Éolien

Voici des articles de presse concernant l’éolien dans notre territoire  de Sézanne, dans la Marne en particulier,  ou plus loin aux quatre coins de la France, qui luttent ou informent contre les éoliennes sur terre ou les éoliennes en mer : De nouveaux articles sont ajoutés régulièrement au fil des nouvelles. N’hésitez pas à nous suggérer des articles de presse à relater (via le formulaire de contact sur le site).

S’y ajoutent à présent des articles récents sur la méthanisation, problème supplémentaire qui vient de se poser dans notre commune.

  • Avant-Après un parc éolien 14/01/2020

    Très beau fichier présenté à l’AG de la Fed de 2018, je crois, qui montre combien un parc éolien modifie le paysage !!!

    Le fichier est un peu long à charger mais vaut la peine d’être vu.

    Double vue d’un paysage avec et sans éoliennes. Faut-il comme pour les grandes publicités de Laon attendre qu’elles enlaidissent trop la vue du centre ville pour que la ville demande à les retirer ? Pour les éoliennes, il sera plus difficile et plus cher de les démonter…

    https://doc-0k-40-docs.googleusercontent.com/docs/securesc/08ro993fkppbbu7ggbik9tm7m304tarc/gcu1ijfifj19gl8db6gdpa8ve243meuk/1579003200000/12652927580111093973/13222420192324880313/1vsZpkX7rg33XVX4qhSWfls2l51pcjYvb?e=download&authuser=0&nonce=76n9ri0aefjea&user=13222420192324880313&hash=pv79rod1tudsi957b75pgtou7tb24npj

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  • Enquête publique sur le projet d’usine de méthanisation à Congy(51) 17/12/2019

    Attention, date butoir le 6 janvier, le lendemain des vacances de fin d’année

    Voir les articles précédents sur les problèmes de conséquences pour les riverains, pour le tourisme dans les marais de Saint-Gond, pour l’avifaune. Sans oublier un épandage sur 56 communes plus ou moins éloignées de Congy, avec transport de camions. Vive l’écologie là-dedans !

    Pour effectuer vos remarques auprès des commissaires enquêteurs concernant le dossier ICPE du méthaniseur de CONGY, vos courriers sont à adresser :

    • Directement aux commissaires lors des permanences : mercredi 11.12 de 10h à 13h mairie de VILLEVENARD, samedi 14.12 de 9h à 12h mairie de BAYE, mercredi 18.12 de 17h à 19h mairie de BERGERES LES VERTUS, lundi 6.01 de 16h à 19h  mairie de CONGY.

    AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE

    relative à la demande d’autorisation environnementale présentée par la société DIGEO, 16 boulevard du Val de Vesle, CS 110005, 51684 REIMS Cedex 2, en vue de créer et d’exploiter une unité de méthanisation sur le territoire de la commune de Congy, parcelle ZE 11 Les Patis.

    avec épandage sur les communes de Congy, Allemant, Le Baizil, Bannay, Bannes, Baye, Beaunay, Bergères-les-Vertus, Boissy-le-Repos, Broussy-le-Grand, Broussy-le-Petit, La Caure, Chaltrait, Champaubert, La Chapelle-sous-Orbais, Chatillon-sur-Morin, Coizard-Joches, Val des Marais, Connantray-Vaurefroy, Courjeonnet, Escardes, Les-Essarts-les-Sezanne, Les-Essarts-Le-Vicomte, Etoges, Etrechy, Euvy, Faux Fresnay, Fèrebrianges, Fère-Champenoise, Fromentières, Le Gault Soigny, Gaye, Gionges, Givry-en-Argonne, Givry-Les-Loisy, Gourgançon, Janvilliers, Loisy-en-Brie, Mardeuil, Mécringes, Mondement Montgivroux, Montmirail, Montmort Lucy, Morsains, Orbais L’Abbaye, Oyes, Pierre Morains, Soulières, Suizy-le-Franc, Talus-Saint-Prix, Le Thoult Trosnay, Vauchamps, Vauciennes, Vert Toulon, La Ville sous Orbais, Villevenard.

