C pendant au moins 40 jours, voire, selon les installations, jusqu’à 200 jours. Du méthane se dégage de cette marmite. Il est ensuite converti en électricité et envoyé dans le réseau. La chaleur dégagée par le dispositif sert quant à elle à chauffer l’exploitation. Ce qui sort du digesteur est appelé « digestat » : un concentré d’azote, de phosphore et de micro-organismes qui seront ensuite épandus sur les terres en guise d’engrais. Ainsi la boucle est bouclée. « Je valorise les déchets de la ferme, ils deviennent une ressource, s’enthousiasme l’éleveur François Trubert. Je n’achète presque plus d’engrais vu que je le fabrique, je suis plus autonome sur ma ferme. »

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  • Méthanisation : nouveau combat d’ADENOS 01/08/2019

    Nouveau combat aux Essarts lès Sézanne : Un projet d’usine de méthanisation de très grande taille à la porte de notre village.

    La population s’inquiète des conséquences sur notre cadre de vie, et sur les possibles conséquences sur l’environnement rapproché. Comment réagir ?

    De nombreux articles sont en préparation sur ce nouveau sujet…

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  • Canicule et éoliennes 01/08/2019

    Le 24 juillet 2019, en période de canicule, l’éolien est presqu’à l’arrêt et la France doit importer de l’électricité !

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  • Parole de JL Butré : Éolien et anticyclone 01/08/2019

    Jean-Louis Butré : Généralement, lorsqu’il y a des anticyclones, c’est ou bien l’été ou bien l’hiver, auquel cas c’est encore beaucoup plus grave car il n’y a pas de vent. Cela veut dire que vous pouvez mettre autant d’éoliennes que vous voulez, 8 000 ou 9 000 comme aujourd’hui, il pourrait y en avoir 50 000 : il n’y aurait pas plus d’électricité. C’est une électricité intermittente. Quand les promoteurs annoncent qu’on a réussi à atteindre 10 ou 15% de production de l’électricité nationale, c’est très ponctuel mais le problème d’électricité n’est pas là.

    D’abord, pour que le chiffre ait du sens, il faut cumuler sur toute une année et le parc français, compte-tenu des régimes de vent, a en moyenne un rendement de l’ordre de 23% dans l’année. Cela veut dire qu’on investit dans une technologie et 75% du temps environ elle se repose. Voilà en définitive le vrai problème de l’éolien : on compare des moyens de production absolument pilotables par des moyens qui sont absolument aléatoires. C’est terrible parce que tous les chiffres qui sont annoncés sont faux voire frauduleux et à chaque fois que l’on se félicite en disant qu’on a implanté mille gigawatt éolien, cela n’a rien à voir avec les autres moyens de production, puisqu’il faut multiplier tout de suite par 23% sur terre et 40% en mer, et encore on est plus proche de 35%. Il y a donc un mensonge du simple à multiplier par quatre.

    Concrètement, lorsqu’on observe la période récente, peut-on avoir une idée du rendement que l’on a eu durant cette période ?

    Il suffit de regarder les chiffres officiels fournis par le Réseau de Transport d’Electricité. RTE donne instantanément la production de chacune des filières à chaque quart d’heure. Bien-sûr, il y a des périodes de hausse et ensuite des périodes où la production s’écroule. RTE permet de faire le cumul sur un mois, deux mois ou toute l’année, et à ce moment-là on a le rendement sur la quantité d’électricités totale produite par rapport à la puissance installée. Annuellement, c’est 23% : il se trouve que depuis deux mois, la situation est assez catastrophique : on est redescendu à 4%. Quand ils regardent les chiffres, les gens ne se rendent même pas compte. Je m’étais amusé à faire un calcul par rapport au parc des climatiseurs français : dès lors qu’il fait chaud, les gens font marcher leur climatiseur et, de mémoire, cela représentait le quart des climatiseurs que l’on était capable de faire tourner avec ces grands ventilateurs.

    Parallèlement à cela, ont lieu des investissements gigantesques, des grandes déclarations tonitruantes. Une déclaration vient d’être faite hier : l’appel d’offre du nouveau parc éolien en mer en Normandie représente mille mégawatt. Et immédiatement, sa production est comparée aux réacteurs nucléaires mais c’est une erreur : il faut tout de suite multiplier par le rendement, c’est-à-dire que cela représente toujours le tiers des chiffres affichés. Ce mensonge est tellement énorme depuis des années que l’on s’aperçoit que les décideurs n’ont pas encore vraiment tous intégré ce genre de problèmes. Ils votent des lois et ils se font gruger de pratiquement trois quarts.

    Il y a encore plus grave. Les spécialistes craignent qu’à un moment où l’on aura vraiment besoin d’électricité, alors que les réseaux sont en flux tendus, au cours d’un hiver très froid, il n’y ait pas assez de réserves hydrauliques pour alimenter le système. L’hydraulique est une énergie renouvelable mais absolument réglable : ce n’est pas le cas de l’éolien. Un jour nous entrerons dans une période basse du point de vue hydraulique et à ce moment-là, le réseau va disjoncter et on aura le droit à une vraie catastrophe nationale.

    A trop s’appuyer sur l’éolien, on est en train de se diriger vers une situation critique. Toute la politique de la transition énergétique est actuellement minée car elle a fait ce pari sur les énergies intermittentes, comme l’éolien. Malheureusement, les personnes qui auraient pu donner un avis plus objectif ont été éliminées des circuits. Ce sont donc des industriels qui sont entrés dans les circuits de la ADEME et des ministères de l’environnement. Tout ça est arrivé dans un programme qui est gravé dans le marbre, qu’on ne peut plus faire bouger : des députés et certaines commissions mettent en évidence certaines réalités hallucinantes et c’est l’omerta. Le gouvernement persiste dans son intention, la tête baissée, de multiplier l’éolien alors qu’on va dans le mur.

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  • Accident d’éolienne à Charly sur Marne (02) 11 07 2019 31/07/2019

    Incident sur deux des 11 éoliennes : ZONE INTERDITE et TGV menacé ?

    Charly-sur-Marne est située au sud du département de l’Aisne, à 16 km au sud-ouest de Château-Thierry, la ville est encadrée de 320 ha de vigne qui servent à produire du champagne.


    Dix mètres de pales sont tombés… la zone est bouclée par des gardes privés 
    Vive la Nouvelle France rurale , vive le tourisme autour des éoliennes comme le proclament certains promoteurs!
    Commentaire JL Butré

    posté par « STOP EOLIEN 02 »

    https://www.stop-eolien02.fr/2019/07/lhebdomadaire-laxonais-sinteresse.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+StopEolien02+%28STOP+EOLIEN+02%29

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  • Sénateur Detraigne Marne : Nuisances potentielles causées par les éoliennes 08/07/2019

    Le sénateur de la Marne Yves Detraigne a envoyé une lettre au ministère de l’Écologie.

    Lettre à François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire sur la question des nuisances potentielles causées par les éoliennes sur les hommes et sur les animaux lui demandant de diligenter les enquêtes utiles pour faire avancer l’état des connaissances sur les potentielles nuisances causées par les éoliennes.

    Lettre adressée le 4 juin 2019 – en attente de réponse  

    http://www.senateur-detraigne.org/saisines_senateur_yves_detraigne-2174-Nuisances_potentielles_causees_par_les_eoliennes

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  • Chantons avec nos amis… 26/06/2019

    Beau texte et belle musique pour un thème qui nous est cher !

    Un grand Bravo à Paul auteur de la chanson, qui, vous l’ignoriez sans doute, est l’un des membres et supporter de l’association « Protégeons Champguyon », une association voisine partenaire d’ADENOS.

    Lettre de la Fédération Environnement Durable samedi 22 juin 2019 18:25

    « Avant j’aimais les éoliennes »

    Clip vidéo de la chanson

    Hervé Biju-Duval

    Président de l’Association Paysages et Forêts de l’Armançon (APFA)

    Domaine de Sèche-Bouteille

    L’ACBFC (Association Collectif Bourgogne Franche-Comté) et l’APFA (Association Paysages et Forêts de l’Armançon -89-) sont producteurs et éditeurs de cette chanson : créée et interprétée par Archipol.


    Cette chanson  existe aussi sur CD (la chanson et aussi la pièce de théâtre « Avant j’aimais les éoliennes »),
    pour l’obtenir contacter
    domaine@sechebouteille.com

     

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  • Éolienne en feu à Ambon – 25 06 2019 26/06/2019

    Une éolienne est en feu ce mardi 25 juin au niveau de la commune d’Ambon. L’incendie a pris au niveau de la turbine. Vu la hauteur de l’éolienne, près de 80 m et vu la fumée qui s’en dégage, l’incendie est visible de loin. 32 pompiers sont sur place pour contenir l’incendie de cette éolienne du parc de Kéruel qui se situe en bordure de la RN 165, sur la commune d’Ambon. La Préfecture du Morbihan communique par tweet sur le sujet… Antenne 3 Bretagne en fait état.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/vannes/ambon-eolienne-80-m-feu-1690654.html

    Préfecture du Morbihan Tweets :

    [Incident] Une éolienne est actuellement en feu sur le secteur d #ambon proche RN165 – 30 sapeurs-pompiers mobilisés – Périmètre de sécurité mis en place – Soyez prudents sur RN165 à l’approche du secteur

    [Fin d’incident] A 18h50, l’incendie sur l’éolienne d’ #Ambon proche #RN165 est désormais éteint. Pas de blessés. Des débris de la nacelle sont tombés en bas de l’éolienne sans propager le feu.

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  • JL Butré dans Maisons Paysannes de France 22/06/2019

    Très bel article du Président de la FED pour le journal de l’association des Maisons Paysannes de France. Tout est dit…et bien dit !

    Le chargement est un peu long mais les 4 pages de texte et les photos sont remarquables

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  • Commission d’enquête sur l’éolien à l’Assemblée Nationale 13/06/2019

    Julien Aubert, député du Vaucluse et Président de la commission d’enquête donne quelques pistes sur son rapport prochain.

    Il a rencontré le Ministre François de Rugy et l’a interpellé sur l’énergie éolienne et son coût…

    Il s’est entretenu avec le magazine Valeurs Actuelles pour donner un premier point de vue…

    Entre 70 et 90 milliards investis dans l’éolien pour produire 15% de l’électricité … Lire la suite de

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  • Éolien déni de réalité 07/06/2019

    Nouvel article sur l’éolien par le journal Contrepoints du 5 juin 2019, montrant les absurdités de l’éolien non prises en compte en haut-lieu…

    Les énergies renouvelables ne parviendront jamais à remplacer les énergies pilotables. Faut-il attendre un blackout pour s’en rendre compte ?

    Par Michel Negynas.

    Contre l’avis de la Cour des comptes, des Académies des Sciences et des Technologies, des sociétés savantes de Physique et de Chimie, de la Fédération des ingénieurs et scientifiques de France (un million d’inscrits), des Commissions d’experts comme la Commission Percebois et  Grandil, malgré la faillite patente de l’Energiewende allemande, malgré la fronde contre la taxation de l’énergie, nos gouvernements persistent et signent : on remplacera des centrales nucléaires et à charbon, pilotables à la demande, par des éoliennes et des panneaux solaires produisant de manière aléatoire.

    Les éoliennes et les panneaux solaires (les ENR) sont un surinvestissement qui ne sert à rien puisqu’il faut de toute façon d’autres centrales, pilotables à la demande, pour assurer l’alimentation du réseau les nuits d’hiver sans vent, c’est-à-dire au maximum des besoins. Cette situation n’est pas rare. Nous la connaissons presque chaque hiver, parfois pendant plusieurs jours, et sur toute l’Europe. Le stockage ne sera jamais une solution. Ce n’est même pas une question d’innovation technologique, c’est une question d’ordre de grandeur de l’énergie à fournir : à titre d’exemple, nos stations hydrauliques en totalité ne représentent que quelques heures de stockage de consommation à la pointe.

    Pourquoi cette persistance dans l’erreur ?

    Sur le plan environnemental, ces énergies, intermittentes et aléatoires, sont contre-productives :

    ─  Pas de réduction de CO2 en France où l’électricité est déjà dé-carbonée. Au contraire, à terme, bien plus de recours à des centrales au gaz, seules capables de compenser les fluctuations à très court terme de l’éolien et du solaire. Cette particularité minimise même fortement les gains en émission pour un réseau alimenté en énergie fossile, par suite du très mauvais rendement de centrales contraintes à des marches chaotiques, loin de leur optimum.  

    ─  Utilisation inutile de millions de tonnes de silicium, béton, acier, cuivre, terres rares, et surtout résines impossibles à recycler.

    ─  Danger pour les animaux volants, nuisance pour les riverains.

    ─  Dégradation des paysages à grande échelle.

    Sur le plan financier, pour que ce soit rentable, il faudrait que le coût complet de ces ENR (investissement plus exploitation) et les surcoûts associés (lignes électriques supplémentaires, équipements de stabilité du réseau) soit inférieur au coût marginal des centrales classiques (coût du KWh supplémentaire produit par rapport à une situation sans ENR) puisqu’elles sont un surinvestissement non indispensable. De plus, l’obligation pour le réseau d’acheter tout KWh produit par les ENR même s’il n’en n’a pas besoin diminue la production des autres centrales, donc augmente fatalement leurs coûts, et obère leur rentabilité.

    Les subventions aux ENR étant généreuses, tous les producteurs abandonnent les programmes de centrales classiques pour profiter de cette manne. Si on continue comme cela, on n’aura plus d’ENR (une éolienne dure 20 ans, et personne ne veut les remettre à niveau en fin de vie, voir l’Allemagne) et on n’aura plus non plus de centrales classiques. Alors que le régulateur du réseau électrique européen (ENTSOE) tire déjà la sonnette d’alarme sur un risque de manque de capacités, tous les États européens annoncent qu’ils vont arrêter des centrales classiques… cherchez l’erreur…

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  • Toujours une inquiétude pour les vaches et l’éolien 29/05/2019

    https://www.liberation.fr/france/2019/05/24/mystere-autour-d-eoliennes-accusees-de-tuer-des-vaches_1729232

    Pourquoi des vaches semblent devenir folles ou meurent dans certains élevages ? Des études sont demandées pour faire la lumière sur ces phénomènes étranges.

    « Depuis l’arrivée d’éoliennes en 2012, c’est le cauchemar dans deux
    élevages de Loire-Atlantique, et le casse-tête pour les experts qui
    s’avouent désemparés.

    Avec environ 250 vaches de race normande perdues depuis 2013,
    l’élevage de Didier et Murielle Potiron, installés depuis 1989, est
    l’un de ceux qui a le plus été passé au peigne fin par les
    experts. «Les problèmes ont commencé fin 2012 avec les travaux
    de fondation des huit éoliennes du parc de Nozay, dont l’une se
    trouve à 600 mètres de la stabulation», raconte Murielle Potiron, 52
    ans. Baisse de la production laitière, difficultés à vêler, retards de
    croissance, mais aussi, dans l’exploitation voisine de quatre
    kilomètres de Céline Bouvet, vaches qui refusent d’avancer sur une
    partie de la route qu’elles empruntaient pourtant quotidiennement
    pour aller au pré… »

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  • Futur décret sur les sites classés ? 15/05/2019

    Sites classés : le gouvernement veut ouvrir la voie au béton

    D’après le magazine Reporterre du 11 mai 2019 ( Marie Astier), le gouvernement s’apprêterait à publier un nouveau décret modifiant la procédure de construction dans les zones ou sur les sites classés.

    Un projet de décret vient de sortir… Soyons vigilants.

    Un projet de décret – dont Reporterre révèle le contenu – pourrait faciliter grandement les travaux dans les « sites classés », les zones parmi les plus protégées et riches en biodiversité du territoire français. Une nouvelle contradiction entre les actions du gouvernement et les annonces faites lundi 6 mai par Emmanuel Macron en faveur de la protection de la biodiversité.

    En même temps qu’Emmanuel Macron annonçait lundi dernier des mesures en faveur de la biodiversité, son gouvernement préparait un décret qui pourrait laisser libre cours aux appétits des bétonneurs dans les sites les plus préservés de France.

    Ces « sites classés » sont par exemple la dune du Pilat, les calanques de Marseille, le massif du Mont-Blanc, les gorges du Tarn, les plages du Débarquement, etc. Ces lieux exceptionnels doivent présenter « un intérêt général au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque » pour être ajoutés à la liste des sites classés. Il y en a désormais 2.700, couvrant environ 2 % du territoire national.

    Depuis plus de 100 ans, la politique à leur égard est simple : les préserver au maximum de toute dégradation. Une politique plutôt rare, quand on sait qu’en France l’équivalent de la surface d’un département disparaît tous les 7 à 10 ans sous les bulldozers et le béton. Cette protection fait de beaucoup de sites classés des conservatoires de biodiversité, des refuges pour les espèces menacées.

    Actuellement, tous les travaux conséquents sur ces sites — un agrandissement notable d’un bâtiment, une construction, un belvédère ou une passerelle, un défrichage — doivent recevoir une autorisation ministérielle. Mais, un décret en préparation, dont Reporterre révèle le contenu, prévoit que l’ensemble des autorisations de travaux concernant les sites classés seront désormais délivrées à un niveau bien plus local, par les préfets de département.

    Le projet de décret

    Un arbitrage de Matignon

    « On ne s’y attendait pas du tout », relate David Couzin, président de l’Association des inspecteurs des sites. Alors que les services du ministère travaillaient en interne depuis de longs mois à un projet de décret ne déléguant que les travaux les moins « impactants » aux préfets, Matignon est arrivé en décembre en imposant sa version lors d’une réunion interministérielle.

    « Il n’y a jamais eu d’attaque aussi importante du dispositif, les inspecteurs à la retraite qui m’appellent me disent que c’est la fin des sites classés », alerte David Couzin. Cette mesure « risque de vider de sa substance une politique importante de protection du patrimoine naturel et culturel », soutient le Syndicat national de l’environnement-FSU, dans une lettre au ministre de la Transition écologique.

    Article du magazine Reporterre :

    https://reporterre.net/Sites-classes-le-gouvernement-veut-ouvrir-la-voie-au-beton?fbclid=IwAR3KrkRK2H30abtjQkFQBOB5kuRmzkmJaCU5gOjenSWE0UQ_TSE9S4mfdOU

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  • La filière éolienne française fait « pale » figure … 15/05/2019


    Le Canard enchainé du 8 mai 2019 : La filière éolienne française fait « pale » figure …

    En 2016, Areva a cédé son activité verte à l’Allemand Siemens

    En 2018, Alstom a vendu sa branche Énergie à l’américain General Electric

    L’usine d’éoliennes du Havre pourrait être construite à la mi-2020 après maints retards

    Celle de GE à Montoir de Bretagne tourne au ralenti

    La division ingénierie de Nantes va supprimer 80 emplois

    26 07 2018 Naval Group (contrôlé à 62.5% par l’Etat) a coulé le programme « hydroliennes » alors que l’usine d’assemblage de ces turbines avait été inaugurée 6 semaines avant à Cherbourg (260 million engloutis)

    Éoliennes flottantes, un savoir-faire français, sont en carafe, faute d’appels d’offres…

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  • Allemagne et éolien ? Démantèlement à prévoir. 07/05/2019

    Fin des subventions, démantèlement des éoliennes vieillissantes. Que va-t-il se passer bientôt en Allemagne ?

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  • Don Quichotte de retour ? 21/04/2019

    Un sourire dans ce nouveau monde de requins ?

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  • Pays Briard : éoliennes la question à trois « pales » 21/04/2019

    Un article du Pays Briard, face au développement éolien en Brie.

    Là aussi, le département est largement convoité par les promoteurs et sans écouter le refus local des futurs riverains.

    Communes et propriétaires terriens y trouvent un intérêt, mais l’acceptabilité des villages n’est jamais prise en compte.

    À l’image du supplice d’origine oriental, les gigantesques éoliennes et leurs trois pales sont-elles de nouveaux pals briards énergétique, financier et écologique ?

    Un pal énergétique ?

    La Seine-et-Marne a été décrétée terre d’accueil des éoliennes. Car, s’il y a bien du vent dans les autres départements de la région Île-de-France, la cartographie des zones favorables dans le schéma départemental éolien (juillet 2012 ; lire Le Pays Briard du 7 septembre) y concentre les zones favorables, avec une région phare : la Brie. La multiplication actuelle des projets éoliens y trouve sa source…                    Mais si un village devait être uniquement connecté aux éoliennes qu’il héberge, il y aurait tout juste de quoi alimenter simultanément quelques fer-à-repasser ou aux ménages de choisir entre la télévision, le four, la machine à laver, et encore, lorsqu’il y a suffisamment de vent…

    Un pal financier ?

    EDF doit racheter l’électricité produite par les éoliennes des opérateurs privés quasiment le double de ce que lui coûte sa production électrique, et cela par décision gouvernementale. Une décision qui risque d’ici peu d’être jugée par la Cour de justice de l’Union européenne comme une aide d’État : un collectif anti-éolien avait contesté le tarif de rachat fixé par l’arrêté tarifaire de 2008 (82 euros le mégawatt/heure, un tarif très avantageux pour les fermes éoliennes) et qui alors aurait dû être déclaré à la Commission européenne, ce qui n’a pas été le cas.
    Ainsi, plus la part de l’énergie éolienne augmente, plus cela impacte négativement la rentabilité d’EDF, avec comme seule alternative pour l’opérateur électrique historique d’augmenter ses tarifs en direction de ménages notamment…         L’argent est donc prélevé à un opérateur privé (EDF et donc dans la poche de ses clients) pour le distribuer ponctuellement, localement, et principalement dans la poche des promoteurs exploitants d’éoliennes.

    Un pal écologique ?

    Vantées par les écologistes politiques parisiens pour la mise en œuvre de la « nécessaire transition énergétique », les éoliennes ont comme plus farouches opposants les écologistes de terrain. Tout du moins ceux qui voient s’en installer près de chez eux, c’est ce qu’a constaté ce maire d’une commune marnaise, qui souhaite garder l’anonymat : « Dès le projet annoncé, les écologistes du village sont montés au créneau : les éoliennes allaient perturber la migration des oiseaux, créer des interférences insupportables, et surtout cela allait faire baisser la valeur de leurs biens, des maisons secondaires au calme dans nos campagnes ».
    « Nous avons pensé faire comme avec les réseaux, les enterrer, mais ainsi, une éolienne, forcément, ça marche beaucoup moins bien ». Sans compter avec la mise en construction de centrales CO2 émettrices afin de compenser l’intermittence de la production…     il est permis de se demander justement si l’opposition des populations n’est pas le fruit de ce forcing à tous crins. Avec un peu de respect des habitants, l’acceptation de ce mode de production électrique serait certainement plus grande, c’est-à-dire implanter loin des habitations, bien au-delà des 500 mètres légaux

    Article actu.fr

    Inutile de se le cacher, les éoliennes sont imposantes, même installées réglementairement (photo prise depuis une route départementale, sans montage ni trucage).

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  • Le prix de l’électricité va flamber en juin 2019 04/04/2019

    Hausse prévue en juillet prochain de près de 6%. Pourquoi donc ?

    Il faut bien payer les 5 milliards donnés pour les énergies renouvelables, chaque année. Le Président Macron l’avait signalé lors de la présentation de la PPE 2019 en novembre 2018. Cette Programmation Pluriannuelle de l’Énergie qui devait être publiée officiellement en ce début d’année, tarde à sortir. On surveille cela de près.

    Échange sur le sujet de l’augmentation annoncée par EDF mardi 3 avril sur France Info :

    « Le consommateur va payer pour les prédateurs. EDF est obligée de verser 25% de sa production nucléaire à des opérateurs privés qui se gavent. Aujourd’hui, ils sont en difficulté, et pour les sauver, on augmente le tarif réglementé d’EDF de façon à laisser de la marge à ces opérateurs privés », fulmine Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés.

    « Les tarifs augmentent aussi parce qu’EDF finance à hauteur de 5 milliards d’euros les énergies renouvelables, ce qui représente 15% de la facture », note Étienne Lefebvre, rédacteur en chef aux Échos. »

    Franceinfo vidéo

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  • Laurent Wauquiez veut sortir du développement anarchique des éoliennes 01/04/2019

    Pour la deuxième fois après une première fois en janvier dernier, Laurent Wauquiez s’exprime comme Président de la Région PACA, contre l’envahissement des éoliennes en Ardèche et Drôme, en préambule de la session plénière qui se tient depuis jeudi 28 mars 2019 au siège du conseil régional à Lyon.

    Laurent Wauquiez veut « sortir du développement anarchique des éoliennes ».

    Il veut fixer des règles plus strictes pour les projets éoliens dans le cadre du SRADDET, le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires.

    Laurent Wauquiez,  en conférence de presse, a dit tout le mal qu’il pensait du développement « anarchique » de l’éolien. « On a des paysages superbes mais parfois, on a des projets d’éoliennes qui sont implantés n’importe où ».

    « On n’implante pas un projet sans demander l’avis des gens qui habitent autour », dit-il.

    La région a jusqu’à la fin de l’année pour approuver le SRADDET, le schéma régional d’aménagement qui inclut l’éolien. Et Laurent Wauquiez estime qu’il faut fixer des règles : « Si ça altère les paysages, c’est non. Si ça aboutit à détruire la biodiversité, je ne vois pas l’intérêt. Et surtout on n’implante pas un projet sans demander l’avis des gens qui habitent autour. Pas des éoliennes partout. Ce n’est pas ma conception du développement durable. »

    vendredi 29 mars 2019, Florence Beaudet, France Bleu Drôme Ardèche.

    Wauquiez développement anarchique éoliennes Ardèche 03 2019 France bleu

    Il répondait ainsi à l’opposition, du 16 mars dernier, d’Hervé Saulignac, député PS de la première circonscription de l’Ardèche, au développement de l’éolien dans le département où il mettait en cause un schéma d’aménagement du territoire d’Auvergne-Rhône-Alpes, alors que l’Ardèche était déjà le premier département contributeur de la Région.

    Dans sa réponse adressée au député, le président LR de la Région, Laurent Wauquiez, « semble reconnaître l’impact paysager des parcs éoliens et indique vouloir maîtriser la prolifération des installations éoliennes », a indiqué le parlementaire, ce vendredi, dans un communiqué.

    Laurent Wauquiez prévoit ainsi la « prise en compte des contraintes liées à la protection des paysages et de la biodiversité et l’accord formel de toutes collectivités impactées ». Une garantie nécessaire, pour Hervé Saulignac, pour « empêcher le développement massif et non maîtrisé des installations éoliennes en Ardèche ».Le Dauphiné 29 03 2019.

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  • La lutte contre l’éolien s’intensifie autour de Sézanne 28/03/2019

    Le 24 03 2019, l’Union fait un gros titre sur la lutte de nos deux associations, Sauvons Champguyon, présidée par Francis Tetreau et ADENOS, présidée par Marc Schnell.

    Nos efforts se font audibles et les arguments sont multiples. Le côté technique et financier pour l’un, le côté Biodiversité pour le second.

    Et ils auraient pu en dire encore plus, tant les raisons de rejet d’une telle énergie qui se dit Verte et qui n’en a que le nom, se répandent dans la population qui n’est plus dupe.

    Il faut maintenant nous faire entendre des élus afin qu’ils relaient nos revendications.

    Union lutte contre éolien s’organise Tetreau 24 03 2019

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  • UNESCO 1-Eoliennes 0 : Pas de projet éolien à Val des Marais ? 28/03/2019

    Une victoire pour les associations anti-éoliennes, nombreuses dans le sud du département où de nombreuses installations éoliennes sont créées ou en projet.

    « Cela faisait trois ans que l’on essayait de dénoncer ce projet », jubile Roman Skonieczny, Président de l’Association Pays d’Épernay et son Patrimoine.

    « Le projet situé entre Val des Marais et Pierre Morains était situé intégralement dans la zone d’exclusion de la Charte Unesco », indique les services de la Préfecture

    « La réglementation évolue en permanence pour faire passer ce qu’ils appellent la transition écologique, en force, comme pour les enquêtes publiques, il faut donc de ne pas relâcher la vigilance » déclare Claude Lecomte , Président de Protection Paysages et Environnement 51.

    Article publié dans le Journal UNION Épernay du 25 03 2019 :

    Trop proche du vignoble classé à l’Unesco, un projet éolien est abandonné à Val-des-Marais :

    Les parcs éoliens visibles depuis le vignoble champenois sont nombreux comme ici celui près de Trécon.
    Pour l’instant les services de la Préfecture refusent le parc de la Société Nordex.
    Le promoteur va-t-il vraiment abandonner son projet et renoncer définitivement ?
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  • Accidents d’éoliennes en 2018- 2019! Pas si rares ! 28/03/2019

    Un début de liste à compléter en nous envoyant un message dans l’onglet « contact ».

    Merci d’avance.

    C’est déjà spectaculaire !!!

    8 accidents en 2018, 4 en trois mois en 2019. Il va falloir prendre ses précautions quand on passe près d’un parc, sans compter les personnes qui font du vélo. Il n’y a pas que les oiseaux qui risquent gros…

    Merci à Régine Gosse (Belle Normandie Environnement) pour avoir recenser une telle liste :

    Les accidents d’éoliennes en France depuis janvier 2018 

    30/01/19 :
    Aude : encore une pale qui chute d’une éolienne à Roquetaillade, le parc de 28 machines à l’arrêt et mis en sécurité

    https://www.lindependant.fr/2019/02/18/roquetaillade-une-pale-chute-dune-eolienne-le-parc-de-28-machines-a-larret-et-mis-en-securite,8022629.php


    23/01/19 :

    Oise : Le mât d’une éolienne se plie en deux à Campeaux  http://www.courrier-picard.fr/161828/article/2019-01-23/le-mat-dune-eolienne-se-plie-en-deux?fbclid=IwAR068Kd8PblrBwSqFKyZ6ey_p4oP33PiHTV7CWEcTxBzLjP9-JEFix5bGI8#


    17/01/19 :
    Moselle
     : Bambiderstroff : parc éolien à l’arrêt suite à la chute d’un bout de pale https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-saint-avold-creutzwald/2019/01/30/bambiderstroff-parc-eolien-a-l-arret-suite-a-la-chute-d-un-bout-de-pale?preview=true&fbclid=IwAR3toFBHxx9eiP8XiNsyq1s1UkN0uNFO9IvabUOaT86XuoCEXujB_QPOr98


    03/01/19 :

    Loire-Atlantique : La Limouzinière, sud de Nantes : le moteur d’une éolienne prend feu
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/limouziniere-sud-nantes-moteur-eolienne-prend-feu-1600571.html

     

    19/11/18 : Aisne : Ollezy : Une pale d’éolienne se retrouve à terre https://www.lejournaldeham.fr/2018/11/19/ollezy-une-pale-deoliennes-se-retrouve-a-terre/?fbclid=IwAR0wzVMKJnFLKXMp8b5jHg0w00mdVNnlPzAMe1AdsPpl_-W2K63tAl0lrHs

     

    06/11/18 : Loiret : Guigneville : Une éolienne s’est effondrée dans le Pithiverais https://www.larep.fr/guigneville/faits-divers/2018/11/06/une-eolienne-s-est-effondree-dans-le-pithiverais_13043015.html

     

    28/09/18 : Tarn :  Le rotor d’une éolienne a brûlé à Sauveterre https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/tarn/albi/image-degats-impressionnants-apres-incendie-eolienne-tarn-1552038.html

     

    03/08/18 : Ain : Monts d’Ain : une éolienne prend feu dans la nuit https://www.leprogres.fr/ain-01-edition-oyonnax-et-haut-bugey/2018/08/03/monts-d-ain-une-eolienne-prend-feu-dans-la-nuit

     

    Le 08/06/18 : Plateau d’Aumelas : une éolienne de 70 m en feu https://e-metropolitain.fr/2018/06/05/plateau-daumelas-eolienne-feu/

     

    10/04/18 : Hérault : Rarissime (??) : une hélice d’une éolienne arrachée à Dio-et-Valquières https://e-metropolitain.fr/2018/05/02/rarissime-helice-dune-eolienne-brisee-a-dio-valquieres/

     

    04/01/2018 :  NIXEVILLE-BLERCOURT : chute d’une pâle https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/50905/

     

    01/01/18 : Vendée : Tempête Carmen : une éolienne de Bouin s’est écrasée au sol https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/challans-85300/en-images-tempete-carmen-une-eolienne-de-bouin-s-est-ecrasee-au-sol-5480065

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  • Éoliennes, l’affaire du siècle ? Boulevard Voltaire 03 2019 28/03/2019

    Nombreux ont dit Halte à l’éolien , mais sommes-nous entendus ?

    Mise en garde exhaustive contre les Éoliennes par Boulevard Voltaire, Patrick Lallemand:

    Éoliennes : l’affaire du siècle ?  

    « Amoureux des vieilles pierres, de nos paysages si divers et si majestueux, en un mot amoureux de notre pays et de ses habitants, nous avons été des centaines de milliers de Français à crier aux membres du gouvernement : halte à l’éolien !

    Que va donner le grand débat ? Avec impatience, nous attendons le retour de nos revendications… et nous verrons alors comment nous avons été écoutés ou… enfumés ! Je prends l’exemple de l’éolien, devenu l’un – mais pas le seul ! – de mes chevaux de bataille…

    Plus de quatre mille associations locales et nationales environnementales et plus d’une centaine d’associations départementales et nationales défendant le patrimoine immobilier et paysager ont demandé, avec force, l’arrêt d’installation des éoliennes sur notre territoire. Ces corps intermédiaires seront-ils un jour écoutés ?

    Sans être exhaustives, voici les principales raisons de notre refus de ces « machines », installées à travers tout le pays par des centaines de promoteurs, menteurs, avides d’argent et manipulateurs auprès des pouvoirs publics et des propriétaires locaux… aidés par l’État français !