    Vous pouvez consulter le dossier complet en cliquant sur le site de la Préfecture de la Marne :

    http://www.marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Installations-Classees-Pour-l-Environnement-ICPE/Dossiers-ICPE-Autorisation/Dossiers-ICPE-Autorisation-Domaine-Methanisation/DIGEO_Congy

    La description du projet se trouve en bas de ce document à la ligne : 001981_DIGEO_DAE_v3 – format : PDF – 10,53 Mb

    Attention même quand une commune a voté pour un projet d’usine de méthanisation, sans doute alléchée par les promesses d’emploi ou de bénéfices pour la commune, elle se pose des questions au moment d’autoriser l’épandage ! Comme on peut le voir sur le document suivant du journal Val Briard à Bailly en Brie et ses environs dernièrement : Maires favorables à la méthanisation mais contre l’épandage :

    https://actu.fr/ile-de-france/presles-en-brie_77377/seine-marne-val-briard-maires-favorables-la-methanisation-mais-contre-lepandage-sur-leurs-terres_19244514.html

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  • Congy, les habitants refusent le méthaniseur … 17/12/2019

    Après l’ouverture de l’usine de la Monte Blanche à Fère Champenoise, en2018, de nouveaux projets de méthanisation dans la région de la Marne sont annoncés. Mais lorsque le site s’approche des habitations, les riverains s’inquiètent des conséquences sur leur qualité de vie : odeurs, bruit, circulation de camions, etc… C’est le cas en ce moment où le projet de Congy est en enquête publique qui se termine le 6 janvier 2020.

    Une grosse usine, une fois encore auprès de villages qui n’en veulent pas. Profits pour certains, mais quid de ces riverains mais aussi de la planète ?

    Epandage très lointain jusqu’aux Essarts les Sézanne, Le Gault-Soigny, Montmirail, Etoges, …On disait qu’il fallait faire localement, ce n’est déjà plus le cas ici ! Le transport du digestat demandera des camions et le bienfait sur le CO2 est évident, n’est-ce pas !

    Et une fois de plus la région Grand-Est souhaite être la première pour cettte nouvelle énergie, déclare Franck Leroy…

    Dans le journal l’Hebdo du vendredi, de septembre 2017, le sujet est abordé :

    … Si l’unité de production de Fère-Champenoise est sur de bons rails, les réticences sont légion dans le département. A Villevenard, Congy et Mareuil-en-Brie, les habitants se mobilisent contre des projets similaires et ont déployé des banderoles anti-usine de méthanisation un peu partout dans ces trois communes. En parallèle, les conseils municipaux de Villevenard et Mareuil-en-Brie ont fait montre de leur désapprobation, à l’inverse du préfet de la Marne.

    Les opposants à ces constructions pointent du doigt la proximité de l’usine par rapport aux habitations, les risques de nuisances sonores et olfactives, accidentels, sanitaires et biologiques et pour la faune et la flore.

    Selon Franck Leroy, présent lors de la signature du projet de Fère-Champenoise en sa qualité de vice-président du conseil régional, cette méfiance est due à une méconnaissance du biométhane. « L’opinion, en général, a des craintes, voire de l’hostilité, vis-à-vis des transformations énergétiques car elle connaît mal les enjeux et les techniques. La réalité, c’est qu’il y a une nécessité absolue de contenir le réchauffement climatique en limitant l’utilisation des énergies fossiles. On sait le faire et ce projet de Fère-Champenoise est une aubaine pour démontrer aux élus et à la population que ça marche et que ça ne détériore pas la qualité de vie », estime le maire d’Epernay, qui assure que ce projet « aurait dû naître autour d’Epernay », mais que les réticences des habitants en ont décidé autrement. D’ici 2020, le Grand Est devrait être la première région en matière de production de biométhane, avec 1 milliard de kWh injectables dans les réseaux de gaz.

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  • Lot : Témoignages de riverains sur leur méthaniseur et sa puanteur, 02 2019 17/12/2019

    Cette fois, ce n’est pas un projet mais la réalité vécue par les habitants de Gramat dans le Lot. Ouvert en 2017, le méthaniseur provoque des nuisances olfactives malgré toutes les promesses faites par la société auparavant. Le Préfet demande une enquête…

    Dans le Journal La Dépêche du 06 02 2019, on peut lire :

    Depuis novembre 2017, les voisins d’une usine de méthanisation vivent dans la puanteur lorsqu’ils se trouvent sous le vent . Un apiculteur soupçonne même qu’un des produits fabriqués a tué ses abeilles.

    Le digesteur, semblable à une grosse cuve, est capable de traité jusqu’à 50 000 tonnes de déchets par an

    Depuis plus d’un an, les habitants de Gramat vivent un enfer quotidien. Une odeur  pestilentielle envahit jour et nuit une partie de cette commune de 3 500 habitants, située au cœur du parc naturel des Causses du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour. « Cela nous empêche de vivre normalement. L’atmosphère est tellement désagréable, qu’il m’est arrivé de quitter mon domicile certaines nuits. Je roule pendant des dizaines de bornes, jusqu’à ce que l’air soit pur », témoigne un habitant asthmatique installé à moins d’un kilomètre de l’entreprise Bioquercy.


    Cette société spécialisée dans la méthanisation a lancé son activité en novembre 2017. Bioquercy, c’est son nom, récupère des déchets agro-industriels, des restes d’abattoirs (viscères etc.), de fabrication de plats préparés, mais surtout du lisier de canards issus de la coopérative voisine La Quercinoise. Ensuite, elle les transforme en biogaz, un produit  exploité pour produire de l’énergie électrique et de la chaleur.  

    Une fois ce processus de méthanisation terminé, les résidus sont recyclés en digestat, une sorte de lisier boueux que les agriculteurs utilisent pour des épandages dans leurs champs.

    « Cette énergie, nous la vendons à Enedis, qui la réinjecte dans les réseaux locaux », précise Fabien Haas, directeur d’activité chez Fonroche Biogaz, le premier constructeur de méthaniseurs qui détient 66 % des parts de Bioquercy avec la Quercynoise.


    Six personnes « reniflent » l’air chaque jour

    Claude Mabit, qui vit au hameau de Pech-Farrat, à Gramat, n’a rien contre la méthanisation tant qu’elle reste « locale ». Sauf que Bioquercy collabore avec plusieurs départements limitrophes. « Notre territoire doit composer avec une déchetterie géante. En fonction du vent, nous sentons flotter des odeurs d’ammoniaque mélangées à de la pourriture », constate-t-il.
    Un autre habitant du hameau voulait vendre sa maison, mais le potentiel acquéreur est reparti illico presto lorsqu’il a compris d’où venaient ces effluves. « Depuis, j’ai enlevé ma propriété de la vente, afin d’éviter que le futur acheteur ne m’attaque en justice pour vice caché », raconte ce propriétaire.

    Le 6 novembre 2018, Bioquercy a été mis en demeure suite à un arrêté préfectoral l’obligeant à « mettre en place les équipements nécessaires au traitement efficace des odeurs provoquées par ses activités ». Un mois plus tard cette décision a été abrogée, mais six membres du collectif des riverains sont désormais sollicités pour noter la qualité de l’air quotidiennement, avant d’envoyer leurs observations à Bioquercy. Malgré leurs remarques, la puanteur persiste. « Un parfum de fosse septique rode toujours dans un rayon de 1 km autour du digesteur, une grosse cuve capable de traiter jusqu’à 50 000 tonnes de déchets par an », confie Claude Mabit. « Nous faisons des efforts, près de 90 % de nos soucis sont corrigés », répond pour sa part Fabien Haas.


    L’épandage du digestat pointé du doigt par les spécialistes

    La transformation en méthane n’est pas la seule cause des relents. Les agriculteurs qui cèdent leur lisier à Bioquercy récupèrent le fameux digestat en contrepartie. Ce produit « fertilisant vert », qui contient quelques métaux lourds  « mais pas à des doses dangereuses », d’après Fabien Haas, est déversé sur leurs parcelles. « Mon voisin s’en est servi. Pendant deux semaines, nous avons cohabité avec de fétides émanations », confie un apiculteur qui travaille près d’Avignac. Trois jours après l’utilisation de ce digestat qui contient notamment du plomb, du cadmium et du mercure, toutes les abeilles d’une de ses ruches meurent subitement. Il retrouve près de deux kilos de cadavre d’insectes.

    Après avoir filmé la scène, ce Lotois tente de récupérer un échantillon du produit fertilisant auprès de son voisin, mais ce dernier refuse. « Je ne sais pas si l’épandage a un lien avec la mort de mes abeilles, mais le doute persiste », confie cet amoureux de la nature.            « Dans la même semaine, j’ai trouvé des vers de terre décomposés. Lorsque j’ai commencé à partager mes soupçons, plusieurs représentants de l’Etat et des gens en lien avec Bioquercy m’ont téléphoné pour me demander de ne pas lancer de rumeur », se souvient l’apiculteur. « La méthanisation existe depuis des années au Danemark et dans d’autres pays scandinaves. Si cela entraînait la mort des insectes, on le saurait. Nous avons assez de recul », estime Fabien Haas, détenteur d’un diplôme d’ingénieur en écologie.
    Au moins trois nouvelles unités de méthanisation dans la région

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  • Charente-Maritime : leurs chèvres décimées, ils soupçonnent les ondes d’Enedis 15/12/2019

    Encore des bêtes qui souffrent. De manière inexpliquée, diront les uns, à cause des éoliennes diront les autres ? Cette fois, ce sont des chèvres en Charente. La justice devra trancher…