    Avons-nous besoin de ce parc éolien ?

    La France est excédentaire en production d’électricité car elle est contrainte d’exporter 11 % de sa production aux pays voisins et à des prix déficitaires ! Donc, nous n’avons aucunement besoin de cette source d’énergie.

    Le parc coûte cher à l’économie française :
    – pour un prix exorbitant de son installation, il n’est utile – ou soi-disant utile – que 25 % du temps (soit vent trop faible, soit vent trop fort !) ;
    – de plus, l’éolienne est totalement fabriquée à l’étranger et les installateurs sont en majorité des étrangers, sous le régime de « travailleurs détachés ».

    Le parc éolien coûte cher aux contribuables. En effet, sur chacune de nos factures d’électricité, la toute petite ligne CSPE (« contribution au service public de l’électricité », prélèvement fiscal sur la consommation d’électricité en France, créé au début des années 2000 et qui ne cesse d’augmenter) est faite pour engraisser les producteurs de ce type d’énergie. Arrêtons leurs éoliennes, cette ligne aura disparu et « notre pouvoir d’achat » sera meilleur !

    Le parc éolien apporte un préjudice certain sur l’écologie des territoires :
    – la pollution des sols : l’énorme socle de béton armé est coulé définitivement dans le sol (car sur les plans technique et financier, rien ne sera réalisable pour l’en sortir) ;
    – l’environnement immédiat de ces « moulins à vent » est déformé : les haies sont arrachées, les bois supprimés et des routes sont créées en plein champ ;
    – un massacre de la biodiversité en détruisant la faune (la chauve-souris, par exemple, espèce protégée car en voie de disparition, ne supporte pas les variations de pression au voisinage des pales).

    Le parc éolien désertifie nos campagnes :
    – La qualité de vie des riverains (jusqu’à 3.000 mètres des éoliennes) est brusquement altérée, touchant même la santé de certains (l’Académie de médecine regroupe tous ces aspects nocifs sous l’appellation « syndrome des éoliennes »). Il serait grand temps de mettre en avant le fameux principe constitutionnel « de précaution » contre ces machines assez monstrueuses au motif de la santé publique.
    – Les biens immobiliers, dans un cercle de plus en plus grand, perdent leur valeur (40 %), le patrimoine naturel et culturel représenté par nos paysages et nos monuments historiques est attaqué. Ainsi, le cadre de vie de nos campagnes ne va plus attirer ce flot de touristes, ni ces familles françaises, vivant dans les villes, désirant se ressourcer durant les vacances dans de petites communes autrefois silencieuses et paisibles…

    L’État saura-t-il prendre en compte l’appel de ces centaines de milliers de Français qui pensent que l’économie, l’énergie, la technique sont au service de l’homme et non l’inverse ? Le cadre de vie d’une famille française doit être en harmonie avec la nature et non déformé et altéré par ces machines bruyantes et anonymes. C’est bien ce qu’ont voulu et même osé dire au gouvernement un président de région (« Foutez-moi la paix avec les éoliennes ») ou un président de département (« Ras le bol, des éoliennes et de leurs promoteurs sans foi ni loi… »).

    L’idéologie antinucléaire, fondée sur une réflexion sans lendemain, et la lâcheté de nos hommes politiques avides d’un électorat soi-disant écologique nous ont apporté cette arnaque financière, véritable saccage de notre pays, véritable désastre économique, véritable « affaire du siècle »… »

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  • L’éolien a le vent en poupe dans le Sud-Ouest Marnais 28/03/2019

     

    7 3 2019 L’union s’interroge sur l’envahissement de l’Éolien dans notre secteur :

    L’éolien a le vent en poupe dans le Sud-Ouest marnais

    Culminant à 150 mètres de hauteur, les pales d’éoliennes peuvent poser problème, notamment si elles se trouvent au centre de couloirs migratoires.

    Culminant à 150 mètres de hauteur, les pales d’éoliennes peuvent poser problème, notamment si elles se trouvent au centre de couloirs migratoires. – Archives
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  • L’Électricité ferait-elle mourir des vaches en Bretagne : Inquiétude sur éolien et photovoltaique 25/03/2019

    « On retrouve des animaux morts sans explication »: des agriculteurs dénoncent les effets nocifs des éoliennes

    Des problèmes de santé inexpliqués inquiètent les agriculteurs situés à proximité du parc éolien de Nozay en Loire-Atlantique. Bêtes stressées ou décédées sans explication, conséquences sur la santé humaine… Les services de l’Etat enquêtent.

    BFMTV 25 03 2019 :

    https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/on-retrouve-des-animaux-morts-sans-explication-des-agriculteurs-denoncent-les-effets-nocifs-des-eoliennes-1148997.html

    Des bovins victimes de l’électricité dans les Côtes-d’Armor ?

    En Centre Bretagne, plusieurs éleveurs bovins sont confrontés à la mort inexpliquée de centaines de leurs veaux et de leurs vaches. Ils suspectent des taux d’électricité anormalement élevés dans le sol et dans l’eau.

    Préfet et ARS sont saisis.

    L’électricité ferait-elle mourir des vaches en Bretagne ? France3

    Europe1 en a aussi parlé ce matin, 25 03 2019. Affaire à suivre donc.

    N’oubliez pas de nous signaler tout effet suspect dont vous êtes témoins sur votre santé, pour vos voisins, votre domicile (fissures signalées par endroit). Ce sont tous ces témoignages qui peuvent faire avancer cette cause. Prévenez votre médecin traitant de ce qui vous arrive, en cas de besoin.

     

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  • Mobilisation payante à Montolivet (77). BRAVO ! 23/03/2019

    Bravo à la mobilisation payante de la population de Montolivet en Seine et Marne, à quelques km de la Marne . Deux associations se sont montées en apprenant qu’un promoteur était en relation avec la mairie. ADENOS a rencontré Monsieur Jean Révis, futur président de l’une d’elle, et l’a encouragé à mener le combat en amont du projet. Et c’est le moment le plus important.

    Face à l’opposition de son village, le Maire vient de renoncer à donner l’accord du Conseil Municipal au promoteur pour continuer son étude de faisabilité.

    C’EST LA MEILLEURE SOLUTION POUR NE PAS AVOIR D’ÉOLIENNES.

    Sachez-le !

    Après le vote positif de votre conseil municipal, la situation vous échappe totalement.

    Le projet, bien réel, qui se cache derrière ce terme d’étude de faisabilité, est mené dans la discrétion la plus totale par le promoteur. Il démarche séparément les agriculteurs, faisant miroiter l’arrivée de revenus faciles, sans montrant les facettes cachées du bail signé. Le risque de devoir un jour démanteler le socle total des machines à leur frais, par exemple.

    Il peut même vous proposer à vous tous de financer vos éoliennes : c’est le comble du comble pour mettre en danger votre santé, votre cadre de vie et la dépréciation de vos biens immobiliers pour un prêt dont le capital n’est même pas garanti !

    Ensuite, le dossier est déposé en Préfecture. S’il n’y a pas de problème technique relevé par les services de la Préfecture, l’enquête publique est lancée pour demander enfin l’avis des citoyens, mais avis consultatif seulement avant l’avis final du Préfet.

    Mais dès que le promoteur a commencé son dossier, il peut obtenir gain de cause auprès des tribunaux et c’est souvent comme cela que vous pouvez avoir un parc éolien refusé par la population, la mairie, le commissaire enquêteur, le Préfet !!! C’est le cas du Parc de la Haute Épine, aux portes de Montmirail.

    Alors encore bravo à Jean Révis pour son action exemplaire sur Montolivet.

    Que cela puisse servir d’exemple à d’autres villages, comme cela a été le cas à La Noue (51) en 2016 auprès duquel ADENOS avait aussi prêté main forte.

    Montolivet abandonne son projet éolien- actu.fr

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  • D Bussereau demande aussi un moratoire en Charente Maritime 22/03/2019

     Éoliennes en Charente-Maritime : Dominique Bussereau en a « ras-le bol »

    Nouvelle personnalité à réagir , après Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez, le Président du département de Charente Maritime et de l’Assemblée des départements de France (ADF)

    En effet, le président divers droite a annoncé ce lundi matin qu’il allait demander aux
    conseillers départementaux de « voter un moratoire de deux ans sur l’éolien ».
    Dominique Bussereau va demander au préfet « de surseoir à toute implantation de nouvelle éolienne dans le département »…
    Ce lundi matin, celui qui préside aussi aux destinées de l’Assemblée des départements de France (ADF) a justifié ce moratoire par le « risque sur nos paysages que fait courir la foultitude de projets éoliens ». Il évoque un danger pour l’image touristique de la Charente-Maritime, un secteur économique clé
    pour le territoire.
    L’ancien membre des Républicains se montre, une nouvelle fois, très dur avec le « lobby éolien » :
    « Ce sont des gens sans foi ni loi qui se fichent pas mal des aspects environnementaux. Ils ne développent qu’une vision purement mercantile ! Il y a actuellement plusieurs centaines d’éoliennes en projet en Charente-Maritime. C’est inacceptable. Ce n’est pas le principe de l’éolien que nous combattons mais bien l’excès d’éolien. »

    D Bussereau en a ras le bol de l’éolien Sud Ouest

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  • Journée record pour l’éolien 14 mars 2019 22/03/2019

    Journée record pour l’éolien 14 mars 2019. Vrai mais est-ce une bonne chose pour la France ?

    Providence, le vent était parfait le 14 mars 2019 et les éoliennes ont pu produire beaucoup ce jour-là.

    MAIS …

    Est-ce bon pour le citoyen que nous sommes ?

    Et bien, ce n’est pas sûr à en croire RTE et Énergie Verte.

    11 millions à payer d’après energieverte

    A en croire RTE, la nébuleuse éolienne hexagonale a produit de 14 à 15 h, une quantité record de 12 Gigawatts d’électricité ce 14 Mars 2019.

    Cette nouvelle devrait réjouir nos concitoyens, même ceux sous les fenêtres desquels tournent des éoliennes, pas toujours accueillies avec la liesse que souhaitent les promoteurs.

    Voila en effet une preuve irréfutable que ces machines de plus de 120 mètres et 370 tonnes plantées sur des massifs armés de plus de 1000 tonnes (Vesta V100) ont été érigées pour le bien commun …

    Voire !

    En effet, rappelons que la France est contrainte de vendre son excédent d’électricité impossible à stocker lorsque les éoliennes produisent inopinément plus que nos besoins.

    Alors quand le vent souffle fort, le surplus énergétique éolien doit être bradé à l’export au prix du moment d’un marché fluctuant : c’est le « SPOT » soit 29 €/Mw à cette date.

    Or cette électricité, l’état français l’achète, dans sa grande générosité, au prix contractuel minimum de 80€/Mw.

    Si l’on consulte le site de RTE, on constate que le14 Mars l’éolien aura produit 252 Gwh de 0 à 24 h , dont 239 Gwh sont instantanément exportés.

    Las, via les taxes sur la facture d’électricité (CSPE) et les 2 euros qu’ils versent aux promoteurs éoliens à chaque fois qu’ils font le plein d’essence (TIPCE), les français vont payer la différence entre prix d’achat (80€) et prix de vente (29€), ceci pour permettre aux industriels de l’éolien de brader leur production excédentaire.

    Le 14 Mars, date « à marquer d’une pierre blanche », est effectivement celle d’un record :

    C’est le jour ou l’éolien aura coûté plus de 11 millions d’Euros aux Français!

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  • Obscurantisme à obscurité ! Il y a un risque… 05/03/2019

    Article très intéressant de l’IREF, très documenté. Le risque éolien est loin de n’être qu’une question de paysages et de riverains, il y va aussi de notre Électricité de demain.

    Électricité : de l’obscurantisme à l’obscurité

    Article scientifique de l’IREF

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  • Éoliennes. Qui arrêtera le gâchis ? France Agricole 05/03/2019

    Grand journal du monde agricole, nouvel article sur les craintes posées par l’envahissement toujours plus lourd de ces parcs éoliens dans nos campagnes.

    Après le problème des animaux d’élevage en danger, le journal pose, cette fois, « la question du bilan carbone lié aux multiples camions nécessaires à l’acheminement de ces machines venant de très loin via des ports maritimes d’abord, avant de produire une énergie « propre » et qui aggrave le déficit commercial de la France à chaque machine installée. Nous subissons les dommages en Picardie des nombreux parcs installés. Le développement est une vaste supercherie ».

    France Agricole : éoliennes qui arrêtera le gâchis ?

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  • Nouveau départ pour le parc éolien de Pleurs 05/03/2019

    Après le rejet du Préfet pour PLU non conforme à l’installation d’un parc éolien, sur la commune de Pleurs, seules les installations agricoles n’étant autorisées, il a suffi au Conseil municipal de modifier ce PLU et le projet éolien a pris un nouveau départ.

    Le bulletin d’information du promoteur ABO Wind de janvier 2019 en précise les grandes lignes. Il a été distribué dans les boites aux lettres des habitants. Il annonce l’arrivée de 9 machines de 180 m de haut, 4,2 MW de puissance installée et 400 000 euros de retour sur tout le Territoire ( somme à partager entre Région, Département, Communautés de Communes et 3 communes concernées Pleurs, Gaye et Linthelles).

    Bulletin information ABO Wind La Grande Plaine

    Vous y trouvez les informations du promoteur ainsi que l’avis des élus et du Président de l’Association des Coteaux Sézannais AP2C.

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  • Une pale se rompt dans l’AUBE 27/02/2019

    « Encore un accident d’éolienne, le 30 janvier 2019, cette fois dans l’Aube. Après la Vendée, le Loiret, l’Oise, cela se multiplie.

    Faut-il attendre qu’il y ait quelqu’un dessous pour réagir ?

    Points de rupture dans les structures, machines poussées à fonctionner dans des conditions limites pour améliorer le faible facteur de charge de 20 à 25 %! »

    Article de l’Indépendant.fr :

    Roquetaillade-une pale chute d’une éolienne.19 02 2019

    Le parc éolien de Roquetaillade a été lancé en 2001 : il compte aujourd’hui 28 éoliennes. –
    Une pale d’une des 28 éoliennes du parc basé sur les communes de Roquetaillade et Conilhac-de-la-Montagne a chuté au sol le 30 janvier. Un arrêté préfectoral a imposé l’arrêt de l’activité du parc. Une enquête et une expertise technique sont en cours.

    Développeur, constructeur et exploitant des 28 machines du parc éolien de Roquetaillade, Engie Green évoque un « incident exceptionnel ». Le 30 janvier, une pale d’un des aérogénérateurs a chuté au sol. Impressionnante défaillance sur des engins d’une hauteur supérieure à 40 mètres, même si la société précise que l’incident, survenu à 13 h, « n’a fait aucun blessé ». Autres précisions livées par Engie Green, « la mise en place d’un périmètre de sécurité autour de l’éolienne n°5 », alors que « les 27 autres machines du parc ont toutes été mises à l’arrêt, dès le 4 février ».

    Si la mairie de Roquetaillade a été informée de l’épisode, c’est en préfecture que les décisions ont été prises sur les suites données. Le 11 février, Alain Thirion signait ainsi un « arrêté préfectoral de mesures d’urgence portant imposition de prescriptions de mise en sécurité et de mesures immédiates prises à titre conservatoire ». Un arrêté qui acte la suspension de l’activité du parc, précisant que la « remise en service, totale ou partielle des installations, ne pourra être effectuée qu’après accord de l’inspection des installations classées ».

    Une expertise par une entreprise externe

    Du côté des mesures conservatoires, la préfecture impose à l’exploitant de maintenir le gardiennage du site jusqu’à évacuation de la pale endommagée, de mettre en place un balisage renforcé autour de l’éolienne n° 5, de faire réaliser une expertise des éoliennes par une entreprise externe pour déterminer l’origine de l’incident, et enfin de procéder au contrôle des aérogénérateurs. Exigences auxquelles Engie Green se dit évidemment prêt à satisfaire, précisant « qu’une enquête est ouverte » et que « des expertises techniques sont en cours pour déterminer les causes précises de cet incident ». Il reviendra enfin à la société de livrer, d’ici fin février, un rapport d’incident dans lequel devraient figurer les « mesures pour éviter tout risque d’incident similaire ».

    Des incidents similaires sont survenus précédemment sur le parc éolien le 6 mars 2013 et le 5 avril 2015

    Une attente d’autant plus marquée du côté de la préfecture que, précise le préfet dans l’arrêté, « des incidents similaires sont survenus précédemment sur le parc éolien le 6 mars 2013 et le 5 avril 2015 ».  La base Aria du Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles, rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire, précise d’ailleurs dans le rapport d’incident de 2013 que « l’une des pales de cette éolienne avait déjà connu un problème de fixation en novembre 2011 ».

    Trois incidents en moins de six ans. Un enchaînement qui fait sans doute du site de Roquetaillade, objet en 2006 d’un acte de malveillance avec l’explosion de bonbonnes de gaz placées au pied de deux éoliennes, un triste recordman du genre. En rappelant le caractère exceptionnel des chutes de pales, Engie Green précisait que l’on « recense 25 cas de chute de pale en France depuis 1991, date de raccordement de la première éolienne. Ramené aux 10 000 éoliennes installées en France aujourd’hui, cela représente 0,25% » Un pourcentage dans lequel le site audois joue un rôle plus que conséquent, avec des machines dont la production, lancée en 2001, année de création du parc de Roquetaillade, a d’ailleurs été stoppée par son producteur espagnol.

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  • Le défi du recyclage. Attention à l’avenir… 02 2019 27/02/2019

    « On connaissait le problème du démantèlement des éoliennes, qui restera à la charge des agriculteurs, au delà des 50 000 euros provisionnés par les promoteurs,  pour démonter les socles de béton au delà du seul mètre arasé d’après la loi, puis des autorités quand les particuliers ne pourront plus s’en charger (sachant qu’il faut compter entre 350 000 à 450 000 euros pour le réaliser).

    Voilà maintenant le problème du recyclage des machines…

    En effet les éoliennes ont une durée de vie courte. Entre 15 et 18 ans, c’est bien peu pour de telles machines.

    Qu’en faire après les avoir démontées ? C’est ce que vous explique la vidéo suivante de France Info. »

    C’est rapide mais vaut la peine d’être vue ! »

    Éoliennes, le défi du recyclage

    Trois fois plus d'éoliennes d'ici à 2030, c'est le projet du gouvernement. Mais les éoliennes ne sont pas éternelles.

    Posted by franceinfo vidéo on Wednesday, February 13, 2019

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  • Les éoliennes ont détruit notre élevage-France Agricole 02 2019 27/02/2019

    « Un nouveau témoignage du danger des parcs éoliens sur les animaux. Après un éleveur dans la Somme qui avaient vu les vaches de sa ferme perdre leur lait, cette fois c’est en Loire Atlantique.

    Lors du Colloque sur les Infrasons à Paris en novembre dernier un scientifique expliquait que les vaches ayant 4 pattes, elles ressentent les infrasons encore plus que nous et en souffrent. »

    Témoignage:

    « Les éoliennes ont détruit notre élevage »

     - –>

    Didier, éleveur à Puceul (Loire-Atlantique)

    «Depuis sept ans, notre vie est empoisonnée par des éoliennes. Tout a commencé en 2006, quand un promoteur nous a contactés. Au départ, ma femme et moi, producteurs de lait et de viande, étions plutôt pro-éolien. Nous avons accepté, et l’une des turbines a été construite sur nos terres. En 2012, les huit ouvrages, de 150 mètres de haut, ont été mis en route. Six se situent à moins…
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  • Inspecteur des Finances et éolien insensé 11/02/2019

    Encore un autre article du Figaro présenté par un inspecteur général des Finances :

    TRIBUNE – Patrice Cahart, inspecteur général des finances honoraire, juge insensée la multiplication des éoliennes, tant au plan économique qu’esthétique et même en termes de santé publique.

    « La transition énergétique fait partie du grand débat national qui vient de s’ouvrir. C’est l’occasion de s’interroger, une nouvelle fois, sur la priorité accordée à l’éolien. Cette forme d’énergie est, nous assure-t-on, renouvelable. Trompeuse apparence. Sur notre territoire, une grande éolienne ne fonctionne en moyenne qu’à 24 % de sa puissance. En effet, s’il y a peu de vent, elle reste immobile ; s’il y a trop de vent, on doit l’arrêter ; le reste du temps, elle tourne fréquemment au ralenti. Or les consommateurs ont besoin d’une fourniture régulière. Qui prend le relais? Des turbines à gaz. Du fait de ce mariage forcé, l’éolien n’est ni propre ni renouvelable.

    D’ailleurs, la France n’a aucun besoin d’un supplément d’électricité…

    Pour atteindre les objectifs fixés par la loi sur le transition énergétique, la moitié des habitations de la France rurale se trouveraient à moins de 3 km d’une grande éolienne .

    Les campagnes seraient des zones semi-industrielles, sans les emplois…

    Cadre de vie et tourisme modifiés…

    Surcoût de 84 milliards d’euros pour cette transition sans compter les nouveaux réseaux électriques à installer  ni les centrales à gaz à construire pour pallier l’intermittence. Tout cela à la charge du consommateur ou du contribuable …

    Conclusion : L’action en faveur du climat est à réorienter vers la géothermie, la méthanisation et la récupération de la chaleur des égouts ainsi que vers l’isolation des bâtiments, …

    Il est urgent de stopper la folie des éoliennes ».

     

    Grand débat pour arrêter la prolifération Le Figaro 02 2019

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  • L’éolien à tout prix, une impasse écologique Les Échos 06 02 2019 11/02/2019

    Encore un article, encore un journal qui exprime le ras le bol contre l’éolien.

    Le journal « Les Échos » donne la parole sur ce sujet à Édouard Tétreau qui résume nos arguments de belle manière. Merci à lui.

    Édouard Tétreau, Associé-gérant de Mediafin

    « Malgré des dizaines de milliards de subventions détournées du pouvoir d’achat des Français (sous forme d’impôts), l’éolien est l’une des énergies les moins rentables du mix énergétique français… »

    « C’est un des mystères français les plus intrigants de notre époque : alors que des milliers d’éoliennes fleurissent sur le territoire, des dizaines de milliers de moulins, barrages, retenues d’eau, lacs, écluses et biefs sont voués à la destruction administrative.

    Pour paraphraser la formule du général de Gaulle, l’écologie étant une affaire bien trop sérieuse pour la confier à des écologistes, tentons de l’aborder ici en novice et sans parti pris. »

    Éolien à tout prix Les Échos 06 02 2019

    ARTICLE EDOUARD TETREAU

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  • La contestation contre les éoliennes s’accroit Le Figaro 07 02 2019 11/02/2019

    On en a la preuve après un nouveau sondage du Figaro du week-end, qui montre que le nombre de français qui refusent cette énergie est en constante augmentation.

    Faut-il continuer à développer l’éolien en France ?

    54290 votants : 31% Oui  – 69% Non

    Comme pour les radars, l’«inacceptabilité sociale» est si élevée que certaines éoliennes sont dégradées. Citoyens et élus saisissent la balle des «gilets jaunes» au bond pour faire entendre leur colère.

    C’est une multitude de vents contraires qui soufflent sur les éoliennes. Défenseurs du patrimoine, amis des oiseaux, protecteurs de l’environnement, anarchistes, zadistes, marins-pêcheurs, châtelains, parlementaires ou «gilets jaunes», des voix de plus en plus disparates s’élèvent contre ces gigantesques pylônes qui envahissent nos paysages.

    «La France connaît une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes, s’alarmait il y a six mois, dans Le Figaro, un collectif de députés de la majorité comme de l’opposition. L’acceptabilité sociale est tellement faible qu’on arrive à un niveau de taux de recours de l’ordre de 70 % sur toute la France

    Alors que le gouvernement veut multiplier par environ 2,5 la capacité installée d’éoliennes terrestres en dix ans (soit 15.000 mâts sur le territoire métropolitain à horizon 2028, contre 8000 fin 2018), partout la colère gronde. …

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  • Voitures électriques, éoliennes sur TF1 le 09 02 2019 11/02/2019

    Journal du 20 hTF1 Vidéo

    Avant d’avoir accès à cette vidéo, laisser dérouler la pub qui précède le texte qui vous intéresse.

    François Langlet répond à la question que lui pose Anne Claire Coudray : ces solutions sont -elles si écologiques que cela ?

    « Les technologies dites vertes ne suppriment pas réellement la pollution. Les équipements et matériaux utilisés nécessitent l’usage des terres rares, dont l’extraction fait ravage sur l’environnement. La pollution est simplement déplacée de nos villes vers d’autres pays comme l’Afrique ou la Chine, qui ont les matières premières nécessaires à la fabrication de ces machines.

    Conclusion : la meilleure solution, c’est l’énergie qu’on ne consomme pas. Donc mieux vaut chercher les moyens de l’économiser ».

    Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 20H du 10/02/2019 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1.

    Vous retrouverez au programme du JT de 20H du 10 février 2019 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

    https://www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/francois-lenglet-voitures-electriques-eoliennes-c-apparence-qu-ne-polluent.html

     

     

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  • Manifestation Paris 9 février 2019 Anti Éolien 11/02/2019

    Des associations anti-éoliennes ont manifesté à Paris ce samedi.

    Organisée par une association  » Les vents d’Amarugue  » puis soutenue par Vent de Colère et la FED, fédération d’environnement durable, cette manifestation voulait alerter sur l’envahissement de ces aérogénérateurs dont les nouveaux modèles auront la hauteur de la Tour Montparnasse, entre 200 et 250 m, à 500 m des habitations des riverains.

    Merci à tous ceux qui ont participé à cette manifestation.

    Serons-nous enfin entendus en haut-lieu, et arrêtera-t-on de massacrer nos paysages et détruire notre santé, pour une énergie intermittente, remplacée par des usines à gaz quand le vent s’arrête ou est trop fort, soit un petit quart de l’année seulement à être efficace ! Et tout cela pour des milliards dépensés !

    Article d’Europe 1 — 9 février 2019 :

    « Ce rassemblement exprimait le « ras-le-bol de l’ensemble des gens qui habitent à proximité d’aérogénérateurs industriels ».

    Des militants opposés à la construction d’éoliennes industrielles et qui dénoncent leur pollution visuelle, lumineuse et sonore, ont manifesté samedi à Paris au pied de la Tour Montparnasse.

    Les associations accusent les fermes éoliennes de « détruire le patrimoine paysager », et de provoquer une pollution visuelle, lumineuse et sonore.

    Des militants opposés à la construction d’éoliennes industrielles et qui dénoncent leur pollution visuelle, lumineuse et sonore, ont manifesté samedi à Paris au pied de la Tour Montparnasse, à l’appel notamment de l’association « Vent de colère ». Ce rassemblement exprimait le « ras-le-bol de l’ensemble des gens qui habitent à proximité d’aérogénérateurs industriels », a souligné Grégoire Cusin-Berche, de l’association Les vents d’Amarugue, qui se bat contre l’installation de nouvelles éoliennes dans le Cantal.

    La France est la première destination touristique mondiale

    Les associations accusent les fermes éoliennes de « détruire le patrimoine paysager », et de provoquer une pollution visuelle, lumineuse et sonore, faisant « fuir les touristes » et favorisant des « promoteurs privés ». La France est la première destination touristique mondiale, avec près de 90 millions de visiteurs étrangers en 2018, attirés par son patrimoine et ses paysages culturels protégés. Les associations demandent notamment des évaluations « récurrentes » de la performance du déploiement des énergies renouvelables.

    Des recours devant le Conseil d’État

    « L’éolien est une énergie non pilotable, elle dépend du vent. Quand l’éolienne ne produit pas, il faut compenser par d’autres sources, comme le fait l’Allemagne avec le charbon », a souligné Grégoire Cusin-Berche, qui se défend d’être pro-nucléaire. « Il faut redonner aux territoires la capacité de produire leur énergie en local (petits barrages hydroélectriques, petits méthaniseurs), que ça ne soit pas décidé d’en haut », dit-il.

    Plusieurs associations revendiquant « la protection de la nature et de l’environnement » ont déposé des recours fin janvier devant le Conseil d’État, pour demander l’annulation de deux décrets simplifiant les règles d’autorisation de nouveaux parcs éoliens. »

     

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  • Le Canard Enchainé : Consultation éolienne 04/02/2019

    Ici c’est un article du Canard qui parle de cette chère énergie !

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  • Le Monde : La Fraude des Mots et l’Énergie 04/02/2019

    En plus du journal Le Figaro avec plusieurs articles, Le Monde a publié en 2018 un article contre la politique énergétique de la France qui vaut d’être lu et relu attentivement.

    Pourquoi, en appelant haut et fort les autres pays à observer les conséquences de leur choix énergétique, les décisions de la PPE (Plan Pluriannuel de l’Énergie), annoncées en novembre dernier par le Président Macron et publiées incessamment,vont à l’encontre de la baisse des GES (Gaz à effet de serre) en subventionnant pour plus de 5 milliards l’Éolien et le Photovoltaïque, alors que les dépenses les plus nécessaires seraient l’isolation des bâtiments et la modification des transports publics ou collectifs.

    Article du Monde du 22 02 2018, il y a juste un an : http://huet.blog.lemonde.fr/2018/02/22/politique-climatique-erreur-francaise-fraude-des-mots/

    Politique climatique : erreur française, fraude des mots

    Plus l’État français dépense l’argent public pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, et plus elles augmentent. Un proverbe des Shadoks ? Non, le constat tout à fait officiel et détaillé fait par le ministère dirigé par Nicolas Hulot. La France prend en effet très au sérieux son rôle dans l’action mondiale pour atténuer la menace climatique future. Elle a donc mis au point une Stratégie nationale bas carbone. Laquelle détaille année après année et secteur par secteur les objectifs de diminution des émissions jusqu’à parvenir à -75% en 2050 relativement à 1990. Le fameux « facteur 4 », puisque cela correspond à une division par quatre de ces émissions. Une opération nécessaire si la France veut apporter sa quote-part à l’objectif mondial d’une atténuation de la menace climatique afin de la limiter à une élévation de la température moyenne de la planète de 2°C maximum relativement à la fin du 19ème siècle.

    Cette Stratégie ne se contente pas de chiffrer les objectifs, elle liste aussi les moyens mis en œuvre pour y parvenir : subventions, décisions structurantes, intégration des objectifs climatiques dans l’ensemble des politiques publiques… Tout cela fait très sérieux. Surtout lorsque l’examen du premier bilan dressé par le suivi de cette stratégie démontre son erreur manifeste lorsque l’on examine l’adéquation entre objectifs et moyens, le B et A BA d’une bonne stratégie…

    Les émissions réalisées sur le territoire national sont ainsi en augmentation de 2015 à 2016, de 457 millions de tonnes équivalent CO2 à 463 MTeCO2. Un très mauvais démarrage pour la Stratégie bas carbone. Surtout que le dérapage concerne en particulier les secteurs les plus émissifs : transports (plus 6% par rapport à l’objectif avec 136 MTeCO2); bâtiment, tant pour la construction que l’entretien et le chauffage (plus 11% avec 88 MTeCO2), agriculture (plus 3% avec 90 MTeCO2 dus pour l’essentiel aux oxydes d’azote des engrais et au méthane émis par le bétail)… L’industrie en revanche est presque en ligne avec les objectifs, à 1% près après avoir diminué de 45% ses émissions depuis 1990. Quant au secteur de la production d’énergie, il ne représente que 11% des émissions de gaz à effet de serre du pays, en raison d’un mix de production électrique dominé par le nucléaire et l’hydraulique…

    Plus de 5 milliards par an pour… rien

    Au regard des chiffres, on s’attendrait à un effort maximal sur les transports, le bâtiment, l’agriculture. Or, que nous apprend le document ministériel sur la distribution de l’effort public ? Que l’écrasante majorité des dépenses pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre est dirigée vers… le secteur électrique. En 2016, sur près de 6,7 milliards recensés, 3,5 milliards sont consacrés à soutenir l’implantation d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. En 2017, ces chiffres grimpent à près de 9 milliards dont 5,6 pour ces deux modes de production certes très peu émetteurs de CO2 mais dont l’intermittence suppose des moyens de productions complémentaires, en back up, qui seront pour l’essentiel… du gaz.

    Voir absolument le lien suivant : lire page 9 de ce document de suivi des « recommandations transversales » de la Stratégie bas carbone .

    Il est à noter que le ministère de la Transition écologique et solidaire a rendu public début décembre 2018 le projet de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) révisée. Elle dessine le chemin de la transition écologique et solidaire vers une neutralité carbone en 2050, conformément aux objectifs fixés dans l’Accord de Paris. Ce principe de neutralité carbone impose de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que notre territoire peut en absorber via notamment les forêts ou les sols.

    Suivi Stratégie bas carbone

     

     

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  • Vers une hausse de l’électricité en 2019 de 3 à 4% 23/01/2019

    RTE a annoncé que les tarifs bleus de l’électricité devraient aller vers une hausse du prix de 3 à 4% en février 2019.

    https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/electricite-vers-une-hausse-du-prix-de-3-a-4-en-fevrier-2019_3077491.html

    Une possible augmentation de 3 à 4%

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) — qui a un rôle majeur dans la détermination du tarif bleu de l’électricité, devrait envoyer d’ici peu une nouvelle proposition au gouvernement. L’autorité indépendante indiquait hier sur son site :

    Par ailleurs, en application du code de l’énergie la CRE proposera au gouvernement au mois de février 2019 une évolution des tarifs réglementés de vente électricité en vue d’un ajustement de début d’année. Ces tarifs respecteront les dispositions en vigueur permettant à ceux-ci d’être contestables alors même que l’atteinte du plafond ARENH en l’absence d’évolution du tarif de 42€ est un élément nouveau qui incite fortement à une réflexion sur l’avenir du dispositif, comme l’a annoncé le Président de la République.

    Cette évolution se traduirait par une hausse dès le 1er février 2019 des tarifs réglementés de l’électricité, entre 3 et 4%. Ces tarifs sont commercialisés par EDF. Une augmentation qui aurait des répercussions sur la facture des consommateurs encore clients du tarif bleu, soit 80% des ménages.

    La dernière hausse du prix de l’électricité date de février 2018. Les tarifs avaient alors augmenté de 0,7%. Ils avaient ensuite été revus à la baisse en août 2018, à hauteur de 0,5% .

    Dans le contexte de vague de mécontentement général secouant la France, le gouvernement semble toutefois faire demi-tour. Le Premier Ministre Édouard Philippe a en effet annoncé le 4 décembre 2018 le gel des tarifs de l’électricité et du gaz jusqu’en mai 2019. Cette hausse préconisée par la CRE serait ainsi repoussée au printemps, ou à l’été 2019. La conséquence serait aussi que cette augmentation soit supérieure à ces 3% ou 4% annoncés initialement…

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  • Suppression des enquêtes publiques « Œil du 20h » de Fr2 23/01/2019

    Le 22 01 2019, France 2 a consacré son émission l »œil du 20h » du JT de 20h à la fin progressive des enquêtes publiques. Pour les ICPE, installations présentant un danger pour l’environnement, 2 régions seront les premières à expérimenter les consultations publiques à la place des enquêtes avec commissaire enquêteur dans chaque lieu intéressé. Deux exemples  sont donnés : Une usine de bitume et … un parc éolien. Bretagne et Hauts de France, testées pendant 3 ans. On sait bien que les tests sont le plus souvent généralisés.

    Oeil du 20 heures du 22 janvier 2019

    Le décret est passé en décembre dernier, alors que la consultation sur le décret de mars dernier avait été contesté par 95% des votants.

    On a ici un exemple de l’utilité de ces consultations !

    Extrait de l’émission :

    En ce moment, le gouvernement n’a qu’un mot à la bouche : le débat. Mais pendant qu’il encourage le grand débat national, il a décidé de supprimer dans certaines régions, une autre forme de consultation : les enquêtes publiques…

    Des enquêtes publiques, il y en a eu quelque 7000 en France l’an dernier. C’était le cas à Longueau, dans les Hauts-de-France, où une filiale du groupe Vinci avait prévu de construire une usine de bitume, à 130 mètres des habitations. Une enquête publique a été ouverte, tous les habitants ont pu s’exprimer sur le projet.

    “S’il n’y avait pas eu d’enquête publique, les tractopelles seraient en route”

    Conclusion de l’enquête : avis défavorable. Cette zone est jugée inadaptée pour accueillir une telle usine. L’industriel a abandonné l’idée, à la grande satisfaction des opposants. “S’il n’y avait pas eu d’enquête publique, je pense que les tractopelles seraient déjà en route pour construire l’usine,” se félicite Sébastien Galland-Rins, un riverain. “C’est un rouage important de démocratie : face à des grosses industries comme Vinci, Eurovia, on ne fait pas le poids.

    Pourtant à quelques mois près, il aurait bien pu ne pas y avoir d’enquête publique pour ce projet d’usine. Dans un décret promulgué fin décembre, le gouvernement impose en effet une expérimentation dans les Hauts de France et en Bretagne : pour les installations présentant un risque environnemental, les enquêtes publiques pourront être remplacées par une consultation sur internet.

    Plus d’enquête, et plus de commissaires-enquêteurs… Nous avons rencontré l’un d’eux dans la Somme : François-Charles Grévin y instruit sans doute l’une de ses dernières enquêtes publiques, sur l’implantation de 10 éoliennes. Avant de rendre un avis favorable ou défavorable au projet, il a étudié les 1142 pages du dossier dans le détail, pour le présenter aux riverains. “Il fait 8 kilos : pour le lire j’ai mis 2 journées,” relève-t-il. Il n’imagine pas un internaute consacrer autant de temps à étudier un dossier. “A mon avis nous remplissons un rôle qui me semble difficilement remplaçable par une procédure sur internet.

    3 avis pour, 2768 avis contre, mais le décret promulgué

    Mais pour le gouvernement, ces enquêtes publiques sont trop longues et trop complexes. Au revoir monsieur le commissaire-enquêteur : les Français sont désormais invités à laisser leurs avis directement sur internet. Seront-ils mieux entendus ?

    Avant de remplacer la procédure par une consultation en ligne, le gouvernement avait interrogé les citoyens… sur internet justement. Résultat : 3 avis en faveur de la suppression de l’enquête publique, 2768 contre. Cette procédure consultative n’a pas empêché le décret d’être promulgué.

    C’est là un avant-goût amer des enquêtes publiques 2.0, selon France Nature Environnement. “On est à des années-lumières des garanties qu’offre une procédure d’enquête publique,” estime Florence Denier-Pasquier, secrétaire nationale de l’association. “Ca n’a rien à voir : on nous fait croire que c’est la même chose mais c’est un faux-semblant !

    Les députés de la majorité l’assurent, il ne s’agit que d’une expérimentation, dont les leçons seront tirées dans 3 ans. Si l’essai est jugé concluant, l’enquête publique pourrait alors être supprimée partout en France, pour tous les projets touchant à l’environnement.

     

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  • Wauquiez rejoint Xavier Bertrand dans le combat contre les éoliennes 23/01/2019

     

    Dans un entretien avec le Journal La Montagne du 14 janvier dernier, le Président des LR a déclaré refuser le saccage des paysages par des parcs éoliens dans sa région. Oui près d’une autoroute mais pas dans une zone préservée. Après Xavier Bertrand dans les Hauts de France, c’est une deuxième région qui ne veut plus accepter cet envahissement désordonné.

    Puissent-ils se faire entendre et appliquer cette doctrine en mettant en place des solutions alternatives. Il propose dans sa Région d’aider les maires à obtenir des prêts sans avoir besoin d’avoir recours seulement aux promoteurs éoliens. Il reconnait ainsi que de nombreux maires succombent aux sirènes de l’éolien seulement pour des raisons financières.

    « Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, est d’accord pour participer au grand débat

    « Je suis préoccupé de voir se multiplier de façon chaotique des projets éoliens partout dans la région. »

    En décembre, vous avez annoncé vouloir organiser un grand débat sur les éoliennes. Pourquoi ? Et quelle forme va-t-il prendre ?

    « Planter une éolienne dans une zone remarquable, ce n’est pas faire progresser le développement durable. Je vois les tensions dans le Cantal, dans l’Allier. A l’intérieur du schéma régional d’aménagement du territoire qui sera débattu en séance plénière, nous allons mettre des éléments pour éviter que des éoliennes saccagent des paysages, même si les décisions finales reviennent à l’Etat. »

    Mais dans le même temps, vous avez augmenté le  fonds d’investissements Oser qui peut financer des éoliennes. N’est-ce pas contradictoire ?

    « Les éoliennes le long des autoroutes, dans des zones d’activités, cela ne me gêne pas. Il s’agit de protéger des sites qui n’ont pas été altérés par la main de l’homme. Puisque beaucoup de communes sont démarchées par des entreprises pour l’installation d’éoliennes et qu’elles y voient une ressource pour compenser la baisse des dotations de l’Etat, nous sommes par exemple en train de travailler avec le Département de l’Allier pour s’engager aux côtés des petites communes et leur éviter de céder à des spéculateurs. D’autant que les recettes des éoliennes sont très aléatoires. » »

    Article de La Montagne 14 01 2019

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  • Assemblée Nationale : FED invitée à la commission du 17 janvier 2019 21/01/2019

    Audition de la FED par la commission économique de l’Assemblée Nationale sur les freins à la transition énergétique

    La FED, Fédération de Développement Durable à laquelle nous sommes affiliés, a été conviée à participer à cette commission .

    C’est, une fois de plus, un cas d’imposture et une fausse concertation où les personnes étaient toutes acquises à la cause éolienne, dont les deux députées invitées, à l’exception de JL Butré et une administratrice de la FED qui l’accompagnait.

    Voici le compte rendu de JL Butré à la sortie de la réunion, ainsi que la vidéo totale de la réunion de 2h. La première heure portant sur l’éolien terrestre est la plus intéressante pour voir vers où les futures mesures vont aller.

    « Bonjour,

    Avec Bernadette Kaars administrateur de la FED, nous avons été auditionnés hier  matin pendant 2 heures par la commission économique de l’Assemblée nationale.

    Thème  : Eolien Mission d’information relative aux freins à la transition énergétique

    – Audition, en table ronde, ouverte à la presse, sur la filière de l’éolien terrestre : M. Stanislas Reizine, sous-directeur du système électrique et des énergies renouvelables, direction générale de l’Énergie et du climat, au ministère de la Transition écologique et solidaire ; M. Jean-Louis Butré, président de la Fédération pour l’environnement durable (FED) et Mme Bernadette Kaars, administrateur ; M. Olivier Perot, président de France énergie éolienne ; M. David Marchal, directeur adjoint Productions et énergies durables de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). »

    Vous pouvez voir la vidéo :

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7151255_5c403b823cb83.freins-a-la-transition-energetique–tables-rondes-sur-les-filieres-de-l-eolien-terrestre-et-marin-17-janvier-2019

    PS : Remarque personnelle
    Participants à cette table ronde sur la filière de l’éolien terrestre

    Les 3 intervenants M.Stanislas Reizine, M.Olivier Perot, M. David Marchal  sont solidaires à 100%
    C’est à dire que le « lobby » des industriels de l’éolien , le Ministère de l’écologie et l’ADEME  sont totalement liés. Le programme du plan pluriannuel de l’Electricité (PPE) de la France qui doit être évalué par les citoyens est en réalité déjà totalement « bouclé » et il a été décidé par ce trio, c’est à dire par les promoteur éoliens qui détiennent tous les pouvoirs sur l’avenir de l’énergie électrique de notre pays. Les pseudo consultations en cours ou  à venir sur la PPE si elles sont toujours au programme ne  seront faites que  pour donner une apparence de démocratie.

    4 invités sur place :
    – 2 députées qui défendent l’éolien (une dit que financièrement c’est très utile aux communes. L’autre a le discours classique : « Moi, j’en vois une de mes fenêtres, cela ne me pose pas de problème »(la distance n’est pas précisée !).
    – Le président et une administratrice de la FED, seuls empêcheurs de multiplier les éoliennes, dont les arguments sont totalement repoussés de la discussion par les autres présents à leur tour.
    Autre article sur La Chaine Parlementaire
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  • Énergie pas si verte que cela ? Contrepoints du 28 12 2018 28/12/2018

    L’Énergie renouvelable verte, pas si verte qu’on veut bien nous le dire ? De  bons arguments intéressants à méditer pour convaincre vos interlocuteurs.

    Merci à tous ces journalistes d’investigation qui cherchent à prouver ce qu’on sent, nous, depuis bien longtemps.

    Contrepoints, Économie Matin, et bien d’autres, qui nous servent tout au long de l’année à faire éclater la vérité au grand jour.

    N’hésitez pas à les lire régulièrement, et cet article tout particulièrement, qui contient de nombreux liens pour approfondir chaque point.

    28 12 2018 Contrepoints

    Énergies renouvelables : cette couleur « verte » qui ne veut rien dire (Par Michel Gay).

    https://www.contrepoints.org/2018/12/28/333420-energies-renouvelables-cette-couleur-verte-qui-ne-veut-rien-dire

    Si l’Union européenne voulait vraiment protéger le climat en réduisant les émissions de CO2, elle fixerait des objectifs sans imposer des moyens et des technologies.

    Le temps est peut-être venu d’envisager des modifications dans la politique énergétique européenne et de remplacer le terme « énergie renouvelable » par « énergie propre » comme les États-Unis, l’Inde et la Chine.

    Énergie renouvelable, charbon et nucléaire

    L’Allemagne est à l’avant-garde du développement des sources d’énergie renouvelable intermittente (EnRI), en particulier éolien et solaire, mais ses émissions pour la production d’électricité sont 10 fois plus élevées par habitant que celles de la France qui utilise le nucléaire pour produire 75 % de son électricité.

    Pire, en 20 ans, la Pologne, dont l’essentiel de l’électricité est produite avec du charbon, a presque autant réduit ses émissions de CO2 que l’Allemagne, dont le total des investissements dans les énergies renouvelables a dépassé 250 milliards d’euros… Comment est-ce possible ?

    La réponse est simple : le développement de sources d’énergie intermittente ne réduit plus les émissions de CO2 lorsque leur production atteint un point de saturation dans le mix énergétique. Surfant sur la vague de l’idéologie verte anti-nucléaire, la France s’est pourtant engagée à réduire la part de l’énergie nucléaire à 50 % dans son mix électrique, tout en affirmant que la réduction des émissions de CO2 était primordiale.

    Néanmoins, probablement pour apaiser le lobby éolien, le président Macron a approuvé la construction de parcs éoliens en mer, avec un prix garanti trois à cinq fois plus élevé que celui de l’énergie nucléaire (tout dépend de ce qui est inclus dans la facture…).

    Le Saint Graal du stockage 

    L’électricité produite par les EnRI doit être utilisée immédiatement car les possibilités de stockage sont négligeables devant les besoins. Le Saint Graal serait un stockage d’énergie massif et bon marché capable de combler les absences de production quand le vent ne souffle pas et quand le soleil brille peu à travers l’Europe, pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

    Mais il  n’existe pas et rien ne permet de penser aujourd’hui qu’il existera un jour… Le réseau ne peut donc pas être alimenté uniquement à partir d’énergies renouvelables sans l’approvisionnement de sources stables et pilotables alimentées par des énergies fossiles ou par… du nucléaire.

    Et dans le cas de l’Allemagne, ces sources sont principalement des centrales au lignite, les plus gros émetteurs de CO2. Et pour les alimenter, l’Allemagne creuse de nouvelles mines de lignite à ciel ouvert…

    L’Allemagne sait parfaitement qu’elle n’atteindra pas ses objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés pour 2020. Et l’écart sera considérable. C’est pourquoi elle reporte la fermeture de ses centrales au charbon et construit le gazoduc géant Nord Stream 2 avec la Russie. Le gaz reste la seule possibilité de réduction de ses émissions si elle ferme ses centrales nucléaires et… au charbon/lignite.

    Voilà pourquoi l’Allemagne est si déterminée à mener à bien le second tronçon du gazoduc Nord Stream.

    L’Union européenne est-elle sur la mauvaise voie ?

    L’Union européenne devrait se demander si la voie du développement « choisie » (ou imposée ?) des énergies renouvelables conduit réellement à la réduction des émissions de CO2 et, in fine à la protection du climat. N’est-elle pas plutôt un système financier rentable pour des entreprises privées au détriment de tous les citoyens/contribuables ?

    En Europe, une éolienne n’est pas écologique mais elle représente un excellent instrument financier grâce aux subventions qui garantissent des profits élevés (et indus) depuis plusieurs années. Les principaux bénéficiaires sont les marchés financiers et les fournisseurs de gaz naturel, dont les ressources s’épuisent progressivement en Europe. Il restera le gaz en provenance de Russie…

    Ce n’est pas le climat qui tire le plus de profit des énergies renouvelables !

    Si l’Union européenne voulait vraiment protéger le climat en réduisant les émissions de CO2, elle fixerait des objectifs sans imposer des moyens et des technologies. La fission nucléaire est actuellement la plus efficace (la fusion a encore beaucoup de chemin à parcourir avant la commercialisation). Ses coûts d’investissement initiaux sont élevés, mais sa production est disponible sur demande, quelles que soient les conditions météorologiques. Elle est, de plus, bon marché en raison de sa longue durée de vie et de ses faibles coûts de fonctionnement (l’uranium ne coûte « rien » dans le coût de production de l’électricité).

    Les antinucléaires

    Mais le nucléaire a ses adversaires. En particulier les activistes conditionnés par l’idéologie et par la peur, dues souvent à l’ignorance, notamment sur les risques et les déchets. Ils savent malheureusement jouer sur les émotions en utilisant le mensonge ou des déclarations fausses et biaisées.

    Bien que personne ne soit mort de radiations à Fukushima, ils ont profité de cet accident pour mener une campagne efficace entravant le développement économique du nucléaire en Occident.

    C’est le problème des pays occidentaux car les puissances croissantes de l’Asie développent le nucléaire de manière dynamique.

    Il est venu le temps…

    En plus de l’électricité, le nucléaire permet de produire de la chaleur pour le chauffage et pour dessaler de l’eau de mer, ou plus tard, pour fabriquer de l’hydrogène. Et tout cela est possible avec presque zéro émission de CO2 dans l’atmosphère.

    Récemment, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a indiqué la nécessité de développer l’énergie nucléaire pour réduire la consommation de pétrole, de gaz et de charbon.

    Le temps est peut-être venu, en Europe, d’envisager des modifications dans la politique énergétique européenne et de remplacer le terme « énergie renouvelable » par « énergie propre » comme, par exemple, les États-Unis, la Russie, l’Inde et la Chine. Et puisque la couleur verte accolée au mot énergie n’a aucune définition, pourquoi pas « énergie verte » incluant le nucléaire… propre.

     

     

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  • Avec l’éolien la transition écologique est l’escroquerie du siècle ! 17/12/2018

    Encore un article d’Économie Matin expliquant le problème financier à l’origine de cette énergie renouvelable. Quelques chiffres impressionnants qui donnent le tournis.

    150 MILLIARDS € :

    Les engagements pris par la France pour les 20 prochaines années en matière de subvention de l’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque se montent à 150 milliards d’euros.

    Si on cumule les chiffres de la Commission de régulation de l’énergie et ceux de la Cour des comptes, les engagements pris par la France pour les 20 prochaines années en matière de subvention de l’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque se montent au chiffre astronomique de 150 milliards d’euros (120 milliards d’éoliennes terrestres et photovoltaïque et 30 milliards d’euros pour l’éolien en mer) soit 7,5 milliards d’euros par an sans compter le coût des projets à venir…

    Lire l’article de Ludovic Grangeon :

    Article ici

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  • Éolien : la caisse est vide, l’essence paie le vent en 2019 17/12/2018

    L’Éolien coute cher et il faut bien le payer. Au moment où les gilets jaunes ont protesté contre la hausse des taxes sur l’essence, on s’aperçoit que le trou creusé par l’éolien se révèle profond et qu’il faut bien y faire face. Création discrète d’une taxe : Un « compte d’affectation spéciale » vient d’être mis en place en douce très discrètement et va pomper (c’est le cas de le dire) 7 milliards supplémentaires sur la fameuse TICPE sur les carburants. C’est le double de ce qui a provoqué le mouvement des Gilets Jaunes, et le Gouvernement pense qu’on ne va rien voir … à la pompe…

    Affaire à suivre, encore une fois.

    Mais c’est surement l’aspect financier qui risque de plomber l’éolien puisque le problème sanitaire et environnemental n’est aucunement reconnu.

    Voir l’article de l’Économie Matin :

    Article à lire ici

     

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  • Lettre ouverte à E Macron par JL Butré FED 17/12/2018

    Voici le texte de la Lettre Ouverte adressée par JL Butré au président de la République, le 12 12 2018 :

    Triplement du nombre d’éoliennes terrestres : lettre ouverte à Emmanuel Macron

    Comment peut-on espérer ainsi instituer une « Société de confiance et de solidarité » et réduire les droits des associations et des citoyens sur des projets ayant une incidence sur leur vie quotidienne et leur environnement ?

    Monsieur le Président de la République,

    Votre annonce du triplement du parc éolien terrestre composé actuellement de 8.000 machines pour le porter à 24.000 sur tout le territoire  aura comme conséquences :

    –   de défigurer les paysages et le patrimoine de la France

    –   de doubler en quelques années le prix de l’électricité pour les consommateurs, qu’il faudra ponctionner par des taxes écologiques insoutenables qui passeront de 5 à 8 milliards d’euros par an. La Cour des Comptes dans un rapport de mars 2018 a dénoncé le coût exorbitant et l’inefficacité des énergies renouvelables intermittentes comme  l’éolien devenu le symbole de la transition énergétique.

    –   d’augmenter les gaz à effet de serre de la France par des énergies intermittentes qui  vont à l’encontre de vos déclarations sur le climat.

    –  d’ignorer les souffrances des citoyens qui subissent ces machines qui atteignent maintenant 235 m de haut à 500 m de leur habitation. Aujourd’hui 70% des projets éoliens terrestres sont rejetés par les riverains ruraux, qui sont obligés de s’adresser à la justice pour se faire entendre. Malgré leurs souffrances, vous avez  a choisi, plutôt que de les écouter, de les pénaliser trois fois plus en suivant probablement les conseils d’écologistes et  d’idéologues sectaires qui profitent du pillage économique des consommateurs au détriment de l’intérêt général.

    Pour mettre en œuvre ce programme, François de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a  publié le samedi 1er décembre 2018, un décret issu de la commission Sébastien Lecornu, instituant une justice d’exception pour les éoliennes, portant  un coup mortel à l’ensemble des associations loi 1901 et privant les citoyens du droit fondamental de se défendre gratuitement en justice en première instance aux Tribunaux administratifs.
    Le décret stipule en plus que la durée légale sera réduite de 4 mois à 2 mois, pour qu’ils n’aient même plus le temps d’étudier les dossiers de plusieurs milliers de pages du « permis de construire simplifié des éoliennes » signé par le Préfet et baptisé « autorisation unique ».
    Un second décret a été publié au même moment pour aussi supprimer progressivement les enquêtes publiques, une  mesure injuste qui renforce encore les privilèges accordés aux promoteurs du vent, sachant que le système est conçu pour les enrichir  et que ces dispositions d’exception sont la résultante de leur lobbying.

    Ces décisions montrent que, face à l’exaspération de victimes de ces machines au lieu de les écouter, il a été décidé de les museler définitivement, par un régime d’exception juridique qui est perçu comme une provocation gouvernementale sans précédent puisque la loi retire au citoyen la possibilité de recours contre les éoliennes, une menace que certains considèrent souvent comme quasi vitale.

    Monsieur le Président nous vous demandons de retirer ces décrets, de décider d’un moratoire sur l’éolien industriel terrestre et de lancer une étude indépendante pour analyser le bilan de cette énergie renouvelable depuis le début de son implantation en 2001.

    La suppression du soutien financier (tarifs de rachat ou de référence) à la vente de l’électricité renouvelable permettrait d’absorber l’annulation de l’augmentation de la taxe climat et de retrouver de la marge pour financer une varie  transition énergétique acceptable pour les citoyens.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

    Jean Louis Butré président de la Fédération Environnement Durable 1300 associations  

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  • Les registres dématérialisés d’enquêtes publiques 16/12/2018

    Savoir ce qui nous attend, pour mieux nous préparer.

    Exemple d’enquête publique dématérialisée

    Avec présence d’un commissaire enquêteur en mairie à certaines heures.

    « Les registres dématérialisés d’enquêtes publiques présents sur ce site Internet sont mis à la disposition du public pouvoir déposer une observation sur une enquête publique à destination du commissaire enquêteur ou de la commission d’enquête en charge de l’enquête, lire les observations numériques déposées sur le présent site et consulter les dossiers d’enquêtes grâce à un lien.
    Le registre papier ainsi que le dossier de l’enquête sont toujours accessibles dans les lieux de consultation de l’enquête publique ».

    C’est ici le cas de l’Enquête publique pour le projet éolien Attigny – Energie du partage9- Ardennes

    Voilà ce qui nous attend !!!!!!!!!!!!!

    Exemple enquête dématérialisée 12 2018

    Enquête publique

    Dossier de l’enquête

    Déposer votre observation

    Voir les observations

    Charte d’utilisation

    Observons de plus près la Charte d’utilisation du registre dématérialisé 

    … Le dépôt d’une observation fait l’objet d’une modération a postériori par le commissaire enquêteur ou la commission d’enquête en charge de l’enquête qui est (sont) seul(s) responsable(s) des contenus publiés sur le registre dématérialisé de l’enquête publique.
    Les utilisateurs déposants des observations, même de manière anonyme, sont informés que l’hébergeur peut obtenir l’adresse IP utilisée pour le dépôt d’observation dans les logs des serveurs utilisés pour héberger le présent site. En cas de dépôt de plainte pour contenu illicite et de réclamation par les services de Police, l’hébergeur leur fournira cette dernière tel que le prévoit la loi.

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  • Pour en savoir plus sur les taxes et sur la politique européenne 16/12/2018

    Michel de Brossia (FED) nous permet d’y voir plus clair sur les taxes liées à l’électricité.

    Dossier intéressant à consulter.

    Taxes Électricité par M de Brossia 12 2018

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  • Pollution du diesel, où sont les preuves ? 16/12/2018

    48 000 morts dues au diesel, affirme le gouvernement.

    Reste à le prouver

    48 000 décès par le Diesel Figaro Magazine 30 11 2018

     

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  • Obsession climatique Figaro Magazine 30 11 2018 16/12/2018

    Gérard Damarnin ne dit pas que des bêtises ! Il faut arrêter l’écologie punitive…

    Obsession climatique Le Figaro magazine 2018 11 30

    Obsession Climatique dans les esprits Figaro magazine 30 11 2018

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  • Consultation sur fin Enquêtes publiques 20/11/2018 au 11/12/ 2018 12/12/2018

    Expérimentation pour un temps et en un lieu. A quand la généralisation ?

    Enquêtes publiques remplacées par des consultations sur le Net, Bretagne et Hauts de France  !

    Décret relatif à l’expérimentation prévue à l’article 56 de la loi n°2018-727 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance et à diverses dispositions relatives à la participation du public

    publié le 20 novembre 2018 :

    Consultation sur site Ministère Transition Écologique

    Quelques commentaires faits par des membres d’ADENOS :

    • NON aux enquêtes publiques dématérialisées. Association ADENOS(Marne), par Colette Faure, le 3 décembre 2018 à 12h20

    –  NON à une mascarade de Participation du public ! Enquête publique comme celle-ci, sur le site du Ministère de la Transition Énergétique entre une consultation sur les Grenouilles et une sur les Anguilles. Inconnue du grand public, sauf si quelqu’un « tombe dessus ».
    –  NON à supprimer les enquêtes publiques existantes, au lieu de simplement leur ajouter une participation à distance pour ceux qui le souhaiteraient.
    –  NON à la proposition d’une expérimentation qui devient toujours, on le sait bien, cas général (comme pour l’autorisation unique pour parcs éoliens).
    –  NON à la FIN des enquêtes publiques locales : chaque village dans la limite des 6 km doit être acteur des décisions prises, et doit pouvoir le faire sur place pour des projets éoliens qui modifieront leur cadre de vie, leur environnement, avec des risques sur leur santé, la valeur de l’immobilier, le tourisme local, etc…
    –  NON à la FIN des enquêtes publiques locales : chaque villageois doit être acteur des décisions prises et pouvoir se déplacer facilement donc avant tout dans son propre village (problème de mobilité, à la mode pourtant dans les discours officiels)
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées, alors que les zones rurales concernées sont touchées de plein fouet par les problèmes de connexion insuffisante.
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées, pour des personnes qui ne peuvent pas forcément s’exprimer via l’informatique.
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées, pour des personnes qui ne peuvent pas forcément s’exprimer à l’écrit.
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées, sans aucune transparence sur les documents produits par les contributaires.
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées pour des dossiers très volumineux en réponse aux études d’impact que le promoteur rédige sur plusieurs années avec des centaines de pages actuellement.
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées pour lesquelles nous aurons moins d’un mois pour répondre (projet de délai très court pour ces EP d’un mois maximum : celle-ci dure du 20/11/2018 au 11/12/2018 ! La volonté de gagner du temps dans la construction des parcs éoliens est aussi visible dans la Loi de cristallisation des recours, qui vise aussi à raccourcir le délai des apports de documents dans les recours à deux mois seulement alors que le travail est titanesque pour nous.
    –  NON à des enquêtes publiques dématérialisées qui, pour être crédibles, demandent déjà d’être sûr d’avoir averti tous les citoyens dans la limite des 6 km autour du projet et assez tôt, ce qui n’est pas prévu. Comment sera-t-on certain que tous les citoyens ont été prévenus ? Un simple dialogue avec le Commissaire Enquêteur le permettait, lui.

    • expérimentation prévu à l’article 56 de la loi n°2018-727, par SCHNELL Marc , le 6 décembre 2018 à 20h26

    Tout le monde sait pertinemment que les zones rurales sont défavorisées en matière de communication numériques.
    Et tout le monde sait aussi que c’est dans les campagnes que l’Etat entend installer le maximum d’éoliennes.
    C’est évidemment dans ces mêmes campagnes que se manifeste une opposition grandissante, bientôt générale à cet envahissement abominable.

    Ce n’est donc pas par les liaisons numériques, presque inexistantes et coûteuses en matériel, que les citoyens directement et principalement concernés par ces gigantesques machines pourront faire valoir leur point de vue de révolte.

    A contrario, les habitants des villes, habitués à l’usage quotidien d’un numérique particulièrement disponible, ne se soucient guère de leurs homologues confrontés au saccage de leur environnement.
    Ne prenant pas la mesure de l’impacte scandaleux, il leur sera facile de favoriser ce qu’ils croiront (par leur ignorance manifeste) utile à leur confort et à l’avenir de la FRANCE.

    Voilà encore nos dirigeants, inconscients des problèmes de la France rurale, qui s’obstinent sans aucune retenue, à délaisser et pis à dénaturer ces contrées magnifiques, leur faune et leur flore, sans se soucier des hommes et des femmes qui subissent cette honte.

    Cette consultation ne peut en aucune façon être qualifiée de publique puisqu’elle écarte d’ emblée, et sans aucune retenue, une part des citoyens tout particulièrement délaissés.

    Sans compter que cette façon de procéder équivaut à imposer les décisions prises préalablement (diktat) en haut lieu.

    Nous ne pouvons malheureusement que constater que c’est la démocratie qui s’en trouve régulièrement bafouée, à l’initiative des plus hautes instances de l’Etat, et dans nombre de domaines.

    Ne cherchons pas trop loin et trop longtemps les raisons des dérapages que nous vivons, malheureusement.

    Marc SCHNELL

    • ENQUETE PUBLIQUE , par TETREAU , le 6 décembre 2018 à 20h10

    La substitution hypocrite de l’enquête publique par une consultation bidon par voie électronique constitue un déni de démocratie évident issu d’un pouvoir qui entend parvenir aux fins que constitue la destruction des paysages par la multiplication de parcs éoliens inefficaces ;

    et ce par tous les moyens.

    Outre l’interdiction désormais faite au citoyen de s’exprimer de façon directe et humaine , c’est aussi et surtout l’interdiction faite à tous ceux qui, nombreux, ne disposent pas des moyens de communication Internet, de s’exprimer tout court .
    C’est en fait l’aveu d’un gouvernement devenu faible qui entend imposer sa loi par la force.
    Et ce par tous les moyens.

    • Commentaires sur le site des consultations publiques(Ministère transition ecolo & solidaire), par Mr VACHER JEAN-CLAUDE , le 6 décembre 2018 à 15h00

    J’insiste sur le fait que la consultation du public qui sera sollicitée lorsque le projet IOTA ou ICPE aura fait l’objet d’une concertation préalable avec garant : s’avèrerait discriminatoire du fait du support numérique utilisé(quid des zones blanches et des personnes qui ne sont pas à l’aise avec l’outil informatique? une participation du public organisée uniquement sous forme électronique exclut une partie de la population)
    – Ne permet pas à ce même public de se rendre à des permanences assurées par un tiers indépendant, le commissaire enquêteur, qui peut expliquer les enjeux du projet et le contenu de dossiers de plus en plus volumineux et parfois abscons.
    mais aussi et surtout ne garantirait pas que la synthèse des observations exprimées par le public serait objective !en effet les textes ne précisent pas qui sera chargé de la rédiger : le M.O? le décisionnaire? si c’est le cas, quelle crédibilité va-t-elle revêtir vis à vis du public concerné, qui avait pour habitude de s’exprimer au cours des enquêtes publiques auprès d’un tiers, indépendant, le commissaire enquêteur et qui est très attaché à la restitution de ses observations qui risquent de provoquer certains mécontentements.

    Surseoir à ce projet me parait plus raisonnable.

     

    • SUPRESSION DE L’ENQUETE PUBLIQUE : UN DENI DE DEMOCRATIE, par F.TETREAU , le 10 décembre 2018 à 19h35

    Le 10 12 2018

    SUPPRESSION DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE : UN DÉNI DE DÉMOCRATIE
    La substitution de l’enquête publique actuelle par une consultation par voie électronique ,aussi bidon qu’ hypocrite, constitue un déni de démocratie évident, seul expédient trouvé par un pouvoir qui entend parvenir à ses fins, ce sans hésiter à saccager nos paysages par la multiplication de parcs éoliens inefficaces.

    Cette politique à courte vue a pour but de faire suite aux décisions étourdies de Royale, enchainées ensuite et sans plus réfléchir par Hulot-Lecornu, et concrétisées maintenant par De Rugy : exercice expiatoire qui, nom du DIEU de la TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, entend éliminer les énergies fossiles et nucléaires , mettant en péril, sans aucun état d’âme l’harmonie de nos paysages, suivant en cela l’exemplarité du bon élève Allemand dont l’éolien anémique secouru par le charbon et son CO2 omniprésent, constitue un désastre écologique, sans parler d’un KWH dont le prix a doublé.

    S’EN SUIT DONC un programme éolien franco français tout aussi dévastateur financé par un matraquage fiscal, pour le plus grand bénéfice du lobby éolien.