    – Éleveurs à Ciré-d’Aunis (17), les Monsarat ont vu, pendant huit ans, leurs chèvres mourir ou s’affaiblir. Ils pointent du doigt les ondes électromagnétiques et vont porter plainte contre Enedis. Début 2020, les Monsarat déposeront plainte devant le tribunal de La Rochelle, avec leur avocat Me François Lafforgue et l’association qu’ils ont rejoint, Animaux sous tension, basée au Mans. Une plainte pour demander réparation à Enedis qu’ils jugent responsable de leur galère de huit longues années. Joël et Martine Monsarat élèvent, depuis vingt-deux ans, un troupeau de chèvres à Ciré-d’Aunis (17), le Gaec Moncabri. Tout commence à l’hiver 2011. « Des mammites sont apparues sur les jeunes chèvres, dont le lait était impropre à la consommation. Puis les ennuis se sont étendus…

    https://www.sudouest.fr/2019/12/12/ces-ondes-qui-rendent-les-eleveurs-chevres-6947519-10142.php

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  • La Forêt-de-Tessé : une pale de l’éolienne N°5 s’est brisée, une expertise est lancée 12. 2019 15/12/2019

    Un nouvel accident d’éolienne ce 9 12 2019 en Charente. Pas assez de vent, elles ne produisent pas, trop de vent, elles se cassent ? On ne sait pas encore la raison de l’accident. A suivre, donc…

    Par charentelibre.fr, publié le 14 décembre 2019.

    L’éolienne N°5 située immédiatement à l’est du village de Tessé a perdu une demi-pale. « Lundi 9 décembre, vers 18h, mon mari travaillait dehors lorsqu’il fut surpris par un grand bruit provenant de l’éolienne N°5 dont le rotor semblait s’être emballé, relate Dominique Ravaud, maire de la Forêt-de-Tessé. Puis ce fut un « bang », comme celui d’un avion passant « le mur du son ». L’éolienne s’est arrêtée, une pale était cassée. » L’alerte était donnée. « De manière préventive les onze autres éoliennes ont été arrêtées immédiatement, indique Guillaume Jumel directeur de la société Innergex en France, propriétaire du champ éolien. La zone a été sécurisée et gardée afin d’en interdire l’accès au public, un périmètre de sécurité est à respecter par le public. Une expertise sera effectuée afin de déterminer les causes de l’incident. Nous possédons 135 éoliennes en France, pour nous c’est la première pale cassée. Lorsque le contrôle de l’éolienne et des autres pales sera terminé, celle qui est cassée sera remplacée. » Mais vendredi à l’issue des premières analyses on a constaté qu’il n’y pas eu d’emballement du rotor. Le bruit émis étant probablement dû au déséquilibre de la pale dans ses dernières rotations. Le bang qui a suivi pourrait être associé au bris de la pale. L’éolienne N°5 fait partie d’un champ de douze éoliennes Vestas érigées sur les communes de Theil-Rabier, La Forêt-de-Tessé, Montjean, Villiers-le-Roux et Saint-Martin du Clocher. Mises en service fin 2016, elles appartiennent à la société Innergex et sont exploitées par BayWa r.e. France. Ces douze éoliennes sont des Vestas V110 de puissance unitaire 2MW. La puissance totale du parc éolien sera de 24MW. Le rotor fait 110m de diamètre. Chaque pale mesure 55 mètres, l’assemblage au moyeu se fait par groupe de trois, l’axe se situe à 95 mètres du sol. Au plus haut en rotation, la pale atteint au passage 150 mètres. Les mâts sont en acier…

    https://www.charentelibre.fr/2019/12/14/la-foret-de-tesse-une-pale-de-l-eolienne-n-5-s-est-brisee-une-expertise-est-lancee,3531693.php

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  • AboWind ou le dessous de la finance d’un parc éolien (12 2019) 11/12/2019

    Un expert comptable de la Nièvre a eu la bonne idée de fouiner dans les finances du parc éolien de Clamecy d’AboWind. Mais au fait, ce n’est plus AboWind, il l’a revendu … à une société qui … habite à la même adresse qu’Abowind ! Et quand il y a un problème de rentabilité de ce parc, devinez ce qui peut arriver ???

    Énergie – Cinq ans après sa mise en service, le parc éolien de Clamecy-Oisy affiche un fort déficit

    Un expert-comptable à la retraite, opposant aux projets éoliens, a décortiqué les comptes du parc éolien de Clamecy-Oisy. Et ils ne sont pas bons.

    Gérard Spriet est un ancien expert-comptable. Opposant à l’énergie éolienne, il s’est penché sur les comptes du parc éolien de Clamecy-Oisy, qui porte le nom de Ferme éolienne de Clamecy. Pour lui, le constat est clair : ces 6 machines (4 à Oisy et 2 à Clamecy ne sont pas rentables.

    Pour arriver à ces conclusions, il se base sur des données chiffrées publiques. Dans le détail, Gérard Spriet avance des sommes astronomiques : en septembre 2017, les pertes pour le parc éolien seraient de 2.341.691 €. Avec un endettement conséquent.

    L’argent des éoliennes fait tourner les collectivités, mais pas que les communes.

    Et c’est « sans surprise » qu’à la lecture des comptes de 2018, Gérard Spriet constate : « Ils ne sont pas bons. On note une nouvelle perte de 380.000 € et une augmentation des comptes courants de 250.000 €, et une trésorerie toujours déficitaire. »

    Exaspérés, les opposants ont demandé au tribunal de commerce de Toulouse la dissolution de la Ferme de Clamecy pour « non-régularisation et non-constatation de la perte de plus de la moité des capitaux ».

    Consulté sur ce sujet, un expert-comptable indépendant confirme l’analyse de Gérard Spriet : « Ce n’est pas bon du tout. Avec toutes ses pertes, la société ampute sur le capital, d’où un capital négatif. Les commissaires aux comptes devraient faire une réserve. »

    Test grandeur nature de la rentabilité des parcs éoliens

    Pour Gérard Spriet, « cette analyse financière du parc d’Oisy-Clamecy sert de test témoin, grandeur nature, de l’exploitation et de la rentabilité des parcs éoliens dans le département de la Nièvre et, par analogie, dans la Région Bourgogne-Franche-Comté. »

    Pour les opposants, la situation est claire : l’éolien ne peut pas être rentable dans la Nièvre. Un argument récurrent. Mais réfuté par d’autres. Comme Patrice Coton, de la SEM Nièvre énergie :  « Il faut aussi se souvenir que les études, pour le parc de Clamecy-Oisy, datent de 2005. Aujourd’hui, les études de vent sont beaucoup plus fines. » Pour lui, « du vent, il y en a dans la Nièvre ». Et la mauvaise expérience d’Oisy-Clamecy est un « échec relatif » qui ne doit pas jeter le doute sur tous les projets éoliens.

    Abo Wind n’est plus propriétaire, mais…

    Quand nous avons sollicité Abo Wind, afin de savoir comment ce spécialiste de l’éolien comptait redresser ses comptes, il nous a été répondu « qu’Abo Wind a cédé la propriété du parc éolien de Clamecy en 2013 et ne dispose plus, depuis, ni des comptes ni des prévisions pour cette entreprise ». La Ferme éolienne de Clamecy (nom officiel du parc, société par action simplifiée à associé unique) est officiellement l’exploitant.

    Cependant, sur les divers documents officiels aisément consultables, on peut constater qu’Abo Wind et la Ferme éolienne de Clamecy partagent la même adresse : 2 rue du Libre-Échange à Toulouse. Ce qui pousse à penser qu’Abo Wind serait toujours donc l’exploitant, après avoir mené les études pour l’implantation du parc. En revanche, il est plus difficile de savoir quel est le propriétaire, aujourd’hui, de ce parc.

    lejdc.fr : Article du Journal du Centre, Nièvre

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  • Michel Gay : La France pourrit par la tête ? 6 12 2019 11/12/2019

    Nouvel article de M Gay, dans Contrepoints cette semaine. Il mérite d’être lu.

    La France pourrit par la tête tandis que les forces vives de la nation (ouvriers, techniciens, ingénieurs, entrepreneurs…) constituent une ossature d’excellente qualité, rongée par les décisions aberrantes du gouvernement dans le domaine de la production d’électricité, source d’activité économique et de richesse pour notre pays.

    Détruire ce qui fonctionne

    La fermeture de la centrale de Fessenheim, rentable et en excellent état de fonctionnement, n’est que le solde d’un achat de suffrages verts réglé par les contribuables.

    L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a conclu au respect des exigences de sûreté et de sécurité pour la poursuite de son exploitation.

    En outre, si cette centrale mise en service en 1977 est la plus ancienne en activité en France, aucune raison de fond ne vient s’opposer à la prolongation de son exploitation jusqu’à 60 ans, comme aux États-Unis où la durée de vie de ces mêmes réacteurs a déjà été prolongée.

    Fessenheim rapporte 1,5 million d’euros par jour (en moyenne annuelle) en chiffre d’affaires (1800 MW x 7200 h/an x 42 euros/MWh/365 jours = 1,5 million d’euros)  et elle pourrait probablement encore être autorisée par l’ASN à fonctionner encore 20 ans.

    Environ 10 milliards d’euros d’exploitation seront perdus (1,5 million/jour  x 365 jours x 20 ans = 10 milliards d’euros), alors que dans le même temps nos hôpitaux publics manquent cruellement de moyens de fonctionnement et d’investissements.