    L’OPPOSITION GENE LE POUVOIR ? Ayant finalement compris qu’une opposition raisonnable, argumentée et certaine se manifestait de façon massive face à cette à la stupidité que constitue cette source d’énergie intermittente et bien incapable d’alimenter la Nation en électricité, les autorités gouvernementales actuelles, De Rugy en l’occurrence, persistent néanmoins et signent, sans hésiter à reprendre à leur compte les bonnes vieilles recettes de l’autocratie : l’opposition vous gêne ? Eh bien gouvernons par décrets par ordonnances, etc… Muselons les critiques, et court-circuitons les obstacles du jeu démocratique par tous les moyens.

    Les lois constituent elles un moyen de freiner les ambitions du pouvoir et du lobby éolien : qu’importe on change les lois. On ne propose plus : on impose.

    Ainsi le citoyen ne pourra plus émettre une opinion quelconque face aux royales décisions.

    En un mot circuler, il n’y a rien à voir.

    Outre l’interdiction désormais faite au citoyen de s’exprimer de façon directe et humaine , c’est aussi l’interdiction faite de s’exprimer tout court à tous ceux qui, nombreux, ne disposent pas des moyens de communication Internet,.

    C’est en fait l’aveu d’un gouvernement devenu faible qui entend imposer sa loi par la force.

    Et ce par tous les moyens.

    La dictature n’est pas loin.

    F.TETREAU

    • Mais NON !…, par Catherine DELAHAIE , le 10 décembre 2018 à 20h29

    …au projet de décret d’enquêtes publiques seulement sur le Net ! Dans quel monde vivons-nous pour que seuls ceux qui sont connectés peuvent s’exprimer ??

    • Opposition au décret relatif à l’expérimentation prévue à l’article 56 de la loi 2018-727, par SCHNELL Joële , le 10 décembre 2018 à 20h01

    La consultation par voie électronique éloigne encore plus le citoyen des contacts que peut procurer la présence en mairie, lieu de rassemblements et échanges avec le Maire et entre citoyens.

    La voie électronique mettrait hors course les 30% au moins de personnes qui n’ont encore pas accès à internet, notamment dans les zones rurales ; mais aussi les personnes âgées tout comme celles qui n’ont pas les possibilités financières pour acheter le matériel.

    Ce mode de consultation s’il devenait la seule possibilité, serait une réelle régression de la démocratie.

    De plus ce serait, à l’évidence, un tapis rouge déroulé devant les promoteurs, déjà tellement aidés par les deniers qui manquent tant aujourd’hui, et que notre État gaspille pour ces machines au rendement trop faible, qui ne rapportent qu’aux promoteurs principalement étrangers.
    Pourquoi ne nous dit-on jamais que chaque éolienne coûte env. 3,5 millions d’€ et que plus de 90% part directement à l’étranger?

    Pourquoi garde t-on secret que l’on a déjà dépensé 140 milliards d’€ pour ces installations et qu’il en faudra encore autant rien que dans le cadre des engagements pour 2025 ?

    Pourquoi ne nous dit-on pas qu’il va falloir payer, en plus, les centrales à gaz indispensables pour palier les périodes sans vent. double dépense !!!

    Sans oublier que l’on devra en même temps assurer la maintenance et l’entretien des centrales nucléaires (même si cette solution est loin d’être parfaite, elle a l’avantage d’exister),ce qui constitue la triple dépense !!!

    Un moratoire sur la solution éolienne est absolument indispensable. elle représente trop de dépenses non contrôlées, laissées à la diligence des promoteurs assoiffés. Elles nous privent, nous citoyens et contribuables, d’une manne qui serait ainsi mieux affectée et contribuerait à l’économie de notre pays LA FRANCE.

    • Leurs lois, par AUBRY , le 11 décembre 2018 à 12h50

    Ce gouvernement applique ses lois sans nous écouter, l’enquête public disparaît, je suis contre ce décret.
    Adhérent ADENOS

    • HONTE A VOUS, Monsieur le Ministre, de vouloir MUSELER LA PAROLE DES RIVERAINS des parcs éoliens. par C FAURE, VANVES 92170 , le 11 décembre 2018 à 11h53

    Habitante des grandes villes où Internet est partout, JE REFUSE que les campagnes soient TRAHIES car C’EST LA que seront construits les parcs éoliens que vous, et votre patron surtout, avez décidé d’installer.
    HONTE à vous de FAIRE TAIRE ceux qui vous empêchent de suivre les ordres des promoteurs éoliens.
    HONTE à vous de faire croire que vous nous écoutez dans ces consultations, peu accessibles déjà dans la population française qui a peur de l’écrit ou qui le maitrise mal.
    LA PREUVE, comble de cynisme, de mépris, de fourberie (ou de stupidité ?) : Publier le 1er décembre 2018, au Journal Officiel, le Décret d’application de la Loi Lecornu de janvier 2018, simple copie des 10 mesures du Syndicat des Énergies Renouvelables, AU MOMENT MÊME où vous nous questionnez une deuxième fois !
    Pourtant la CONSULTATION ORGANISÉE sur le site du Ministère de la Transition Énergétique en mars dernier avait été contestée à plus de 95% par les internautes.

    LA PREUVE, on peut la lire sur le même site en août 2018 : « Sur les 2768 contributions portant sur l’éolien terrestre :
    – environ 5% donnent un avis favorable aux dispositions du projet de décret
    – environ 95% donnent un avis défavorable, dont près de 2/3 de remise en cause générale du développement de l’éolien en France (intermittent, coût, subventions, etc) et plus spécifiquement de ses nuisances (impacts bruit, paysage, biodiversité, etc) , près de 1/3 sont défavorables à tout ou partie du contenu spécifique du projet de décret en ce qu’il facilite le développement des parcs éoliens terrestres ».
    ( http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/csprt-du-13-mars-2018-projet-de-decret-relatif-aux-a1784.html )

    « SOCIÉTÉ DE CONFIANCE », annoncez-vous. « Organisation d’un Grand débat national ». Comment espérez-vous qu’on vous croie ?
    Les riverains doivent POUVOIR DIALOGUER avec un interlocuteur neutre, retenant leurs craintes réelles de vivre près de ces machines géantes, de subir leur domination, leurs infrasons invisibles mais intolérables pour certains d’entre nous, la baisse des biens immobiliers qu’ils avaient achetés pour assurer leurs revenus un jour.
    Au lieu de cela, vous annoncez le besoin de passer en force, à TROIS FOIS PLUS DE MACHINES. Pour une énergie intermittente qui, un jour prochain, se révélera comme un gouffre financier pour notre pays.
    ATTENTION, la France commence à comprendre que notre parole est écoutée, soit, mais NON PRISE EN COMPTE. Le ras le bol est général, à force d’avoir tout fait passer en force à l’aide d’ordonnances rapides coupant toutes les oppositions.
    VOUS NE POUVEZ PAS CONTINUER COMME CELA.
    RENDEZ – NOUS LES ENQUÊTES PUBLIQUES !!!

    • Non à ce projet de décret, par Association ADENOS, Marne, le 12 décembre 2018 à 09h23

    Pour ce projet de modification importante pour tous les projets éoliens en France, seuls 3000 commentaires ont été faits sur ce site.

    Les adhérents de notre association avaient été sollicités dans la Marne, département particulièrement touché par l’envahissement éolien. Pourtant seuls une quinzaine de personnes ont exprimé leur avis, alors qu’ils sont nombreux à refuser notre projet de 14 éoliennes autour de notre village comme nos villages tout proches avec 100 éoliennes construites ou en projet dans un rayon de 20 km.

    C’est bien la PREUVE que ces consultations qu’on veut utiliser à l’avenir ne seront plus accessibles à la population locale, ce qui générera un sentiment de colère chez les riverains de tous ces parcs.

    La conséquence est GRAVE, soyez à l’écoute de cette campagne qui refuse cette énergie envahissante et pas forcément nécessaire, qui va modifier en profondeur nos paysages. Ne la négligez pas, elle mérite qu’on l’écoute.

    Le bureau d’ADENOS, Les Essarts les Sézanne, Marne

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  • Histoire d’amour Verte entre Pologne et Chine 03/12/2018

    Très bonne analyse de JP Riou sur la situation des énergies renouvelables en Pologne et en Chine.

    JP Riou Histoire d’amour Verte Pologne-Chine 12 2018

     

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  • Une éolienne s’effondre dans le Loiret 06 11 2018 08/11/2018

    Une éolienne s’effondre ce mardi 6 novembre 2018 près de Pithiviers, après celle de Bouin en Vendée en janvier dernier. Cette fois, pas de tempête Carmen pour justifier de la chute ! Une éolienne s'est effondrée dans le Pithiverais

    Photos impressionnantes

    Une éolienne s’effondre Fr3

    Une éolienne s’effondre BFM TV

    Il est intéressant de constater que :

    a) EDPR est une société d’origine portugaise, dont le siège social est … à Madrid, et le 4ème mondial apparemment du domaine. Pour nous, c’est surtout le promoteur qui a le projet de parc éolien sur Fromentières, Janvilliers et Champaubert.
    b) la hauteur de 90 m annoncée par les journalistes pour l’éolienne tombée correspond à la seule hauteur du mât : il faut ajouter 45 m pour tenir compte de celle des pales, ce qui porte l’ensemble à 135 m environ et 50 tonnes d’acier.

    c)La chute de l’éolienne n’a fait aucun blessé et n’a pas endommagé les autres appareils de la zone. Une enquête est ouverte.

    Pour l’instant, peu de relai au niveau national dans les médias, seuls les journaux locaux, FR3 Loiret et BFMTV en ont parlé.

    Rappel : En Janvier dernier accident d’éolienne à Bouin en Vendée :

    http://www.leparisien.fr/societe/les-chutes-d-eoliennes-des-accidents-rares-et-spectaculaires-02-01-2018-7480524.php

    Une éolienne de 62 mètres s’est effondrée lundi en Vendée lors du passage de la tempête Carmen. C’est le premier problème de ce type en France.

    C’est un accident inédit en France. Une éolienne de 62 mètres a été arrachée par le vent, lundi, à Bouin (Vendée), au passage de la tempête Carmen. La structure, pesant 260 tonnes, s’est effondrée dans un champ, sans faire de victime. Très vite, les badauds ont afflué pour contempler cet amas ressemblant à un avion échoué en pleine nature.

    Une enquête est ouverte pour essayer de comprendre les causes de ce spectaculaire accident. L’éolienne détruite faisait partie d’un parc de huit modèles mis en fonction en juin 2003. Elle était de marque Nordex, une entreprise allemande spécialisée dans les structures de grandes tailles.

     

    Une enquête est ouverte pour essayer de comprendre les causes de ce spectaculaire accident. L’éolienne détruite faisait partie d’un parc de huit modèles mis en fonction en juin 2003. Elle était de marque Nordex, une entreprise allemande spécialisée dans les structures de grandes tailles.

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  • Éolien : l’État, valet de la finance ? 2018 10 23/10/2018

     

    Qui finance l’éolien en France et comment s’y prend-il ?

    Un article d’Économie Matin, très complet sur les dessous de l’éolien, côté des gros sous, les vôtres, les nôtres, les leurs ?

    L’État valet de la finance, Économie Matin

    Lorsqu’une personne est violentée ou agressée, il existe un sursaut légitime de révolte, d’indignation. Mais que faire, lorsque des foules entières démunies ou isolées sont forcées par des intérêts mystérieux, avec en plus l’administration à leur service ? Et comment expliquer cette étrange complicité ? Que se passerait-il si un policier maintenait immobile une victime offerte à un agresseur ?

    70% des projets éoliens font l’objet de recours

    Une tentative récente du ministère visait à offrir en douce à l’éolien, au mépris des droits élémentaires du citoyen, une mesure incroyable, digne des pires dictatures ou républiques bananières : interdire, uniquement pour l’éolien, le simple droit de contester en tribunal administratif, sous le prétexte burlesque… qu’il y en avait trop !!! En effet, 70% des projets éoliens font l’objet de recours, record absolu, sur plus de la moitié du territoire national. Cette très étonnante proposition avait été faite par un « groupe de travail » officieux restreint, composé essentiellement de représentants des promoteurs, et complaisamment hébergé au ministère.

    Deux autres exemples : A quand la même chose pour le Levothyrox ? en interdisant à près de deux millions de personnes d’exercer un recours parce qu’elle sont trop nombreuses ? En travaillant uniquement avec le laboratoire ? au nom de la « rentabilité » ? alors qu’on supprime maternités et petits hôpitaux à la pelle ? Autre thème actuel : les résidences privées pour personnes âgées sont très rentables mais les mauvais traitements y sont fréquents et bizarrement sans contrôle systématique. Pourquoi ? alors que l’administration est si tatillonne pour les hôpitaux ?

    C’est quoi une opération d’éoliennes ? Un promoteur débarque très souvent dans une petite commune rurale mal informée ; il peut le faire désormais n’importe où en France sans contrôle sérieux. Une officine d’intermédiaires lui aura trouvé un maire local « docile », par des méthodes souvent grises. Ce maire va « aider » le promoteur à implanter un programme d’éoliennes grâce à quelques propriétaires locaux qui vont lui louer des terrains, dont peut être parfois un parent ou un proche, quand ce n’est pas un moyen d’influence. Il va propager auprès du public des informations déformées fournies par le promoteur sans confrontation avec des sources fiables. Il ne va pas vérifier auprès de la Chambre régionale des Comptes, par exemple. Le Préfet sera aux ordres de discrètes consignes verbales chuchotées des cabinets ministériels parisiens, sur le conseil de lobbies très proches, sous prétexte des « objectifs », sortis de nulle part. La commune percevra une indemnité minime, qui ne compense même pas les dommages, en faisant croire que c’est un pactole, alors que c’est une minuscule miette des immenses profits du promoteur, souvent hébergés à l’étranger, mais financés par une taxe publique payée y compris par les ménages non imposables.

    Toute tentative de contestation est éteinte

    Et pourtant… l’Etat et l’administration vont tout faire pour l’aider, pour dissuader toute contestation, alors que souvent le promoteur trouvera moyen d’échapper à la fiscalité, alors que tous les ans les autorités judicaires (SCPC-AFA) dénoncent la forte corruption de ce milieu trouble au niveau d’alerte maximum, et que de nombreuses enquêtes sont en cours.

    Ce promoteur va décider de s’implanter là où c’est facile et non là où c’est nécessaire.Ces implantations anarchiques vont nécessiter des centaines de kilomètres de réseaux artificiels non rentables, alors que RTE, selon son propre aveu, n’a plus les crédits nécessaires pour entretenir l’essentiel, comme le montrent les mégapannes récentes de Montparrnasse ou d’Orly. Le budget annuel RTE ne représente que 1 % du total, environ 1.8 milliard par an, à 60 millions le coût unitaire pour 3000 postes, dont beaucoup datent du siècle dernier.  Exemple: Un groupe canadien, déjà impliqué dans une affaire de prise illégale d’intérêts dans le Massif Central, est même allé jusqu’à acheter en catimini un joyau des forêts bretonnes de 4000 ha avec l’aide d’un groupe financier international rodant dans le football, pour mieux la saccager avec 16 éoliennes. L’Etat avait laissé faire et c’est la société de protection des paysages (SPPEF) qui a finalement réagi à sa place pour la préserver. Entretemps, des centaines d’arbres ont été rasés pour rien, sans réaction des autorités.  Le promoteur éolien va toujours agir sans créer un seul emploi local, dans des milieux naturels préservés, au détriment de nombreuses exploitations agricoles, en déséquilibrant à chaque fois une surface égale à la moitié de Paris, en implantant des éoliennes dont chacune a la taille exacte de la tour Montparnasse, en portant préjudice à des centaines de propriétaires dont les maisons vont chuter de moitié en valeur et devenir invendables pour la plupart, en imposant des nuisances sonores sans contrepartie, en faisant croire que ses machines sont propres, en faisant croire que c’est une alternative crédible pour des dizaines de milliers de foyers. Et pourtant l’éolien ne représente que 5 % du total national au bout de dix ans d’efforts acharnés et 50 milliards payés par les ménages, même non imposables, seulement 20% de l’année, sans solution de secours.

    Et pourtant… l’Etat et l’administration vont tout faire pour l’aider, imposer une enquête publique souvent déséquilibrée, déverser des tonnes de dossiers en langage abscons pour dissuader  tout recours local, procéder à ce que beaucoup ressentent comme un véritable viol de leur dignité, de leur environnement et de leur destin, étrangement sourds à l’impact terrible de ces opérations pour un résultat dérisoire, mais beaucoup d’argent privé grâce à un financement public.

    Grâce à cette opération, le promoteur va gagner plusieurs millions d’euros de marge lors de la construction, puis une rentabilité de 10 à 20% l’an, net d’impôts sur la vingtaine d’années et plus que durera l’opération. Il n’aura rien déboursé, puisque l’opération sera financée à 100 % par ses partenaires financiers. Il ne courra aucun risque puisque le rachat de sa production est obligatoire, quelles que soient les conditions, et toute l’année. Il sera certain d’être payé à son profit personnel, puisque l’usager y est tenu par une taxe publique, la CSPE. Il ne sera tenu à aucune obligation de résultat, puisque les machines tourneront au gré du vent, c’est-à-dire seulement 20 % de l’année. Et pourtant, l’électricité ne souffre aucune coupure. La sécurité totale  du réseau pour les hôpitaux, les écoles, les logements, les équipements,  est assurée par d’autres opérateurs qui ont, eux,  des obligations de résultat, et doivent assumer des risques, qui doivent financer leurs projets par des voies normales et difficiles, sans taxe, sans rien.

    Et pourtant… ces producteurs qui fournissent 95% de notre électricité et la sécurité sans coupures n’ont pas l’assurance de rachat, et sont traités avec dédain, alors qu’ils assurent  la production toute l’année, et avec fiablité. Pendant ce temps les promoteurs éoliens font fortune sans risque.

    Et pourtant… l’Etat et l’administration vont tout faire pour l’aider à monter cette opération, en donnant un privilège absolu à la pire électricité du réseau, et la payer deux à trois fois plus cher, alors que la Cour des Comptes et d’autres instances multiplient inlassablement chaque année les jugements les plus sévères sur cette énorme gabegie, qualifiée de « chaos ».

    Malgré tout, 70% des opérations éoliennes font l’objet d’un recours, comme le reconnaissait récemment un ministre (Lecornu) pour la première fois dans une interview aux Echos.. Des associations vont lutter, rassembler leurs efforts pour défendre leur travail, leur exploitation, leur logement, leur dignité. Elles vont devoir s’engager dans des combats sans fin avec des dépenses trop lourdes, face à de redoutables cabinets d’avocats d’affaires au service de la puissante finance internationale. Parfois, trop rarement, elles vont même réussir à gagner. Et même si elles gagnent, l’Etat et l’administration vont immédiatement corriger les textes sur mesure pour que ça ne reproduise plus. Souvent ces nouveaux textes seront « proposés » dans les couloirs des administrations et des parlementaires par les mêmes cabinets d’avocats d’affaire selon des voies très opaques. On verra des officiels trébucher sur des textes qu’ils assurent pourtant avoir écrits eux-mêmes… Une ministre ira même jusqu’à tout remettre en cause au profit des promoteurs, après des années de procédures au Conseil d’Etat et à la Cour de justice Européenne lui ayant donné tort, qu’elle balaiera d’un trait de plume en seulement dix jours. Les commissaires enquêteurs, en principe impartiaux, sont formés, à la demande de l’administration,  par des représentants des promoteurs qui leur expliquent comment réfuter les objections de la population… curieuse méthode d’objectivité… et en présence de juges administratifs, ce qui est encore plus surprenant. A quand une formation des juges par les braqueurs pour éviter d’indemniser les bijoutiers ?

    Et pourtant… l’Etat et l’administration vont tout faire pour imposer ces opérations, pour affirmer qu’elles sont efficaces et transparentes, pour faire croire qu’elles sont approuvées, avec même un pourcentage troublant de jugements favorables aux promoteurs: Pourquoi ? Comment ? A quelles fins ? Au prix de quels accords officiels, tacites ou occultes ? Cette violence administrative atteint un niveau insupportable que Paris et ses milieux affairistes n’entendent pas, jusqu’au moment où cette arrogance provoque en retour des violences de révolte incontrôlables. Les financiers tapis dans leurs bureaux feutrés pourraient alors se retrouver en première ligne, lâchés par leur puissant protecteur, l’Etat… qui sera bienheureux d’offrir à la foule un bouc émissaire pour sauver sa peau.

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  • Argent d’une coopérative éolienne belge envolé – 10 2018 23/10/2018

    Où s’est envolé l’argent des éoliennes « citoyennes » d’Enercoop?

    « La France et ses crédules qui pensent gagner de l’argent en finançant les éoliennes de leur village prennent-ils des risques ? Réponse dans quelques jours en Belgique. »

    La coopérative Enercoop dans le secteur des énergies renouvelables est au bord de la faillite tandis qu’un montage financier permettait à son « bras armé », la société Vent d’Houyet, d’atteindre le million d’euros de bénéfices en 2016. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Explications.

    Enercoop, la coopérative citoyenne

    En surfant sur la vague du film Demain, la coopérative Enercoop promettait en 2015 de valoriser de manière écologique l’épargne des Wallons en construisant des éoliennes. Un millier de personnes avait acheté des parts dans la coopérative, pour un montant total de 800.000 euros.

    La moitié environ de cette somme a été dépensée en frais de fonctionnement : campagnes de communication, rénovation d’un bureau, consultances et rémunération d’un administrateur (en la personne de Jean-Francçois Mitsch, conseiller communal à Genappe). Et l’autre moitié a été investie dans la construction d’éoliennes situées à Houyet et Walhain.

    Mais Enercoop est aujourd’hui au bord de la faillite. Il n’y a plus d’argent dans les caisses de la coopérative. Et bizarement, les bénéfices de l’électricité produite par les éoliennes ne tombent pas dans les caisses d’Enercoop mais bien dans celles d’une autre société, baptisée Vent d’Houyet.

    Un écran (de fumée ?) entre les coopérateurs et les éoliennes

    En fait, Enercoop n’a pas financé elle-même les éoliennes, mais a prêté de l’argent à Vent d’Houyet pour développer des projets d’énergie renouvelable. Cette seconde société se porte apparemment bien financièrement. Elle a en tout cas déclaré un million d’euros de bénéfices en 2016.

    Les responsables d’Enercoop et de Vent d’Houyet s’accusent mutuellement de mauvaise gestion, voire de malversations. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Plusieurs coopérateurs d’Enercoop ont aussi décidé de déposer une plainte en justice, estimant que l’objectif de la coopérative Enercoop avait été détourné.

    Ce qui frappe aussi dans ce dossier, c’est l’opacité des structures mises en place pour construire des éoliennes qualifiées de « citoyennes ». Entre le citoyen coopérateur et les éoliennes, il y a pas moins de trois sociétés… Un véritable écran, que dénoncent aujourd’hui certains coopérateurs qui se sentent floués.

    L’argent des coopérateurs d’Enercoop est-il parti en fumée ? Ou est-il simplement logé dans une autre société, en l’occurence Vent d’Houyet. Les administrateurs désignés par la justice se donnent encore quelques jours pour répondre à la question.

    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_enercoop-vent-d-houyet-l-argent-des-eoliennes-cooperatives-s-est-il-envole?id=10053110

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  • Eoliennes , plus de réchauffement climatique ? 20/10/2018

    Les éoliennes font augmenter le réchauffement climatique : c’est ce qu’affirment deux chercheurs de Harvard.

    Les éoliennes contribuent au réchauffement à la surface de la Terre.

    Leur conclusion se base sur des modèles météorologiques : alimenter grâce à des éoliennes l’ensemble des États-Unis en électricité conduirait à réchauffer la température au sol : de 0,54 °C sur les lieux d’implantation des fermes éoliennes en question et de 0,24 °C (tout de même!) sur le reste du pays. La nuit, le réchauffement pourrait même atteindre 1,5 °C. Ces résultats sont confirmés par des études antérieures faisant état de hausses de températures observées près des parcs éoliens et par des observations satellites.

    « L’éolien bat le charbon, quelles que soient les mesures environnementales. Cependant, cela ne veut pas dire que ses impacts sont négligeables », précise David Keith, professeur à Harvard. Ainsi, il a pu déterminer que, sur un premier siècle de fonctionnement, l’effet de réchauffement dû aux éoliennes est plus important que l’effet de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans un scénario qui reste fort peu probable du « tout éolien », tout de même.

    Pourtant, les éoliennes n’émettent pas de gaz à effet de serre. Alors, comment expliquer le phénomène ? En fait, les éoliennes brassent l’atmosphère et, ce faisant, font descendre l’air chaud qui vient alors élever la température du sol. Un réchauffement qui reste localisé. Rien à voir avec le réchauffement climatique résultant d’un accroissement de l’effet de serre. Et surtout, un réchauffement un peu illusoire. Car les éoliennes ne créent pas de chaleur supplémentaire. Elles se limitent à brasser l’air. La planète, dans son ensemble, ne se réchauffe pas sous cet effet.

    Ainsi l’étude menée par les chercheurs de Harvard pointe simplement le fait qu’il est indispensable de connaître tous les avantages et les inconvénients de chaque technologie renouvelable avant de faire un choix d’avenir. Tant sur le plan global que sur le plan local. Peut-être que dans une zone qui abrite une faune particulièrement sensible aux élévations de température, par exemple, il sera préférable d’éviter l’installation d’une ferme éolienne.

    C’est presque à n’y plus rien comprendre. Les éoliennes participeraient-elles au réchauffement climatique ? « Notre étude ne doit pas être lue comme une critique fondamentale de l’énergie éolienne, explique David Keith. Si vous envisagez les dix prochaines années, à certains égards, cette énergie renouvelable aura plus d’impact sur le climat que le charbon et le gaz. Mais si vous voyez plus loin, elle en aura énormément moins. »

    Article Futura Science

    Cela confirme l’article de Quentin Mauguit paru le 02/05/2012

    Les énergies renouvelables ont le vent en poupe car elles permettent de produire de l’électricité tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre. Les fermes éoliennes fleurissent un peu partout dans le monde, tant sur terre qu’en mer. En 2011, la capacité électrique mondiale fournie par ces installations s’élevait à 238 gigawatts, soit 21 % de plus qu’en 2010. Si la tendance se confirme, ce nombre devrait atteindre les 500 gigawatts d’ici 2016.

    Les éoliennes, malgré tout le bien que l’on en dit, ont également un impact sur leur milieu. En effet, les rotations des rotors perturbent plusieurs paramètres environnementaux, dont les interactions entre le sol et l’atmosphère, et peut-être même le climat. Pour en savoir plus, Liming Zhou, de l’université d’Albany, a analysé durant huit ans les températures moyennes d’une partie du Texas,  riche en fermes éoliennes particulièrement grandes. Le verdict est tombé : la présence des champs d’aéromoteurs a engendré un réchauffement de l’air au niveau du sol à une échelle locale, et même parfois régionale. Les fermes éoliennes peuvent donc modifier le climat. Ce résultat est publié dans la revue Nature Climate Change.

     

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  • Lobby éolien, les « parrains » modernes… 22/09/2018

    La CGT a publié une parodie du film bien connu de tous, les Incorruptibles, résumant la main-mise de certaines entreprises privées sur les services publics. L’épisode 2 est consacré au secteur éolien. 15 minutes de vérités sur le sujet, à voir sans modération…

    Passez les 3 premières minutes si vous êtes pressés. Si certains téléphones portables ne peuvent pas ouvrir le lien, il est préférable alors d’utiliser un ordinateur avec  une connexion suffisante.

    Des témoignages sur des sites des Hauts de France, se penchant sur l’aspect financier de cette énergie pour le consommateur mais surtout pour les propriétaires de parcs . Les montages financiers opaques, les fonds de pension, le plus souvent étrangers, qui se repassent le parc de main en main, comme poule aux œufs d’or, pour une énergie vendue à prix garanti et surévalué.

    On y apprend qu’ici, Enertrag est seulement le prestataire d’un parc éolien, propriété, en réalité, d’un fonds de pension londonien.

    Cela permet aux entreprises privées de modifier leur image de marque. IKEA a racheté ainsi un parc éolien dans les Hauts de France. Ils peuvent alors déclarer dans la Presse éclairer le magasin de Reims, avec l’énergie éolienne de Noyal à 150km de là. Ils se sont achetés alors une image verte !

    Film CGT Main basse sur l’énergie

    Cliquez sous « là-bas si j’y suis » et regardez la vidéo. L’épisode 2 parle de l’énergie éolienne vers la troisième minute du film.

    Si le lien ne fonctionne pas ici, cherchez-le sur un moteur de recherche avec le nom du lien, vous devez pouvoir l’obtenir, il en vaut la peine.

     

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  • Le Gouvernement nous ment, Dupont-Aignan 09 2018 21/09/2018

    Réponse d’un homme politique Nicolas Dupont-Aignan et de Fabien Bouglé, à l’émission « Envoyé spécial » paru ce matin dans le HUFFINGTONPOST

    Le Gouvernement ment aux Français. Les éoliennes polluent la France et nous coûtent trop cher…

    Il n’est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution!

    Dupont Aignan contre les éoliennes

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  • Vents et territoires : un nouveau ministre est nommé 06/09/2018

    Un blog bien documenté et très intéressant, qui fait le point sur la situation de l’éolien à travers l’hexagone.

    Vous y trouverez aussi des articles sur la position du nouveau Ministre de la Transition Écologique François de Rugy .Espérons qu’il a changé d’avis comme une majorité de Français, depuis les années passées où il défendait les éoliennes .

    Vents et territoires-blog

    04/09/18 : François de Rugy remplace Nicolas Hulot
    François de Rugy remplacera Nicolas Hulot à la tête du ministère de la Transition Écologique.

    22/11/17François de Rugy aux Assises de la Mer : « L’Assemblée devra lever les freins »

    Extrait« Je serai le premier pour dire que l’Assemblée nationale devra lever les freins et les verrous législatifs pour l’éolien en mer. »
    26/07/13Rugy (EELV) accuse le « précédent gouvernement » d’avoir « étranglé » l’éolien.
    13/07/10Energie éolienne : François de Rugy favorable
    Juin 2010, le Conseil Général de Loire Atlantique décide de favoriser l’énergie éolienne lors d’une assemblée départementale.
    Pour François de Rugy, député écologiste de Loire Atlantique, les éoliennes sont un outil indispensable au développement énergétique et économique du département et permettent ainsi un gisement important de production d’électricité.

    20/04/10énergie éolienne : implantations d’éolienne. réglementation. réforme
    Texte de la QUESTION :
    M. François de Rugy interroge M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie…

    M. François de Rugy : « Quelques minutes avant moi, un collègue a posé une question sur les pylônes dans la Manche, la Mayenne et dans tout l’Ouest à cause de la centrale nucléaire de Flamanville. Je considère que les nuisances des pylônes sont bien supérieures à celles des éoliennes, et je préférerais remplacer les pylônes des lignes à très haute tension par des éoliennes. »
    Je crois, madame la secrétaire d’État, que vous confondez cadre juridique solide et contraintes, entraves supplémentaires. Les projets dont je parle, entravés par les autorités de l’État, sont soutenus par les élus locaux et acceptés par les populations des territoires concernés. À une époque, vous et vos amis disiez qu’il fallait libérer les énergies dans l’économie ; commencez donc par libérer les énergies renouvelables !




     

     

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  • ENGIE se décide à respecter les batailles de14-18 ?11 2017 02/09/2018

    Face à l’émoi, Engie renonce à son projet d’éoliennes sur un champ de bataille de 1914-1918.

    Se disant « sensible à l’émotion suscitée en Australie » et « respectueux de la mémoire des soldats australiens qui ont fait le sacrifice de leur vie sur le sol français pendant la Première Guerre mondiale, Engie a pris la décision d’annuler le projet situé sur le champ de bataille de Bullecourt (Pas-de-Calais, nord de la France) », écrit le groupe dans un communiqué en anglais reçu par l’AFP en Australie.

    ENGIE renonce à un parc éolien, sur un champ de bataille  11 2017

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  • Économie Matin : Éoliennes, un champ de mines à retardement. 22/08/2018

    Très bon article d’Économie Matin du 21 08 2018 sur le risque provoqué en France par les parcs éoliens. Nombreux arguments réunis dans l’article qui confirment nos inquiétudes.

    Que restera-t-il des champs d’éoliennes quand on n’en voudra plus ? 8000 mines à retardement !

    Éoliennes, un champ de mines à retardement, Économie Matin

    « Le coût de démantèlement des éoliennes est officiellement chiffré à 50000 euros alors que tous les devis de professionnels atteignent au moins 450 000 euros, socle de béton en plus.

    Les Français vivent désormais sans le savoir au milieu d’un champ de 8000 mines à retardement. L’opinion publique a basculé cet été 2018 vers le rejet franc et massif de ce procédé. Les sondages encore cette semaine dans Le Figaro virent de bord vers une majorité de sceptiques sur le caractère pseudo « écologique » de la filière des promoteurs éoliens, financiers repeints en vert.

    Ils ont raison. On ne peut tromper la population éternellement. Les conséquences d’une installation anarchique sur l’ensemble du territoire se font palpables et très négatives, voire menaçantes pour l’avenir. Désormais, l’insupportable est atteint après des années de propagande médiatique très intéressée. Plusieurs conseils régionaux et départementaux et non des moindres, comme les Hauts de France ou l’Allier, viennent de voter des motions d’arrêt d’un éolien inefficace, très pénalisant pour les territoires et super spéculatif.