    Par ailleurs, sa production sera remplacée par des importations massives de gaz (russe, algérien…) qui viendront alourdir encore le déficit de la balance du commerce extérieur.

    Sur ordre du gouvernement, le président d’EDF applique de mauvaises décisions contre nature pour son entreprise et à l’encontre de l’intérêt des Français selon les dernières prévisions de RTE, le gestionnaire du réseau d’électricité.

    Un achat de suffrages

    Le choix de fermer la centrale de Fessenheim est un choix politique et dogmatique puisqu’il résulte directement de l’accord électoral passé entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts, en novembre 2011, prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires à l’horizon 2025 (repoussée depuis à 2035…).

    Où est l’étude d’impacts préalable technique, socio-économique notamment sur l’emploi direct et indirect qui a conduit à cette décision ? Il n’y en a aucune !

    Ce  paiement en nature, cet « achat de suffrages » constitue un abus de bien social au détriment de tous les Français en l’absence de motifs de sécurité (l’ASN a donné sa bénédiction) et d’exploitation (centrale rentable).

    Enfin, cet achat des suffrages verts (il s’agit ici de milliards d’euros perdus pour les caisses de l’État et donc pour les Français) échappe à la comptabilité des dépenses de campagne électorale.

    Pourtant, certains candidats doivent répondre devant la justice d’utilisation litigieuse de fonds publics au cours de leur campagne pour des montants bien inférieurs.

    Ce gaspillage immonde d’argent public pour engranger des votes devrait à l’évidence être dénoncé par les médias.

    Le rapport Mariton en 2013

    Cette décision politique détestable aura malheureusement de graves conséquences énergétiques, environnementales, économiques, et financières, comme l’avait déjà indiqué le rapport d’information relatif à la transition énergétique présenté par le député Hervé Mariton au nom de la commission des Finances, le 16 octobre 2013 :

    La centrale de Fessenheim produit, sans effet de serre, 70 % de la consommation électrique d’Alsace. Sa fermeture se soldera par un recours accru aux énergies fossiles. Sur le court terme, le remplacement de l’électricité produite par la centrale nécessitera de faire appel […] aux centrales combinés à gaz pour prendre le relais.

    Ce rapport indique aussi que :

    • l’État devra verser une compensation financière de plusieurs milliards d’euros à l’opérateur et à ses partenaires suisses et allemands,
    • le nucléaire qui permet de garantir aux entreprises françaises une énergie à moindre coût, reste un des derniers éléments de notre compétitivité,
    • dans l’état actuel de l’endettement de notre pays, cette fermeture contribuera à reporter le fardeau de la dette sur les générations futures,
    • cette fermeture impactera 2200 emplois directs et indirects ainsi que toute l’économie locale du Haut-Rhin puisque la centrale de Fessenheim est un contributeur important des collectivités à hauteur de 50 millions d’euros chaque année.

    L’accès à l’énergie constitue un enjeu géopolitique majeur et constitue un élément essentiel du développement industriel et de l’aménagement du territoire.

    Il est primordial que la politique énergétique de la France contribue à la solution des tensions mondiales en économisant les ressources fossiles.

    Toutes les réflexions sur les enjeux énergétiques doivent avoir pour objectif de satisfaire les besoins vitaux des habitants de la France, au niveau individuel comme collectif.

    Depuis 2013, la machine s’est emballée

    Comment ouvrir les yeux des Français sur les justifications spécieuses de ce vaste marché de dupes (les dupes étant les contribuables et les consommateurs) sur lequel repose le développement scandaleux de l’éolien et du photovoltaïque ?

    Les élus qui aspirent au renouvellement de leur mandat continueront à repousser au-delà de leur mandature les solutions absurdes qu’ils annoncent.

    « En même temps », ils continueront à amuser la galerie avec des moulins à vent et des miroirs aux alouettes photovoltaïques.

    Il est tellement plus facile de vendre du vent et de préférer la démagogie flatteuse à la pédagogie laborieuse.

    Comment ensuite être surpris d’une défiance envers des élus qui contribuent délibérément à l’appauvrissement du pays ?

    Ce fiasco prévu de la politique énergétique des gouvernements successifs depuis plus de 10 ans n’est que la partie émergée de l’iceberg des gabegies et de l’irrationalité des politiques.

    Le débat public en France

    Le cas spécifique de la récente consultation populaire sur le futur Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) organisée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) illustre une fois de plus l’incapacité de nos élus à traiter ces questions en s’appuyant sur une analyse scientifique et technique.