    Des milieux de pression très bien financés, des maires isolés dociles ou cyniques, des réseaux de financement pas toujours très clairs, comme l’a démontré l’enquête de la Commission de régulation de l’énergie, ont contribué à miner le territoire français. Ces éoliennes n’ont pas été implantées là où existait le besoin, près des villes ou des concentrations industrielles. Elles ont été placées là où c’était facile de le faire, du moment qu’on trouve un endroit isolé, avec peu d’opposants et des propriétaires complaisants, et beaucoup d’amis dans les cabinets ministériels. 50 milliards d’efforts, sur dix ans, payés par le contribuable, un tiers du territoire français concerné, pour à peine 4 à 5% de l’électricité nationale, et seulement un jour sur cinq d’assuré en production. Quel désastre… sauf pour quelques fortunés, y compris les quelques fondateurs d’EDF Énergies Nouvelles, dont les centaines (oui ! centaines…!) de millions d’euros sont bien au chaud au Luxembourg, même pas en France.

    Ces installations, souvent implantées en rase campagne dans des sites isolés, sont théoriquement classées ICPE, c’est-à-dire installation industrielle à risque, mais leur surveillance est hasardeuse. Il suffit de fréquenter un site éolien pour constater qu’il n’y a personne et pas un seul emploi sur place, ni aucune précaution particulière de surveillance. Pourtant, ces installations industrielles présentent plus de risques que les discours lénifiants ne le laissent entendre. La plupart du temps, c’est un simple artisan électricien qui est chargé de venir jeter un coup d’œil de temps en temps. La télésurveillance est faite par des robots et de l’étranger, quand ils marchent. On sait que les profits les plus juteux sont faits à la construction des éoliennes, jusqu’à un million et plus par éolienne. La suite n’est donc pas étonnante. On trouve aujourd’hui en Allemagne ou en Grande-Bretagne des éoliennes d’occasion à 200 000 euros alors que ces opérations sont facturées jusqu’à 3 million par éolienne... Où est la vérité? Y compris pour les banques ?

    Un récent incendie d’éolienne dans le Jura a failli embraser un massif forestier entier, évité de justesse par plus de 30 pompiers. Il n’existe aucun plan d’urgence pour toutes les opérations à proximité de forêts, aucune précaution des incidents de promeneurs aucune assurance sur les dispositifs anti-pollution théoriques. De nombreuses rave parties utilisent les sites d’éoliennes isolés, devenus des hypermarchés de stupéfiants, et visibles de loin avec leurs clignotants. Une pale de plusieurs tonnes est tombée à quelques mètres de l’autoroute A10, mais l’opérateur, pourtant filiale d’EDF, a mis plusieurs jours à réagir. L’érosion des sols commence à se voir à l’œil nu sur les nombreuses opérations implantées en plein champ en Beauce ou ailleurs. Un accident d’avion sur un vol sans histoire vient de se produire « par hasard » à proximité d’un important champ d’éoliennes vers Issoire. On attend l’enquête avec inquiétude sur les pressions éventuelles. Déjà un accident mortel de montgolfière a fait naitre de nombreux doutes à proximité d’un champ d’éoliennes vers Château-Thierry, selon les termes des autorités préfectorales. Qu’en sera-t-il si les éoliennes en mer sont implantées à proximité des côtes avec de multiples aérodromes à proximité ? Une éolienne moyenne brasse 30 tonnes d’air à la seconde par simple vent de 18 km/h. La sécurité aérienne australienne émet des recommandations d’évitement jusqu’à 12 km des éoliennes, beaucoup moins inoffensives qu’il n’y parait, après plusieurs accidents évités de justesse, y compris un gros appareil d’un modèle utilisé par le Président des USA.

    Les massifs de béton enfouis dans le sol ont été discrètement évacués de la réglementation mais ils restent à la charge des propriétaires, qui souvent l’ignorent. Ce sont autant de bombes à retardement qui les ruineront en centaines de milliers d’euros de dépollution à la moindre alerte d’atteinte du sous-sol, des eaux souterraines, et sur simple demande d’une association de protection de la nature. Le coût de démantèlement des éoliennes est officiellement chiffré à 50 000 euros alors que tous les devis de professionnels atteignent au moins 450 000 euros, socle de béton en plus. Les lanthanides, matériaux magnétiques largement utilisés dans les alternateurs des éoliennes, polluent plus à l’extraction que les minerais radioactifs, et leur dispersion par usure est au moins aussi dangereuse que l’amiante.

    La revue American Thinker rappelle qu’il existe 14 000 éoliennes rouillées aux USA, cyniquement abandonnées par leurs propriétaires dont les nombreuses filiales financières empêchent de retrouver la trace. Or ce système de filiales complexes est exactement le même en France et on peut supposer que les arrières pensées ne sont pas très loin. Une mystérieuse banque égyptienne inconnue en Europe, pourtant impliquée dans des scandales de corruption selon le Financial Times, est devenue propriétaire de l’un des opérateurs connus en France. Qu’en sera-t-il tôt ou tard des autres ? »

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  • Sondage Figaro sur les éoliennes 08 2018 14/08/2018

    Notre avis se fait entendre. Continuons à nous battre et à gagner du temps.

    Sondage du Figaro publié le 6 août 2018 :

    Énergie : les éoliennes sont-elles une bonne solution écologique ?

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  • Campagne au bord de la crise de nerfs 14/08/2018

    Valeurs Actuelles décrit ici très bien la situation dans les campagnes et parle précisément de la Marne. Merci pour cette défense de notre secteur bien trop souvent ignoré des médias.

    A lire absolument…

    Valeurs Actuelles – La Marne en question

    Reportage. Alors que les premiers parcs arrivent en fin de vie, l’opposition à l’implantation de nouvelles éoliennes dans les zones rurales se fait de plus en plus forte.

    La voiture, qui roule à petite allure sur un chemin caillouteux entre deux champs de luzerne en fleur, s’arrête bientôt au sommet d’un modeste vallonnement creusé par la Marne voisine. C’est le point de vue idéal. Quel que soit l’endroit où se porte le regard, les éoliennes sont là, de toutes tailles, accompagnées par les petites casemates vertes des armoires haute tension. Seules ou par groupes de sept ou huit, elles cernent littéralement ce bout de campagne champenoise. Quand on se trouve au pied du mât en acier recouvert de résine gris clair, la taille de la machine impressionne. Près de 150 mètres du sol au sommet de la pale en fibre de verre, pale d’ailleurs immobile puisque cette journée de juillet est sans vent. « Et ce n’est pas la plus grande, précise Isabelle Pestre, maire de La Chaussée-sur-Marne. Celle que vous voyez là-bas frôle les 200 mètres. » C’est ici, au lieu-dit La Côte-l’Épinette, aux abords de ce gros village de 800 habitants, qu’a été posée, en 2002, la première éolienne de la région. Une attraction touristique, à l’époque. « Les gens venaient la voir, on ne parlait que de ça, raconte l’élue. Tout le monde ou presque, moi y compris, était très enthousiaste… » Mais la singularité est devenue la norme, les mâts se sont ajoutés aux mâts, et l’attraction touristique est devenue repoussoir, obsession. « Quand on arrive, de nuit, par la route de Châlons, toutes ces lumières rouges, tous ces flashs blancs, qui dominent l’horizon, c’est un spectacle vraiment angoissant », poursuit Isabelle Pestre.

    Les promoteurs restent sourds aux plaintes des habitants

    Et s’il n’y avait que l’esthétique ! Parvenue en fin de vie, la première éolienne de 2002 a été remplacée par une autre, plus grande, plus puissante. Les promoteurs parlent de “repowering” (ce qui, au passage, dit assez bien le caractère étranger de ces technologies et de leur marché), terme que l’on peut traduire par “renforcement”, “recharge” ou “réalimentation”. Le problème est que celle-ci ne se fait pas place pour place : il est impossible de fixer une nouvelle éolienne sur les fondations de la première. Il faut la planter 30 mètres plus loin. « Pour une éolienne, comptez entre 300 et 400 mètres carrés d’emprise au sol et entre 1 000 et 1 500 tonnes de béton et de ferraille pour le socle », rappelle Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable (FED). Si, dans l’absolu, une éolienne prend peu de place, celle-ci est à jamais perdue, la loi n’obligeant pas le promoteur (ou le propriétaire du terrain — qui n’en aurait guère les moyens, en dépit de la rente perçue) à extraire l’intégralité du béton coulé. « On nous rebat les oreilles avec la biodiversité, on nous parle décontamination, réhabilitation, et on s’apprête à semer tranquillement dans le sol du pays des milliers de petits blockhaus », tempête l’élue, fille et femme d’agriculteur, qui, sur cette question du démantèlement, a interpellé préfet, sénateur et jusqu’à Nicolas Hulot. À l’horizon 2025, si la transition énergétique se déroule comme le souhaitent ses partisans, ce seront 30 millions de tonnes de béton qui vont être coulées dans le sol pour permettre l’installation des nouveaux parcs éoliens.

    Dans la région Grand-Est, la Marne est particulièrement bien servie avec 400 éoliennes installées, une centaine d’autres à venir et près de 200 dossiers en cours d’instruction. Le système a ceci de pervers que ce sont ceux qui en ont déjà qui accueillent les nouvelles, non parce que l’emplacement serait particulièrement bien venté mais parce que, comme le confie un élu des Ardennes, autre région sinistrée, « plus personne ne veut aujourd’hui accueillir d’éoliennes, c’est le ras-le-bol général ». Entre les zones militaires, les couloirs aériens et les domaines viticoles, qui refusent absolument de voir des éoliennes au milieu de leurs vignes (« et les puissants savent parler aux puissants », note Isabelle Pestre), ce sont les agriculteurs, les ruraux, qui collectionnent les nuisances, parfois sans compensations financières adéquates puisque ce sont les communautés de communes qui empochent l’argent.

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    « Dans mon village il n’y a pas une rue qui n’ait été éventrée, pas un chemin plusieurs fois défoncé, pas un champ qui ne soit truffé de câbles, se désole Isabelle Pestre. Il y en a partout. Chaque éolienne, c’est un raccordement de plus vers le centre RTE [Réseau de transport d’électricité] où converge l’électricité du secteur, des travaux lourds, parfois des procédures judiciaires pour lesquelles nous manquons de temps et de moyens. » Sourds aux plaintes des habitants, les promoteurs parlent de « favoriser l’énergie éolienne des territoires où elle est déjà acceptée », félicitent « les régions à énergie positive », dessinent le futur, etc. Que la transition énergétique, dans son engouement pour les renouvelables, dispose d’éléments de langage déjà très rodés, que les communiqués ministériels diffusent presque quotidiennement, devrait alerter sur son caractère contraignant, voire potentiellement totalitaire.

    Et la critique est ardue. Dans une réunion d’élus, de professionnels et d’associatifs où étaient évoquées les modalités du repowering à venir pour la région, le représentant d’Enedis ayant fait remarquer qu’il y avait désormais de gros problèmes d’acceptabilité, qu’il était difficile d’obtenir accords et permis, « son homologue de RTE s’est énervé et lui a dit que, de toute façon, c’était comme ça, qu’il fallait que ça se fasse », raconte un président d’association. « On sent une certaine forme de mépris, confirme Isabelle Pestre. Pour les travaux d’extension du transformateur, comme j’avais protesté, on m’a concédé une compensation paysagère. J’ai mis dix-huit mois à obtenir quelques arbres et ils ne sont même pas tous plantés… »

    Que l’enthousiasme de 2002 semble loin ! Bien sûr, certains agriculteurs ont gagné de l’argent, certaines communes ont pu conserver des groupes scolaires, ouvrir des espaces culturels, employer une secrétaire ou un vigile. Une économie peut exister localement, mais est-elle vertueuse ? Pour produire une énergie intermittente, inadaptée et dont la France n’avait pas besoin, était-il nécessaire de saccager ainsi des paysages ? Cette croisade contre les énergies de l’ancien monde méritait-elle tant de bruits, tant de travaux, tant d’argent public dépensé ? Il doit être permis d’en douter.

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  • Le Point – La santé mise en danger, par le docteur Chevallier 13/08/2018

    Le Docteur Chevallier pointe du doigt le problème sanitaire que pose les éoliennes dans le journal Le Point

    Éoliennes – Nouveau drame de santé publique

    On ne jure que par ces symboles de la propreté écologique. Et pourtant, du mythe à la réalité, il y a un abîme et peut-être même un scandale !

    Par le docteur

    Publié le

    L’écologie a bon dos. Des sociétés européennes cherchent par tous les moyens à implanter des éoliennes géantes (on approche des 200 m de haut) dans les campagnes françaises, à proximité immédiate des habitations. Force est de constater que les éoliennes n’ont rien d’écologique avec les milliers de tonnes de béton nécessaires pour soutenir ces monstres d’acier ; quant à l’énergie produite, on est très loin du compte par retour d’expérience de celles déjà implantées.

    Mes inquiétudes, en tant que médecin et membre de l’association Médecins européens pour un environnement plus sain en cours de constitution, portent sur la santé. Un rapport de l’Académie nationale de médecine, publié en 2006, conclut à la nécessité de suspendre (ou interdire) l’édification des éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 mégawatts situées à moins de 1 500 m des habitations. Ce sont effectivement de véritables installations industrielles induisant des nuisances, notamment sonores.

    Les éoliennes industrielles sont en effet classées dans les ICPE : installations et usines susceptibles de générer des risques ou dangers. Plusieurs études scientifiques sont en cours de publication, leurs résultats recommanderaient que les éoliennes ne soient pas implantées à moins de 2,5 km des habitations. Ainsi, les observations cliniques du Dr Michael Nissenbaum sur deux sites éoliens dans l’État du Maine aux États-Unis indiquent qu’il existerait une corrélation entre la distance habitations-éoliennes et les problèmes de santé des résidents.

    La responsabilité des préfets engagée

    Un certain nombre de médecins ont d’ores et déjà identifié de multiples troubles de santé liés à la mitoyenneté avec ces machines industrielles. A été défini médicalement le « syndrome éolien », qui comprend l‘augmentation de maux de tête (les bruits et les turbulences comme facteurs déclenchants de migraines), des bourdonnements d’oreilles à type d’acouphènes, des troubles du sommeil, une majoration des troubles anxio-dépressifs, parfois l’apparition, comme le souligne le Dr Jean-François Ferrieu, de « nausées, vertiges, palpitations, l’ensemble de ces troubles chroniques pouvant favoriser d’authentiques dépressions ».

    Cette dimension n’est pas prise en compte, ou insuffisamment, par les pouvoirs publics, probablement par défaut d’information. Pendant ce temps-là, différentes entreprises locales, qui, le plus souvent, revendent ensuite les droits d’exploitation à des sociétés internationales juridiquement très bien structurées, continuent à faire pression sur les municipalités afin d’accélérer les mises en chantier, à parfois 500 m des habitations, de parcs éoliens, car ce ne sont jamais des éoliennes isolées qui sont implantées mais des groupes aux effets démultipliés. La responsabilité des préfets est à ce jour engagée, puisque ce sont eux qui délivrent les permis de construire.

    Gel des projets en cours

    Au vu des éléments actuellement disponibles, il paraîtrait judicieux, par principe de responsabilité, de recommander des distances minimales de 5 km entre les éoliennes industrielles et les habitations. Idéalement, il serait souhaitable de geler dès maintenant tous les projets en cours et d’approfondir la dimension santé pour ne pas induire de nouvelles pathologies sur une grande échelle.

    On arrivera aussi peut-être à la conclusion que, pour préserver la santé des humains et des animaux comme les oiseaux, les animaux d’élevage ou les chauves-souris, de précieux « insecticides » naturels qui ont fait l’objet d’un rapport de l’Académie américaine des sciences (Pnas, 29 septembre 2014), il suffirait d’interdire les éoliennes industrielles sur la terre ferme.

    Comme l’a fait remarquer Nicolas Hulot, « au départ, l’énergie éolienne est une très bonne idée, mais à l’arrivée, c’est une réalisation tragique. Si on nous disait au moins que cela permettrait de fermer des centrales, mais ce n’est pas le cas ».

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  • Le Point – Éoliennes, fin programmée du Tourisme 13/08/2018

    Le journal Le Point vient de publier un article très instructif du Docteur Chevallier sur l’arrivée massive des éoliennes au mépris de la santé des riverains et du tourisme en France, notre « pétrole » à nous.

    Article du docteur Chevallier – Le Point

    Le « pétrole » de la France, ce sont ses paysages, ses monuments, son climat tempéré, sa gastronomie, ses innovations… qui attirent près de 90 millions de personnes chaque année, générant un chiffre d’affaires d’environ 50 milliards d’euros. Quelques affairistes internationaux et nationaux, à partir de la construction d’éoliennes terrestres, voudraient détruire nos paysages en prenant comme alibi des principes faussement écolos, leurs motivations étant, bien entendu, avant tout financières.

    Nul doute que les éoliennes terrestres, de ces parcs, pouvant atteindre plus de 200 mètres de haut avec les pales (soit l’équivalent d’un immeuble de plus de 8 étages), feront fuir les touristes. En plus, à terme, ces zones sacrifiées pourront servir de déchetterie pour de multiples composants, dont nucléaires. Comme l’écrivait le 27 juin 2018, dans Le Figaro, le haut fonctionnaire Patrice Cahart : « Les nouveaux projets éoliens [terrestres, NDLR] n’ont d’autres finalités que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs.  » Et d’ajouter : « Écartons-les avant qu’ils n’aggravent encore les finances publiques et ne détruisent les paysages français. »

    Lire aussi. Coignard – Éoliennes : le vent de la corruption

    Comment procèdent certains promoteurs ? Par la corruption de nombreux élus, par la création sournoise de multiples conflits d’intérêts avec les fonctionnaires en charge du respect du Code l’environnement ou tout simplement de ceux qui sont à des postes stratégiques. Sont, par exemple, obtenues dans bien des cas de multiples dérogations à une réglementation, déjà bien trop frileuse, oubliant l’essentiel : l’impact sur l’homme. Sont embauchés les enfants, de proches parents, en toute impunité…

    Par ailleurs, ces promoteurs font miroiter des revenus complémentaires aux agriculteurs sans leur dire ce qu’il adviendra des éoliennes sur leurs terrains à l’avenir ni quel poids ils auront face aux avocats internationaux des multinationales gérantes en cas de litige… Quel mirage ! On croyait qu’avec les subprimes les communes avaient compris qu’il ne fallait pas tomber dans certains pièges… eh bien non !

    Lire aussi – Énergies renouvelables : la charge sévère de la Cour des comptes

    Une transition énergétique au détriment des paysages

    Les impacts sur la santé sont mal appréhendés. Une fois de plus, nos agriculteurs, qui ont la tâche si sacrée de nourrir les hommes, semblent méprisés et abandonnés à leur propre sort. Si le gouvernement veut vraiment les aider, qu’il supprime, pour eux, la fiscalité du gaz oil, qu’il taxe par exemple la malbouffe de certains industriels internationaux à leurs profits, à commencer par les fabricants de sodas qui rendent les gens si malades par des excès de consommation. Les solutions, il en existe de multiples, mais l’urgence actuellement est de donner un cadre législatif robuste aux préfets de régions pour empêcher la création d’éoliennes terrestres indésirables. Les tribunaux, par des lois adaptées, ne devraient plus pouvoir défaire les décisions préfectorales, celles également de nombreux élus clairvoyants, qui vont dans le sens de la protection des populations.

    L’élaboration de la nouvelle stratégie énergétique de la France, en cours de discussion, doit être respectueuse de l’environnement (aujourd’hui, on enterre les lignes à haute tension, mais on laisse pousser ces monstres d’acier), des agriculteurs, des acteurs du tourisme et des citoyens. Le peu d’électricité produit par l’éolien est acheté – pour l’instant – au prix fort puis pratiquement bradé sur les marchés extérieurs, le différentiel étant à la charge tout simplement du contribuable, donc de vous. À défaut de décisions courageuses, faudra-t-il compter sur les zadistes, qui ont montré leur efficacité en bloquant le projet inadapté de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour protéger nos paysages et les populations de ces monstres ? Oui, bien sûr, la transition énergétique se doit d’être menée, mais correctement pensée, sans oublier que les paysages de France font partie du « bien commun ».

    Laurent Chevallier est médecin nutritionniste, et dirige l’Unité nutrition, médecine environnementale à la Clinique du Parc (Castelnau-Le-Lez).

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  • Le Figaro 08 2018 : Actualités sur les éoliennes 13/08/2018

    Après avoir réalisé un sondage auprès de ses lecteurs fin juillet 2018, qui montre qu’une majorité de Français commencent à refuser l’arrivée massive de parcs éoliens dans les campagnes françaises, le Figaro prend conscience des problèmes posés par les éoliennes en France et ses articles sur le sujet se multiplient.

    « Éditorial : «Vents contraires»

    Don Quichotte est de retour. Un vent de colère souffle contre les éoliennes. De l’illustrateur Philippe Dumas au président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, des voix de plus en diverses s’élèvent contre ces pylônes de plus de cent mètres de haut qui défigurent le territoire terrestre et, demain, maritime. Pêcheurs bretons, paysans normands, défenseurs du patrimoine, de l’environnement ou simplement des finances publiques, la coalition anti-éolien gonfle comme un spi.

    Les reproches s’accumulent: atteinte à l’intégrité des paysages et au cadre des monuments historiques, pollution sonore ou lumineuse, danger pour les oiseaux migrateurs ou la faune marine. Sans oublier l’accusation majeure: le tarif exorbitant du rachat garanti de l’électricité produite par cette forêt de mâts dont il faut souligner que les pales ne tournent que 23 % du temps en moyenne.

    Quel gâchis. Quel triste chemin parcouru entre l’idée initiale, séduisante, d’utiliser la force du vent pour produire une … »

    Résumé des derniers articles du Figaro

     

     

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  • Qui paiera les 30 millions de tonnes de béton à démanteler ? 16/07/2018

    Un calcul rapide d’abord : 1500 tonnes de béton pour 20 000 éoliennes prévus par Nicolas Hulot à l’horizon 2025, cela fait 30 millions de tonnes de béton !

    Le démantèlement d’une éolienne prévoit d’araser son socle en béton de 1m en cas de machine posée sur un champ agricole. Sauf qu’il est désormais bien connu que les racines des céréales descendent beaucoup plus profondément dans la terre et que les vers de terre, utiles pour aérer les sols, ne peuvent traverser le reste du béton resté en place.

    Mais on en sait plus encore sur le coût d’un tel démantèlement dans l’article publié par Économie Matin en juillet 2018 :

    50 000€ prévus par la loi, alors qu’il en faudrait plutôt 350000 €. Payés par qui, en cas de cessation d’activité d’un parc éolien ?

    C’est le propriétaire du champ qui sera le premier tenu pour responsable !

    S’il est incapable de payer, malgré les revenus mirifiques promis précédemment par les promoteurs, qui fondront vite devant de telles charges, ce sera aux communes de régler la note…

    Et si les communes doivent payer, ce sera …les habitants qui devront s’en charger.

    Economie Matin – article du 10 07 2018

    « À l’horizon 2025, 30 millions de tonnes de béton armé vont être coulés dans le sol de la France pour implanter 20.000 éoliennes programmées par Nicolas Hulot. Comment accepter un tel double langage d’un ministre de l’Environnement qui a déclaré solennellement vouloir protéger la biodiversité de la France et lutter contre l’artificialisation des sols à grands effets d’annonces médiatiques et de shows écologiques ?

    20.000 éoliennes terrestre sont programmées par la transition énergétique

    Huit milles éoliennes couvrent déjà la France. Pour implanter les vingt mille éoliennes terrestres prévues à l’horizon 2025 par la Transition Énergétique, Nicolas Hulot a autorisé sans l’avouer que 30 millions de tonnes de béton qui ne seront jamais enlevées, soient déversées dans le sol français, par 1,2 million de « camions-toupies ».

    Mis à la file, ces camions couvriraient le tiers du tour de la terre.

    Le béton ne sera jamais enlevé. Qui va payer ce saccage écologique ?

    Au bout des 15 ans, durée de vie d’une éolienne, seul le démontage est prévu, et encore pour un montant insuffisant (le septième de la somme en réalité nécessaire). Là aussi, ce sont les propriétaires de terrains, les agriculteurs et les communes qui seront grugés (*) alors qu’elles qui avait cru faire une bonne affaire. Même si l’éolienne est démantelée, le béton, lui, ne sera jamais enlevé.

    En effet, en France il n’existe aucune obligation légale pour enlever ce béton du sol, ce qui est écologiquement absolument scandaleux, montrant encore une fois que l’éolien est une affaire d’argent et qu’il été totalement abandonné par les divers gouvernements depuis 2001 aux lobby des promoteurs du vent qui si fichent comme l’an quarante de la biodiversité et dont seul objet et de faire le plus vite possible le maximum de profits sans se soucier des problèmes futurs.

    C’est pour cette raison en outre que la Fédération Environnement Durable (FED) demande un moratoire éolien. Un ministre ne peut prôner la protection de l’écologie et passer son temps à la bafouer.

    (*) Le cout du démantèlement pour une éolienne est de 350.00 euros. Le promoteur est tenu de mettre de côté 50.000 euros. Si un agriculteur a gagné 150.000 euros sur 15 ans de loyer pour avoir accepté de louer son terrain, il risque en réalité de se retrouver grugé s’il doit payer le démantèlement. La perte pourrait s’élever pour lui à 150 000 euros. »

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  • Barbecue de l’association ADENOS 03/07/2018

    C’est dans une ambiance très conviviale qu’a été évoquée la situation de l’éolien dans notre secteur, ce week-end aux Essarts les Sézanne. Une journée qui a réuni près de la moitié de nos adhérents autour d’un déjeuner partagé.

    Cela permet de resserrer les rangs, de mieux se connaitre, tout en faisant le bilan de nos nombreuses actions et en élaborant la stratégie qui doit être la nôtre pour lutter contre ce saccage de notre territoire pour le profit des promoteurs sans demander l’avis des riverains de plus en plus en colère.

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  • Éolien dans les Hauts de France : carte impressionnante 03/07/2018

    La Région des Hauts de France vient de mettre en ligne un observatoire de l’éolien dans sa région. C’est impressionnant car cela fait prendre conscience du nombre de projets et de machines installés ou en projet. Il est impossible de rester insensible devant le nombre !

    Puisse chaque région utiliser le même outil et tout particulièrement la région Grand-Est qui a la même situation d’envahissement et tout particulièrement dans le département de la Marne.

    N’hésitez pas à faire connaitre cet outil à votre entourage en précisant que nous sommes devant les Hauts de France en nombre de machines. Triste privilège, hélas !

    Il est même possible d’ajouter des projets dont ils n’ont pas encore connaissance à la DREAL. C’est vraiment l’outil dont on a besoin.

    Allez sur la carte, déplacez-vous, vous pouvez voir le parc de l’Épine aux Bois, à 5 km de Montmirail !

    Observatoire de l’éolien dans les Hauts de France

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  • Médiapart : Barrages privatisés, haute trahison ? 30/06/2018

    Privatiser nos barrages, est-ce nécessaire, indispensable, obligatoire, raisonnable ?

    Médiapart s’interroge…

    Privatisation des barrages français-haute trahison 2018, par Médiapart

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  • Marais de St Gond et les éoliennes 29/06/2018

    Le président d’ADENOS a participé, jeudi 21juin dernier, à la rencontre du Journal l’UNION avec des opposants à l’envahissement des Marais de St Gond par des parcs éoliens.

    Nous sommes partenaires de cette action et soutenons le projet de la toute jeune association « PPE 51 » qui vient de se constituer pour continuer l’action d’ADENOS sur le Nord-Est Sézannais.

    Halte à ses projets multiples et sans concertation dans tout village qui veut bien se faire acheter par un promoteur, au mépris de ses habitants, qui en auront les nuisances pendant plusieurs décennies et à qui on ne demande même pas l’avis.

    L’Union Marais de ST Gond refusent l’éolien 2018 06 29

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  • Les éoliennes, une folie qui mutile la France – Le Figaro 28/06/2018

    Certains journaux s’engagent, en donnant la parole comme, ici, à , ancien directeur de la législation fiscale au ministère des Finances. Il s’exprime le 27 juin 2018 dans Le Figaro.

    Il faut gagner du temps, se battre ensemble, et partout en France pour faire reculer l’éolien et ce lobby super-puissant qui se croit tout permis car protégé en haut-lieu.

    La justice lui donne parfois raison mais pas à tout coup ! Nous aussi nous avons nos appuis…

     

    Les éoliennes : une folie qui mutile la France

    Les grandes éoliennes se multiplient, et ce n’est qu’un début. Agissons avant qu’il ne soit trop tard, s’alarme l’inspecteur général des finances.

    L’actuelle politique de l’éolien aboutit à une mutilation de la France, sans raison valable.

    Laissons de côté l’éolien en mer, qui donne lieu à une bataille entre gouvernement et promoteurs. Concentrons-nous sur l’éolien terrestre. De belles régions comme la Bourgogne et le Languedoc sont déjà gravement atteintes. Si la loi sur la transition énergétique, votée dans l’inconscience durant la législature précédente, est appliquée, près de la moitié des habitations de la France rurale se trouveront à moins de 3 kilomètres d’une grande éolienne. Au mont des Quatre Faux (Ardennes), le préfet a autorisé 63 engins de 200 mètres de haut, pale comprise – soit deux fois et demie la hauteur de la cathédrale de Reims, située non loin de là. La vingtaine d’éoliennes proposées dans le Haut-Armançon (Yonne) atteindraient 220 à 250 mètres et approcheraient donc de la hauteur de la tour Eiffel (300 mètres). Les promoteurs éoliens s’attaquent maintenant au Mont-Saint-Michel (projet de Bazouges-la-Pérouse, Ille-et-Vilaine). Nos paysages sont donc en train de subir leur plus importante mutation depuis les grands défrichements médiévaux. Nos campagnes vont cesser d’être des campagnes.

    Ces perspectives sont inacceptables pour un pays soucieux de son image, fier de son histoire, et qui prétend rester la première destination mondiale en nombre de touristes. Le grand public tarde à en prendre conscience, car la moitié des éoliennes déjà décidées ne sont pas encore visibles et, parmi celles qui fonctionnent, beaucoup, d’un modèle ancien, ne dépassent guère la centaine de mètres.
    Quand tout ce qui est décidé ou prévu sera sorti de terre, un sursaut se produira. Mais il sera trop tard.

    Les naïfs croient que les éoliennes contribuent à la défense du climat. Rien de plus faux. En 2015, les sources d’énergie polluantes (charbon, fioul, gaz) n’ont fourni que 6 % de notre production électrique. En 2019, ce sera encore moins. Au-delà, la réduction ne pourra se poursuivre, car il faut un fort appoint de gaz pour lisser l’extrême irrégularité du courant éolien : dans notre pays, une éolienne terrestre ne fonctionne en moyenne qu’à 23 % de sa puissance, car l’insuffisance de vent provoque son arrêt, et l’excès de vent aussi. La poursuite de l’expansion éolienne imposerait donc de rouvrir des centrales à gaz et même d’en créer de nouvelles (au risque d’accroître la dépendance envers le fournisseur russe). Au lieu d’être un remède, l’éolien deviendrait une source de pollution supplémentaire. C’est ce qu’on voit en Allemagne, où sont ouvertes de nouvelles mines de lignite, combustible particulièrement nocif. En raison de ce mariage forcé avec le gaz ou diverses sortes de charbon, l’éolien est une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable.

    La vingtaine d’éoliennes proposées dans le Haut-Armançon (Yonne) atteindraient 220 à 250 mètres. La tour Eiffel fait 300 mètres.

    De toute façon, nous avons déjà trop d’électricité. En année normale, notre pays exporte le dixième de sa production. Contrainte par l’État, EDF achète le courant éolien terrestre à un prix qui atteint aujourd’hui, en moyenne, 82 euros le mégawattheure et le revend moitié moins cher sur les marchés extérieurs ; la perte est financée par le consommateur et le contribuable. Un supplément d’éoliennes ne pourrait qu’aggraver ce gaspillage.

    Mais alors, où se trouve notre avenir énergétique ? Le solaire thermique (celui des chauffe-eau) est une bonne carte à jouer, car la chaleur, contrairement à l’électricité, se conserve sans recourir à des batteries d’un coût prohibitif. Celle des égouts devrait également pouvoir être captée de manière massive. À terme, nous bénéficierons sans doute de surgénérateurs, créant plus de combustible nucléaire qu’ils n’en consomment ; des chercheurs américains et russes y travaillent. Dommage que la France ait arrêté ses propres recherches.

    En tout cas, pour les deux ou trois décennies qui s’annoncent, la solution de loin la plus rationnelle et la moins coûteuse consiste à prolonger les centrales nucléaires en service. Les États-Unis le font de façon systématique. Pourquoi la France s’en priverait-elle ? L’un des avantages de cette formule est qu’elle évite de mettre en place de nouvelles lignes à haute ou moyenne tension.

    La loi sur la transition énergétique prévoit au contraire de remplacer le tiers de la production nucléaire actuelle par celle d’éoliennes et accessoirement de capteurs photovoltaïques, d’ici à 2025. Échéance irréaliste, qu’il est question de repousser de cinq ou dix ans, mais l’objectif de réduction d’un tiers paraît maintenu. Si on veut vraiment l’atteindre, il faudra supporter, d’après mes calculs, un surcoût de 93 milliards d’euros par rapport aux dépenses de sécurité qu’implique la prolongation des centrales en cause, pour une production équivalente. Encore doit-on ajouter à ces milliards le coût financier et psychologique du réseau serré de nouvelles lignes à moyenne et haute tension qui desservirait ces engins nouveaux dispersés sur tout le territoire.

    Bref, les nouveaux projets éoliens n’ont d’autre raison d’être que de satisfaire le groupe de pression des promoteurs et de faire plaisir aux écologistes qui sont bien mal informés. Écartons-les avant qu’ils n’aggravent encore l’état des finances publiques et ne détruisent l’identité des paysages français.