    La représentation nationale est complaisante avec les militants autoproclamés soi-disant « représentatifs », avec des agités pourrisseurs de débats, en leur offrant une caisse de résonance au point de décourager les citoyens d’y participer.

    L’échec récurrent de ces « débats » révèle tout simplement son incapacité chronique à respecter les citoyens en leur soumettant, par exemple, des questions fermées et orientées, sans même parler du renoncement à les informer objectivement.

    La CNDP manipule les Français avec de pseudos débats publics chargés uniquement de donner une caution populaire à des conclusions globalement déjà orientées à l’avance.

    Nos « élites » considèrent que l’organisation de ces réunions de pure forme ou personne ne peut sereinement s’exprimer suffit à satisfaire les attentes des citoyens.

    Des associations ayant des liens artificiels avec le sujet des déchets nucléaires comme Négawat ou Wise, ainsi que des géographes, philosophes, juristes conseillers d’État, sont auditionnés par la CNDP avant même le débat.

    Mais aucun géologue, hydrologue, neutronicien, spécialiste de la migration des produits de fission et des radionucléides, médecin radiothérapeute, radioprotectionniste, ni académiciens n’a été invité.

    Dans la longue liste de « personnes entendues pour préparer le débat » sur le PNGMDR, aucune des Académies n’a été sollicitée.

    En revanche, sept associations notoirement antinucléaires l’ont été et un membre de l’une d’entre elles est cité cinq fois.

    La CNDP sait parfaitement ce qu’elle fait en ignorant les scientifiques compétents sur la question posée.

    Des spécialistes du stockage des déchets radioactifs sont pourtant simples à trouver dans notre pays. Mais quand on ne veut pas les entendre, il suffit de ne pas les convier à la préparation du débat.

    Ensuite, dans les 200 pages résumant le débat du PNGMR, ni l’Académie des technologies, ni l’Académie des sciences ne sont citées comme contributeurs. Et leurs contributions ne sont ni rapportées, ni commentées.

    Le débat parlementaire limité à un exercice pavlovien d’approbation ou d’opposition donne l’image d’une démocratie malade, ce qui est encore plus grave que les errements irresponsables sur les questions liées à l’énergie (nucléaire ou non).

    Dans son livre Pourquoi le nucléaire ?, Bertrand Barré écrivait page 136 :

    Le jeu n’est pas égal entre experts et militants. De l’expert – et c’est normal – on exige l’exactitude. Il n’a pas le droit de se tromper, encore moins de mentir, même par omission. Du militant, on exige la conviction. Il a le droit de se tromper (il n’est pas spécialiste), voire de mentir, aussi longtemps qu’il est convaincu de la justesse de son combat.

    Dans la même veine, la citation de Jacques Prévert

    « Qu’est-ce que cela peut faire que je lutte pour la mauvaise cause puisque je suis de bonne foi ? »

    pourrait-être transformée par la CNDP en « Qu’est-ce que ça peut faire que je sois de mauvaise foi puisque c’est pour la bonne cause. »

    Le message essentiel indiquant que le stockage géologique en profondeur des déchets n’est pas un pis-aller mais une excellente solution technologique (car les argilites confinent la radioactivité) n’a pas été pas « compris » par la CNDP, ni repris par l’AFP.

    Idéologie et communication

    Depuis plusieurs années, un gouvernement de fous nie et méprise la science remplacée par l’idéologie et la communication.

    La réalité est simplement ignorée au profit de slogans séduisants qui flattent une frange d’électeurs et enrichissent des opportunistes déguisés en vert, ce qui mènera inéluctablement à des catastrophes.

    L’Académicien et ancien Haut-commissaire à l’énergie atomique Yves Bréchet le confirme dans Le Point en octobre 2019 :

    La génération qui a construit le parc nucléaire français […] savait qu’il fallait reconstruire le pays et assurer sa souveraineté […] alors que nos élites actuelles n’ont plus qu’à construire leur carrière.

    Et il poursuit :

    Mais nos responsables préfèrent acheter la paix dans des diners mondains plutôt que de remplir leur devoir d’information.

     Le prix de cet aveuglement sera malheureusement élevé pour tous, même pour nos pseudos « élites » hors-sol dont beaucoup ne voient pas plus loin que le bout de leur mandat électoral.

    https://www.contrepoints.org/2019/12/06/359498-energie-la-france-pourrit-par-la-tete?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=32f3c16237-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-32f3c16237-113970649&mc_cid=32f3c16237&mc_eid=7562c94020

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  • Belgique une éolienne perd ses pales 08 12 2019 11/12/2019

    En Belgique ce dimanche de décembre 2019, une « éolienne verticale », comme disent nos amis belges du journal DH, sans doute isolée et individuelle et non élément d’un parc comme chez nous, a perdu ses pales. Étrange, s’il faut aussi se méfier de ces petites éoliennes. On apprend de plus qu’elles sont testées en France, on est content de le savoir…

    https://www.dhnet.be/regions/centre/une-eolienne-defectueuse-a-ecaussinnes-c-est-une-terrible-nouvelle-pour-notre-entreprise-5dee21f1d8ad58130dc7d50c

    Beaucoup d’interrogations après l’incident sur l’éolienne à Ecaussinnes: « Nous sommes anéantis »

    Le patron de Fairwind est le premier surpris par l’accident de ce dimanche.

    Ce dimanche après-midi, la N57 a été fermée à la circulation dans les deux sens à Ecaussinnes. La faute à un incident mécanique sur une éolienne verticale implantée sur le site de la station de la Société wallonne des Eaux (SWDE). Plusieurs éléments de la machine se sont décrochés. « La nationale a été fermée à cause du risque d’effondrement de l’éolienne », explique le porte-parole de la SWDE, Benoît Moulin.

    La société Fairwind, gestionnaire et conceptrice de l’éolienne verticale, est évidemment intervenue directement. « Une première grue est arrivée tôt ce lundi matin au niveau de l’éolienne qui pose problème », précise le bourgmestre Xavier Dupont. « Vu la hauteur, une nacelle spéciale acheminée depuis Anvers est arrivée ce midi. »

    Finalement, après une périlleuse intervention durant l’après-midi, le mât a été mis au sol et la N57 a pu être rouverte à la circulation peu après 16 heures. Des analyses pourront désormais être réalisées pour connaître la cause du problème. « Nous aurions pu réparer la machine et la relancer mais nous avons préféré prendre l’option de tout démonter afin d’analyser pièce par pièce dans notre atelier », confie Philippe Montironi, administrateur-délégué de Fairwind. « Nous voulons vraiment comprendre ce qui s’est passé. »

    L’entreprise basée à Seneffe a déjà commercialisé une quarantaine d’éoliennes verticales de ce genre en Belgique. « C’est la première fois que nous sommes confrontés à cela depuis le début de la commercialisation. Toutes nos machines sont testées dans le sud de la France avec des vents de tempête, sont certifiées IEC et correspondent à toutes les normes. La machine concernée a par exemple passé 2 500 heures en test avec une vitesse de rotation bien supérieure. Nous sommes donc vraiment très surpris. »

    L’incompréhension est effectivement grande, d’autant plus que l’éolienne n’a été installée qu’en mars 2018. « Et nous sommes venus faire l’entretien annuel il y a quelques mois et aucun problème n’avait été constaté », assure Philippe Montironi. « Nous sommes surpris, déçus et même anéantis parce que c’est un coup dur pour Fairwind. Il faut que l’on fasse la lumière là-dessus. »

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  • Grève du vent aussi le 5 décembre 2019 ! 09/12/2019

    La France arrêtée le 5 décembre ? Les éoliennes aussi !!!

    Comme l’a remarqué la FED, fédération de l’environnement durable, il n’y avait pas assez de vent pour faire tourner les aérogénérateurs et il a fallu avoir recours à l’énergie hydraulique, aux centrales à gaz et … à l’importation. Il est loin le temps où la France exportait systématiquement son excédent de production .

    Le 5 décembre à 12 heures, les 8000 éoliennes terrestres nationales ont fourni avec 691 MW (mégawatt), moins de 1% de la production instantanée d’électricité de la France. (*)

    Pour éviter un blackout, ce sont les barrages au maximum de leurs capacités avec 14 689 MW et les centrales à gaz avec 8 913 MW qui ont dû faire face.

    Pour ne pas disjoncter, le réseau électrique français a été contraint d’importer 4 236 MW d’électricité disponibles à cet instant sur le réseau européen.

    Ces chiffres montrent le danger pour la sécurité de notre réseau électrique, des éoliennes incapables de produire de l’électricité à des moments cruciaux, par exemple en hiver quand il fait froid ! Leur production intermittente dépend uniquement du vent et non pas de leur hauteur ou de leur nombre. Elles ne pourront jamais faire face avec certitude aux moments où l’électricité devient vitale.

    A l’instar de la Commission d’enquête parlementaire qui vient de préconiser un moratoire éolien, la FED demande au gouvernement de stopper dans les plus brefs délais, le programme éolien terrestre actuel considéré par les experts comme une erreur stratégique de la France, bon élève de l’Europe, qui produit une électricité déjà majoritairement décarbonée.

    (*) Production d’électricité par filière
    https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

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