    Article du Figaro — 27 juin 2018 Par Patrice Cahart,

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  • Barrages privatisés : danger 25/06/2018

    Nouvelle inquiétude sur le secteur de l’Énergie. Une décision gouvernementale de privatiser les barrages ? Quelles conséquences sur l’équilibre énergétique français ?

    Nous avons besoin de ces barrages   ! L’hydroélectricité est le régulateur du système électrique du pays, permettant une régulation rapide de la quantité d’électricité produite et injectée dans le réseau, ce qui est plus compliqué avec les autres modes de production d’énergie. Sous pavillon privé, la rentabilité l’emportera sur la bonne gestion, au détriment des enjeux environnementaux.

    Actuellement, l’hydraulique est la première source d’énergie renouvelable. C’est aussi une des seules qui peut stocker en masse de l’électricité.

    Histoire d’une forfaiture politique

    Le 7 février dernier, le gouvernement Philippe, après avoir fait savoir en automne 2017 à l’interfédérale des salariés du secteur hydroélectrique français qu’il ne trouvait rien à redire au principe, a donc acté la privatisation. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public, sauf effondrement global, sera mis à l’encan avant 2050. EDF, société détenue à 83,5 % par l’État, gère 85 % des 433 concessions du pays (une concession représente un ou plusieurs barrages raccordés à une même centrale électrique). Engie et des structures régionales comme la Compagnie nationale du Rhône ou la Société hydroélectrique du Midi se partagent les 15 % restants.

    Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, avec un acharnement spécial et suspect de la part de la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager depuis sa nomination en 2014. Macron et Philippe l’ont signée, sans l’ombre d’une hésitation. Il s’agit de mettre fin à l’abus de « position dominante » d’EDF, incompatible avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. On n’est plus à une incohérence près. Le secteur nucléaire, réputé stratégique mais en faillite, on n’y touche pas ; en revanche, le secteur hydroélectrique, très profitable mais réputé non stratégique par notre tandem, on peut le vendre à la découpe. Les charognards rôdent depuis longtemps et se sont fait connaître : E.ON (Allemagne), Enel (Italie), Vattenfall (Suède) et Alpiq (Suisse), entre autres.

    En juin 2015, la Commission européenne a estimé qu’elles contrevenaient à son credo de la concurrence « libre et non faussée » et a sommé Paris « d’accélérer l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques ».

    Le gouvernement Philippe avait une arme pour s’opposer à la Commission, ce décret n° 2014-479. Il n’en a pas usé et a même appuyé sur l’accélérateur. Le scandale n’est pas tant que la France soit le seul pays d’Europe auquel on ait demandé de privatiser ses barrages, mais qu’un gouvernement français ait accédé à cette demande le plus servilement du monde, comme si le secteur hydroélectrique n’était pas lui aussi stratégique, ne fût-ce que pour honorer les engagements de la COP21. En Allemagne, les concessions sont déléguées aux Länder et la Slovénie a constitutionnalisé un « grand service public de l’eau ». Hors UE, en Norvège, qui tire 99 % de son électricité des barrages, les licences hydroélectriques ne sont accordées qu’à des opérateurs publics.

    Poule aux œufs d’or et indispensable force d’appoint 

    Il faut dire que pour la concurrence si chère à Margrethe Vestager, les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, dont la moitié revient aux collectivités locales, leur masse salariale faible (21 000 salariés) et leurs installations amorties depuis des lustres, sont une proie de choix. La bête, de surcroît, a été techniquement affaiblie dès avant que la Commission ne revînt à la charge, par un certain… Emmanuel Macron : une de ses premières grandes décisions et son premier grand acte de trahison comme ministre de l’économie aura été d’autoriser l’investissement de l’Américain General Electric dans Alstom. General Electric est à présent actionnaire à 50 % de la branche énergie d’Alstom, qui ravitaille en pièces essentielles les centrales nucléaires (turbines Arabelle de Belfort) et les barrages… Dans l’usine GE-hydro de Grenoble, un plan social de 345 postes (sur 800) assombrit l’avenir du site. Depuis plus d’un siècle, forte d’un savoir-faire unique et mondialement reconnu, cette usine fabriquait sur mesure les turbines des grands barrages français et en assurait la maintenance. En plus d’avoir fourni 25 % de la puissance hydraulique installée dans le monde (dont le barrage des Trois-Gorges en Chine, qui n’est sans doute pas son meilleur motif de gloire) et permis l’essor industriel des Alpes françaises, ses carnets de commandes sont pleins. Oui, pleins ! La décision de GE et le silence du gouvernement sur ce dossier, Nicolas Hulot inclus (les couleuvres, à force, lui sortent par la bouche), sont incompréhensibles, à moins d’y voir une volonté délibérée, d’abord subreptice, désormais frontale, de saborder un secteur vital, de la manufacture aux usages.

    Car le secteur hydroélectrique est vital, comme le rappelait Martine Orange en novembre 2015. Il représente 12,5 % de la production d’électricité française, près de 70 % des énergies renouvelables. C’est l’électricité la moins onéreuse : de 20 à 30 euros le MWh. Les centrales hydroélectriques fournissent 66 % de la capacité d’appoint rapide lors des pics de consommation (le reste est assuré par les centrales thermiques). Les barrages, par leurs réserves d’eau, compensent l’intermittence des autres énergies renouvelables et, inversement, en cas de surplus de production de ces dernières, reconstituent leurs stocks par pompage. Par ailleurs, certaines installations complexes, avec conduite forcée et vastes lacs de retenue, nécessitent des compétences particulières et un sens avisé de la coordination avec les collectivités locales bénéficiaires, et ne supportent pas l’amateurisme.

    Enfin, la bonne gestion du niveau des fleuves et rivières est essentielle pour le refroidissement des centrales nucléaires, implantées majoritairement sur des cours d’eau jalonnés de barrages. On ne peut « arrêter le nucléaire » comme on mouche une chandelle. On peut (on doit) geler la construction de nouvelles centrales, on peut (on doit) les faire démanteler par les nucléocrates, qui seraient malvenus de nous accuser de les envoyer à une mort certaine sans se récuser, mais on a l’obligation vis-à-vis des générations futures d’entretenir et de surveiller sur une échelle de temps inédite les sites de production et de stockage. Nous sommes condamnés à accompagner l’interminable agonie de l’industrie nucléaire et le secteur hydroélectrique est partie prenante de cette veillée cauchemardesque. Les deux secteurs sont donc liés stratégiquement et, en l’occurrence, puisqu’il y va de la sécurité collective et même globale, puisque les pollutions nucléaires ignorent les frontières, affaiblir le secteur des barrages est un crime contre l’avenir et contre les nations.

    Privatisation des barrages -blog Médiapart  de Bertrand Rouzies

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  • Le simulacre de démocratie : PPE et Consultation publique 18/06/2018

    Programmation Pluriannuelle de l’Énergie : Consultation de 400 citoyens choisis au hasard ou parodie ?

    Mme Jouanneau a tiré au sort 400 participants pour un séminaire d’une journée sur la Programmation pluriannuelle de l’Énergie. Les conditions sont-elles réunies pour que cette expérience de démocratie participative marche ?

    Par Michel Quatrevalet.

    Le débat sur la PPE a été « enrichi » par une expérience de démocratie participative. Mme Jouanneau a tiré au sort 400 participants pour un séminaire d’une journée sur la Programmation pluriannuelle de l’Énergie.

    Nous ne savons pas grand-chose sur le déroulement des opérations, nous ne savons pas le nom des 10 animateurs, ni quels documents ont été fournis aux participants, alors que lors des débats écrits sur le site de la Commission du débat public, de nombreux intervenants ont déploré que ne figurent pas dans la bibliothèque du débat des points de vue essentiels, ou des études comme les conclusions de la mission Percebois‑Grandil de 2012, ou les avis de nos Académies des sciences et des technologies.

    Les conclusions seront fournies le 29 juin, c’est-à-dire en fin de consultation, alors qu’il ne sera plus possible de les contester factuellement.

    Un simulacre

    Ces opérations de « panels de citoyens tirés au sort » pourraient être productives mais avec trois conditions impératives :

    • une préparation en profondeur des participants pour qu’ils accèdent à une connaissance suffisante du sujet (l’énergie est un sujet très technique)
    • une vérification minutieuse, par un organisme indépendant des parties (donc aussi de l’exécutif) que l’information fournie est factuelle, complète et objective.
    • un processus transparent de nomination des animateurs et d’élaboration de la synthèse des débats.

    En l’occurrence, rien de tout cela ne semble avoir été respecté. On peut même craindre le pire, à la lecture d’un compte-rendu de la maîtrise d’œuvre de la PPE honteusement orienté. Les commentaires publiés sur le site des débats ne se sont pas fait attendre. En voici quelques uns.

    Un compte rendu partial

    « On lit dans le communiqué : « Il est assez évident qu’une nette différence d’appréciation se fait jour à l’occasion de ce G400 entre les postures constatées parfois chez certains spécialistes du sujet et des citoyens très exigeants et soucieux qu’on accélère le pas en matière de transition pour tenir les engagements pris dans la loi. »

    Lorsque dans une classe, l’enseignant dit que 5+6=11, alors que la majorité des élèves pense que 5+6=56, doit-on considérer a priori, comme le fait ce communiqué, que ce que dit le « spécialiste du sujet » est une posture ? Les engagements pris dans la loi n’ont pas été tenus ( 50% de nucléaire en 2025, diminution du CO2) car les orientations prises et les objectifs étaient dès le départ incompatibles entre eux. Comment va-t-on parvenir à une PPE dont les objectifs auraient un minimum de chance d’être atteints si on prend délibérément le parti de ne pas considérer l’avis des spécialistes du sujet ? »

    Et encore :

    « Vous parlez de posture chez certains experts, ce qui est une accusation assez grave. Qui sont ces experts et quelles sont ces postures ?

    Si leur position n’est qu’une posture et non pas un avis argumenté basé sur des faits, alors comment peut-on considérer que ces personnes sont réellement expertes ? Et si elles ne sont pas réellement des experts, pourquoi les avez-vous présenté comme tel à ce panel ?

    Si ces personnes sont réellement des experts, et que leur avis est fondé mais ne correspondent pas à vos convictions personnelles, ne pensez-vous pas prêter le flanc à des accusations de partialité dans le débat que vous avez la charge d’organiser ?

    Et encore :

    La rédaction de ce compte rendu « Plein succès pour le G400 » peut prêter à équivoque. Le sens du mot posture qui, dans son sens figuré, non médical, a un sens assez négatif, le souligné « très exigeants » des citoyens faisant penser que les « certains spécialistes », eux, ne le sont pas et le fait que les résultats bruts ont été communiqués aux participants mais ne seront rendus publics qu’à l’occasion de la séance de clôture du CESE le 29 juin à Paris peuvent laisser mal augurer de l’impartialité du rendu du débat par la CNDP.

    Questions :
    1) Pourquoi attendre la clôture pour faire part des résultats ?
    2) Peut-on connaître, sinon le nom des 10 observateurs, du moins le nom des ONG et des entreprises dont sont originaires ces observateurs ? »

    Réponse habituelle de la Maîtrise d’œuvre : question en attente de traitement. On ne peut mieux dire…

    Le piège

    Paradoxalement, le formalisme et la bonne organisation des débats en ligne par la Commission du débat public prennent le gouvernement au piège.

    Les commentaires et points de vue forment un corpus de remarques, d’éléments factuels, d’études, et de remises en cause d’une richesse incroyable.

    • Soit le gouvernement en tient compte pour amender son projet : il devra alors expliquer pourquoi tous ses prédécesseurs ont fait fausse route. Mais la cause première de l’incohérence du programme réside dans la loi sur la transition écologique elle-même, qui est devenue une sorte de vache sacrée.
    • Soit il passe outre : mais internet est intraitable ; tout reste plus ou moins consultable et à n’en pas douter, certains sauvegarderont les éléments essentiels. Le gouvernement ne pourra pas effacer les alertes qu’il avait reçues, bien avant que ne s’imposent des révisions déchirantes, face à une réalité bête et méchante : les éoliennes ne produisent rien sans vent, le solaire ne produit que quelques heures par jour, et nous ne savons pas stocker l’électricité à hauteur des enjeux.

    Cruel dilemme…

    https://www.contrepoints.org/2018/06/14/318130-ppe-le-simulacre-de-la-democratie-participative-dans-le-domaine-energetique

    Le G400 mode d’emploi :

    https://ppe.debatpublic.fr/g400-energie

    Premier aperçu du sommet :

    https://ppe.debatpublic.fr/plein-succes-g400

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  • Sraddet, un nouvel organe de décision ? 29/05/2018

    Des réunions ont déjà eu lieu… Que doit-on attendre de ce nouveau dispositif ? Remplacera-t-il les communes ou communautés de communes dans la gestion des territoires ? L’association France Nature Environnement était invitée ? Pourquoi elle et pas d’autres associations de citoyens comme la FED ? Une consultation publique encore bien opaque sur le Net. A suivre…

    Equilibre et attractivité des territoires : Le SRADDET : la vision stratégique et prospective du Grand Est dans les domaines de l’aménagement du territoire et du développement durable.

    Chef de file en matière d’aménagement du territoire, la Région Grand Est a lancé dès 2016 l’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDET).

    Chiffre clé

    2 700 acteurs mobilisés

    LE SRADDET c’est quoi ?

    C’est une stratégie à horizon 2050 pour l’aménagement et le développement durable du Grand Est. Cette stratégie est portée et élaborée par la Région Grand Est mais est co-construite avec tous ses partenaires (collectivités territoriales, Etat, acteurs de l’énergie, des transports, de l’environnement, associations…).

    L’acronyme SRADDET signifie : Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires. En effet, cette stratégie est transversale et concerne un ensemble de thématiques : aménagement du territoire, transports et mobilités, climat-air-énergie, biodiversité – eaux et prévention – gestion des déchets.

    Pourquoi faire un SRADDET ?

    C’est le législateur (l’Etat), à travers la loi NOTRé de 2015 qui a demandé à toutes les Régions de se doter d’un nouvel outil d’aménagement du territoire. En effet, ce nouvel outil a un but de rationalisation et de simplification administrative. Une dizaine de schémas seront refondus en un seul schéma. Le SRADDET est donc le schéma des schémas !

    Pour la Région, l’ambition est de faire du SRADDET un projet fédérateur et ambitieux pour l’avenir des territoires du Grand Est.

    Comment le SRADDET sera-t-il appliqué ?

    Le SRADDET est un document de planification, c’est-à-dire que c’est un texte qui veille au bon développement des territoires et des services dont les populations ont besoin. Ce document est prescriptif, cela signifie qu’ils devront chacun à leur échelle prendre en compte les objectifs du SRADDET et être compatibles avec ses règles.

    De son côté, le SRADDET doit respecter le principe de subsidiarité, c’est-à-dire qu’il ne doit pas empiéter sur les compétences des documents de planification à plus petites échelles et doit lui-même prendre en compte et respecter les stratégies supra-régionales ou nationales (c’est le principe de hiérarchie des normes).

    Comment ont été associés les différents acteurs du Grand Est ?

    Depuis le lancement du SRADDET, en février 2017, la Région a souhaité élaborer le SRADDET avec un maximum d’acteurs du territoire, afin de créer une stratégie partagée qui répond aux besoins des territoires. En effet, le SRADDET n’est pas uniquement la vision du Conseil Régional du Grand Est mais bien celle de tous les territoires qui le compose !

    Concrètement, 6 séminaires thématiques ont rassemblés plus de 1 500 participants. Ils ont été organisés, en 2017, dans toute la région et sur les sujets phares du SRADDET :

    • les transports et la mobilité
    • l’égalité des territoires
    • la biodiversité et l’eau
    • le climat, l’air et l’énergie
    • le transfrontalier
    • les enjeux transversaux

    En 2018, la Région s’est rendue sur les territoires pour présenter le projet de stratégie et recueillir les avis de ses partenaires, au cours de 13 rencontres territoriales. Plus de 1 200 participants étaient au rendez-vous !

    Consulter les comptes-rendu et supports de communication de la concertation

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  • ORE : Obligation réelle environnementale 29/05/2018

    L’obligation réelle environnementale, nouvelle technique civile de préservation de la biodiversité

    La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages instaure différents moyens juridiques et écologiques pour assurer une préservation pérenne de l’environnement. Focus sur l’une de ses mesures : l’obligation réelle environnementale.

    ORE explications

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  • Commissaires enquêteurs remis en question (suite) 29/05/2018

    Honneur perdu des commissaires enquêteurs ! L’affaire de Noirmoutier continue de faire des vagues.

    « C’est une affaire grave, très grave, qui vient de se dérouler en particulier à Noirmoutier et qui jette un véritable discrédit sur l’ensemble de la fonction de commissaire enquêteur en France et en particulier dans le domaine éolien terrestre et maritime.

    Nous avions déjà dans ces lignes dévoilé le scandale du commissaire enquêteur chargé de donner un avis sur un projet de parc éolien porté par une filiale d’ENGIE en Côte-d’Or et qui était également gérant et associé d’une société spécialisée dans l’électronique prestataire d’ENGIE …

    À l’époque nous avions dévoilé que certains commissaires enquêteurs étaient formés par les promoteurs éoliens eux-mêmes. Des documents de journées de formation de commissaires enquêteurs siglés de promoteurs éoliens avaient été découverts et l’information avait d’ailleurs été diffusée sur France Inter.
    Encore tout récemment, nous avons évoqué le fait que l’enquête publique entre Yeu et Noirmoutier était totalement discréditée en raison de l’attitude de certains commissaires enquêteurs. Ces derniers n’hésitaient pas à distribuer les flyers du consortium industriel tout en « décorant » les permanences de posters avec le logo du promoteur éolien. Le registre dématérialisé comportait également le logo du promoteur éolien, ce qui est une atteinte grave au devoir de neutralité des commissaires enquêteurs.

    Mais là, le scandale est devenu incroyable et apporte la preuve confondante d’un manque total de neutralité et d’impartialité de la part des commissaires enquêteurs dans l’exercice de leurs fonctions, en particulier dans le domaine éolien.

    Jusqu’à présent les résistants à la pollution éolienne industrielle pouvaient constater dans le cadre des permanences concernant les projets de centrales éoliennes l’attitude désagréable, méprisante, voire hautaine des commissaires enquêteurs, et d’ailleurs une grande partie des dossiers éoliens faisaient l’objet d’un avis favorable de ces derniers.

    Jamais les anti-éolien n’avait eu la preuve tangible et indiscutable de leur défaut de neutralité, d’impartialité et de dignité. C’est à Noirmoutier qu’un commissaire enquêteur du nom de Jacques TURPIN a commis une erreur incroyable en envoyant un email aux opposants qu’il croyait n’envoyer qu’aux autres commissaires enquêteurs. Il y écrit :

    « Bonjour à tous, aucune trêve pour le clan x qui continue à distiller médisance et accusations grossières : voir l’observation n° 406 du registre. On est face à des personnes sans scrupules et au QI qui n’est pas celui du géranium. De quoi alimenter notre rencontre avec ce clan si la rencontre a lieu… »

    Cet incroyable courriel envoyé aux opposants a eu l’effet d’une véritable bombe tant les propos de cet auxiliaire de l’État sont méprisants et injurieux. Le plus grave dans l’affaire, c’est que Jacques TURPIN, qui porte ainsi atteinte à toutes les règles du code de  déontologiques des commissaires enquêteurs, n’a pas daigné présenter sa démission immédiatement au tribunal administratif ou au préfet.

    Pire, Brigitte CHALOPIN, la présidente de la Compagnie nationale des commissaires enquêteurs, également membre de cette commission d’enquête, ne lui a en aucun cas, dans un email de réponse également parvenu aux opposants, rappelé les règles déontologiques des commissaires enquêteurs en se contentant de lui dire : « rien de nouveau à l’Ouest ».

    Quant à l’ancien élève de Saint-Cyr Arnold SCHWERDORFFER, président de la commission d’enquête, il ne semble avoir tiré aucune conséquence de ces actes et accepte sans scrupules et sans états d’âme de siéger en compagnie d’un homme qui a insulté des citoyens et qui a exprimé un  profond mépris de ceux qu’ils sont censés faire mine d’écouter.

    Ni la préfecture, ni le tribunal administratif ni le conseil d’État saisi par les opposants n’ont estimé nécessaire de demander la démission de ces commissaires enquêteurs qui ont perdu tout sens de l’honneur dans cette affaire, cautionnant ainsi cet acte scandaleux et révélateur.

    Jacques TURPIN continue inlassablement sa mission de commissaire enquêteur dans le cadre d’une enquête qui a perdu tout crédit et qui ne ressemble plus qu’à une mascarade.

    Lorsqu’on sait que les indemnités des commissaires enquêteurs sont à la charge des porteurs de projets en vertu de l’article R123-10 du code de l’environnement, on ne peut pas être surpris de ce type d’attitude qui est très grave dans notre démocratie et insupportable pour les citoyens.

    L’enquête publique de Noirmoutier a porté un coup sévère à l’image et à la légitimité des commissaires enquêteurs dans notre pays. Pour ainsi dire et compte tenu des acteurs de cette affaire, il s’agit là de l’affaire de l’honneur perdu des commissaires enquêteurs qui pourrait même conduire à la suppression de ce statut d’« intouchables de la République ».

    En effet, par l’article 7 de la Charte environnementale, la population concernée par une décision ayant un impact sur son environnement est en droit de participer à l’élaboration de la décision. Or, et on le voit avec cette affaire, le rôle des commissaires enquêteurs, sorte d’intermédiaires entre le peuple et l’administration, n’est plus d’être des auxiliaires de l’Etat au service de la population mais plutôt de se comporter comme des avocats des promoteurs au service de leurs intérêt financiers. 

    Dès lors la fonction de commissaire enquêteur apparaît comme totalement dépassée et n’a plus de raison d’exister dans la mesure où elle ne répond plus au droit constitutionnel d’expression des citoyens exprimé par la charte environnementale. »

    ECONOMIE MATIN par Louis Marin 23/05/2018

    Honneur perdu des commissaires enquêteurs (Économie Matin)

     

     

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  • Châlons en Champagne manque de juges 29/05/2018

    Situation de la Justice au tribunal de Châlons bien chaotique :

    Depuis plusieurs semaines, les professionnels de la justice sont mobilisés contre la réforme de la justice de la ministre Nicole Belloubet. Ils dénoncent notamment les effectifs insuffisants dans les tribunaux. Illustration à Châlons-en-Champagne, où des avocats remplacent des juges dans certaines audiences.

    C’est une conséquence marquante du manque d’effectifs dans les tribunaux. Une fois par semaine, à Châlons-en-Champagne, dans la Marne, des avocats remplacent des juges pour assurer les audiences collégiales en correctionnelle.

    Maître Hélène Van Hoylandt, la trentaine, aime son métier d’avocat. Mais elle accepte aussi de passer pour quelques heures de l’autre côté de la barre. Dans cette salle d’audience, tout en boiseries, elle devient assesseur aux côtés de deux juges. Au menu ce jour : des affaires de cambriolage, d’agressions sexuelles et d’escroquerie. L’avocate rend en fait service pour pallier le manque de magistrats. Quatre postes vacants non remplacés à Châlons-en-Champagne. « J’ai considéré que tant que c’est limité dans le temps, je me dois de participer au bon fonctionnement de la justice », explique l’avocate.

    L’avocate prend sa mission d’un jour au sérieux. Elle prend en note les déclarations des prévenus à la barre, les écoute attentivement pendant les sept heures d’audience. Ils sont quinze avocats comme elle à avoir répondu à l’appel de la présidence du tribunal fin mars. Quinze volontaires pour assurer des « remplacements de juge », comme l’autorise le code de l’organisation judiciaire (article L212-4), de façon exceptionnelle.

    À Châlons-en-Champagne, avec en ce moment 11 magistrats au lieu de 15, « l’exceptionnel » va durer jusqu’à l’été au moins. Une nécessité pour la présidente Marie-Laurence Jeannel : « Avec les postes vacants non pourvus, les congés maladie, les congés maternité non remplacés, on voyait les dossiers s’empiler, on multipliait les renvois, la situation était ingérable, il fallait trouver une solution ». Même si ça n’est pas idéal, cela fonctionne plutôt bien. « On a aussi parfois le renfort d’un juge placé qui vient de la cour d’appel. Mais la plus grosse aide est venue des avocats. Sans eux, nous ne pourrions pas tenir toutes les audiences du mercredi, qui sont des audiences correctionnelles importantes. Mais tout cela met en lumière une situation anormale et problématique. La justice devrait être rendue par des magistrats. »

    Quand un avocat remplace ainsi un juge, la présidente le précise à voix haute à l’ouverture de l’audience. Cela interpelle les justiciables – prévenus comme victimes – mais ils l’oublient vite, plus préoccupés par le fond de leur affaire que par la composition du tribunal. Cela perturbe aussi un peu les avocats qui doivent plaider face à un collègue, parfois même un ami. Mais ne leur parlez pas de conflit d’intérêt. « Nous sommes responsables, nous avons le sens du devoir et de l’objectivité pour mettre de côté les éventuels liens que l’on pourrait avoir », explique Maître Mélanie Truffaut. « Mais c’est vrai que c’est une situation peu commune. »

    C’est particulier de se retrouver ainsi face à des confrères ou consœurs qu’on a plus l’habitude de trouver avec nous sur le banc des avocats. D’habitude, on les affronte lors des audiences. Là, nous devons tout faire pour les convaincre.Maître Mélanie Truffautà franceinfo

    Le bâtonnier essaye de tirer le meilleur de cette expérience, mais il regrette malgré tout cette situation châlonnaise anormale. Il a écrit au Premier ministre, Édouard Philippe et à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour le leur dire. Des courriers restés sans réponse.

    Ces dernières années, l’École nationale de la magistrature, située à Bordeaux, a fait grossir ses promotions afin de pallier les manques d’effectifs dans certaines juridictions comme celle de Châlons-en-Champagne. La promotion qui sera recrutée cette année compte 400 élèves magistrats. C’est le double d’il y a dix ans.

    « À Châlons-en-Champagne, les avocats remplacent les juges ». Reportage de Mathilde Lemaire

    Des avocats doivent remplacer les juges manquants

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  • Des éoliennes sur votre terrain ? Attention aux ennuis ! 14/05/2018

    Attention à votre responsabilité engagée, quand vous aurez des éoliennes sur votre terrain ! C’est le constat fait sur le risque de pollution qui peut découler du maintien des socles des éoliennes arasées seulement sur 1m par les constructeurs de parcs éoliens.

    Toute pollution des nappes phréatiques sera à payer … sauf si vous arrivez à enlever le total des 1500 tonnes de béton dans sa totalité, à vos frais.

    Le coût d’enlèvement du socle en béton hautement ferraillé serait au minimum de 250.000 €.

    Si le promoteur fait faillite, comme malheureusement cela c’est déjà produit, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes (jusqu’à 850 000 € par éolienne)… sera à la charge du propriétaire foncier… et de ses enfants !

    Voir l’article de Contrepoints :

    Des éoliennes sur votre terrain ? Attention aux ennuis !

     

     

    Des éoliennes sur votre terrain ? Attention aux ennuis !

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  • Prévision de production d’un parc éolien déjà installé: explications. 13/05/2018

     

    L’énergie éolienne étant intermittente, les prévisions de production d’un parc éolien sont indispensables pour assurer la stabilité du réseau électrique. Elles sont réalisées par les exploitants et transmises 24 heures à l’avance aux gestionnaires du réseau électrique (ERDF, RTE). Ces derniers sont en charge de l’équilibre entre production et consommation d’électricité.

    Les prévisions de production d’un parc éolien sont réalisées à partir des prévisions météorologiques, notamment de vent (vitesse et direction), effectuées sur des zones de 20 km par 20 km. Des outils statistiques sont ensuite appliqués pour calculer la vitesse et la direction du vent à l’endroit précis où est installé le parc éolien. La topographie du terrain a une influence sur la force et la direction du vent (par exemple, le vent souffle généralement plus fort sur une colline que sur une plaine).

    Les données recueillies sont rapportées à la courbe de puissance des éoliennes installées(1), qui indique la puissance d’une éolienne en fonction de la vitesse du vent. Par exemple, une éolienne E70/2300 d’Enercon d’une hauteur de 57 m aura une puissance de 127 kW avec un vent de 5 m/s, de 1 223 kW avec un vent de 10 m/s et de 2300 kW avec une vitesse de 15 m/s.

    Courbe de puissance de l'éolienne E70/2300 d'ENERCON (©2011)

    Sources / Notes

    (1) Chaque courbe éolienne est spécifique à un modèle d’éolienne.

    Prévoir la production d’un parc éolien

     

     

     

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  • Un Commissaire Enquêteur traite les opposants de géranium ! 10/05/2018

    Une boulette dans un échange de mails entre commissaires enquêteurs a permis de voir comment les opposants au parc étaient insultés par des experts qui devraient respecter l’impartialité et la neutralité. Figaro du 07 05 2018

    « Ils saisissent la justice après qu’un mail moquant leur faible QI leur a été adressé, par erreur, par un commissaire enquêteur du projet.

    À Noirmoutier, la bataille des éoliennes vire au Clochemerle. La tension a atteint son comble entre le collectif «Touche pas à nos îles!»et les commissaires enquêteurs chargés de l’enquête publique sur le projet de construction d’une centrale de 62 éoliennes au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, en Vendée. »

    «On est face à des personnes sans scrupule et au QI qui n’est pas celui du géranium»… Tel est le langage fleuri utilisé par le commissaire enquêteur Jacques Turpin, dans un mail adressé le 1er mai à ses confrères, pour qualifier ce groupe d’opposants au projet éolien, également désigné comme un «clan» distillant «médisance et accusations grossières». Une banale erreur de destinataires a fait atterrir ce message pour le moins narquois dans la boîte mail du collectif «Touche pas à nos îles!»

    Opposants à l’éolien insultés par des commissaires inspecteurs

    « Cette affaire très grave fait suite à de très nombreuses irrégularités de l’enquête publique constatées par de nombreux citoyens.

    Nous rappelons solennellement que les Commissaires Enquêteurs sont des auxiliaires de l’Etat. Ils adhèrent à un « Code d’Ethique et de Déontologie » strict (CNCE) et que leur « adhésion vaut engagement à respecter intégralement » ce code. Il  les contraint à un comportement irréprochable vis à vis de la population  (équité, loyauté, intégrité, dignité et impartialité) et à une neutralité face au projet. »

    https://www.cnce.fr/commissaires-enqueteurs/ethique

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  • Les prix de l’électricité augmentent avec les Énergies renouvelables 10/05/2018

    Une bonne analyse de la situation aux USA après l’augmentation de la part des Energies renouvelables, mais aussi la surface impactée. (Contrepoints du 10 05 2018)

    « Le coût élevé de l’énergie solaire et éolienne découle de leurs contraintes physiques et environnementales. Elles sont diffuses, diluées, non fiables et non pilotables…

    Les énergies renouvelables exigent l’utilisation de beaucoup plus de terres, des lignes électriques plus longues et moins utilisées, et de grandes quantités de stockage (batteries au lithium, nouveaux barrages, cavernes d’air comprimé,…). »

    Prix des EnR Contrepoints le 10 5 2018

     

    Oui, le solaire et l’éolien augmentent vraiment les prix de l’électricité

     

     

     

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  • Un super blog : Le coût des énergies renouvelables (suite) 26/04/2018
    Un remarquable blog du Monde avec deux articles du 22 février 2018 et19 avril 2018 de Sylvestre Huet qui commentent de façon simple et lisible « la fraude des mots » et « le rapport de la Cour des Comptes » précédemment publié sur notre site.

    – « Politique climatique : erreur française et fraude des mots » :Plus l’Etat français dépense l’argent public pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, et plus elles augmentent. Un proverbe des Shadoks ? Non, le constat tout à fait officiel et détaillé fait par le ministère dirigé par Nicolas Hulot. La France prend en effet très au sérieux son rôle dans l’action mondiale pour atténuer la menace climatique future. Elle a donc mis au point une Stratégie nationale bas carbone. Laquelle détaille année après année et secteur par secteur les objectifs de diminution des émissions jusqu’à parvenir à -75% en 2050 relativement à 1990. Le fameux « facteur 4 », puisque cela correspond à une division par quatre de ces émissions. Une opération nécessaire si la France veut apporter sa quote-part à l’objectif mondial d’une atténuation de la menace climatique afin de la limiter à une élévation de la température moyenne de la planète de 2°C maximum relativement à la fin du 19ème siècle.

    Cette Stratégie ne se contente pas de chiffrer les objectifs, elle liste aussi les moyens mis en oeuvre pour y parvenir : subventions, décisions structurantes, intégration des objectifs climatiques dans l’ensemble des politiques publiques… Tout cela fait très sérieux. Surtout lorsque l’examen du premier bilan dressé par le suivi de cette stratégie démontre son erreur manifeste lorsque l’on examine l’adéquation entre objectifs et moyens, le B et A BA d’une bonne stratégie.

    Des émissions qui augmentent en 2016 …

    Lire la suite de l’article :

    l’analyse d’un post du blog intitulé « Politique climatique : erreur française et fraude des mots » du 22 février 2018

    « Ils sont en train de se rendre compte que les énergies renouvelables sont hors de prix ; ces coûts exorbitants correspondent donc à une pollution de l’air et des sols très significative (donc des morts prématurés : combien? on ne le saura jamais), pour un rendement encore hypothétique ».
    Deux liens à savourer sans modération…
    Et le lien suivant vers le document en pdf si vous ne pouvez ouvrir les pages du blog :
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  • Charge sévère contre l’éolien par la Cour des Comptes 04-2018 20/04/2018
    Un rapport de la Cour des Comptes le 18 avril 2018 pointe les énergies renouvelables en une charge sévère, vu leur coût exorbitant et leur faible rendement.
    Conclusion du rapport de la Cour des Comptes : « Parmi les principes qui doivent guider la programmation énergétique, la Cour met en avant la nécessaire transparence des coûts et des prix de production (et donc des rentabilités associées au développement des projets), celle des volumes de soutien mobilisés pour développer certaines filières, l’explicitation des critères d’arbitrage entre filières à partir de cette connaissance, la mise en cohérence des arbitrages réalisés entre les différentes filières (notamment entre la filière nucléaire et les filières EnR électriques) et la clarification des ambitions industrielles ».

    Rapport de la Cour des Comptes 2018 Le Point

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  • Les Magiciens de l’éolien Contrepoints 04 2018 18/04/2018

    Encore un article de plus sur l’éolien qui révèle les tours de passe-passe pour trouver des avantages à cette énergie pas si verte que cela et surtout très rentable pour le lobby éolien aux dépens des finances de la France :

    magiciens de l’éolien Contrepoints 18 04 2018

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  • Guillaume Pitron livre sa guerre aux métaux rares 06/04/2018

    Dans un livre, Guillaume Pitron aborde les problèmes des métaux rares, présents dans les éoliennes mais aussi toutes les nouvelles technologies.

    « Interview : Dans son livre « La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique », Guillaume Pitron présente les coulisses de la transition énergétique. Et selon lui, elle ne serait pas si durable que cela.
    Entretien : Techniques de l’ingénieur : Les technologies vertes ne seraient pas si propres. Pouvez-vous nous expliquer votre thèse ?

    Guillaume Pitron : Pour la même production d’énergie, les technologies utilisées aujourd’hui consomment davantage de ressources que les technologies précédentes. Plus nous irons vers les technologies vertes, plus nous aurons besoin de ressources. La transition énergétique veut prôner la sobriété, mais nécessite l’inverse pour être rendue possible. En clair :  elle nécessite davantage de ressources et c’est un paradoxe.

    Nous sommes dans un système de gaspillage, il faut rationaliser les ressources. On sait recycler les métaux rares, mais cela coûte trop cher, car ils sont souvent sous forme d’alliages, des « composites », donc on ne le fait pas. On préfère les jeter lorsqu’ils sont usagés, plutôt que de payer un peu plus cher nos biens technologiques. Aujourd’hui, on ne recycle que 1 % des terres rares, mais c’est bien 100 % de tous les métaux rares qu’il faut recycler. Toutefois, même si l’on recyclait l’ensemble des métaux utilisés aujourd’hui, il faudrait toujours aller en chercher plus, c’est inévitable.  Nos besoins augmentent de 5 % par an, la production est multipliée par deux tous les 15 ans. Il faut également lutter contre l’obsolescence programmée, substituer les métaux énergivores et faire de l’éco-conception.

    ETI : La Chine produit 95% des terres rares et a le quasi-monopole sur d’autres métaux rares. Elle impose des quotas et des embargos. Aura-t-on assez de métaux pour assurer la transition énergétique ?

    G.P : C’est vraiment une question qu’il faut se poser. Il faut souligner un véritable paradoxe : nous sommes dans un monde d’énergies renouvelables qui nécessite des matières premières non renouvelables pour être exploitées. D’un côté, certains observateurs disent que nous aurons toujours assez de métaux. Selon eux, le progrès technologique est une course permanente entre l’épuisement des ressources et le fait que l’on utilise les ressources de manière toujours plus efficiente. Après tout, cela fait 40 ans que la fin des réserves de pétrole est repoussée. Pour retarder ces échéances, nous développons de nouvelles technologies qui permettent d’aller chercher le pétrole toujours plus profondément. C’est la même chose pour les métaux.

    Certains disent que ces métaux sont présents partout dans les océans et dans l’espace et qu’il suffit d’aller les chercher. Une autre école dit que le problème n’est pas tant géologique que technologique. À force d’aller toujours plus loin, nous arrivons à un plafond. Sans compter les impacts sur les écosystèmes que cela peut provoquer. Compte-tenu de notre rythme de consommation, il y a des pénuries de métaux annoncées à court ou moyen terme. De nouvelles technologies vont bien sûr apparaître et de nouveaux gisements vont être découverts. Mais il faudra toujours utiliser davantage d’énergie pour aller les chercher. Les limites de l’extraction minière ne sont pas quantitatives, mais énergétiques. Entre les deux positions, il faut savoir jusqu’où nous sommes prêts à aller pour un modèle dit durable et à base d’énergies renouvelables, mais reposant sur l’extraction de minerais non renouvelables. Personnellement, je suis inquiet. »

    Métaux rares par Guillaume Pitron, Techniques – Ingénieurs

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  • Réduire de 75 % à 50 % la part du nucléaire d’ici 2025 Quelles conséquences pour le pays ? 05/04/2018

    Cette note de Georges Sapy d’octobre 2017 est une ÉTUDE SOMMAIRE D’IMPACT de la mise en œuvre des dispositions de la loi LTECV (Loi de transition énergétique pour la croissance verte), précisée par la PPE renouvelables (Décret no 2016-1442 du 27 octobre 2016) pour les seules énergies éolienne et photovoltaïque, qui constituent cependant les principales sources renouvelables envisagées.

    Elle date un peu, en effet, car depuis 2016, les choses bougent et même trop !

    -Chiffres en retrait par rapport à la situation actuelle.

    -Nouvelles lois de 2018 non prises en compte, en particulier la fin des recours au tribunal administratif par exemple.

    Mais des arguments encore intéressants à retenir.

    Sommaire de l’étude :

    1°) Etat des lieux :
    2°) Données et hypothèses structurantes pour la suite de l’analyse
    2.1. Un objectif prioritaire : poursuivre la réduction des émissions de CO2
    2.2. Quelles prévisions pour la consommation d’électricité ?
    2.3. L’absence de solutions de stockage d’énergie à la bonne échelle
    3°) Ce que prévoit la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) actuelle relative aux renouvelables et les déclarations du ministre de la Transition écologique et solidaire
    3.1. PPE relative aux renouvelables (Décret no 2016-1442 du 27 octobre 2016)
    3.2. Déclarations du ministre de la Transition écologique et solidaire
    4°) Impacts de ces objectifs sur : les moyens de production, la sécurité d’alimentation du pays en électricité, les émissions de CO2, les investissements à consentir, la balance commerciale, les coûts de production de l’électricité, les subventions à l’électricité renouvelable intermittente, les indemnisations de l’exploitant nucléaire, l’emploi, etc.
    4.1. Impacts sur les moyens de production
    4.2. Impacts sur la sécurité d’alimentation du réseau
    4.3. Impacts sur les émissions de CO2
    4.4. Investissements supplémentaires à consentir d’ici 2025
    4.5. Impact sur la balance commerciale du pays
    4.6. Impact sur les coûts de production de l’électricité
    4.7. Surcoût pour les consommateurs de l’intégration d’électricité renouvelable intermittente
    4.8. Indemnisation de l’exploitant en cas d’arrêt prématuré par décision politique
    4.9. Impact sur l’emploi
    5°) Bilan financier comparé entre : arrêt prématuré de 16 GW de capacité nucléaire impliquant un
    développement massif d’éolien, de photovoltaïque et de moyens de secours au gaz, et prolongation de l’exploitation nucléaire
    5.1. Surcoût du MWh dû aux investissements nécessaires à la prolongation de 20 ans du nucléaire actuel
    5.2. Bilan financier comparé des options (hors coûts supplémentaires du CO2)
    6°) Les effets dévastateurs de l’idéologie quand elle ignore les réalités physiques et économiques…

    Publié le 23 octobre 2017. Auteur : Georges Sapy. Electricité; Electricité nucléaire; Eolien et solaire; Transition énergétique. Georges Sapy a élaboré une ÉTUDE SOMMAIRE D’IMPACT de la mise en œuvre des dispositions de la proposition.

    Étude de G Sapy

    Texte en pdf

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  • Éolien et CO2, une politique énergétique absurde 22/03/2018

    Après la consultation publique de mars 2018, nombreuses ont été les réactions et commentaires sur le site du ministère.

    Voici celui du journal économique Contrepoints qui publie l’analyse suivante :

    « Par Jean-Pierre Bardinet :

    Il y a quelque temps, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire (qui n’a rien d’écologique ni de solidaire…) a lancé une consultation publique concernant un projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement.

    Que de manière jésuistique ces choses-là sont dites, car il s’agit en fait de supprimer toute possibilité de recours aux associations de riverains et/ou aux associations nationales telle la FED.

    Bref, ce projet de décret, émanant de la Commission Lecornu a pour seul objectif de supprimer toute entrave juridique ou administrative à l’implantation d’usines éoliennes partout en France et à laisser les promoteurs avides faire ce qu’ils veulent.

    Bien évidemment, comme de coutume, sous couvert de démocratie participative, les conclusions de cette consultation sont déjà connues et ne subiront très vraisemblablement aucun amendement.

    J’ai néanmoins participé, sans me faire aucune illusion, en déposant deux commentaires (le premier pour rappeler qu’en matière de production d’électricité ils n’ont rien compris, que leur politique énergétique est totalement incohérente et catastrophique pour notre pays, et le second pour me défouler face à la lourde machinerie techno-bureaucratique, adepte inconditionnelle des thèses du GIEC/IPCC). »

    « Une politique énergétique incohérente

    Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont fondées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète.

    Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :

    1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
    2. Elle doit être indépendante des caprices d’Éole et des cycles de Phébus.
    3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
    4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires.
    5. Le prix du kWh doit être compétitif.
    6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie.
    7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux.

    Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2.

    Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !…

    Plus généralement, il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique : non pilotables, soumises aux caprices des vents, massacreuses de biodiversité ailée (ce qui perturbe gravement l’équilibre des écosystèmes locaux), sources de nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variation brutales du réseau de transport, prix du kWh non compétitif, aucune sécurité d’approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et… racket institutionalisé des ménages (taxe CSPE), ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré.

    Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ? Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est particulièrement vertueux, ce qui est une seconde incohérence ?

    Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays, sont bien plus intéressantes.

    Bref, l’éolien ne sert à rien et les propositions de la Commission Lecornu, dont l’objectif est de favoriser les implantations d’usines éoliennes en bafouant les droits des citoyens, sont néfastes pour notre pays.

    Une politique énergétique qui méconnaît la science

    Posons-nous tout d’abord une simple question : l’hypothèse arbitraire, non prouvée, de l’action mesurable du CO2 sur la température, peut-elle être suffisamment robuste pour servir de socle aux projections des modèles numériques et aux politiques énergétiques ? Voyons si cette hypothèse est validée par l’observation.

    Depuis 130 ans, la seule période connue de co-variation CO2 -température est 1978-1997. De 1950 à 1977 (approximativement) la température a légèrement baissé alors que nous étions dans les Trente Glorieuses et que nos émissions de gaz satanique étaient en plein essor.

    Auparavant, de 1910 à 1940, la température avait augmenté, avec la même pente que sur 1978-1997, mais avec une très faible croissance du taux de CO2 atmosphérique.

    Un autre exemple plus lointain : au Cambrien (-500 à -600 millions d’années) le taux de CO2 a été de plusieurs milliers de ppm, et, de -100 Ma à -500 Ma (avec un minimum de quelques centaines de ppm autour de -300 Ma), la moyenne a été de 2000 ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique.

    Si les modèles numériques tournaient avec en entrée un taux de CO2 de quelques milliers de ppm, ils prévoiraient un emballement incontrôlé et exponentiel de la température, ce qui ne s’est pas produit dans le monde réel. Il est donc légitime de douter de la pertinence de la politique climat-énergie de notre pays.

    N’oublions pas que le CO2, quelle que soit son origine, est gaz de la Vie sur Terre : sans lui, pas de photosynthèse, donc pas de végétation, pas de phytoplancton, pas d’oxygène. Il est donc incompréhensible de le considérer comme un polluant et de le taxer. Taxer le gaz de la Vie, n’est-ce pas absurde ?

    Cela étant, selon le rapport AR5 du GIEC/IPCC, nos émissions de CO2 ne sont que de 4 à 6% du total des émissions. On nous dit que le CO2 d’origine anthropique s’accumule dans l’atmosphère, son temps de séjour étant estimé par le GIEC/IPCC à une centaine d’années (notons que cette estimation, curieusement, est la seule, 40 autres, provenant de publications scientifiques, mais négligées par le GIEC/IPCC, l’estimant à 8 ans en moyenne).

    En fait, le temps de séjour du CO2 dans l’atmosphère, quelle que soit son origine, naturelle ou anthropique, n’est que de 5 à 6 ans environ, et la part de CO2 anthropique dans l’air n’est que d’environ 6% (delta C13).

    Donc, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, notre politique climat-énergie, censée agir sur 1% environ du total des émissions mondiales, n’aurait aucun effet, si ce n’est procurer des avantages déraisonnables aux promoteurs de l’éolien (et du solaire), d’augmenter la précarité énergétique, de détruire de l’emploi et de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Faire plus absurde, est-ce possible ? »

    Éolien, CO2 : une politique énergétique absurde

     

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  • Saacy/Marne : Mât de mesure en panne, fin projet éolien 21/03/2018

    Saacy sur Marne (Seine et Marne)

    Un mât de mesure défectueux, cela entraine un risque, la nuit, pour l’aviation civile. Il est enfin démonté et cela marque la fin du projet éolien.

    « Une satisfaction pour les membres de Vent de Force 77, les élus et la population, hostiles au projet. Leur combat a payé.

    Dès l’annonce de l’implantation éventuelle d’éoliennes, les habitants de Bussières, Saint-Cyr-sur-Morin et de Saâcy-sur-Marne avaient manifesté leur désaccord de voir leur environnement gâché par ces machines.

    À Saâcy, Bernard Robert à la tête de l’association Vent de Force 77, s’est élevé contre cette annonce en organisant des réunions d’information auprès de la population et en sensibilisant élus et propriétaires terriens contre ce projet. La société ADP Renewables France avait installé en mai 2012 un mât de mesure des vents entre Montapeine et Rougeville.

    Ce mât de 80 mètres, équipé d’un balisage lumineux, était défectueux. Sujet à des pannes très régulièrement il suscitait l’inquiétude des riverains. Malgré de multiples interventions au plus haut niveau, le balisage lumineux était toujours en panne la nuit, représentant un risque pour l’aviation civile et les habitants du secteur. »

    Mais il faut continuer à être vigilant…

    Pays Briard Saacy sur Marne Mât démonté

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  • Une éolienne perd son huile, captage en danger 18/03/2018

    Que devienne nos captages dans le cas de fuite d’huile ? Rien, répondent les promoteurs !

    Simple rupture d’un tuyau de circulation d’huile le 16 mars 2018, a-t-on appris à Hauteville (Aisne). Mais les conséquences pour l’environnement sont importantes : « Avec une éolienne de ce type ce sont environ 360 litres d’huile qui se sont répandus, tout au long du mât, de 105 mètres de hauteur, et qu’on retrouvera à terme dans la nappe phréatique », explique Jean-Louis Doucy, un anti-éolien du secteur qui a découvert le sinistre. Contacté, le maire de la commune, Willy Huygue, nuance : « L’entreprise chargée des opérations d’entretien, a rencontré un problème lors du démontage du rotor. Mais maintenant tout est rentré dans l’ordre. »

    Du côté des sociétés éoliennes, on se refile le bébé. Volkswind nous a redirigé vers Enertrag, qui elle-même nous renvoie vers Greensolver, l’entreprise qui a en charge l’entretien du parc d’Hauteville. Pour l’heure, celle-ci n’a pas encore répondu à nos sollicitations.

    Hauteville une éolienne perd son huile

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  • La France n’est pas à vendre : Oui à l’écologie, NON au saccage de nos territoires par l’éol 18/03/2018

    Propriétaires de châteaux à sauver dont Guédelon, la famille Guyot lance un cri d’alarme. Dans une très belle lettre ouverte aux élus de la Vienne, ils disent Non au saccage de nos territoires par l’éolien.

    Ici, c’est le Château de Turnon qui se trouve menacé : des soutiens officiels de poids, mais un projet éolien le mettrait en péril.

    Lettre ouverte SOS Château de Tournon Vienne

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  • Consultation publique sur l’éolien. Merci d’avoir participé nombreux ! 28/02/2018

    Suite à l’appel de la FED,relayé par ses 1300 associations à leurs adhérents et connaissances, l’Association ADENOS a mis en ligne l’appel ci-dessous : on a réussi à réunir 2777 commentaires sur le site du Ministère, avant le 8 mars. Merci à vous tous.

    Le Ministère de la transition écologique et solidaire organise une consultation sur le décret d’application de la Loi du 30 janvier 2018. Mais attention, c’est à faire avant le 8 mars. Le plus grave étant sans doute la suppression des recours devant les tribunaux administratifs pour aller directement en Cours d’appels administratives plus chères, plus loin des citoyens et associations que nous sommes. Sans compter des facilités offertes aux promoteurs pour simplifier leurs dossiers de dépôts de nouveaux parcs ou de renouvellement d’anciennes machines. Des idées sont à votre disposition en bas de cet article pour vous aider.

    Resterait, pour le Ministère, à faire connaitre cette consultation au public pour que cela ne soit pas une parodie de participation ! C’est ainsi, qu’au bout d’une semaine sur les 3 semaines de la consultation, il y avait moins de 300 réponses sur le site, pour un sujet aussi important et controversé. Comment peut-on nous faire croire qu’une telle consultation organisée de la sorte puisse être représentative de l’opinion de tous les Français, notamment en la faisant sur INTERNET, alors qu’on connait les difficultés de connexion dans les campagnes pour les uns, et que d’autres ne sont pas équipés. La Démocratie est-elle respectée ?

    C’est pourquoi nous comptons sur chacun d’entre vous, pour se joindre au plus vite à toutes les associations et collectifs fédérés par la FED (Fédération de l’Environnement Durable) à laquelle nous sommes affiliés et qui nous a prévenus, afin de répondre en grand nombre sur le site du Ministère mais aussi de diffuser cette information le plus largement possible à vos voisins ou à vos connaissances :

    • Vous entrez vos commentaires tout en bas de la page, après un long texte d’explications, pas toujours facile pour un citoyen comme nous.
    • Libre à vous de manifester votre désaccord sur la cause éolienne en général mais sans oublier de faire référence au décret, objet de la consultation, en utilisant éventuellement une partie de l’argumentaire ci-dessous.

    Rapidement, pour ceux qui n’auront pas le temps ou l’envie de lire ces explications peu digestes, ni les textes téléchargeables complets nécessitant de comprendre qu’il s’agit de textes imbriqués parlant parfois des éoliennes mais aussi de IOTA (sur le sujet de l’Eau = barrages et hydraulique) ou encore les IED (pollution des émissions industrielles comme les Gaz fluorés). Pour rappel, le Ministère a fait voter dans sa loi du 30 janvier 2018 l’essentiel des mesures proposées par le Syndicat des Énergies Renouvelables. Il s’agit ici de la rédaction de son décret d’application, ADENOS vous livre ici son analyse de tous ces documents, dont vous pouvez vous inspirer mais sans faire de copier coller, SVP, pour ne pas être éliminés des commentaires retenus :

    • Articles 6, 12 et 19 : Simplifier les dossiers de création des parcs éoliens en demandant seulement le montant du financement du parc éolien mais sans avoir à fournir comme actuellement sa nature et ses délais ; modification des avis conformes des radars météo et de l’armée ; le principe du « le silence vaut accord » ; …
    • Article 22 : Le texte modifié à l’article R.515-76 nous laisse une grande inquiétude quant à la suppression de plusieurs enquêtes publiques sans préciser clairement ce que cela changerait pour les riverains qui n’avaient déjà que ce seul moyen de se faire entendre des commissaires enquêteurs, à charge pour ces derniers de transmettre leurs réflexions au Préfet.
    • Article 29 : Supprimer les recours au Tribunal Administratif, proche des citoyens et peu cher car sans nécessité d’avoir recours à un avocat, pour passer directement en Cour d’Appel, ce qui revient en réalité à supprimer un recours sur les deux actuellement possibles et écarter des associations comme la nôtre de cette possibilité de contester.
    • Article 30 : Cristalliser les dossiers de recours, c’est-à-dire ne pouvoir argumenter dans le recours qu’à condition d’apporter tous les arguments dans les deux premiers mois du dossier et non comme maintenant pouvoir chercher dans les 200 ou 300 pages des études d’impacts, pouvoir contacter les associations du Patrimoine voisines, la Ligue de protection des Oiseaux, etc…, pour trouver tous les sujets de contestations possibles. Nous ne sommes pas des professionnels et ne pouvons entrer si vite dans des dossiers d’une telle ampleur en un temps si court.
    • Article 31 : Simplifier les extensions de parcs (appelées Repowering) en laissant au seul Préfet le choix des documents à fournir et les démarches à effectuer, sans forcément revenir vers une consultation des communes intéressées et encore moins des citoyens. Pourtant, modifier la hauteur des anciennes éoliennes de 80m à l’origine par des machines de bientôt 280m, change sans aucun doute les photomontages des dossiers d’impact précédents, par exemple. Sans compter les nuisances sonores ou autres conséquences pour les riverains qui croyaient à l’étude initiale fournie. Sans oublier les socles en béton de 1500 tonnes abandonnés pour en créer d’autres encore plus importants et adaptés aux nouvelles éoliennes.

    Il s’agit en conclusion de modifier, dans la plus grande précipitation et une opacité totale, à la fois le code de l’Environnement, le code de la Justice Administrative et le code de l’Urbanisme.

    Il revient à chacun de vous d’exprimer vos craintes sur les sujets précédents, celui ou ceux qui vous motivent le plus. On compte sur vous.

    Plus nous serons nombreux à nous exprimer, plus notre message pourra être entendu en haut lieu.

    Merci d’avance.

     

    Le Bureau d’ADENOS

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  • L’agriculture traditionnelle en France est-elle condamnée ? 28/02/2018

    Economie matin : JL Butré en Poitou Charente

    JL Butré revient sur sa région et le massacre de cette campagne pour en faire une agriculture intensive, finies les haies et les rivières. Arrosage tous les étés du maïs. Mais la région manque d’eau…

    Et on veut en plus y ajouter des éoliennes !!!

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  • Les agriculteurs commencent à s’inquiéter ? 01/02/2018

    Inquiétude dans le Nord de la part des agriculteurs, qui peuvent empêcher la création d’un parc éolien à Brimeux. Est-ce enfin le début d’une prise de conscience ?

    Lire l’article dans la Voix du Nord :

    À Brimeux, le projet a du plomb dans l’aile

    Le maire avait reçu avec enthousiasme l’intérêt que la société JP énergie environnement portait à sa commune. L’idée d’installer six éoliennes a fait chez son chemin chez l’édile qui y voit l’opportunité de faire rentrer des finances dans les caisses de la commune. « On pourrait récupérer 60 000 € par an, de quoi faire une petite salle des fêtes. »

    Régis Pique avait aussi négocié l’entretien des chemins. La belle affaire ! Le problème, c’est que les propriétaires des terrains ne sont pas très emballés. « Il n’y a pas vraiment d’adhésion du monde agricole, regrette le maire de Brimeux. Ils se posent des questions, se demandent qui viendra démonter les éoliennes dans 20 ans, quand elles ne fonctionneront plus. » Régis Pique ne perd pas espoir. « Le dossier n’est pas clos. » Il y aurait des pistes pour installer quatre éoliennes.

    Les agriculteurs de Brimeux, La Voix du Nord

     

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  • Éolien terrestre simplifié, fin des enquêtes publiques ? AU SECOURS ! 26/01/2018

    Projet de loi fourre-tout, adopté ce jour à l’Assemblée, amendements refusés. Au secours…

    Fin des recours aux tribunaux administratifs pour un projet éolien ?

    Fin des enquêtes publiques, remplacées par quoi ?

    Que nous resterait-t-il ? Toutes les actions qui pouvaient éventuellement nous sauver de ces monstres d’acier nous sont alors retirées.

    La loi doit être votée le 30 janvier prochain. Comment empêcher cela ???

    Voici le compte rendu de la séance du jeudi 25 janvier au Parlement, exposant le projet de loi, publié par la chaine parlementaire :

    Droit à l’erreur : fin de l’examen d’un texte fourre-tout

    Les députés ont terminé jeudi l’examen du projet de loi « pour un état au service d’une société de confiance« . Le cas de l’éolien y a été ajouté

    Détail de la loi , LCP.fr

    En voici l’essentiel : (Les textes en italique ont été ajoutés par ADENOS)

    – Emmanuel Macron avait promis de « réconcilier les Français avec leur administration« , le gouvernement tente de tenir cette promesse à travers le projet de loi « pour un état au service d’une société de confiance », examiné cette semaine en première lecture à l’Assemblée. Les principales mesures du texte initial sont à retrouver ici.
    Mardi, les députés ont entériné l’article 2, qui propose de réduire voire d’annuler les sanctions en cas d’erreur des administrés, à condition cependant d’être de « bonne foi ». Le cas échéant, ce sera à l’administration de prouver que l’usager est de mauvaise foi.
    Mercredi, ils ont validé la généralisation du rescrit administratif, soit la possibilité d’interroger une administration sur sa situation et de lui en opposer ensuite les conclusions, sous certaines conditions. La création d' »un guichet unique » pour les usagers et les entreprises et la fin des appels surtaxés lorsqu’on essaye de joindre un service public ont aussi été entérinées.

    Jeudi, avec une journée d’avance, l’Assemblée a terminé ses travaux après l’adoption de mesures telles que la facilitation du développement de l’éolien. Le texte sera voté en séance public le mardi 30 janvier.

    Le gouvernement pousse l’éolien

    Faciliter l’installation des éoliennes en mer, c’est l’objectif de l’article 34. À l’heure de la transition énergétique, Caroline Janvier (LREM) rappelle qu’aujourd’hui, « il faut environ 10 ans » pour qu’un projet aboutisse. Le gouvernement compte réduire ce délai en abrégeant certaines procédures.
    Bruno Bilde (FN) propose de supprimer cet article et livre un plaidoyer anti-éolien : Il souhaite la suppression de l’article favorisant l’installation des éoliennes, à cause de la « pollution visuelle » et de la « sonorité de ce matériel »
    Quant aux Républicains, ils s’opposent à ce que l’éolien terrestre soit aussi concerné par cette réforme, mais l’article est finalement adopté.

    La participation du public facilitée

    Les députés ont voté une expérimentation de trois ans pour remplacer les enquêtes publiques par des consultations publiques sur certains projets soumis aux législations sur l’eau et sur les installations classées pour la protection de l’environnement.
    La liste des installations sera précisée plus tard par décret en Conseil d’État.

     

    Le gouvernement promet une évaluation annuelle de la loi

    L’un des derniers articles du texte prévoit que le gouvernement présente au Parlement un rapport annuelle sur plusieurs points clés du projet de loi. De nombreuses dispositions ont en effet été votées à titre expérimental pour plusieurs années, ce qui devrait permettre d’en connaître le suivi. (Qui peut y croire !!!)
    Pour Laure de la Raudière (UDI, Agir et Indépendants), ce genre de compte-rendu se fait d’ordinaire à la demande des députés. Elle salue la démarche, « peut-être une première », souligne-t-elle.

     

    Rafale d’amendements LR écartée par le gouvernement

    La députée de l’Orne Véronique Louwagie a défendu dix-sept amendements pour toiletter la législation dans le secteur agricole, certaines dispositions étant tout simplement « obsolètes ».
    Malgré son long exposé et une argumentation saluée par des députés d’autres groupes politiques, Gérald Darmanin n’a pas souhaité aller dans le sens de la députée. Il explique que « ce n’est pas totalement déconnant » de laisser ces propositions être évaluées par le ministre concerné, en l’occurrence Stéphane Travert. (Comment peut-on se permettre de s’exprimer avec une telle vulgarité dans un tel lieu)
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  • Mécanisation des paysages de France 26/01/2018

    Au lieu de voir un paysage champêtre, nous verrons bientôt de grandes machines partout sur le territoire français !

    JL Butré s’est exprimé sur ce sujet dans « Économie Matin », le 23 01 2018

    Texte de J L Butré, Président de la FED :

    Éolien : Mécanisation des paysages de la France

    La France est superbe, cela tient à sa situation géographique exceptionnelle, à la variété infinie de sa structure géologique, et à son passé prestigieux qui a laissé un patrimoine magnifique. La richesse des paysages de la France n’a d’égal que la diversité des régions.

    Ces paysages sont des biens communs. Or l’éolien est un danger mortel.

    Le programme éolien s’accélère dans un système complexe et peu reluisant, au niveau politique, financier, social et géographique. Certains profitent de ces développements d’autres en sont victimes mais la nature et le patrimoine historique s’y retrouvent seuls, sans voix !

    Au premier contact, en regardant une éolienne à une distance de 5 kilomètres, elle peut en effet sembler majestueuse. Elle tourne lentement et par temps calme dans un paysage banal, certains la trouvent belle, voir paisible et rassurante. Une intuition plus inquiétante apparait en regardant à la même distance une ferme éolienne. Elle est classiquement composée de 10 aérogénérateurs, mis en arc de cercle à 400 m les uns des autres. Un sentiment de malaise augmente en s’approchant de cet ensemble. D’abord le gigantisme apparait et puis surtout le fait que tout disparait autour.
    A 500 m c’est une usine électrique pharaonique de mats qui tournent, ronronnent et clignotent la nuit et qui n’a plus rien à voir avec l’image idyllique de l’écologie et de l’environnement préservé.
    On ne voit plus que les éoliennes. Elles ont dévoré le paysage et elles ont cannibalisé l’espace.

    La variole éolienne est en cours

    Cette perception des éoliennes prend alors une autre dimension lorsque l’on découvre avec stupéfaction que ces 10 aérogénérateurs ne sont que le petit début d’un immense puzzle et que 15.000 à 20.000 machines sont programmées à l’horizon 2023 par le nouveau Ministre de l’écologie Nicolas Hulot et la commission Lecornu inféodée au lobby des promoteurs du vent.
    Cette commission dirigée par le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire vient de proposer 10 mesures scandaleuses pour accélérer l’implantation des nouvelles machines
    Elle veut supprimer, par des mesures de régression du droit inouïes, la possibilité de lutter contre cette destruction des paysages de notre pays et de son patrimoine historique.

    Les éoliennes vont banaliser et mécaniser tous les paysages de la France, on ne verra plus qu’elles
    En 2023 avec 20.000 aérogénérateurs, ce sera :

    – la France transformée en pelote d’épingle, mortellement atteinte, des champs à perte de vue, des forêts de pylônes en ferraille ou en béton, des nouveaux milliers de lignes électriques à Haute tension, des milliers de transformateurs …

    – 2 000 à 3 000 « parcs éoliens » de 6 à plusieurs dizaines de machines, des régions entières couvertes, 1100 éoliennes de 200m de haut dans la région Auvergne Rhône-Alpes cantal, 400 sur le parc régional du Languedoc Roussillon, la Bretagne, le Cotentin recouvert, la Picardie envahie , des centaines sur les crêtes de l’Ardèche, le calvados disparu, le Vexin atteint, le Roussillon, l’Aube dénaturées, la Charente, la Vendée infestées, les cols de Vosges abîmés, le département de la Vienne patrie de l’art roman , du bocage et de la Gâtine banalisé.

    Une affaire d’argent, pas d’électricité ni d’écologie

    C’est une affaire d’argent.
    Les maires veulent leurs éoliennes parce que la commune espèrent toucher une taxe l’« IFER ».
    Les propriétaires de terrain acceptent de louer leurs terres pour mettre une éolienne parce cela va rapporter 5 à 10.000 euros par an et par machine.

    Le reste n’est qu’un galimatias technico économique de l’écolo-business qui utilise tous les moyens pour culpabiliser ceux qui oseraient ne pas être d’accord.

    Honte au Ministre de l’écologie Nicolas Hulot, et à la commission  Sébastien Lecornu, honte à tous les élus nationaux qui cautionnent la défiguration de la France. Honte aux élus locaux qui ne voient pas plus loin que l’intérêt de leur petit « canton ».
    Vous doutez ?
    Traversez donc la Picardie en voiture, vous croiserez plus d’éoliennes que de betteraves !
    Imaginez à présent 15 000 éoliennes de 200 m de haut de plus, couvrant toute la France.

    Un des plus beaux pays du monde va être saccagé par les responsables politiques qui bafouent tous les efforts et les investissements fait par les français depuis de centaines d’années pour le préserver.

    Un vent de révolte citoyen
    L’ensemble des associations qui luttent contre l’éolien et les 8 associations d’intérêt public de protection des paysages et du patrimoine n’accepteront pas un tel massacre.
    Elles se sont concertées et elles ont publié le 19 janvier 2018 le communiqué de presse suivant:

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  • Nouveau parc dans la Marne : Chaintrix-Bierges et Vélye 21/01/2018

    Nouveau parc Valorem dans la Marne : Ce projet éolien est situé sur les communes de Chaintrix-Bierges et Vélye (51), dans le prolongement du parc éolien existant de Germinon.

    A lire sur le site Valorem :

    « Suite aux délibérations favorables des communes de Chaintrix-Bierges et Vélye, VALOREM a lancé, en août 2017, les études techniques et environnementales nécessaires à la définition du projet (situation, taille et nombre d’éoliennes).

    Lancée cet été, l’étude de faisabilité consiste en une analyse de votre territoire au travers d’études techniques et environnementales approfondies.
    D’ici la fin 2018, VALOREM déterminera, en concertation avec les élus et les agriculteurs,
    les caractéristiques du parc (nombre d’éoliennes, localisation, dimensions) tout en veillant à leur adéquation aux spécificités du site.
    • Un raccordement au réseau électrique possible,
    • Aucune contrainte majeure liée à l’environnement ou à la réglementation.
    Nous devrions ensuite déposer les demandes d’autorisations administratives fin 2018/début 2019.
    Nous vous tiendrons informés de l’avancement des études, notamment par le biais de lettres d’information.

    Jeudi 8 juin 2017 – Visite du parc éolien de Thibie Energies

    Le 8 juin, l’équipe VALOREM de l’agence d’Amiens a invité les élus, propriétaires et exploitants des communes de Thibie, Cheniers, Villers-Le-Château, Chaintrix-Bierges et Vélye à une journée portes ouvertes au pied de l’éolienne n°7 du parc éolien de Thibie Energies. »

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  • Notre Président présent à la réunion de l’Association des Coteaux Champenois 21/01/2018

    Marc Schnell, le Président de notre association ADENOS s’est rendu jeudi dernier à la réunion organisée par l’Association des Coteaux Champenois à Chalons sur Marne et s’y est exprimé au nom d’ADENOS. Il vous en parlera au cours de notre Assemblée Générale prochaine.

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  • Deux Réactions rapides de la FED aux déclarations de N Hulot et son ministère 21/01/2018

    La FED (Fédération de L’Environnement Durable) réagit aux déclarations de Nicolas Hulot et Sébastien Lecornu du 18 janvier 2018.

     

    1er Communiqué de Presse  : « Éolien. La révolte des territoires ruraux »

    Aujourd’hui, en France, certains promoteurs éoliens tentent d’imposer leurs projets par la force, contraignant les riverains à créer des zones à défendre (ZAD) afin de préserver leur qualité de vie et d’empêcher le saccage industriel d’une nature rurale encore préservée.

    Depuis plus de 6 mois, dans plusieurs régions, des habitants de villages ruraux résistent aux forces de l’ordre envoyées par les autorités pour faire passer des convois acheminant des éoliennes par des petites routes de montagne ou de campagne, des chemins  vicinaux, qu’il faut détruire, élargir, goudronner.
    Ces citoyens tentent d’empêcher des  bulldozers de détruire des haies, d’arracher des arbres, de saccager des sites naturels. Ils refusent que des pelleteuses creusent de gigantesques cavités où seront déversés des milliers de tonnes de béton armé.
    Depuis plusieurs mois certains de ces résistants sont trainés devant les tribunaux comme des coupables de droit commun, alors que ces initiatives de désespoir sont le résultat de l’immense mépris des responsables du  gouvernement et de l’indifférence du Ministre de l’Environnement Nicolas Hulot.
    Deux exemples emblématiques  font la une des médias régionaux, deux  collectifs anti-éoliens qui luttent jour et nuit depuis des mois :

    Le collectif des riverains de Bouriège qui résistent sur le pont du REC dans l’Aude

    L’Amassada de l’Aveyron qui refuse les 1000 éoliennes programmées, et le méga-transformateur d’EDF à Saint Victor de Melvieu.

    La Fédération Environnement Durable regroupe un millier d’associations de toutes les régions de France. Elle n’utilise que des moyens légaux pour lutter contre l’envahissement de l’habitat rural par l’éolien industriel.
    Elle  approuve le bien fondé du refus des  projets éoliens concernés et lance une alerte : à terme, ces conflits risquent de conduire à des affrontements désespérés de plus en plus violents.

    La Fédération Environnement Durable estime que le gouvernement en portera l’entière responsabilité en voulant imposer le développement de l’éolien industriel par la force, et par des  mesures de  régression du droit de l’environnement par l’effet de la simplification des procédures juridiques.

    Contact Presse
    Jean-Louis Butré : contact@environnementdurable.net

              2ème Communiqué de presse : 18 janvier 2018

    Éolien terrestre : NON au mitage massif des territoires et des paysages de France

    A la suite de l’annonce des conclusions du groupe de travail sur l’éolien, les associations signataires font connaitre leur vive opposition aux mesures annoncées jeudi 18 janvier 2018 par Monsieur Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire.

     1.    La soi-disant consultation évoquée par le ministre a soigneusement tenu à l’écart les riverains d’éoliennes et les associations qui les représentent et ont pour objet la défense du Patrimoine et des paysages ;

    2.    Ces mesures ne prennent aucunement en compte l’impact de la proximité des habitations face à des engins de plus en plus haut (200 mètres) ;

    3.    Elles ignorent tout autant la protection des paysages et l’environnement du patrimoine, classé par l’État, qui n’est même pas mentionné par les propositions ;

    4.    Il s’agit par une démarche à caractère financier (sur le dos des consommateurs) de faciliter à tout prix une industrialisation massive des espaces naturels et agricoles, au mépris de ce que devrait être une démarche écologique respectueuse ;

    5.    Pour tenter de museler l’opposition des citoyens, le choix est fait de mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français.

    Un véritable équilibre doit être trouvé entre la politique de protection du patrimoine et celle de l’environnement. Toutes deux contribuent à l’activité économique.

    Les associations signataires restent disposées à une véritable concertation qui doit enfin avoir lieu entre le gouvernement et les parties prenantes.

      Contacts presse

    Demeure Historique  Thierry Nouvel -­ thierry.nouvel@demeure-­historique.org -­ 01 86 95 53 02

    FED – Jean-­‐Louis Butré – contact@environnementdurable.net -­ 06 80 99 38 08

    Sauvegarde de l’Art Français – Alexia Monteillet – communication@sauvegardeartfrancais.fr

    Sites & Monuments – Julien Lacaze – contact@sppef.org – 06 24 33 58 41

    Vent de colère – contact@ventdecolere.org ‐ 06 40 89 49 82

    VMF – caroline.desagazan@vmfpatrimoine.org – 01 40 62 61 81

     

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  • Simplification annoncée dans l’éolien, S Lecornu, 18 01 2018 18/01/2018

    Déclaration le 18 janvier de Sébastien Lecornu dans les médias, concernant l’éolien : « Nous allons gagner deux ou trois ans sur les procédures », a-t-il affirmé.

    1-L’État veut abréger les recours dans l’éolien en supprimant le travail des tribunaux administratifs et en obligeant à aller directement en Cour d’Appel. Attention, ce n’est pas innocent. Enlever une étape enlève aussi une chance d’être entendu ! Le temps des recours sera écourté mais seulement parce qu’on aura moins de recours possibles. Cela revient à ne plus avoir d’appel.

    2-Le renouvellement des parcs sera facilité pour les constructeurs. Sans besoin de refaire de dossiers nouveaux. Vous aurez une nouvelle éolienne de 280 m au lieu de votre ancienne de 120 m sans problème. Sauf qu’en plus, votre vieux socle en béton sera juste arasé sur un mètre de profondeur car il ne peut être réutilisé pour une machine de dimensions différentes et, donc, il restera à côté du nouveau. Jolis champs à venir non exploitables par les agriculteurs car les cultures ne peuvent se suffire d’un mètre de terre.

    3-Et S Lecornu annonce ces mesures en catamini, le jour où les médias ont déjà beaucoup à faire entre Fessenheim et Notre-Dame des Landes !

    Ci-dessous l’article publié par Les Echos du 18 01 2018 :

     S Lecornu simplifie l’arrivée en masse des éoliennes :

    Sébastien Lecornu : Éolien : « Nous allons gagner deux à trois ans sur les procédures »

    Pour accélérer le développement de l’éolien, « nous allons supprimer un niveau de juridiction pour le traitement des contentieux », annonce Sébastien Lecornu.
    A l’issue de trois mois de réunions avec le secteur, les élus, l’administration et les as-sociations, Sébastien Lecornu dévoile aux « Echos » les mesures retenues pour accélérer le développement de l’éolien en France.

    Vous avez conduit pendant trois mois un groupe de travail pour « libérer l’éolien » avec des élus, des entreprises et des associations. Y a-t-il un consensus pour en accélérer le développement ?
    Tout le monde est convaincu que la programmation pluriannuelle de l’énergie qui se discute en ce moment doit s’écrire de manière sincère, que rien ne sert de se donner des objectifs si on ne s’intéresse pas au « comment » on y parvient.
    Le temps de développement des projets éoliens en France est l’un des points les souvent critiqués. Comment y remédiez-vous ?
    Il faut à la fois accélérer le montage des projets d’éolien terrestre, et améliorer leur acceptabilité. L’objectif est de diviser par deux le temps moyen des procédures : au lieu de sept à neuf ans aujourd’hui, nous allons ramener ce temps à trois à cinq ans, ce qui change totalement la donne, y compris pour mobiliser des financements.
    Concrètement, comment procédez-vous ? Nous allons supprimer un niveau de juridiction pour le traitement des contentieux – celui du tribunal administratif de première instance. Les recours seront directement traités par les cours administratives d’appel, en France et outre-mer. C’est déjà le cas pour l’éolien en mer mais aussi pour les salles de cinéma de plus de 300 places par exemple ! On ira ainsi probablement vers une homogénéisation des jurisprudences. Les droits du justiciable ne seront pas amoindris, et le recours en conseil d’État sera toujours possible. Mais 70 % des projets font aujourd’hui l’objet d’un recours et la quasi-totalité vont en appel. Cette mesure permettra de gagner deux à trois ans.

    Les recours traduisent souvent une hostilité locale. Comment l’éviter ?
    D’abord en étant plus juste envers les collectivités : je présenterai, lors du prochain projet de loi de finances, une meilleure répartition de l’Ifer, l’imposition forfaitaire pour les entreprises de réseaux, à périmètre constant. Aujourd’hui, l’Ifer est partagée entre l’échelon intercommunal – l’EPCI – et le département, alors que c’est la commune qui héberge le parc éolien. Dans mon département de l’Eure, il y a eu beaucoup de brouilles sur ce sujet. Il s’agira désormais d’octroyer 20 % de l’Ifer aux communes, et je préconise de ne pas toucher au bloc départemental. Ce n’est pas pour favoriser une instance plus qu’une autre, c’est pour n’en oublier aucune. Ensuite, en offrant la possibilité aux riverains de s’approprier les projets sur leur territoire : nous allons systématiser les bonus dans les appels d’offres pour les projets qui favorisent le financement participatif avec des fonds provenant de financeurs locaux.
    Le secteur demande d’assouplir les conditions de rénovation des parcs éoliens. Y êtes-vous favorable ? Devoir repartir à zéro pour rénover un parc est un obstacle à la régénérescence de la technologie, alors même qu’elle apporte certaines améliorations, par exemple en termes de bruit et de puissance. Nous souhaitons donc, quand la modification du parc n’est pas substantielle, avoir un régime simple dans lequel il n’y a qu’une adaptation de l’autorisation initiale. Ainsi, on ne relancerait pas une procédure si le projet de modification est dans l’esprit des droits acquis lors de la première déclaration ICPE. Cela sera défini par circulaire.
    Les riverains se plaignent des nuisances lumineuses des éoliennes la nuit. Avez-vous trouvé un remède ?
    Les flashs nocturnes perturbent les riverains. Nous allons arriver à un panachage des mâts : la moitié aura des lumières fixes, et sur les « noeuds » d’un parc, les lumières seront clignotantes mais avec un rallongement du temps entre deux éclats à trois secondes. C’est un bon consensus, validé par l’armée et l’administration de ce ministère.
    Des développeurs estiment que certains préfets sont hostiles par principe à l’éolien. Est-ce le cas ?
    Nous allons leur rappeler le champ d’appréciation qui doit être le leur. Il faut créer de la prévisibilité. Nous allons aussi nommer un médiateur national, parce qu’un préfet peut avoir besoin d’un tiers pour résoudre un conflit et facilité l’avancement d’un projet. Nous lancerons un guide pratique entre développeurs et élus, parce que certains rudiments de concertation ne sont pas toujours assurés.
    Les contraintes du ministère de la Défense et des radars gèlent le développement de l’éolien sur de vastes surfaces. Est-ce toujours légitime ?
    L’armée prend des précautions systématiques et gèle ainsi une partie importante du territoire. Il y a désormais un engagement des militaires à faire une étude au cas par cas, à l’aide d’un logiciel, et ils devront rendre un avis motivé. Par ailleurs, les Armées vont se lancer sur le déploiement d’énergies renouvelables sur leur foncier. Elles ont de grands terrains, de grandes toitures, elles veulent se verdir et cela leur procurera des ressources.

    Véronique Le Billon

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  • Hulot : l’énergie c’est comme les œufs 09/01/2018

    Le ministre de la Transition écologique et solidaire a tenu ce lundi midi à Juillé (Sarthe) une conférence de presse sur la transition énergétique, après être monté au sommet d’une éolienne du parc EoLoué. Faisant référence aux Fermiers de Loué, à l’origine de ce premier parc éolien sarthois, Nicolas Hulot a fait cette comparaison : « Il est de l’énergie comme des œufs : il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier ».

    Pour lui, l’avenir de l’énergie, « c’est la diversité », citant l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire et la mer, et reléguant au passé les énergies fossiles. Le ministre dégage deux axes pour réussir la transition énergétique : la baisse de la consommation, autrement dit l’efficacité énergétique, et le développement des énergies renouvelables

    N Hulot à Loué

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  • Simplification pour l’éolien annonce N Hulot 09/01/2018

    « Renouvelables : Nicolas Hulot précise la stratégie gouvernementale En attendant l’adoption de la programmation pluriannuelle de l’énergie, Nicolas Hulot a précisé les trois axes de la stratégie française en matière de renouvelables électriques. Quelques annonces émaillent le discours ministériel. Ce lundi 8 janvier, Nicolas Hulot, ministre de la Transition énergétique a donné les grands axes  et présenté les grands axes de la stratégie gouvernementale visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables électriques. Il a notamment déclaré que les mesures de simplification destinées à développer l’éolien devraient être annoncées le 18 janvier.

    Le premier objectif du gouvernement est la poursuite de la simplification, explique le ministère. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, a présidé un groupe de travail afin de simplifier les procédures, le financement ou encore la planification dans le secteur de l’éolien ».

    Simplification pour l’éolien -N Hulot

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  • Éolienne qui s’écrase au sol pendant la tempête Carmen, images impressionnantes 05/01/2018

    Pendant les tempêtes de plus en plus fréquentes, attention à ne pas passer près des éoliennes. Pourtant les routes sont souvent proches des parcs éoliens. La loi préconise comme distance « la hauteur de l’éolienne + 20m » entre l’éolienne et la route. Dans le cas de Bouin en Vendée, cela aurait-il été suffisant ?

    En images. Tempête Carmen : une éolienne de Bouin s’est écrasée au sol

    • À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France / Franck Dubray
    • À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France / Franck Dubray
    • À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France / Franck Dubray
    • À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France / Franck Dubray
    • La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France
    • La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France
    • La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France
    • La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France
    • La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée. | Ouest-France

    Laura JARRY :

    La tempête Carmen touche en ce moment les côtes vendéennes. À Bouin, une des huit éoliennes du parc installé sur la commune est tombée.

    Cette éolienne de 62 mètres de hauteur s’est fracassée au sol dans le parc éolien. Sur place, les dégâts sont impressionnants. « On dirait un avion qui s’est écrasé au sol, avec beaucoup de débris partout autour. Le choc a dû être violent », décrit notre correspondant.

    Ouest France 01 01 2018

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  • Champ mité par éoliennes, terre morte après démantèlement 05/01/2018

    Voici la lettre envoyée à la FED par Madame Pestre, Maire de la Chaussée sur Marne, conseillère régionale de Grand Est, suite au démantèlement de la première éolienne de sa commune après 15 ans de fonctionnement : elle vient d’être démantelée pour que le propriétaire puisse en construire une plus haute et donc plus puissante. Et à 30 m des fondations de l’ancienne car techniquement il est impossible de se reposer sur les anciennes fondations, en laissant le socle de béton de l’ancienne à peine arasé, laissant une parcelle mitée et non cultivable à l’avenir.

     

    « Madame, Monsieur,

    Je suis Maire d’un village du département de la Marne qui possède sur son territoire 10 éoliennes MAIS aussi et surtout le poste électrique ENEDIS qui reçoit la production éolienne de tous les villages alentour.

    Le village était déjà doté d’un superbe poste RTE construit dans les années 50.

    Tout cela à 15 m de la première habitation qui elle, date de 1810.

    Autant dire que nous sommes ravis car en plus nous ne percevons pas les IFER car nous sommes dans un EPCI en FPU.

    L’EPCI encaisse 377 000€ annuels d’IFER  et notre village ne perçoit que 35 000€ / an ( 5000 € de la première éolienne avant la réforme de la taxe pro, donc dans notre transfert de charges avec l’EPCI et 30 k€ négociés aux forceps avec la com com. = Soit 9%.)

    Mis à part le peu de retombées économiques , alors que nous avons toutes les nuisances, nous sommes confrontés à un nouveau problème et pas des moindres

    La première éolienne de Champagne Ardennes a été installée sur le territoire de La Chaussée sur Marne , elle vient d’être démantelée pour que le propriétaire puisse en construire une plus haute et donc plus puissante. Et à 30 m des fondations de l’ancienne car techniquement il est impossible de se reposer sur les anciennes fondations.

    Lors du dépôt de permis de construire, je me suis renseignée sur le devenir des fondations de l’ancienne éolienne.

    Et là , catastrophe, je découvre que la Loi occulte cette problématique des fondations en béton armé.

    La Loi stipule arasement à moins un mètre en zone de culture et moins deux mètres en zone boisée.

    Ce qui est une catastrophe écologique , des milliers de tonnes de béton armé vont donc rester en sous-sol !

    Ce n’est pas avec un mètre de terre (sur une surface de 400 m2) que l’on peut cultiver du blé, des betteraves de la luzerne…

    « Il n’y a qu’un gars de la ville pour croire à une telle ineptie ! »

    Des racines de blé descendent à 1m20 de profondeur.

    De la luzerne entre 2 et 3 m

    Du maïs à 1m80

    Et pour que la terre soit nourricière il faut que l’eau puisse s’infiltrer et remonter par capillarité,les fondations ne permettent plus ces échanges d’eau , la terre est donc MORTE.

    Si donc tous les 15 ans , les éoliennes sont déplacées de 30 m pour en reconstruire une plus grande à côté, on va multiplier les surfaces de terre mortes .

    Quand j’en parle autour de moi, je me rends compte que les politiques sont loin d’avoir tous compris le danger.

    Je lis souvent vos mails et , ne vois pas encore ce sujet abordé.

    Pourriez-vous communiquer sur ce sujet ?

    De mon côté, j’ai déjà alerté le préfet de la Marne, la sous-préfète de Vitry le François, le vice-président de la région Grand Est en charge de la transition énergétique ( Franck Leroy, maire d’Epernay), le Président Jean Rottner, le député Charles  de Courson qui m’a promis une question au ministre de l’écologie mais cela tarde à venir.

    Bien cordialement.

    Madame PESTRE Isabelle.

    Maire de La Chaussée  Sur Marne.

    Conseillère régionale GRAND EST.

    Alsace Champagne Ardenne Lorraine. »

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  • Faut-il être un peu moins pro-éolien, face aux médias? 18/12/2017

    Surtout ne plus dire qu’on est pour l’éolien à tout prix, le vent aurait-il un peu tourné?

    – Comme hier, 17 décembre 2017 où le Président Macron a lui-même affirmé sur Antenne 2 qu’il savait que les Énergies Renouvelables étaient intermittentes, en montrant avec son bras les pics et baisses de la production mais qu’il fallait seulement penser à organiser le remplacement des autres énergies. Bel effet de style ! Il faut pourtant, a-t-il rappelé, SIMPLIFIER les démarches des sociétés éoliennes qui peinent à faire aboutir leurs projets et associer la FINANCE à ces projets. Et, en plus, cela créera des emplois dans les régions, ajoute-t-il. C’est DONC qu’il est un peu POUR, non ?

    – Par contre, Xavier Batut, député LREM de Normandie, explique longuement sa position face aux contestations locales envers  l’éolien en 3 points clés : il dit qu’il faut commencer par privilégier les économies d’énergies,ne pas aller trop vite, en pensant au mix énergétique tout en poursuivant la recherche. Mais il ose évoquer le risque de destruction de nos paysages. Texte de Xavier Batut.

     

    “ La transition écologique est un sujet primordial des trente prochaines années.

    Élu d’une circonscription où se situe une centrale nucléaire et des éoliennes, je m’engage pour un mix énergétique de bon sens : finançable et acceptable.

    Régulièrement, je suis interpelé, sur l’impact des éoliennes sur le quotidien des habitants…

    « One Summit Planet » à Paris pour quoi faire ? Où sont les priorités ? En connaissance des avancées techniques et scientifiques, qu’est-il nécessaire de faire pour fournir de l’électricité au monde entier, rendre notre air plus respirable, offrir de l’eau potable dans toutes les régions du monde, tout en contenant le réchauffement climatique et sans remettre en question notre qualité de vie ? Sans prosélytisme pour telle ou telle énergie, ces questions sont essentielles.

    Il n’y a pas de solution miracle

    Dans de nombreux pays, économiquement riches, l’accès à l’énergie (chauffage, éclairage, déplacements, numérique…) est tellement simple, qu’elle est gaspillée sans discernement. .. « L’énergie économisons-la !». ..Tout le monde s’accorde pour reconnaître, que l’électrification des pays permet l’émancipation des populations tout en produisant 25% de la production du CO2 mondial. Cela oblige à trouver des solutions pour permettre la décarbonation. Au risque de décevoir, je n’ai pas de solution unique, ni miraculeuse.

    Une indépendance énergétique historique, stratégique et technologique

    Au fil des années, l’industrie du nucléaire est devenue un savoir-faire français. Avec un prix au kilowattheure le plus bas d’Europe, un parc énergétique mobilisable en période difficile, la France connait l’indépendance énergétique.

    Cette indépendance « nucléaire » est un fait établi mais beaucoup de nos centrales arrivent à terme. Je veux parler des centrales quadragénaires pour lesquels nous n’avons pas anticiper le renouvellement. Sommes-nous conscients que cela aura une incidence sur notre capacité à pallier aux fortes demandes d’électricité avec le risque de nous retrouver exposée à des coupures répétées ?

    … une production mobilisable en baisse

    Pourtant « nous sommes passés à un cheveu d’enclencher la mesure d’interruption » le 25 janvier 2017. Ce jour-là, le système était au bord de la rupture. La maintenance en cours de réacteurs n’a rien fait pour arranger la situation.

    Pour y faire face, l’éolien, les bioénergies et le photovoltaïque n’ont fournis respectivement que 1,5%, 1% et 0% des besoins contre 61% pour le nucléaire. Depuis cette alerte sans conséquence, des centrales thermiques au fioul ont été fermées par EDF et les dernières centrales à charbon vont suivre…Elles participaient encore à leur niveau à 5 et 3%, le gaz et l’hydraulique apportant les 10 et 13% manquant avec les 5,5% d’électricité « étrangère ». Dans un récent communiqué de presse (7 novembre 2017) Réseau de Transport d’Electricité (RTE), indique : « nous pourrions prendre des mesures exceptionnelles, allant jusqu’à des coupures programmées cet hiver. »

    La patience est la clé du succès énergétique français

    Vouloir déployer les énergies renouvelables à tout prix en 10 ans et supprimer sur la même période 17 réacteurs aurait été une faute majeure de ce début de 21ème siècle avec un énorme risque de revenir en urgence au charbon comme l’Allemagne. La France a vécu dans un esprit « d’écologie magique » et la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015 en était l’exemple caricatural. Vouloir se précipiter était antinomique avec la notion de transition énergétique vers un mix raisonné et programmé. De façon, caricaturale, est-ce que chaque français est prêt à avoir une éolienne dans son jardin afin de compenser la fermeture de centrales au risque de perdre notre indépendance énergétique et surtout de voir des pannes prolongées se répéter ? Ne soyons pas trompés par l’impatience écologique. Soyons réalistes et pragmatiques. Les énergies renouvelables, en développement, restent insuffisantes avec leur rendement inférieur à 30%.

    Force de proposition et volontarisme

    Chaque région est particulière et doit pouvoir adapter son projet de mix énergétique, à ses spécificités, sa géographie, son histoire, son développement et ses habitants. Des territoires gigantesques de Hornsdade en Australie Méridionale ou de Palm-Spring en Californie sont incomparables, par leur étendue, à nos campagnes et nos terroirs. Des parcs éoliens de plusieurs centaines de mats y sont installés. Négliger les possibles progrès en matière de stockage, de transport des énergies, de retraitement des déchets serait aussi irresponsables que de s’obstiner à détruire nos paysages et miter nos campagnes avec des éoliennes surdimensionnées. A ce sujet, pourquoi les distances de sécurité sont de 3 000m dans certains états américains ; de 1 500m en Bavière et de 500m en France ? Pour cela la proximité des habitations doit être mieux prises en compte en France avec une proportionnalité à la taille des machines.

    Je défends une politique énergétique respectueuse de l’environnement, tournée vers la recherche et l’innovation, adaptée à nos capacités de production, sensible à la création et au maintien d’emplois, compatible avec les spécificités de chaque territoire. »

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  • Prêt participatif Gros danger 18/12/2017

    Comment lutter maintenant contre l’appât du gain promis par les promoteurs.

    Plus besoin de l’accord des banques. Les citoyens engagent leurs propres deniers pour un intérêt de 7% mais quid de leur capital ??? Le gouvernement est tout à fait d’accord pour ces formules et voit là la manière de contourner le problème financier des projets. Après avoir acheté les agriculteurs, ils achètent les citoyens de la communauté de communes qui sont maintenant éloignés du parc concerné, vu l’étendue des CC.

    Comment toucher ces crédules qui vont s’engouffrer dans cette brèche même si on a vu en Espagne que certains y ont tout perdu. Noter qu’il n’y a plus le palier de 1000 euros comme auparavant !

    Premier exemple réussi :

    La campagne de financement participatif du projet éolien de Bersac-sur-Rivalier a rencontré le succès, avec un objectif de 120.000 € légèrement dépassé.

    Début octobre, le groupe EDPR, dont l’actionnaire principal est Energias de Portugal (l’équivalent portugais d’EDF), lançait une campagne de financement participatif pour son projet de parc éolien à Bersac-sur-Rivalier.
    Récemment, les sociétés Lendosphere (pour le financement) et EDPR ont présenté l’évolution de ce dossier à la population bersacoise et à ses voisins, cette campagne étant terminée.

    237 contributeurs, 121.200 € récoltés

    Celle-ci est un succès, avec un objectif de collecte atteint et même dépassé. Au total, 121.200 € ont été prêtés par 237 personnes pour un objectif initial de 120.000 €. 40,7 % du montant levé ont été investis par des habitants de la Région, parmi lesquels 16,7 % habitent la communauté de communes ELAN Limousin Avenir Nature, territoire d’implantation du futur parc éolien.

    Intérêts

    Les prêteurs recevront leurs intérêts (7 % pour les habitants de la communauté de communes ELAN, 5 % pour ceux de la Nouvelle-Aquitaine et 4 % pour le reste de la France) le 6 mars 2018, puis tous les trimestres pendant trois ans. Ils recevront également toutes les informations sur l’actualité du projet.

    Prêt participatif parc éolien de Bersac sur Rivalier

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  • « Éoliennes, le suicide d’EDF »(Entretien JL Butré, Valeurs Actuelles) 15/12/2017

    Entretien JL Butré à Valeurs Actuelles (13/12/2017) :

    Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable (FED), qui regroupe plus de mille associations confrontées à l’éolien, revient sur la réalité concrète de cette source d’énergie. Et promet un avenir compliqué à EDF, qui s’engage chaque jour plus avant dans cette impasse technologique et financière.

    Valeurs actuelles. Comment définiriez-vous la situation actuelle, en France, sur le front de l’éolien ?

    « Aujourd’hui en France 7000 éoliennes terrestres sont en fonctionnement. Selon les dernières informations données par le Ministre de l’Environnement Nicolas Hulot, 20000 sont à venir à l’horizon 2023. Ces machines, qui peuvent atteindre désormais 230 mètres de haut et être implantées à 500 m d’une habitation, sont composées d’un socle de béton armé de 1500 tonnes, d’un mât en acier ou en béton de plus de 100 mètres et d’une nacelle contenant le générateur d’électricité entraîné par une hélice tripale. Chaque pale peut atteindre 60 mètres. La nacelle pèse plus de 70 tonnes. Le coût complet de sa construction est de l’ordre de 3 millions d’euros. Voilà pour l’objet en lui-même.

    La FED estime que plus de 30% des parcs éoliens en fonctionnement ont été construits ou vont l’être sur terrains appartenant à des élus locaux. S’il est prouvé que ces élus ont pris part au processus décisionnel, ces pratiques correspondent à des prises illégales d’intérêts qui ont été dénoncées dès 2015 par les rapports du Service Central de Prévention de la Corruption.

    L’éolien offshore est-il plus intéressant ?

    En France, Il ne s’agit pas d’éoliennes offshores mais d’éoliennes terrestres  dites “les pieds dans l’eau” qui n’ont rien à voir avec celles implantées en pleine Mer du nord, balayées par des vents forts et constants où la productivité des éoliennes peut atteindre 43%. Six chantiers éoliens français, (1200 machines), sont programmés au raz  des côtes de la Manche et sur la façade atlantique : Le Tréport/Dieppe, Fécamp, Arromanches/Courseulles, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire/La Baule, les îles d’Yeu et Noirmoutier. EDF sera obligée par L’État d’acheter cette  électricité offshore à plus de 22 centimes d’euro le kWh  alors que sur le prix de l’électricité se négocie en dessous de 3 centimes d’euro le kWh. C’est soit 7 fois moins !

    Vous dénoncez une stratégie de communication “médiatiquement suicidaire”d’EDF ?

    Ces événements posent la question du bien-fondé de la stratégie du groupe EDF et de la responsabilité des Énergies Renouvelables (EnR) dans son déclin. Les Énergies renouvelables solaire et éolien (hors hydraulique) ne représentent que 2% de la production d’électricité du groupe : c’est une infime partie ! La fameuse filiale EDF  Énergie Nouvelles  n’emploie que 3000 collaborateurs dans le monde  et seulement 1400 en France, soit 1,1 %  de l’effectif national. En revanche, la stratégie agressive de communication de cette filiale, appuyée par l’Ademe et le Ministère de l’environnement, conduit à faire croire aux décideurs politiques et aux citoyens que l’avenir d’EDF et de ses salariés est  basé sur les énergies renouvelables. Celles-ci, parées de toutes les vertus écologiques, ont pratiquement occulté les autres. L’annonce récente du président d’EDF d’investir 25 milliards d’euros dans le solaire fait partie de ce plan de communication destiné à masquer les difficultés financières gigantesques de cette entreprise…

    Pour sauver EDF  de l’asphyxie financière, le découpage  entre activités nucléaires et activités non nucléaires est une des pistes  possibles. Selon certaines sources, des groupes financiers internationaux ont flairé l’hallali et travailleraient sur ces hypothèses de démantèlement et de rachat total ou partiel.

    Il s’agirait en réalité d’une sorte de mécano de dépeçage progressif  d’EDF comme l’ont connu de nombreuses filières industrielles de notre pays avec perte de contrôle de l’Etat français au profit de multinationales concurrentes.

    « 

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  • L’Éolien au Sommet de Paris du 12 12 2017 et autres points… 13/12/2017

    On parle beaucoup des Énergies Renouvelables ces derniers jours :

    1) Lors du Sommet de Paris, avis du Président Macron…

    2) mais aussi en Europe où certains pays refusent les connexions électriques géantes entre États. Quelles conséquences ?

    3) mais aussi dans la Finance où on parle de vouloir financer les Énergies Vertes, mais est-ce vraiment possible ?

    1)L’Éolien au Sommet de Paris du 12 12 2017 :

     Lors du « One Planet Summit » convoqué par le président Macron, hier, où 130 pays étaient représentés, il a été question de l’avenir de la Planète et tout spécialement du rôle des Énergies Renouvelables. Le Président Macron s’accroche au nucléaire tant qu’il n’y a pas en place d’autres solutions existantes. Mais il est prêt dans le même temps à simplifier les démarches administratives et limiter les recours abusifs contre l’éolien. Il s’intéresse aussi au développement du solaire, en parallèle à l’éolien.
     – Dans un entretien au Monde, le président de la République fait de la fin des énergies fossiles la priorité numéro 1… Pour autant, selon les chiffres de l’Ademe, l’agence française de l’énergie, le nucléaire serait, au global, aussi peu polluant que les Énergies Renouvelables…
    Face au risque sécuritaire du nucléaire, il existe la solution renouvelable mais Emmanuel Macron ne la trouve pas bonne en l’état : « Une forte baisse de capacité nucléaire ne peut pas être immédiatement remplacée par du renouvelable, car les sources d’énergie renouvelable comme le solaire ou l’éolien sont intermittentes. Tels que sont faits les réseaux, nous ne pouvons pas remplacer plusieurs gigawatts de nucléaire par autant de gigawatts d’éolien ou de solaire », estime le chef de l’Etat.
    Pour autant, il veut « aller beaucoup plus vite » sur le renouvelable. Et cela passe, selon lui, par un changement de la loi française. « Nous devons simplifier les procédures d’autorisation et accélérer massivement le traitement des recours. Car ce sont les projets environnementaux qui font l’objet du plus grand nombre de recours! », déplore-t-il.
    Emmanuel Macron promet aussi de tout faire pour « accélérer les investissements dans le renouvelable ». « Ce que nous voulons faire, c’est changer l’orientation des financements du secteur privé, qu’il s’agisse de l’assurance, des banques, des fonds souverains.

    http://m.huffingtonpost.fr/2017/12/12/face-a-lurgence-climatique-macron-saccroche-au-nucleaire_a_23304726/

    2) Les États membres se braquent contre l’objectif d’interconnexion des réseaux électriques

    Des pays d’Europe se braquent contre les interconnexions de rés